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Barbara Weldens

20 Juil

Parfois, souvent, je m’interroge sur l’utilité et l’intérêt des chroniques de concert publiées ça et là.

Aujourd’hui j’ai un élément de réponse. Il y a deux heures, j’ai appris que Barbara Weldens est morte, très vraisemblablement électrocutée sur la scène où elle chantait. Je ne la connaissais que par la chronique de Danièle Sala, aux Rencontres Marc Robine, il y a quelques jours. Mais par cette chronique, j’avais très envie de découvrir en scène cette artiste étonnante… Et il y avait presque une sorte d’intimité virtuelle, à sens unique, qui s’était créée. Sa disparition brutale laisse un vide et une douleur que je n’aurais pas imaginée. Comme un rendez vous d’amour manqué..

Ce qu’a dit Danièle Sala, c’est ici, clic sur l’image 

( photos de Martine Fargeix aux Rencontre Marc Robine)

Norbert Gabriel

 

Il y a beaucoup de réactions , cette lettre de Véronique Balmont dit tout  (merci à Maïa Barouh)

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Rencontres Marc Robine 2017

4 Juil

C’est un joli nom La Muscade, un nom porteur de parfums d’épices des océans lointains, un nom qui colle bien à ce grand voyageur, Marc Robine, colporteur de chansons, historien, journaliste, biographe, écrivain, collaborateur de Chorus avec son ami Fred Hidalgo, grand connaisseur et défenseur de la chanson française, lui même chanteur et musicien, à qui ces rencontres rendent hommage depuis 13 ans, soit un an après sa disparition, le 26 août 2003. Et les rencontres commencent toujours par une de ses chansons, que l’on écoute avec ferveur sous son portrait géant, à droite de la scène.

C’est où La Muscade ? Dans le village auvergnat de Blanzat, un bourg viticole qui a de la bouteille, son histoire remontant à l’époque magdalénienne, situé à travers les collines qui touchent Clermont-Ferrand.

Un village qui aime la chanson, comme en témoignent ces rencontres où la salle est pleine tous les soirs, mais où les spectateurs viennent aussi de loin, attirés par l’excellence de la programmation.

En effet, chaque année, Alain Vannaire, président de l’association organisatrice On connaît la chanson, fin connaisseur, sait surprendre et enchanter le public par des cocktails variés et de grande qualité. Et il est entouré d’une équipe dynamique et inspirée.

Blanzat lieu de rencontres autour de la chanson durant ces cinq jours, avec une chorale le matin, dirigée cette année par Agnès Mollon, Une verte au choeur des rouges, puisqu’elle dirige aussi la chorale des Gaperons rouges à Riom, et Jean-Baptiste Veujoz. Des repas-chansons, des conférences, un grand choix de CD, de vinyles, de livres autour de la chanson, dans la salle d’exposition, où les artistes viennent aussi proposer leurs album, signer les dédicaces, bavarder avec le public, en toute simplicité, car dans cette petite salle de spectacle d’environ 200 places, et tout autour, tout se passe en fraternité, en amitié, en partage d’une passion commune, bref, on s’y sent bien. Si bien, que l’on revient, on y retrouve les habitués, on fait connaissance avec les nouveaux.

Et cette année, Céline Caussimon animera un atelier d’écriture chansons, tous les matins, de 10h30 à 12h30, et donnera un concert le mercredi 12 juillet, à 17 heures, avec Etienne Champollion au piano.

La Muscade

On peut avoir des échos de ces rencontres, entretiens avec les artistes, chansons, en écoutant Radio Arverne, en direct de La Muscade, tous les jours, de 17 à 19 heures. Fréquence 100.2

Et tous les soirs, doubles concerts, avec encore cette année une programmation de choix !

Alors, qu’on se le dise, mais pas trop, il n’y aura peut être pas de place pour tout le monde ! Les rencontres commencent le mardi 11 juillet, avec toutes les activités proposées, et mardi soir, à partir de 20 heure 30, Clarika et Leïla Huissoud. On en reparlera ici même.

 

Danièle Sala, de Mozac

The labyrinth, ou l’album de famille, et la bande à Barouh…

29 Juin

Il y a quelques semaines Benjamin Barouh présentait le film The labyrinth, l’indispensable viatique pour vraiment connaître tous les ressorts de la création chez Pierre Barouh … Enfin presque tous…

Le seul titre de ce film, The Labyrinth est déjà une énigme, un labyrinthe n’offre qu’une seule issue cachée dans une multitude d’impasses. Alors que le parcours de Pierre Barouh est l’exact opposé du labyrinthe, quand on entre dans ce qui deviendra Saravah, il y a une multitude de sorties possibles et une seule impasse, celle du showbiz formaté. Et dans le cas de Pierre Barouh ce n’est pas un seul fil d’Ariane qui permet de trouver la sortie du labyrinthe, car chaque passant peut tisser son fil.

Dans ce DVD, on va suivre ses voyages de Levallois Perret, au Brésil, en passant par la Vendée, où la barque de l’oncle Léon partie du Petit Lay rejoint quelques voies aquatiques pour aborder au Brésil… C’est comme ça, ça va ça vient, au gré du fil du courant des rivières souterraines, celles qui n’abdiquent jamais, se faufilent, escamotent et contournent les obstacles, et arrivent toujours à trouver leur graal.

Voici  en quelques lignes les bases de ce qui a baladé sa vie aux quatre vents

  • la vertu des impondérables
  • la contrainte qui génère la création
  • je n’aime pas ce qui commence ou qui finit, mais j’aime ce qui se prolonge,
  • et trouver cet entre-deux qui boîte avec grâce, (ou bien on soigne trop son ouvrage, ou on ne le soigne pas assez, mais on trouve rarement cet entre-deux qui boîte avec grâce. Jean Cocteau)

La combinaison heureuse de ces quatre éléments a donné naissance à ce miracle atypique, Saravah.

On pourrait ajouter aussi que son choix de toujours s’effacer devant les amis rencontrés autour du monde, a fini par flouter son image, la diluer selon les angles réducteurs du journalisme, parolier de  La bicyclette  ou  celui de Chabada bada, pur détournement, devenu une sorte de vérité populaire. Dans le meilleur des cas, le plumitif un peu informé rappellera qu’il a « révélé » Brigitte Fontaine et Higelin…

Benjamin Barouh a initié une série de manifestations (à venir) autour des années Saravah-Les Abbesses, il a organisé cette soirée de présentation de L’album de famille » et outre sa connaissance du sujet,  il s’avère excellent conteur, on l’a retrouvé avec « La bande à Barouh.»

« Le Festival des cultures juives offre un clin d’œil à Pierre Barouh, le 25 Juin, à travers des extraits de sa carrière cinématographique comme acteur et réalisateur. Vous le reverrez ou le découvrirez dans « Une fille et des fusils » (1964) de Claude Lelouch ou « La dérive » (1963) de Paula Del Sol interprétant « Le Tour du monde » à une terrasse d’un café parisien, et bien sûr aux côtés de Baden Powel et Maria Bethania dans le film « Saravah »(1969). Les chansons seront au rendez-vous avec Margaux Guilleton qui visite quelques beaux titres de Pierre accompagnée par le pianiste Stéphane Binet et Aurélien Merle au chant et à la guitare. Je lirai à mon tour une sélection de textes inédits en les introduisant dans le parcours du navigateur des « rivières souterraines« . Benjamin Barouh.

Et c’est dans cette soirée du dimanche 25 juin que le public a été ébloui par Margaux Guilleton, quelques uns l’avaient aperçue dans ses duos déjantés avec papa Eric, elle a été une formidable meneuse de revue dans Guilleton père et fille (avec invités) au Forum Léo Ferré (lire ici….) et dans cette participation en illustration musicale de quelques chansons emblématiques de Pierre Barouh, Margaux s’est révélée une interprète d’une justesse et d’une sobriété qui peut évoquer Cora Vaucaire mais en robe noire… C’est un superbe hommage à Pierre, ouvert avec Les filles du dimanche  que je chéris particulièrement pour un tas de raisons… Etant prudent sur mes enthousiasmes, quoi que… j’ai fait un petit micro trottoir, histoire de vérifier, et c’est confirmé, Margaux Guilleton est une très belle interprète qui a bluffé celles et ceux qui la découvraient. En attendant ses prochains concerts quelques images au cours de cette soirée… Le ramage vaut bien le plumage, dit mon camarade La Fontaine qui ne dit pas n’importe quoi.  (Et réciproquement, ajoute Pierre Dac.)

Photos©NGabriel 2017

 

Pour « L’album de famille », voyez ici, clic sur l’album,

 

Et pour quelques images de plus….

 

Norbert Gabriel

La bande à Barouh…

22 Juin

Il y a quelques semaines, nous avons eu le privilège d’assister à la projection du film « The labyrinth ou L’album de famille », disponible en DVD, et qui est l’indispensable documentaire pour comprendre tout ce qui a généré l’esprit Saravah, à travers le parcours et la philosophie de Pierre Barouh, philosophie qu’on pourrait définir brièvement, la vie c’est l’art des rencontres. Et Pierre Barouh est le maître des rencontres les plus inattendues, et les plus créatives.

Dimanche 25 Juin, 20h 30, une soirée « La bande à Barouh »

Le Festival des cultures juives offre un clin d’œil à Pierre Barouh, à travers des extraits de sa carrière cinématographique comme acteur et réalisateur. Vous le reverrez ou le découvrirez dans « Une fille et des fusils » (1964) de Claude Lelouch ou « La dérive » (1963) de Paula Del Sol interprétant « Le Tour du monde » à une terrasse d’un café parisien, et bien sûr aux côtés de Baden Powel et Maria Bethania dans le film « Saravah »(1969). Les chansons seront au rendez-vous avec Margaux Guilleton qui visite quelques beaux titres de Pierre accompagnée par le pianiste Stéphane Binet et Aurélien Merle au chant et à la guitare. Je lirai à mon tour une sélection de textes inédits en les introduisant dans le parcours du navigateur des « rivières souterraines ».

Benjamin Barouh

La bande à Barouh

Témoignages, extraits de films, musique. En présence de Claude Lelouch et Benjamin Barouh

Espace Rachi – Guy de Rothschild

39, rue Broca, Paris 5e

5 / Résa : festivaldesculturesjuives.org

www.festivaldesculturesjuives.org

Et la boutique Saravah, c’est là, clic sur les rois du slow bizz...

logo-saravah

 

 

Norbert Gabriel

Virée ! par Fabienne Desseux

14 Juin

Si c’était une chanson, ce pourrait être,

Mouloudji : Le Chômage (1972)  Zebda : Chômage (1995)   Les Apaches : Chômeur (1999) Francis Lalanne : Des mains de chômeur (1981) Bernard Lavilliers : Les Mains d’or (2001) Monique Morelli : Le Chômeur (1971) Neg’ Marrons : ANPE (1997) Bénabar : Qu’est-ce que tu voulais que je lui dise (2005) Zoufris Maracas : J’aime pas travailler (2012) et aussi Chômage dans la vallée, par Chanson Plus Bi-fluorée…

C’est une histoire qui peut arriver à tout le monde, c’est arrivé à Fabienne Desseux, elle en a fait un feuilleton, et c’est devenu un livre témoignage. Et un document indispensable à tout éventuel explorateur des arcanes contemporaines de la recherche d’emploi. En quelque sorte, une panoplie d’autodéfense? Selon le bon vieil adage revu et adapté, si tu veux un job, prépare ta carapace.


Autoportrait: J’ai 47 ans. Femme, mère de famille nombreuse, journaliste de formation; vous avouerez que ce n’est pas la martingale rêvée. De fait, mon parcours est tout décousu. Je dirais même un peu bancal. Malgré un diplôme ad hoc, j’ai longtemps renoncé aux plaisirs de la presse pour payer mon loyer. Deux décennies à ramer dans la Fonction publique avant de tout plaquer. C’est long vingt ans. Pour finalement réussir mon pari et… décrocher un job de journaliste-radio. Un miracle ! Sauf que les vrais miracles n’ont qu’un temps : j’ai été virée. Licenciement économique. Cerise sur le gâteau, j’habite dans la Nièvre. Bucolique certes, mais pas du tout idéale pour retrouver un poste dans ma branche. Alors en attendant une improbable licorne en CDI, je pige à la petite semaine et n’en finis plus de noircir, à l’encre virtuelle, les pages de mon journal.

Bienvenue à bord de mon chômage !

Quelques mots sur l’auteur…

Née à Paris en 1969, Fabienne Desseux a quitté la Fonction publique après vingt années, pour revenir à ses premières amours, le journalisme. Elle vit à Nevers où elle collabore avec le Journal du Centre et où elle fut animatrice et journaliste au sein de la radio lycéenne. Lectrice pour les Éditions De Borée, contributrice chez Oracom pour le magazine Les Grandes affaires criminelles, elle a animé diverses rencontres littéraires ou musicales. Elle a été récemment correspondante pour BoxSons, le nouveau média indépendant fondé par Pascale Clark. Auteure, elle a également publié de nombreuses nouvelles en ligne. Le texte court est son format de prédilection.

Le feuilleton, c’est là :  https://www.facebook.com/journaldunechomeuse/

EXTRAITS:  http://www.jacquesflamenteditions.com/wp-content/uploads/2017/06/viree.pdf

Chez Jacques Flament Editions:   http://www.jacquesflamenteditions.com/fabienne-desseux/

Norbert Gabriel

 

Et comme tout finit par des chansons, un clin d’oeil de Zachary Richard

Les dimanchanteurs…

6 Juin

 

Vous connaissez? Si oui, passez directement au bas de l’article clic sur le théâtre, et vous y serez.
Si non, en voici la présentation par son créateur,  le sémillant Patrick Engel, activiste bien connu du spectacle vivant et chantant.
 
 L’idée, toute simple, est de partager régulièrement en chansons les découvertes de mes pérégrinations nocturnes avec un public curieux, ouvert, chaleureux et sympathique, en bref avec vous !    
Et cela le dimanche après-midi, dans une ambiance détendue et dans un bel endroit hors-norme ou souffle l’esprit : la Pension Thénardier, un chouette lieu de culture et de vie en plein essor…
 
Les plus chanceux ont déjà pu y écouter Eskelina (+ Clio), Benoît Dorémus (+ Patrice Mercier), Liz Van Deuq (+ Gauvain Sers), Antoine Sahler & Lucrèce Sassella (+ Marie Baraton), Angèle & Bastien Lucas (+ Mèche) ou encore Sarclo et Joël Favreau en chair et en notes.
La dernière date ayant dû être décalée in extremis pour cause d’une certaine élection présidentielle,  nous sommes heureux  de pouvoir enfin vous présenter sur scène l’incontournable Louis Ville et son bel univers brut de décoffrage (ainsi qu’en première partie la talentueuse Lizzie)       
 
Réservation obligatoire  dans la limite des places disponibles.

(Faites le tout de suite, ça sera fait !)

Un bar fort convivial sera à votre disposition, parce que quand même…
Participation au chapeau, en libre responsabilisation.  Pensez à vous munir de quoi remercier les artistes.
 
Prochain rendez-vous le dimanche 25 juin au 19, rue Girard, à deux pas du métro « Croix-de-Chavaux » (sortie « Marché »).
Ouverture des portes à 16 heures précises, début du spectacle vers 16h30.
 
Mais,  mais, MAIS…… Peut-être ne connaissez-vous pas Louis Ville? Dans ce cas, faites un tour dans les petits papiers d’hier, entre autres, celui-ci,
Clic sur l’artiste  —->
 Norbert Gabriel

Pierre Barouh et La vie de famille…

30 Mai

Photos ©NGabriel Trianon 2015

 

Pour les amis d’aujourd’hui, d’hier, de demain, et plus si affinités, c’est jeudi à 18h que nous aurons le privilège de découvrir de découvrir le DVD de Pierre Barouh, « La vie de famille« .

Ça se passe aux Beaux Arts, entrée gratuite, voici le lien, clic sur l’image, on s’y retrouve?  Saravah for ever…

 

Norbert Gabriel

À L’ASSEMBLAGE ! Semaine de la Parole Errante Demain

27 Mai

De la part de Paris Lutte Infos, Site coopératif d’infos et de luttes Paris – banlieue

 

 

Quelque part dans l’Est de la France, l’État tente de mettre ses déchets nucléaires sous un tapis, histoire qu’on les oublie, Cobous part à la recherche de ce qu’il ne connaît pas, Performatikomusicopoliticocoolos Hannah Arendt, dans les causses du Tarn avec des amis éleveurs, en lutte contre les contrôles imposés sur leur troupeaux et leurs fermes, Il y a quelques jours pôle emploi m’a écrit, Que faisons nous dans la vie ? Incitations à faire et pratiquer sur pellicule, gratter, écrire, colorer, scotcher… La production collective sera projetée en 16mm à la suite de l’atelier, Pourquoi fabriquer à plusieurs et pourquoi documenter ? un film sans fin sur les luttes en cours, projections en plein air sur la place du marché, une pièce comique sur le pouvoir, ses corruptions, ses manipulations,l’Atelier d’impro, c’est un lieu pour tout le monde, et tenter des choses avec sa voix, ses instrus… tout ce que tu veux ! Au début des années 70 dans la Z.U.P. des Minguettes de Vénissieux (banlieue de Lyon). À la fin des années 70, une série de concerts Rock Against Police s’organisent au beau milieu des cités, La ville de Catane, en Sicile, est troublée par la présence d’un bandit social : Durga « la Guerrière », jusqu’au bout… de la corde, parfois alliée, parfois piégée, toujours au bord… elle ne lâchera pas, un groupe de cinéastEs féministes, une fanfare invisible, une pièce drôle et cruelle où les personnages se placent face à eux-mêmes, pensant se jouer d’Yvonne princesse de Bourgogne. S’émouvoir en remuant son corps sur des distorsions machiniques, hommages, Imaginez un film conçu pour être celui des ouvriers immigrés. Pas un film sur, ni seulement pour, un film bien sûr avec, mais plus profondément selon les ouvriers. L’identité des contraires science des solutions imaginaires. Seuls l’avenir et le passé peuvent sauver le présent.

Programme sur le site de la Parole Errante Demain et ci-dessous  (et sur facebook c’est par là)

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Le programme sur le site de la Parole Errante Demain


LUNDI 29 MAI – 18H/23H LIEU : Grande Salle ENTREE : libre

18H projection (43 min) Le lion , sa cage et ses ailes .
Prologue de la série : « Montbéliard ville espagnole, ville arménienne, ville polonaise, ville géorgienne, ville maghrébine... » Cette présentation de la ville est avant tout celle de toutes les communautés qui la composent et qui travaillent chez Peugeot. Quatre hommes vont plus précisément représenter cette diversité : Abdallah, Marocain, délégué CFDT ; Gian Luca, Italien, ouvrier aux presses, Vicente, Espagnol et ancien toréro, délégué CGT,  Radovan, Yougoslave, OS.

Imaginez un film conçu pour être celui des ouvriers immigrés. Pas un film sur, ni seulement pour, un film bien sûr avec, mais plus profondément selon les ouvriers. Ce film s’intitule Le Lion, sa cage et ses ailes, c’est une expérience lancée en 1975 par Armand Gatti, conduite par Hélène Châtelain et Stéphane Gatti, et dont résulte une série d’autoportraits collectifs par les communautés des travailleurs émigrés de Montbéliard, bastion industriel de Peugeot.
Un épisode sera projeté tous les jours à 18h.

« « Imaginez un film conçu pour être celui des ouvriers immigrés. Pas un film sur, ni seulement pour, un film bien sûr avec, mais plus profondément selon les ouvriers. Imaginez un film dont la perspective ne consiste pas à assigner des identités et confirmer des découpages sociaux, mais à affirmer des singularités : opinions, croyances, sentiments, présences à soi-même et aux autres. Imaginez un film qui reconfigure entièrement les réflexes identitaires usuels en matière de fabrique, d’organisation, de description de soi, de compte-rendu du travail et de la classe ouvrière. Ce film s’intitule Le Lion, sa cage et ses ailes, c’est une expérience lancée en 1975 par le poète, dramaturge et cinéaste Armand Gatti, conduite par Hélène Chatelain et Stéphane Gatti, et dont résulte une série d’autoportraits collectifs par les communautés des travailleurs émigrés de Montbéliard, bastion industriel de Peugeot. « Un film, le vôtre », avait affiché Armand Gatti pour convier les ouvriers à participer à son expérience. Il en résulte cent heures de rushes, montés en 8 épisodes. » »

19H REPAS   Présentation de la semaine, retour sur la situation du lieu,  repas de soutien au groupe Topo

20H MUSIQUE (20 min)  Présentation du Groupe d’improvisation musicale du CSA (Centre Social Auto-géré). l’Atelier d’impro, c’est un lieu pour tout le monde, les plus ou moins musicien-n-e-s et les autres. Un endroit pour se faire plaisir, se détendre, et tenter des choses avec sa voix, ses instrus… tout ce que tu veux !

20H30 théâtre (20 min)  Yvonne, princesse de Bourgogne – Teaser théâtral groupe TOPO

Le Groupe Topo travaille depuis 2010 à la Parole Errante. Venant de formations diverses, toutes liées au théâtre corporel, nous travaillons à un théâtre dans lequel le corps est outil, support autant que la voix et le texte. Notre création en cours est une mise en scène de la pièce de W. Gombrowicz « Yvonne, Princesse de Bourgogne ». En continuité des recherches sur les formes de la création théâtrale, du collectif dans la création et de la place du théâtre dans des engagements politiques plus vastes, nous abordons cette année la mise en scène d’une pièce drôle et cruelle où les personnages se placent face à eux-mêmes, pensant se jouer d’Yvonne. Face à l’apparence du vide, chacun va le combler de ses bassesses inavouées.

21H musique (1h15)  Biggy Samouraï

De l’âge d’or au hard core en passant par le coupé décalé, l’électro, le hip hop ou le klezmer réinventé : soufflants, machine et voix forment une histoire musicale à écouter et à danser. On s’émeut en remuant son corps sur des distorsions machiniques, on chante des mélodies qui ne veulent plus être mélodieuses, on gémit et on hurle pour accompagner la naissance du monde. Biggy Samouraï ce n’est pas qu’une sauce de kebab, c’est aussi une bande musicale qui cherche les héritages des sorcières et des monstres danseuses.


mardi 30 MAI – 18H/23H LIEU : Grande Salle ENTREE : libre

18H projection(59 min) Le lion , sa cage et ses ailes
Arakha : film marocain réalisé avec la communauté marocaine qui souhaite, à travers ce film, lancer une revendication : la reconnaissance par les lois du travail de leurs fêtes religieuses (« Arakha », terme marocain signifiant en « En avant »). Dans le Montbéliard de l’immigration, les mois de l’année n’existent pas : les deuils et les fêtes marquent le temps. En témoigne la mort de Mustapha, délégué CFDT, décédé accidentellement sur un chantier, que chante Pacha avec sa guitare. « Turcs, Marocains, Algériens, Tunisiens… C’est du droit à revendiquer d’être musulman qu’est né le scénario de ce film qui devait s’intituler « Ramadan », devenu « Arakha » (« En avant ») en cours de tournage. »

19H30 Hommage Soirée d’hommage à Armand Gatti, organisée par la Parole errante

 - 66.4 koProjection de films (extraits d’entretiens avec Armand Gatti), lecture de textes, témoignages de celles et ceux qui l’ont connu grâce à l’écriture, la mise en scène, une action de création ou simplement à l’occasion d’une rencontre.

Soirée animée par Rachid Belkaïd, Jean-Jacques Hocquard et Jean-Marc Luneau.


mercredi 31 MAI – 16H/18H LIEU : CSA ENTREE : libre

16H atelier (2H) – au CSA
Atelier d’improvisation musicale ouvert à tous au centre social auto-géré. Ramène tes instruments, ta voix… ou tout ce que tu veux !


mercredi 31 MAI – 18H/23H LIEU : Grande Salle ENTREE : libre

18H projection (43 min) Le lion , sa cage et ses ailes
La bataille des 3P. : film yougoslave
Film réalisé par la communauté yougoslave. Bien que la Yougoslavie soit « 2 alphabets, 3 religions, 4 langues, 5 nationalités, 6 Républiques, 10 minorités nationales », ce film sera celui d’un seul, Radovan, mis à la porte de chez Peugeot pour avoir attaqué au karaté une chaîne de montage de voitures. Le commentaire décrit les quatre « mini-journées » qui composent celle de Radovan, entre les cours pour passer le bac, son boulot de gardien de nuit au foyer où il habite et les arts martiaux.

19H   Repas en soutien au Rémouleur, qui assurera aussi une table de presse.
Le rémouleur est un local de luttes et de critique sociale à Bagnolet. Le repas servira à financer le loyer.

20H documentaire sonore (90min)
Présentation et écoute de 2 épisodes du documentaire sonore   Rock Against Police ( 2×45 min )

http://rapdocsonores.org/

À la fin des années 1970, dans un contexte de crise économique et de chômage, les expulsions de jeunes immigrés et les meurtres en banlieue, qu’ils soient commis par des flics ou des beaufs, se multiplient. Pour y réagir collectivement, une série de concerts Rock Against Police s’organisent au beau milieu des cités.


jeudi 1 juin – 18H/23H LIEU : Grande Salle/jardin ENTREE : libre

18H projection (40 min) Le lion , sa cage et ses ailes
Montbéliard est un verre : film italien

Film réalisé par la communauté italienne. Il y a les immigrés italiens du Nord et ceux du Sud ; il y a les anciens de l’immigration italienne, aujourd’hui Français, qui occupent aujourd’hui des postes de contremaîtres, et les jeunes migrants qui veulent rappeler à leurs aînés leurs origines. Gian Luca, Vicenzo, Orazio, Pasquale, Gianni ont la vingtaine, ils sont arrivés avec Gramsci (le fondateur du parti communiste italien) dans leurs bagages ; leur film sera marxiste.

19H cirque (15min) au jardin
La Cie So what présente son spectacle Border.
Elle n’était pas encore arrivée que déjà, pas tout à fait à sa place… Elle ne se laissera pourtant pas faire, contre vents, marées et les mains qui ne se tendront pas… Peu importe, elle n’a pas le choix. Jusqu’au bout… de la corde, parfois alliées, parfois piégée, toujours au bord… elle ne lâchera pas.

19H30  repas de soutien au film Durga, film auto-produit et endetté

21H projection (53 min) avant-première du film de fiction auto-produit Durga.

Créé entre 2016 et 2017 grâce à l’entraide et au partage de savoirs de plusieurs dizaine de personnes entre la France et l’Italie. De sa fabrication à son contenu, Durga porte un regard situé, partiel, prolétaire.Durga s’inscrit dans l’urgence de créer nos propres histoires, de fabriquer notre histoire.
La ville de Catane, en Sicile, est troublée par la présence d’un bandit social : Durga « la Guerrière ». Elle lance un message d’insoumission aux dominés. Sur les traces du bandit, Luna, jeune femme au vague à l’âme, arrive sur les pentes de l’Etna. Là se trouve Durga, qui n’est pas celle que Luna croyait.
Durga est un conte sur l’amitié.

22H musique (1h30)
Concert de Clara Salvo, Venue directement de Sicile pour accompagner la première du film Durga.Le trajet de la vie : naissance, amour, travail et protestation dans la culture populaire sicilienne.
+ Intervention musicale d’Houligani Dangereux et de Magali (La Fraction)


vendredi 2 juin – 18H/23H LIEU : Grande Salle ENTREE : libre

18H projection (57 min)
Le lion , sa cage et ses ailes
La difficulté d’être géorgien : film géorgien

Film réalisé avec la communauté géorgienne. « Dans la nébuleuse montbéliardaise, la fraction géorgienne est à part. » Entre Severian, Michel ou Charles, exilés géorgiens qui tutoient le centenaire, et les jeunes migrants temporaires qui viennent travailler à Sochaux pendant quelques mois, la 2e génération, née à Montbéliard, s’interroge : peut-on être progressiste quand le nom qu’on porte vient de la terre où la révolution de Lénine signifie « colonisation » ?

19H30 conférence (30 min)
par la Colline Compagnie. En relation avec la pataphysique, science des solutions imaginaires, c’est à dire, entre autre, de la pâte qui sert à faire les tartes.

20H repas
Repas en soutien à la parole errante demain. Besoin de payer l’électricité, les fluides, le chauffage, des ampoules qui pètent et des cafetières qui explosent, etc.

21h théâtre (1h15)
UBU SULTAN Pièce de Clément Maraud par le Théâtre d’Or

Pièce comique sur le pouvoir, ses corruptions, ses manipulations qui met en scène le Sultan Abdulhamid II, sultan paranoïaque de l’empire Ottoman, initiateur du génocide arménien, et Ubu, le personnage d’Alfred Jarry.
Le Théâtre d’Or a été créé en 1989 par Alain Astruc, homme de théâtre, auteur, acteur et professeur à Paris 8 pendant 20 ans. Son enseignement a ouvert un champ nouveau à la recherche théâtrale, où le texte est matière, où la voix est présence, et le souffle une ouverture à toutes les dimensions de l’espace. Un verbe vivant, une structure musicale qui s’organise d’elle-même, une relation immédiate et jubilatoire avec le public, l’irruption au monde d’un autre corps.
http://theatre-dor.wixsite.com/theatredor


samedi 3 juin – 14H/18H LIEU : halle du marché de croix de chavaux

14H projection/discussion/gouter
Le collectif la Parole errante demain donne rendez-vous pour une après-midi projection sous le chapiteau du Cinéma Voyageur. Avec table d’infos et goûter

14h – Dix jours dans la Z.U.P. des Minguettes ou l’Amazonie est de l’autre côté de la rue d’Hélène Châtelain et Stéphane Gatti (1972-1973, 50 min). Portrait des habitants de la Z.U.P. des Minguettes de Vénissieux (banlieue de Lyon). Comment les gens vivent-ils la Z.U.P. (Zone à Urbaniser en Priorité) ? Ce film fut réalisé pour ouvrir le débat entre les habitant/es – qui évoquent ici leur vie quotidienne et les problèmes rencontrés – et les responsables de la ville comme de l’urbanisation du quartier.

15h – La Jetée de Chris Marker (1962, 28mn). Projection en 16mm par Cinépelloche. Sur la jetée d’Orly, un enfant est frappé par le visage d’une femme qui regarde mourir un homme. Plus tard, après la troisième guerre mondiale qui a détruit Paris, les survivants se terrent dans les souterrains de Chaillot où des techniciens expérimentent le voyage dans le Temps. Car c’est par le Temps que passera le seul moyen de survivre dans ce nouveau monde. Seuls l’avenir et le passé peuvent sauver le présent.

15h30 – Courts métrages tout public par le Cinéma Voyageur

16h30 – L’envers du décor par Les lucioles du doc (28 min.), suivi d’une discussion sur la (ré)appropriation de l’éducation aux médias

17H30 déambulation
Déambulation de la halle du marché à la parole errante avec la fanfare invisible.

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Samedi 3 juin – 16H/18H
LIEU : Grande Salle  ENTREE : libre

16H atelier (2H)
Atelier de manipulation sur pellicule par Cinépelloche, je scotche tu grattes, il trace, elle peint, il parle…
Incitation à faire et à pratiquer sur pellicule.

samedi 3 juin – 17H/20H
LIEU : salle du haut
ENTREE : libre

17H installation/projection
ouverture de l’installation de La Poudrière
La Poudrière, groupe de cinéastEs féministes de l’Etna. Installation et Film en cours. Une quinzaine de cinéastEs. Pas de scénario. Un week end de tournage. Des montages collectifs. Autrement dit : Des femmes à poil. Des mains partout. Un manoir… Mais là, c’est nous qui filmons !

18H projection (50 min)
Le lion , sa cage et ses ailes
L’oncle Salvador : film espagnol

Film réalisé avec la communauté espagnole. Elle sera représentée par une famille de dix personnes : Vicente le père, un des plus grands toréros de l’après-guerre aujourd’hui OS chez Peugeot et militant CGT, Maruca son épouse, femme de ménage, les enfants Vicentino, CAP d’ajusteur, Marie-Thérèse, CAP de dessinatrice industrielle, et Ana-Rosa, lycéenne ; l’aïeule Magdalena, 40 ans d’exil… et l’oncle Salvador, ancien milicien dans les Brigades de Fer, aujourd’hui forain.

19H repas
Repas en soutien au collectif du camion de la récup’. Depuis plusieurs années, un collectif récupère les invendus au marché de Rungis et les redistribue dans les quartiers. La camion est mort, vive le camion !

20h30 théâtre (1h15)
UBU SULTAN Pièce de Clément Maraud par le Théâtre d’Or
Pièce comique sur le pouvoir, ses corruptions, ses manipulations qui met en scène le Sultan Abdulhamid II, sultan paranoïaque de l’empire Ottoman, initiateur du génocide arménien, et Ubu, le personnage d’Alfred Jarry.

21H45 déambulation
De la parole errante à la halle du marché avec la fanfare invisible.

samedi 3 juin – 22H/23h30
LIEU : halle du marché
de Croix de Chavaux

22H projection (1h30)
Projection plein air sur grand écran gonflable par le Cinéma Voyageur de courts métrages, surprises qui émerveillent, grattent et chatouillent.


dimanche 4 juin – 14H/minuit LIEU : grande salle entrée : libre

14H projections/discussions (3h)

Pourquoi fabriquer à plusieurs et pourquoi documenter ?

Avec les films
Tremblements – un film sans fin sur les luttes en cours (30’)
Film à segments, collectif et anonyme, né en avril 2016 entre la nécessité d’apporter d’autres images aux tremblements actuels et l’envie de créer des films politiques, en questionnant cette notion.
+ Discussion : films et engagement politique / luttes avec les scotcheuses

– Film/installation de la Poudrière, groupe de cinéastEs féministes de l’Etna (30’)
Une quinzaine de cinéastEs. Pas de scénario. Un week end de tournage. Des montages collectifs, Autrement dit : Des femmes à poil. Des mains partout. Un manoir… Mais là, c’est nous qui filmons !
+ Discussion : la fabrication collective en contexte de non-mixité, comment faire d’autres images pour se réapproprier nos représentations

et les collectifs : l’Etna, les Scotcheuses, Synaps, Cinépelloche, Ozho Naayé, les Lucioles du Doc…

16h atelier (2H)
Atelier de manipulation sur pellicule par Cinépelloche
je scotche tu grattes, il trace, elle peint, il parle…
Incitation à faire et à pratiquer sur pellicule
18Hprojection (38 min)
Le lion , sa cage et ses ailes
Le premier mai : film polonais (27’)

Film réalisé avec la communauté polonaise .« Un 1er mai avec sa manif dans une ville ouvrière, c’est ça que vous êtes venus chercher ? » demande Gérard en s’adressant à l’équipe de tournage. « Vous voyez quelque chose ? » dit-il encore en montrant les rues désertes de Montbéliard en ce jour férié. « La vraie manif, c’est nous ! » affirme chacun à leur tour les membres de la communauté polonaise, en revêtant les habits traditionnels de leur folklore, qui annoncent fête, chant, musique et danse.

+ La dernière émigration (11’)

Épilogue de la série. En guise de conclusion, Hélène Châtelain s’adresse en off aux participants des six films communautaires : « Vous allez vivre sur la pellicule une vie sans vous. Elle aura votre visage, vos voix, vos paroles, mais ce sera sans vous. Vous allez être recombinés à travers d’autres intelligences que les vôtres, comme ce fut le cas à Montbéliard. Vous voilà pas tout à fait enfermés. Et pour peu que le vent souffle, vous parlerez à la terre entière.« 

19H30 repas
“opération isotherme”, autour d’Ivry des personnes s’organisent pour récupérer les invendus des supermarchés. L’été arrivant,il faut des caisses isothermes.
Repas en soutien à l’équipe du 94, préparé par la cantine des Bokhales

20H30 cabaret-cinéma (2H30)
KABARET CINEMATOMUSIKAL à tendance POETICOPOLITIK avec :

- restitution atelier Cinépelloche – durée approximative à définir

- Double Projection 16mm par Guillaume Anglard avec Musique live -15’

– Avec une caméra – 20’ – Lecture musicale et filmique
Il y a quelques jours pôle emploi m’a écrit. Alarmée par la faiblesse de mes démarches l’institution souhaite me rencontrer pour cerner mon profil. On y va finalement à plusieurs. Un conseiller est là pour nous aider et trouver une solution. Reste à identifier le problème. Que faisons nous dans la vie ? Des Films…

- Performatikomusicopoliticocoolos – 30’
Vidéos docu de Samuel Ab et Frédérique Menant ;
Musicos : Samuel Ab, Simon Pochet et Giancarlo Antinori et Olga Jirouskova
Une forme de rencontre/performance impromptue entre deux cinéastes, trois musicos, une rock/théâtreuse et une philosophe. Vidéos, musique et parole libres selon Hannah Arendt

- “Absences” Ciné perf en super 8 par Martine et Vladimir, 4’
Quelque part dans l’Est de la France, l’État tente de mettre ses déchets nucléaires sous un tapis, histoire qu’on les oublie. Des gens se rassemblent contre le projet, et l’on se rend compte qu’entre la radioactivité et l’industrie agroalimentaire, beaucoup de choses s’effacent des mémoires.

COBOUS – duo musique et vidéo – 40’
“Cobous part à la recherche de ce qu’il ne connaît pas.
Cobous ne paye pas d’impôts,mais Cobous n’est pas Adam et Eve et ne veut pas porter le poids de l’humanité.Cobous part à la recherche de textes, de sons et d’images et les assemble pour créer un ailleurs mêlant poésie, amour, violence et politique.
Cobous t’observe et se délecte de ta bêtise.”

- Anomalies, Ciné concert des Scotcheuses – 20’
Ciné tract tourné, développé et monté dans les causses du Tarn avec des amis éleveurs, en lutte contre les contrôles imposés sur leurs troupeaux et leurs fermes.

EST-CE QU’IL Y AURA UNE BOUM APRèS TOUT ÇA OU PAS ?

Programme sur le site de la Parole Errante Demain et ci-dessous
(et sur facebook c’est par là)

P.-S. Le collectif La parole errante demain s’est constitué pour faire face à la menace de fermeture qui pèse sur un lieu d’importance à Montreuil : la parole errante. Depuis plus de deux ans, nous cherchons à réinventer cet espace, en nous appuyant à la fois sur son histoire et la diversité des usages qui s’y sont exprimés ces dix dernières années. Ce processus a déjà porté ses fruits : d’absurdes projets de reprise et de « normalisation » du lieu ont été écartés, de nouvelles activités se développent (comme le Centre Social Autogéré) et une grande partie de la vie et de la « programmation » est prise en charge par un nombre toujours croissant d’usagers, en collaboration avec l’administration « historique ». Cette expérimentation, nous voulons la poursuivre dans les années qui viennent, pour continuer à défendre l’existence de ce lieu, et surtout les manières d’être et de faire, de fabriquer et de s’assembler qui y sont possibles. Cette semaine se veut à l’image de cette expérimentation en cours, de l’activité, des créations et des rencontres qui se déploient aujourd’hui ici. L’occasion de faire le point, de se rencontrer, de grandir et d’organiser les suites… À L’ASSEMBLAGE !

CSA (centre social auto-géré)
à l’entrée de la parole errante par la grille en fer, porte à gauche, 1er étage

la parole errante demain
http://laparoleerrantedemain.org
info@(at)aparoleerrantedemain.org
Réunion ouverte tous les lundis à 18h, au CSA

La Parole Errante
9, rue François Debergue à Montreuil
M°Croix de Chavaux (ligne 9)

Les doigts de l’homme, Le coeur des vivants

22 Avr

 

A l’écoute de ce nouvel album, Le cœur des vivants,  il vient deux échos celui de Pagani, avec les gens de nulle part, qui savent faire l’amour à tous les instruments, ou en paraphrasant Aleksandar Petrović,  J‘ai même rencontré des guitares heureuses… *

Tout est d’une finesse et d’une élégance trop rares dans un genre où quelques néo Django n’ont retenu que le swing mitraillette, celui dont Sarane Ferret disait vers 1945,  c’est bien toutes ces notes, mais on n’a pas le temps de voir le paysage.

Avec Les doigts de l’homme, c’est du swing champagne, et du meilleur, des guitares qui chantent avec des voix limpides, suaves, des dentelles de musique pour des paysages à rêver à un bonheur éternel, des notes de cristal le plus fin, rien à voir avec les TGV de la musique speedée, c’est le vol de l’alouette qui est portée par la brise, ou qui plonge à travers les nuages, alternant la grâce et la virtuosité sans en faire une démonstration clinquante, juste la grâce.

L’ajout de percussions mi cajun, mi batterie est particulièrement judicieux avec des couleurs qui flirtent avec l’Orient et ses sortilèges.

Parmi les rares groupes qui ont pris la trace du Quintette du Hot Club de France, très peu ont su s’inspirer, créer, et non dupliquer ad libitum. Les doigts de l’homme font partie du haut du panier, peut-être même au dessus avec ce nouvel album, oubliez ceux qui font des guitares néo Selmer des grattes-ferraille où on entend plus le médiator que la corde sensible, ici tout est musique, écoutez,

Le coeur des vivants

 

et voici leur FB pour dates de concert, et toutes ces sortes de choses, clic sur la guitare, celle de Crolla, ne nous refusons rien…

 

 

« Le Cœur Des Vivants« , nouvel album des Doigts de l’Homme, disponible en vinyle!!!

Avec Olivier Kikteff, Nazim Aliouche, Yannick Alcocer, Tanguy Blum, Benoit Convert
Sortie le 28 avril, partout! Et le 28 avril, rendez-vous à Mozac avec notre correspondante permanente en Auvergne, Danièle Sala, pour le concert du 28,  La Puce à l’Oreille, à Riom.

  • J’ai même rencontré des tziganes heureux, film d’Aleksandar Petrović.

Norbert Gabriel

 

 

Et pour une brève histoire  du jazz manouche, et de guitares, c’est là:

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/une-histoire-de-jazz-francais-les-60035

Jour Ferré, 10 ème !

10 Avr

En plus des artistes annoncés sur l’affiche ci-dessus, il y aura Jean-Jacques Vanier, comédien et humoriste…

Qu’on se le dise!