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Stances à Garance ?

2 Fév

Dans la ville lumière éternelle, celle des légendes, là où la furia populaire s’insurgeait contre la vie trop rugueuse et le faisait savoir avec des Carmagnoles et cerises sanglantes, il y a une place pour Garance, sa guitare, ses chansons affûtées comme des lames de Tolède, car la chialerie dans la vallée de larmes, c’est pas sa came de femme libre dans sa rage de vivre sans entraves…

Garance, c’est une rime avec l’insolence d’Arletty, qui crucifie la gauloiserie salace avec une dragée bien poivrée ou une flèche assassine.

Garance rime avec l’impertinence sensée de Toinette ou la lucidité de Dorine… avec la féminité, la liberté, la vie, la fantaisie et l’audace de la langue décomplexée… (La partie à deux avec Dorémus en témoigne)

Garance rime avec toutes les filles d’aujourd’hui… ou presque… Les frangines d’Angela, Anne et Pauline…  (à vous de deviner l’identité complète…)

Garance rime avec poésie délurée et sensible, parole et franchise sans concession à la minauderie et l’incontinence sentimentale.

Photos NGabriel 31/1/2018

Garance ça rime toujours avec la lutte jamais finie contre la ségrégation, quelle qu’elle soit, et la tâche est ambitieuse..

Garance avance sur sa voie de balladine battante, souriante et mordante, c’est une invitation à regarder la société avec une vision plus fine, plus généreuse, plus féminine ? A vous de voir et d’entendre , il reste trois soirées à l’Essaïon

Pour en savoir plus, éventuellement, voici une piste utile, ce qu’en dit Hexagone…

Pour ma part, cette petite suite en LA Majeur(e)  est une révérence à Garance, vous comprendrez en allant à l’Essaïon.

Clic ici pour y aller ——>

 

 

 

 

 

Norbert Gabriel

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ET DIEU NE PESAIT PAS LOURD

29 Jan
de Dieudonné Niangouna  à la MC93 de Saint-Denis.

 

Quand on a la chance de pouvoir sortir enfin des ténèbres, c’est à dire de nos moments d’ultime détresse, de profonde tristesse et de désespoir, il faut savoir trouver un juste milieu pour s’y ancrer.
Anton, personnage déroutant en proie à sa solitude, oscille entre ombre et lumière dans un soliloque profond qui invite le spectateur pour un voyage d’1 heure 20.

Une apparition subite. On distingue un homme dans le noir au fond de la scène, tête baissée.
Son histoire commencera par ses origines, tissant ainsi des liens entre lui et le spectateur qui essaye tout au long de la représentation de retracer le chemin que Anton a parcouru pour atterrir dans cette sorte de chambre forte coupée du monde. La mise à distance de toute civilisation et d’interaction humaine est un point majeur dans l’interprétation de Frédéric Fisbach.

En effet, un écran géant retransmet l’image de la cellule en temps réel et une caméra de surveillance filtre la parole de ce détenu en lui envoyant quelques électrochocs en guise d’avertissement. Le son des mots qui s’écrasent dans ce vide abyssal est le seul moyen de lutter contre ce silence assourdissant. Un processus de contamination s’opère alors entre le détenu et le spectateur qui est sans cesse renvoyé à sa propre solitude.
Anton explore les moindre recoins de sa prison comme s’il explorait sa mémoire.
De nombreux sujets sont traités dans ce spectacle foisonnant: politique internationale, démocratie, démagogie des dirigeants, lutte des classes, écologie, sexualité, but de notre existence sur terre et démocratie. Une fracture se crée entre le discours abondant du prisonnier et le silence de ses détenteurs. Réfléchir pour ne pas tomber dans l’excès et la folie. Se questionner en remettant en cause les choses les plus banales au monde. Avoir l’intime conviction que notre passage sur terre n’est pas un hasard et que nous vivons seul coupé des autres. Nous sommes à la fois hyper connectés sur les réseaux et seuls comme Anton dans sa cellule.
Anton défend sa propre vison des choses mais reste ouvert d’esprit, manifestant sa volonté de ne pas imposer ses idées comme le ferait des politiques autoritaires et sclérosantes pour leur peuple. Car le fin mot de tout ça, Marx nous le rappelle: La religion est l’opium du peuple» et si Dieu existait, il serait déjà intervenu depuis longtemps! Anton est un révolutionnaire des Lumières moderne, il nous  susurre à l’oreille: «A ces politiques qui leur crèvent les yeux ou à ces foules aveugles?»

Mathias Youb

 

Pour   les dates et tout ça, clic sur le rideau –>

 

« Datacenter » : Léonel Houssam

29 Jan

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J’ai failli poser cette chronique quelques jours avant noël… ça m’aurait amusé. (Je sais m’amuser seul). J’imaginais le livre sous le sapin. Et puis le temps est passé, l’idée avec… Début janvier, un post de Léonel Houssam (très présent sur les « réseaux » dits « sociaux », sous le nom d’Andy Vérol il y a longtemps, ou encore d’Eliot Edouardson actuellement) m’a fait sourire :

« Au regard des ventes en novembre et décembre, je constate que mes livres ne sont pas des cadeaux de Noël à faire. »

DATACENTER_couv

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Lu cet été (étrange moment qu’inonde le soleil quand se prélassent le calme, le repos et la tranquillité pour qui peut se les payer) : le livre DATACENTER, publié en 2017.

Les photographies de Yentel Sanstitre accompagnent ce récit, roman, dialogue, monologue…? Essai…? Je ne sais pas trop. « Récit fictionnel », précise Houssam.

Littérature… ? Assurément. Au sens où il y a un travail sur la langue, les sons, le rythme, un style travaillé depuis longtemps. La forme rencontre la matière.

Un mot ? Une expression ? Un hashtag ? Oui : « extinction ».
#avantextinction (hashtag utilisé par Houssam) : tout ce qui précède, le monde d’avant l’extinction, le nôtre. Comment on y va. Avec méthode.

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Les jambes croisées, les fesses et le dos calés. La chaise longue était blanche, je crois. Plongée magnifique sur les Pyrénées, immenses, qui barrent la vue et laissent tantôt apparaître le soleil, tantôt la lune, et s’établir le silence. DATACENTER et ses nuances de gris asphalte, de violences quotidiennes et systémiques, inéluctables car liées à l’espèce dominante, établit un contraste saisissant avec l’écrin tranquille qu’envahissent habituellement mes heures d’été. Je m’installe, donc, je reprends la lecture, et je prends des coups. 

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©Yentel Sanstitre

Le récit n’est pas très long : c’est la bastonnade. Je lis lentement, je ne peux excéder quelques pages avant de retourner à une autre occupation, de retrouver le soleil, les sourires, l’inconscience (toute relative) des enfants réunis dans la maisonnée. On joue au ping-pong dans le garage, à la lumière des néons et je songe aux lignes qui viennent de traverser ma cervelle de part en part, laissant blessures, douleurs, cicatrices, éclaboussures.

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Les mots chantés par Serge Reggiani (écrits par Lemesle et Candy), dans « Couleur de colère » me reviennent en mémoire :

Moi l’intrus, l’anonyme
Le cocu, la victime
Je n’veux plus tendre l’autre joue.
Bouge, ma pauvre vie laissée pour compte si longtemps
Et si c’est éphémère, ne te prive pas d’air pour autant.
Rouge, le ciel est rouge et nous promet de beaux printemps
L’avenir est couleur de colère !
De colère ! {x3}

Lire DATACENTER de Houssam, c’est lire ce qu’on aurait préféré ne pas entendre. Tant que ça parle des autres tout va bien, mais le plus souvent, ça vient titiller sans indulgence nos hypocrisies, notre confort et c’est beaucoup moins plaisant… S’il n’est qu’une leçon à retenir : non, je ne vaux pas mieux que le voisin que je pointe du doigt.

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Léonel Houssam

Le récit distribue les torgnoles, la tête du voisin en prend suffisamment, pas besoin de s’en occuper. « Vous prendrez un sucre ? ». Euh, non, mais j’aimerais bien souffler un peu.

Des gifles qui se succèdent, un combat perdu d’avance : comme si le personnage (qu’on croirait narrateur) se trouvait seul un soir, une nuit, dans une salle de boxe et tapait, jusqu’à le détruire, le sac de frappe. « Frappe le sac, ne le pousse pas ». Le sac de frappe, le sac de sable. Quand on ne peut rien, on frappe le sac. Que faire d’autre…? Changer le monde…? D’autres ont essayé. Écrire…? Oui, écrire : les mots sont là et chaque mot vient heurter le lecteur, chaque ligne balance une beigne (au mieux… en attendant pire…). Houssam a trouvé une forme efficace. Le style on le lui connaît depuis longtemps, que l’on lise ses bouquins, ses extraits ou ses statuts (j’ai commencé à suivre le bonhomme sur Myspace, c’est dire si nous datons… — on en a laissé des traces dans le datacenter…).

Il y a les posts et il y a le livre. Pour passer de l’un à l’autre, il fallait trouver la forme, et piquer plus encore vers la littérature.

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©Yentel Sanstitre

Voilà concentrée dans ces pages l’expression du personnage principal, un dingue…? Un dingue qui dérange…? Une expression qui dérange…? La fuite n’est plus envisageable. Personne n’est épargné, car les dingues (dingues ou non) délivrent une boue parfois incompréhensible, parfois grinçante, brutale, crûment physiologique – et disent aussi des vérités qui touchent… en plein dans le mille. L’état détruit, le pouvoir détruit, le pouvoir privé détruit, l’argent détruit, l’humain détruit, l’humain est un animal, l’humain détruit l’animal, le végétal, les liens, l’humain reste passif, la planète tousse et souffre et s’apprête à l’expulser. Houssam raconte « l’extinction », concentre ce qu’il y a à dire de « l’avant extinction », va plus loin qu’on oserait, dépasse largement les limites qu’on aurait posées (par conviction ou par lâcheté), et c’est le style qui promet la cohésion du texte, l’assemblage des différentes parties du « discours », de ce « récit fictionnel » qui remue la non-radicalité, l’hypocrisie, plonge dans le politiquement-très-incorrect.

Désolé, je lis mes mails via mon smartphone. Je suis toujours sur le qui-vive. On est connecté ou on ne l’est pas. Il faut. Je disais donc que nous sommes généralement contre la violence sauf « exceptions ». Toujours. La saveur de la paix, de la tranquillité. Chacun veut être peinard chez lui, ne pas avoir à subir ceux des quartiers pauvres qui sont tellement indisciplinés, pouilleux, méchants, mal élevés. On ne veut pas des jeunes qui font trop la fête, trop de réseaux, trop de choses sexuelles pas nettes. On ne veut pas de l’esprit acariâtre des passagers de transports en commun, des chauffeurs dans les bouchons. On ne veut pas trop des anglais, des arabes, des corses, des marseillais, des ch’tis, des parigots, des portugais ou des sénégalais (…) du merdeux à dreadlocks qui joue du djembé, du mec qui sort de prison, de l’oncle qui est de droite, du cousin socialiste, du chef de service qui aime bien faire des commentaires sur la taille des poitrines de ses salariées. On n’aime personne. On n’aime rien. (…) Je suis meilleur ? Non, j’ai dit « on », je suis dans le « on ».

DATACENTER, Léonel Houssam, extrait.

C’est juste avant l’extinction…
Le regard sans compassion porté par Houssam sur notre monde.

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DATACENTER
, Léonel Houssam, aux éditions du Pont de l’Europe.

120 pages de Léonel Houssam + 14 de photos de Yentel Sanstitre.

yentel_sanstitre


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Un site, des textes :
https://leonel-houssam.blogspot.fr/

Un profil, des statuts :
https://www.facebook.com/leonelhoussam3/

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Hum Toks / E.5131 / Eric SABA

Réalisez un rêve…

7 Jan

 

Photo DR…

L’année qui commence m’a semblé mériter quelques mots un peu utopiques, et ça peut pas faire de mal…

 

rêves

En attendant que vous fassiez le tri dans vos rêves personnels, voici une suggestion pour participer à la réalisation d’un rêve – olympique- ne faisons pas dans la demi mesure, tant qu’à faire rêvons altius, citius, fortius !

De quoi est-il question ? Il reste moins de 8 jours, ça urge au bout de la piste. Léa Bayekula est une jeune parathlète Bruxelloise de 22 ans, elle évolue au Royal White Star Athletic. Rejoignez l’aventure et contribuez à l’achat du matériel pro dont elle a besoin pour atteindre les Jeux Paralympiques de Tokyo en 2020 ! 

Envie d’aider Léa à réaliser son rêve ?

Et notez bien, à ce jour 73% du budget est réuni, il manque 27 % pour finaliser avant le 15 janvier, ça doit être possible dans un monde qui manque parfois de souffle et d’élan, et de générosité.

Et comme tout peut finir aussi par des chansons, appelons Francesca Solleville pour le sprint final (Et Jean-Max Brua, l’auteur)

Ils sont huit sur la ligne de départ
Trois blancs, cinq noirs
Sacré damier
Ils ont tendus leurs bras
Ils ont levé leur tête
Au bout de ce couloir étroit
Le cœur dément comme une bête
Lourd, lourd, lourd, lourd…
Regarde devant toi
Pour une fois, pour une fois
Il ne faut pas baisser les yeux
Comme elle est courte cette piste
Il faut l’avaler d’un coup
Il faudra prendre tous ses risques
Il faudra foncer comme un fou
Il faut la gagner cette course
Tu seras le plus grand de tous

Et pour y arriver, c’est ICI,  clic sur la bourse–>

 

 

Merci à Jean-Marc Héran qui a assuré le relais et la relance.

 

Le Blog du Doigt dans l’Oeil

15 Janvier…

Pari gagné le financement participatif a  atteint plus de 110%  du budget prévisionnel.

13.185  €  avec  257  participants.

Sortie de « Soleil Rouge » de Sylvain Reverte

18 Déc

 

 Je n’avais jamais vu un soleil aussi rouge  : les mots amorcent le premier extrait du nouvel enregistrement de Sylvain Reverte, un EP de 7 titres, éponyme de la chanson « Soleil Rouge ». Personnellement je n’avais jamais entendu une chanson aussi belle, depuis le premier concert de l’artiste lot-et-garonnais, déjà accompagné de son pianiste et complice Christophe Britz (co-compositeur de plusieurs titres avec qui il réalise cet enregistrement), auquel j’assistais fin 2016 au théâtre l’Inox à Bordeaux. Les arrangements en sont sensiblement les mêmes que sur la maquette qu’il me remit alors, mais aucun mal à cela. Bien au contraire, tant l’intensité émotionnelle qui accompagne l’ascension de la chanson vers une envolée extatique y était déjà parfaitement palpable, pour nous rapprocher graduellement de l’incandescence de ce soleil, jusqu’à se brûler dedans. Puis le disque entame une redescente en douceur dans la poésie du quotidien avec le titre « Madame Joue » qui effleure d’un regard tendre et enjôlé le thème de la paternité. Le souffle coupé respire à nouveau et les poumons se remplissent de fraîcheur, avant que ne succèdent les titres 3 suivants « Atlantique Nord », « Joséphine » à la légèreté toute voulzienne, et « Sur les Bords de Mer », qui donnent à l’enregistrement le visage d’une alternance subtile et vivifiante de morceaux intenses et tendus avec d’autres moins graves et plus épurés et délicats, en quelque sorte de titres ensorceleurs et d’autres enchanteurs. Le seul bémol à mon enthousiasme concernerait le choix des arrangements de la chanson « Les Bords de Mer », qui laisse un petit gout de « dommage ». J’imaginerais l’humour du texte, fort bien écrit du reste, porté avec plus de vigueur et de hargne par une ossature rock, aux sonorités plus lourdes et au rythme plus  violent. Mais le parti-pris de l’artiste (des artistes, le titre étant co-composé par Christophe Briz) pour une instrumentalisation coquette et orientée comme un clin d’œil aux variétés des années 80 se justifie sans doute aussi. Après tout, l’originalité d’une chanson ne tient-elle pas aussi à la contre-évidence et la capacité de proposer des idées qui surprennent ?

« Pauvre d’Elle » s’impose sur le disque en avant-dernier. Je me souviens avoir qualifié cette chanson de « géode » parmi les pierres précieuses qu’un artiste peut semer le long de la route, lors du concert que Sylvain Reverte donna à l’Adem Florifa à Agen le 11 février, tant son interprétation était investie et habitée, et révélait un potentiel charismatique du chanteur que je n’avais jusqu’alors soupçonné et entrevu que comme une armure encore un peu trop grande pour lui. Loin de réviser mon point de vue, sa présence sur l’enregistrement l’accentue, sans doute aussi du fait que cette chanson aventure une écriture plutôt habituée à inspecter des terrains intimes et des scènes du quotidien, visiter des histoires personnelles et s’engouffrer dans des failles introspectives vers le propos politique. J’entendais soudain des résonances de Léo Ferré, Hubert-Félix Thiéfaine ou encore Alain Bashung dans le choix du verbe et le sens de la métaphore, qui accompagnaient une proposition nouvelle. On s’étonne à peine de savoir que Sylvain Reverte a travaillé en atelier d’écriture avec Jean Fauque. La chanson a de l’allure, de la gueule, et possède l’essence de celles appelées à une destinée à part, pourvu qu’elle jouisse de la longévité qu’elle mérite. L’album se clôture sur la chanson « Comme un Défi », hommage à la mémoire à raviver, aux idéaux d’une jeunesse où « on levait le poing » et à la résurgence des espoirs. Le titre, qui entremêle, un peu comme chez Cyril Mokaiesh, sentiments relatifs à une histoire intime et considérations philosophico-politiques, est amené comme un aboutissement du disque par une disposition assez logique et efficace des morceaux.

 

Miren Funke

Photos : Miren Funke

Pour commande du EP : site : https://www.sylvainreverte.com/

facebook : https://www.facebook.com/revertesylvain/

 

 

RESPECT nouvel album d’Yves Duteil

5 Déc

En préambule à ce nouvel album, on peut dédier ce « Respect » à un artiste qui avance depuis 35 ans dans une totale autonomie, non accompagné des médias depuis 1982. Néanmoins, au cours de cette longue route en baladin presque solitaire, fluctuat nec mergitur, et avec des escales où on ne l’attendait pas forcément. Ce non accompagnement des médias a été compensé par une solide petite équipe qui a toujours su s’investir à fond dans les projets artistiques et dans les projets et réalisations humanitaires. Respect à Noëlle Duteil irremplaçable équipière dans toutes les réalisations artistiques et humaines.

Respect, c’est la force qui nous inspire
Pour pouvoir résister au pire
Et faire face en restant debout
Plutôt que de vivre à genoux.

L’artiste embarqué dans son temps a regardé plus haut que l’horizon hexagonal, et plus loin que les royalties de son métier de chanteur. Pour en savoir plus voyez ici clic sur l’école —>

 

 

En 2018, voici donc le nouvel album d’Yves Duteil « Respect » dont le graphisme de couverture devrait donner le ton, l’émoticone est clair, et quand on ouvre le livret, on découvre que dans cette nouvelle aventure, tout est nouveau. Nouvelle équipe musicale arc-en-ciel, à qui Yves Duteil s’est livré totalement, et le résultat est éblouissant.

 Respect  conjugue à tous les temps le meilleur de la musique, celle qu’on pourra écouter longtemps sans devoir ajouter un bonus nostalgie, que c’était mieux avant.. Et sans les marqueurs à la mode qui datent très vite un album. Les cordes se sont mariées avec bonheur à la batterie franco-africaine, aux percussions et voix d’artistes méditerranéens, toutes les couleurs et tous les bonheurs… L’extraordinaire allégresse de tous ces musiciens illumine tout l’album, le résultat est magnifique, avec l’élégance et la chaleur, l’écriture impeccable, le moindre détail est traité avec raffinement. Et le livret est une totale réussite. C’est important le livret, surtout quand il y a des mots à double sens, habilement glissés comme une lettre entr’ouverte, une confidence partagée.

Avant le rendez-vous du 18 janvier, sortie officielle de l’album, et des deux soirées à l’Alhambra, il y a une nouveauté, des rencontres proposées à d’éventuels futurs ambassadeurs, vous ou moi, qui pourront écouter les chansons, et parler avec ceux qui l’ont réalisé. Et partager, un maître mot en filigrane…

Pour savoir ce qu’il en est voyez ici —>

 

Norbert Gabriel

 

 

 

Xavier Merlet A.O.C.

27 Nov

Commençons par un rappel dont cet extrait résume assez bien le ton général…

Si l’homme veut se casser la gueule

Du point de vue de la mouette

Qu’il tombe tout seul.

Xavier Merlet porte bien son nom c’est une sorte de voltigeur du verbe et de la note qui fait danser des fables acidulées, un chansonniste incisif et narquois.  Mais c’est pas lui qui va charger la mule  dans l’emphatique pompeux ou intellichiant à message pour dispenser la bonne parole, les mots sont là, les musiques balladines et swingantes, et le tout vous éveille les neurones au cas où ils se seraient laissés engourdir par les discours frelatés des pinocchios de la politicom’ formatée. Lui c’est plutôt Figaro, l’insolent, le rebelle subtil qui lance ses banderilles verbales et à la fin de l’envoi, Cyrano souriant, il touche. On imagine le trait du fleuret qui trace un X comme le Z de Zorro sur le postère de l’importun.

Dans son nouvel album, Xavier Merlet fait un panoramique sur l’état des lieux, et si globalement, il n’y a pas de quoi se tordre de rire sur notre monde, on peut faire comme si tout n’est pas perdu, comme si des îlots de fraternité résistaient aux prophètes de la peur. Il faudrait être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple, c’est toujours d’actualité.

Ce pourrait être Arlequin, diversement décrit selon les traditions des pays, mais celui qui lui va le mieux est celui des orientalistes soufis pour qui le mot arlequin serait issu de l’arabe aghlaq le nom alors donné aux maîtres qui enseignaient par l’humour et la dérision. Si non è véro, è ben trovato…  Ajoutez la musique et le cocktail est prêt, tonique, pétillant, et éducatif, conseil à un enfant, en bon français, car l’enfant est aussi l’avenir de l’humanité.

Si tu vois un jour

Ta liberté se perdre

Je t’autorise, amour

A dire “Bordel de merde. .

Le nouvel album est résolument roots, voix guitare(s), façon néo bluesman manouche, avec les guitares qui jouent des sérénades qu’on entend sonner comme des tocsins, car c’est aussi de cela qu’il est question, c’est un lanceur d’alertes, et à la Manufacture chanson le 13 décembre, on pourra découvrir en chair et en notes Xavier Merlet et ses nouvelles chansons, A.O.C. avec peut-être en bonus une de ses presqu’anciennes qui résonne avec une acuité particulière depuis quelques temps, c’était en 2005,

 

Et voici ce qu’il en est de la variété française, quand Xavier Merlet parle de sa France…  Respect..

. Mais Marine ma variété à moi
Elle est terrienne avant d’être française
Peuplée d’hommes et de femmes qui croient
Qu’on peut toujours ajouter une chaise…

 

Pour en savoir plus, suivez le guide, il n’y a pas que Paris dans la tournée qui a commencé, clic sur la verdine et Latcho drom.

 

Merci à Prévert et Ferrat pour leur contribution amicale..

Norbert Gabriel

L’écho des soûlots…

7 Oct

Dans la course aux belles çonneries, Gégé vient de dépasser Dédé*, mais tout  espoir n’est pas perdu, la course continue…  Comprend qui peut…   Merci à JIHEL pour son coup de pinceau, juste un petit bémol, les  ânes ne sont pas si bêtes que ça..

 

Pour la bande son, j’hésite entre  « L’air de la bêtise » et  » Le roi des cons« … Brel ou Brassens? J’ai mieux une chanson d’Anne Sylvestre qui parle de langue … si vous voyez …(Dédicacée à Gégé bien sûr..)

Norbert Gabriel

 

Barbara Weldens

20 Juil

Parfois, souvent, je m’interroge sur l’utilité et l’intérêt des chroniques de concert publiées ça et là.

Aujourd’hui j’ai un élément de réponse. Il y a deux heures, j’ai appris que Barbara Weldens est morte, très vraisemblablement électrocutée sur la scène où elle chantait. Je ne la connaissais que par la chronique de Danièle Sala, aux Rencontres Marc Robine, il y a quelques jours. Mais par cette chronique, j’avais très envie de découvrir en scène cette artiste étonnante… Et il y avait presque une sorte d’intimité virtuelle, à sens unique, qui s’était créée. Sa disparition brutale laisse un vide et une douleur que je n’aurais pas imaginée. Comme un rendez vous d’amour manqué..

Ce qu’a dit Danièle Sala, c’est ici, clic sur l’image 

( photos de Martine Fargeix aux Rencontre Marc Robine)

Norbert Gabriel

 

Il y a beaucoup de réactions , cette lettre de Véronique Balmont dit tout  (merci à Maïa Barouh)

Rencontres Marc Robine 2017

4 Juil

C’est un joli nom La Muscade, un nom porteur de parfums d’épices des océans lointains, un nom qui colle bien à ce grand voyageur, Marc Robine, colporteur de chansons, historien, journaliste, biographe, écrivain, collaborateur de Chorus avec son ami Fred Hidalgo, grand connaisseur et défenseur de la chanson française, lui même chanteur et musicien, à qui ces rencontres rendent hommage depuis 13 ans, soit un an après sa disparition, le 26 août 2003. Et les rencontres commencent toujours par une de ses chansons, que l’on écoute avec ferveur sous son portrait géant, à droite de la scène.

C’est où La Muscade ? Dans le village auvergnat de Blanzat, un bourg viticole qui a de la bouteille, son histoire remontant à l’époque magdalénienne, situé à travers les collines qui touchent Clermont-Ferrand.

Un village qui aime la chanson, comme en témoignent ces rencontres où la salle est pleine tous les soirs, mais où les spectateurs viennent aussi de loin, attirés par l’excellence de la programmation.

En effet, chaque année, Alain Vannaire, président de l’association organisatrice On connaît la chanson, fin connaisseur, sait surprendre et enchanter le public par des cocktails variés et de grande qualité. Et il est entouré d’une équipe dynamique et inspirée.

Blanzat lieu de rencontres autour de la chanson durant ces cinq jours, avec une chorale le matin, dirigée cette année par Agnès Mollon, Une verte au choeur des rouges, puisqu’elle dirige aussi la chorale des Gaperons rouges à Riom, et Jean-Baptiste Veujoz. Des repas-chansons, des conférences, un grand choix de CD, de vinyles, de livres autour de la chanson, dans la salle d’exposition, où les artistes viennent aussi proposer leurs album, signer les dédicaces, bavarder avec le public, en toute simplicité, car dans cette petite salle de spectacle d’environ 200 places, et tout autour, tout se passe en fraternité, en amitié, en partage d’une passion commune, bref, on s’y sent bien. Si bien, que l’on revient, on y retrouve les habitués, on fait connaissance avec les nouveaux.

Et cette année, Céline Caussimon animera un atelier d’écriture chansons, tous les matins, de 10h30 à 12h30, et donnera un concert le mercredi 12 juillet, à 17 heures, avec Etienne Champollion au piano.

La Muscade

On peut avoir des échos de ces rencontres, entretiens avec les artistes, chansons, en écoutant Radio Arverne, en direct de La Muscade, tous les jours, de 17 à 19 heures. Fréquence 100.2

Et tous les soirs, doubles concerts, avec encore cette année une programmation de choix !

Alors, qu’on se le dise, mais pas trop, il n’y aura peut être pas de place pour tout le monde ! Les rencontres commencent le mardi 11 juillet, avec toutes les activités proposées, et mardi soir, à partir de 20 heure 30, Clarika et Leïla Huissoud. On en reparlera ici même.

 

Danièle Sala, de Mozac

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