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Les Sans Voies…

27 Nov

L’histoire commence l’été dernier, au P’tit bonheur, à Riom. Mon fils, Dominique, fidèle à ce lieu riche en belles découvertes, revient captivé par un groupe qu’il vient de voir en concert : Maman, tu devrais les écouter, c’est vachement bien ! – C’est quoi ?Les Sans Voies.  Sachant bien que l’on a pas tout à fait les mêmes gouts musicaux avec mon fils, je le questionne encore : Oui, mais c’est comment ?Du rock poétique. C’est d’abord poétique qui a fait tilt ! Nous les avons écoutés ensemble, et oui, c’est vachement bien.

Et le bon côté d’internet, en ces temps de confinement, c’est qu’on peut communiquer. Et ce sont eux qui se présentent, merci à Baptiste d’avoir répondu à mes questions, pour sa disponibilité :

Les Sans voies, c’est Baptiste Souque : Chant : Guitare, Théo Souque : Chant : Saxophone / Piano, Benoît Pinatel : Basse, Grégoire Dery : Guitares / Chant, Baptiste Poignonec : Batterie.

 -Qui êtes- vous ?
– Baptiste : Nés en 2017, un soir de printemps, Sans Voies a évolué sans se presser. Le groupe souhaite créer des ponts entre la chanson française aux textes qui touchent, et le rock qui leur fait tourner les têtes, et les cœurs ! C’est autour de cette alchimie que le groupe s’est formé, pour mélanger, pour rassembler. À cinq, emmené par un saxophone, Sans Voies mélange le rock, la pop, le slam, le jazz… Pour en faire découler un cocktail qu’il veut plein de cœur, et surtout plein d’envie. C’est cette envie, fondées sur des désillusions du monde qui les entoure, de rencontrer un public, de l’emmener ailleurs, au creux d’un texte ou tout au fond d’une mélodie qui fait l’essence de Sans Voies.
Un pied en Haute Loire, l’autre en région lyonnaise, le groupe veut voyager et ne se fixe aucune frontière, aucune limite pour partager ses chansons.

– Comment est né votre groupe ?-
– Baptiste : Sans Voies est né de la rencontre musicale de deux frères, Théo et Baptiste, avec Grégoire, un ami de longue date ! Ensemble ils commencent à mettre en musique des textes à eux. L’envie dès le départ est là, de dire des choses, de les mettre en musique pour les faire rencontrer aux gens, à travers des concerts. C’est leurs textes, leurs musiques, inspirés d’influences aussi diverses qu’enrichissantes, que les jeunes musiciens veulent faire passer au public. Puis le pop et le rock leur titillent les oreilles, et Benoit, cousin de Théo et Baptiste rejoignent le groupe comme point d’ancrage d’une section rythmique, avant que Poigno ( Baptiste) ne sorte ses baguettes pour venir sceller ce qu’est maintenant Sans Voies !

– et pourqoi les Sans Voies?
– Baptiste : Ce nom de groupe a emergé je ne me souviens plus vraiment . C’était à un moment de nous vie où on cherchait un peu où aller, et nous avions l’impression qu’il n’y avait nulle part ou aller, nulle part pour nous, on s’est donc retrouvé sans direction, sans voies. Et puis le groupe de musique est né .

– et maintenant ?
– Baptiste : Après plus de 50 concerts en trois ans, Sans voies cherche désormais à partager ses nouvelles chansons. Basés en Haute Loire et en région lyonnaise, le groupe a tourné dans la Loire, le Rhône, mais également dans la Drôme, l’Ardèche, le Puy de Dôme, le Vaucluse, la Nièvre, la Savoie…Et souhaite bien, une fois le monde à nouveau en ordre, pouvoir explorer de nouveaux lieux, et rencontrer, encore et encore, de nouvelles personnes.

– Un premier EP va sortir en novembre 2020 Rien qu’un peu, une naissance ?
– Baptiste : Rien qu’un peu, c’est une naissance, c’est un début. Après deux années à enregistrer des morceaux de manière totalement artisanale, Sans Voies décide de passer, à l’année 2020, par la case studio. Un travail long et formateur avec Lori Pearlson ( ingénieur du son du groupe) accouche de 4 morceaux. Les morceaux de l’album parlent d’espoir et de désillusion ( Rien qu’un peu), d’enfance envolée et de nostalgie ( Le courage d’exister), de la peur d’être submergé par un monde trop grand, trop hostile pour nous ( Les crues).
Sans Voies en concert c’est deux heures de musique, pour seulement deux reprises. Une telle figure sur cet album, comme une évidence en ces temps où on ne les entend plus,  »  Les Anarchistes » rugissent à nouveau sur ce disque. Comme un merci à Léo Ferré pour ce qu’il nous a laissé.

Ce que les médias ont dit de vous :

Le Musicodrome :
Dans sa bonne humeur criante, sa complicité souriante, son énergie débordante, d’une poésie émouvante aux paroles criantes de vérité, Sans Voies réussit son premier concert au Nid de Poule : Le groupe est à l’écoute du public, et n’hésite pas à jouer avec lui, à donner autant qu’il reçoit.

Radio escapades :
Ce groupe est génial. Ils ont des morceaux à te faire tomber en larmes mais ils arrivent à se marrer entre chaque chanson et c’est un pur régal de les voir et de les entendre.

Rock à Gogo :
Quand la poésie s’accoquine au rock, c’est toujours pour notre bien et ça donne Sans Voies. Les cinq garçons d’origines et d’horizons divers ont trouvé leur route pour partager leurs états d’âme. Guitares, chants, basse/batterie et sax:harmonica nous emmènent sur les chemins doux amers de la chanson française, entre Léo Ferré et Noir Désir.

 Que dire de plus ? J’ai été  profondément touchée par les textes des chansons, avec une folle envie de partager l’ambiance  de ce groupe devant une scène vivante. Un EP très prometteur, qui  nous met des fourmis dans les jambes, et des débordements d’émotions au coeur. En attendant de les voir , écoutez les… Rien qu’un peu : 

Tant qu’il restera, le corps de nos amours
tant qu’il restera, l’histoire de leur contours,
tant qu’il restera, ton coeur dans le velours
tant qu’il restera, nos âmes tout autour.

Tant qu’il restera, des yeux pour voir au loin
tant qu’il restera, des prières sans devin,
nous regarderons, demain à petit feu
nous réinventerons, de l’amour rien qu’un peu

Rien qu’un peu plus de rage
se donner du courage  (bis)

Tant qu’il restera, des vieux pour croire s’aimer
tant qu’il restera, de l’aube dans les vallées
tant qu’il restera, tiédeur où s’enivrer
et tant qu’il restera, la folie pour flâner
tant qu’il restera, du beau dans l’innocence
tant qu’il restera, souvenir de nos enfances

Nous regarderons demain à petit feu
nous réinventerons, de l’amour rien qu’un peu
Rien qu’un peu plus de rage
se donner du courage…

Sur youtube : Youtube/sansvoies

La page facebook : Facebook.com/sansvoies.

Contact : Tournées et management : Baptiste Souque   sansvoies@gmail.com   Tél : 06 31 23 91 87

Danièle Sala

Carnet d’un chanteur de casino hors saison, Guy Marchand

1 Oct
Guy Marchand

Guy Marchand

Retour sur une chronique de 2016, en attendant le nouvel album de Guy Marchand pour Novembre.

Chanteur de casino, crooner made in France, Burma for ever… Comme un vieux chien des villes qui chante le blues, même s’il se dit plutôt … un chat qui ne va pas dans le sens qu’on veut et qu’on n’enferme pas dans un sac.

Les éditions du Cherche Midi ont invité Guy Marchand à livrer quelques considérations sur ses vies  de chat à neuf vies, galapiat des barrières, et de Belleville, celui pour qui Léo Malet avait créé Nestor Burma* avant de connaître Guy Marchand. C’est la marque des héros, ils sont dans l’histoire avant même d’être nés, ou presque.

Ce Carnet d’un chanteur de casino hors saison, est une très agréable promenade en compagnie d’un dandy qui se dit parfois vulgaire par hérédité des fortifs de Romainville, il faut y voir un goût anglais pour l’autodérision, assez proche de la cyranesque attitude, je me les sers moi-même avec assez de verve, mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.

Mi journal, mi carnet, il se livre en pointillés qui font le portrait en creux d’un mec très attachant. Un séducteur qui frime dans Bullitt, 8 cylindres et chromes étincelants, mais ce sont des John Lobb** qui caressent l’accélérateur, en douceur,  rien de mieux que le feulement d’un V8 pour écouter Ben Webster ou Charlie Parker ou Sidney Bechet.  Ou La Symphonie inachevée. Et si les femmes l’aiment, et réciproquement, c’est peut-être aussi, parce que, « Mesdames, ce n’est plus votre sein qui m’intéresse mais votre cœur. » Avec des mots comme ça, comment résister ?

Carnet d'un chanteurCe carnet se déguste comme une boîte de bonbons mélangés sucrés-salés, parfois un peu poivrés, c’est parfois cruellement délicieux, jamais amer ni aigri. Chanteur de casino ? Pourquoi pas, mais…

« Avant tout je suis un chanteur. Ce que j’aime, lorsque je chante, c’est la volupté immédiate. Quand je suis sur scène, le public est en bas, dans l’obscurité – mais il est là et son silence chaleureux peut me consoler de tout.  Ce que j’aime, c’est quand le temps s’arrête. Là, je suis avec eux, légèrement en deçà, et tout d’un coup, les cœurs battent plus doucement, les cellules cancéreuses ne prolifèrent plus, et pendant une heure et demie, dans cette sorte d’église, tout est léger. Et c’est moi le grand prêtre. »

Chanteur, comédien, voici un des plus beaux moments, c’est peut-être Burma qui chante ce blues, dans une couleur Raymond Chandler/Philip Marlowe quand c’est blues une ville, la nuit.

Taxi de nuit, 5’15,  avec sax autour de minuit quand la nuit se fait bleue ecchymose,

Et quand c’est bon on bisse !  GUY MARCHAND chante « Taxi de Nuit » au Sigean Jazz festival 2009

Norbert Gabriel

*Who is Nestor ? Nestor Burma est un détective privé de fiction, créé en 1942 par Léo Malet. « On peut le considérer comme le premier privé de la littérature policière française ». Et un homme né en 1942, ne peut être foncièrement mauvais… Richard Bohringer, Cassius Clay, dit Mohamed Ali, Scorcèse, Plamondon, Aretha Franklin, John McLaughlin, Valérie Lagrange, Raymond Depardon, Pescarolo et Drucker, Fugain et Rufus,

Who is Guy Marchand?  Officier de la Légion, chanteur, auteur de chansons, écrivain (entre autres « Le soleil des enfants perdus)  interprète, comédien, joueur de polo, amoureux… Neufs vies ?  C’est pas fini…

John Lobb** un des plus smarts des bottiers anglais, qui chausse Buckingham…

Carnet d’un chanteur de casino hors saison, éditions du Cherche Midi, Octobre 2015

Variations autour d’une chanson … Les oiseaux de passage….

7 Août

 

Dans les hommages-dommages à Brassens, on a vu de beaux assassinats, la liste est assez longue et pas la peine de se mettre la rate au court bouillon et de d’aller à la déprime avec ces attentats consternants…

Plutôt que chouiner sur les avanies des reprises-méprises, allons vers un vrai régal, avec 6 versions des « Oiseaux de passage » les 3 premières dans la ligne Brassens, les 3 dernières plus novatrices.

Pour rappel Brassens a mis en musique une partie d’un poème de Jean Richepin, dont la version intégrale est proposée par Rémo Gary.

Georges Brassens

Maxime Le Forestier

Renaud

Les Ogres de Barback en concert et en partie tronquée

 

Les deux dernières, tout en respectant texte et musique, apportent un plus indéniable. Car il est très fréquent que les « repriseurs » s’ils n’osent pas trop modifier le texte, prennent  souvent des libertés avec la musique originelle  pour ajouter leur touche musicale, laquelle est toujours moins bien que l’original.

Nicolas Bacchus

 

Et avec Rémo Gary (et Nathalie Fortin) l’intégrale du texte dans une interprétation magistrale, ici dans une soirée hommage à Jean-Michel Boris, captée par David Desreumaux (Hexagone)

 

C’est grâce à Rémo Gary (au Festival TaParole Montreuil en 2014)  que j’ai découvert la version intégrale, avec ces vers merveilleux,

Là-bas, c’est le pays de l’étrange et du rêve,
C’est l’horizon perdu par delà les sommets,
C’est le bleu paradis, c’est la lointaine grève
Où votre espoir banal n’abordera jamais.

 

Norbert  Gabriel

Folle journée à Mozac pour le deuxième jour des Rencontres Marc Robine 2018

14 Juil

C’est Jean-Yves Lenoir qui ouvre cette deuxième journée, tourangeau et auvergnat d’adoption, acteur, metteur en scène, il dirige la compagnie du Valet de Cœur à Clermont-Ferrand, écrivain, poète, passionné par la langue française et son évolution dans l’histoire.  

Et Pardi ! il nous a régalés par l’ interprétation de ses textes :

Pardi ! Ce froid sec de l’automne qui rabote le crépi des façades. Et qui frotte, polit le caniveau, le goudron.

Propre, monsieur : grande toilette de haut en bas !
– Propre comme un sou neuf. 

Textes que l’on peut retrouver dans son recueil Pardi ! Prose ou poèmes ? «  Ces petits papillons qu’on appelle éphémères,

Que nous dit-tu, poète ?
Qu’un bénitier de pierre,
Dans le froid, dans la glace, a retenu leurs ailes.

Jean-Yves Lenoir nous a aussi gratifié d’une recette pour réussir nos soirées poétiques, en quatre méthodes,  beaucoup d’humour et une pointe d’ironie. La soirée conviviale, hommage aux poètes de préférence vivants… Le Cercle, apologie pour poètes morts ou vivants, avec pianiste qui joue un concerto de Lizt… Soirée interprétation pour poète mort… Soirée évocation pour public éclairé, fauteuils empire, riches bibliothèques aux livres reliés, etc…

Jacques Viallebesset qui lui succède, en compagnie de Fabrice Péronnaud rectifiera le tir en précisant que les poètes font leur gamme et des exercices de style, la muse ne fait pas tout !

Gaspard_Montagnes

Et c’est Dans le vent des montagnes, en cheminant avec Gaspard , que ces deux conteurs-poètes nous entraînent, poèmes puisés dans la malle aux trésors de Gaspard des montagnes et réunis dans ce recueil

Rappelez-vous le franc Gaspard des montagnes
Qui surgissait en bondissant
Et comme un diable dans les cabarets
A l’orée des bois noirs

Dans ces pays marqués par le bruit de la cognée
Au bord de cette forêt qui bleuit sous le vent
La couche de fougères du bûcheron
C’est ici que je vous donne rendez-vous
Dans ce grand matin d’herbes et d’oiseaux… »

Après la poésie,  question existentielle : Des lumières à l’intelligence artificielle, que sont nos valeurs  devenues ? Avec Thierry Lambre mathématicien, Bernard Dumoulin, philosophe, Jean-Yves Lenoir, écrivain et comédien.

Le monde est une immense symbiose, est-on en train de rompre un lien sacré ? Pour Bernard Dumoulin, le problème est le contrôle de l’homme, est-ce que l’homme est capable de contrôler les machines, les robots, rester le centre de ce qu’il a produit lui-même ?

Il fut question du principe de précaution, de la grande puissance de l’intelligence artificielle pour un pays comme la Chine par exemple, des pays où l’état contrôle tout le système, et de surmonter ce problème avec l’ONU .

Le mathématicien Thierry Lambre est plus optimiste, en affirmant que l’intelligence artificielle a permis de grands progrès, en médecine notamment, un ordinateur bien informé est capable de détecter un mélanome, en le différenciant d’un grain de beauté à 95%, alors qu’un simple dermato le détecte seulement à 87%. Et que rien ne sera alarmant tant que la décision restera humaine.

Jean-Yves Lenoir, est-ce que la décision finale appartiendra toujours à l’homme ?

Il fut aussi question de Copernic, qu’est ce que sa perception de l’univers a apporté à l’homme ?
Une auditrice a posé la question de l’éthique. D’où viennent les matières premières qui servent à fabriquer les machines productrices d’intelligence artificielle, et dans quelles conditions sont -elles exploitées ?
Nous avons aussi parlé de l’importance de ne pas confondre la science et la technologie. De l’importance d’adapter les robots aux besoins des hommes.

En conclusion, l’intelligence artificielle est-elle capable de prendre le dessus, où n’est-ce qu’un écran de fumée derrière lequel il y a le pire et le meilleur ?

Ouf !

Il est temps de revenir à la chanson, avec tout d’abord Guilam et sa fille Camille que son père a convaincue de monter sur scène, et il a bien fait ! Le duo, c’est 2 Folks,  un duo père fille tout en harmonie, deux voix qui se répondent où s’unissent, en parfaite harmonie, pour un voyage intérieur tout en douceur et poésie. Leur album en commun, Variations, 12 titres, auto-produit, est Un écrin de quiétude pour le cœur et pour les oreilles. Je ne saurais dire mieux..2 folk

Et quand Camille chante seule Emmenez moi, on reçoit en plein cœur sa voix limpide, aérienne , vibrante d’émotion.  Des chansons de Variations, des reprises de Félix Leclerc, de Brassens, de Dimey, Cabrel… ou encore de Pierre Lapointe, Tel un seul homme :

Et si je vous disais que même au milieu d’une foule 
Chacun, par sa solitude, a le coeœur qui s’écroule 
Que même inondé par les regards de ceux qui nous aiment 
On ne récolte pas toujours les rêves que l’on sème 

Déjà quand la vie vient pour habiter 
Ces corps aussi petits qu’inanimés .

Et surprise, ils sont revenus inopinément un peu plus tard pour une chanson de Jacques Bertin, en hommage , Le rêveur :  

J’étais l’enfant qui courait moins vite 
J’étais l’enfant qui se croyait moins beau 
Je vivais déjà dans les pages vides
où je cherchais des sources d’eaux 

J’étais celui à l’épaule d’une ombre
qui s’appuyait, qu’on retrouvait dormant
Je connaissais les voix qui, dans les Dombes,
nidifient sous les mille étangs…

Un très beau moment, suivi d’Emile Sanchis, un auvergnat, conseiller municipal de Vic-le-Comte, qui écrit depuis les années 80, et compose depuis plus longtemps.

Sanchis peronnaud 2

 

Il nous interprète une chanson de Leprest : Aux funérailles, au funambule, et dit Paroisse de Jacques Bertin, avec Fabrice Péronnaud. Paroisse, une chanson de toutes les époques.

Emile Sanchis qui nous confie que c’est à la médiathèque de Croix Neyrat, dans les quartier nord de Clermont-Ferrand en 97, que La blessure sous la mer de Jacques Bertin lui a ouvert un horizon.

Laurent Berger et P Bertin 1728x1862Et on enchaîne avec Laurent Berger dont certains pensent que c’est le digne successeur de Jacques Bertin, on le dit aussi héritier d’Allain Leprest et Barbara.  Brassens et Barbara, c’est la même fibre dit-il : Quand ils te parlent de solitude, d’homme, de femme, d’amour, d’amitié, c’est tout de suite sensible, tout de suite le choc.  Et sa rencontre avec Brel : on se rend compte qu’à partir de son enfance et de son milieu, il s’est créé une véritable poésie… un peu comme Gilles Vigneault le fait avec le Québec les grands espaces, avec Mon Pays c’est l’hiver…  Il y a aussi Bernard Dimey, découvert à La librairie des pas pressés, où l’on fait de belles rencontres. On connaît la chanson ne s’y est pas trompé en lui décernant le prix Marc Robine, en 2015, Laurent Berger qui poursuit ses chemins de liberté depuis 26 ans, guidé par la beauté intérieure et les sentiments  de chacun de nous, moments de vie maraudés çà et là, voix métallique, et un charme qui fait mouche, n’est-ce-pas Martine qui l’a mitraillé de ton œil admiratif  et de ton objectif ? : Tous les amours s’en vont en mer

Pour la traversée du sublime
Ils laissent les vivants derrière
Au quotidien qui les opprime
Pas de carte, pas de boussole
Ils se confient à l’incertain
C’est du prévu dont ils rigolent
Leur plan de vol est fait d’instinct. ..

Et Jacques Bertin, qui est là depuis un moment, arrivé deux heures en avance, entre sur scène. Il chante ses propres chansons, pure poésie, beau jeu de guitare, et voix claire et sonore.

J’étais l’enfant qui courait moins vite
J’étais l’enfant qui se croyait moins beau
Je vivais déjà dans les pages vides
Où je cherchais des sources d’eaux

J’étais celui à l’épaule d’une ombre
Qui s’appuyait, qu’on retrouvait dormant
Je connaissais les voix qui, dans les Dombes,
Nidifient sous les mille étangs

Il nous chante l’enfance, la vie des gros bourgs, la compassion pour les humbles, les rendez-vous manqués, et le temps assassin qui, dans son cortège de déroutes emporte en un même souffle les amours en charpie et l’écharpe nouée des amitiés qui s’enroulent. Marc Robine.

Il chante aussi les amis, Luc Bérimont, Jean Vasca :

Amis soyez toujours ces veilleuses qui tremblent 
Cette fièvre dans l’air comme une onde passant 
Laissez fumer longtemps la cendre des paroles 
Ne verrouillez jamais la vie à double tour

Très applaudi Jacques Bertin, plusieurs rappels qu’il accepte avec plaisir. Doit-il son humour et son sourire ce jour à un chien, présent dans l’assemblée, et qui aboyait à chaque chanson ? C’est la première fois que j’arrive à intégrer un chien à mon public nous dira-t-il.

Enfin, le soir, nous arrive la compagnie Beline avec son spectacle La feuille à l’envers, Evelyne Girardon, Sandrine Fillon, Patrick Raffin et Jean Blanchard, quatre joyeux et talentueux lurons qui nous la joue trad-érotico-coquine, chansons hardies du répertoire traditionnel français, mais jamais vulgaires, et si bien interprétées, accompagnés d’instruments de musique traditionnels comme  vielle à roue, accordéon diatonique, soufflet, etc…

Et étant des chansons répétitives, nous avons tous repris en choeur Les réveillées du placard, La meunière, La marmotte, et appris les bases du vocabulaire érotique, se faire mener en bateau, le baquet, converger, le trou: orifice, espace anatomique vide dans quelque chose,  bonjour Léonie, mouiller son mouchoir à l’eau de Cologne, arroser les puces qui sont de redoutables sauteuses, l’anguille: poisson carnassier qui n’aime pas la lumière, c’est d’ailleurs pour ça que l’on dit : Il y a anguille sous roche. Etc… Soirée très édifiante et joyeuse.

Et à suivre, avec un jour de décalage, je vous prie de bien vouloir m’en excuser, pour la journée d’hier, très riche aussi.

Danièle Sala

 

Photos Martine Fargeix ( sauf JY Lenoir DR)

La Loi des Prodiges de François de Brauer, au Théâtre de la Tempête..

26 Avr

L’art de jongler avec les personnages

Un jeune étudiant en histoire devenu député décide d’anéantir l’art : plus de comédiens, de chanteurs, de saltimbanques et encore moins de peintres loufoques!

La loi des prodiges (Francois de Brauer 2018)

Photos © Victor Tonelli

François de Brauer nous pose la question de la disparition de l’art dans nos sociétés. Que reste-il de l’art à notre époque? Peut-on se passer de l’art dans nos vies? Derrière toutes ces questions qui circulent beaucoup aujourd’hui, le comédien nous emporte avec lui dans son imaginaire merveilleux et parfois loufoque d’artiste. Ce seul en scène est une véritable pépite pour un spectateur ennuyé des  humoristes restés dans les clous du one-LA LOI DES PRODIGES_3 © Victor Tonelli.jpgman-show quelconque . Mais ce n’est pas un one-man-show car rappelons que nous nous trouvons au théâtre! Un bon théâtre comme on les aime. Rien n’est bâclé: du décor aux intentions de jeu, François de Brauer crée à lui tout seul un florilège de personnages interprétés magnifiquement. Du vieux clown grincheux à la mère envahissante en passant par le peintre arnaqueur, tous ces protagonistes surgissent brusquement le temps d’un dialogue pour revenir à l’intérieur de lui-même.

Un spectacle tout en finesse et très comique. Nous sommes transpercés par la réalité organique de son jeu d’acteur: tout est dans la façon de penser le personnage. François de Brauer oscille entre différentes attitudes avec une telle énergie que le spectateur ne s’ennuie pas un instant. Les voix sont sidérantes, on croirait les voir en chair et en os.

  Le Ministère de la Culture!… Ça existe encore ça….?!

© Victor Tonelli

 Mathias Youb

 

Le Théâtre de la Tempête c’est là, clic sur le rideau –>

Des gens et des fleurs pour Higelin..

13 Avr

La grande presse vous aura probablement montré toutes les personnalités, c’est bien, il y avait presque tous les amis, mais aussi une foule dont Brassens aurait dit, « des funérailles pas nationales, non mais presque… »  et ça chantait avec des ribambelles de fleurs..

La petite presse buissonnière vous propose deux panneaux, des gens et des fleurs…  Salut Jacques…

(Il est possible d’agrandir chaque photo en cliquant dessus)

 

Le blog du Doigt dans l’Oeil

12 Avril 2018

Hommage à Jacques Higelin

12 Avr

Prenez note, ça vaut le coup … 

 

 

 

Higelin…

6 Avr

Une chanson, c’est populaire. Il faut toucher l’émotion pure et on ne l’atteint jamais par la force ni la démonstration, mais par l’abandon de soi, la confiance, l’approfondissement, en se laissant envahir, en cherchant à l’intérieur.  (Jacques Higelin)

Photo © Emma Pick

 

En ce qui concerne la chanson, on sait à peu près que c’est Henri Crolla qui l’amené à la musique et la chanson.. Ils se sont rencontrés en 1959  sur le tournage de St Tropez Blues, dont Crolla a composé plusieurs musiques, c’est un coup de foudre immédiat, Higelin va habiter plusieurs mois chez les Crolla,  et au cours de l’été 60 ils sont deux des premiers rôles dans le film d’Henry Fabiani « Le bonheur est pour demain »…   Tournage qui se termine quelques jours avant la mort de Crolla, le 17 0ctobre. Depuis, Higelin a toujours été très présent auprès de Colette Crolla, jusqu’en mars 2015, et on peut penser qu’ils se retrouvent avec Colette et Henri quelque part dans un autre monde.

Pour quelques amis qui ont toujours été présents autour de Colette Crolla, un souvenir de cette soirée début Avril 2001, pour l’anniversaire de Colette, les amis se reconnaitront…

Photos de Martine Gatineau,  merci Martine… et aussi,

Ce soir-là, la salle était partagée avec une famille qui faisait un repas de mariage, avec Jacques Higelin en prime, je crois qu’ils en ont gardé un souvenir exceptionnel…

Norbert Gabriel

 

Léopoldine HH, premier prix Saravah…

5 Avr

Le premier prix Saravah a été décerné le 5 Avril 2018 à Léopoldine HH…   Pour rappel si vous avez raté ce qui s’est passé ces 40 dernières années dans le monde de la chanson, Pierre Barouh a créé ce label hors normes, en ce sens qu’il laissait une liberté de  création totale à ses invités.  Dans une sorte de labo où toutes les aventures étaient possibles…  Quand on a dans la mémoire les picaresques péripéties qui ont ponctué la vie de ce label, de  Jérôme Savary et son grand cirque des animaux tristes, au Kabaret de la dernière chance la maison accepte l’échec, et quelques autres mirifiques rencontres générées par la vertu des impondérables, donc, avec tout ça en filigrane, la finale de ce prix était assez prévisible, si on met dans l’équation:  les membres du jury, le goût du spectacle jouissif, et le talent de montrer en 3 chansons un éventail très séduisant de spectacle vivant, la lauréate était forcément , Léopoldine HH…

 

Et pour compléter, quelques mots de Pierre Barouh qui situent bien comment il voyait ce que peut être la chanson, c’était fin Septembre  2016,  avec les échos de ce qui a construit son univers de baladin éternel…

Je l’aime bien le vieux Léon

Que l’Auvergnat m’a présenté

 Il offrait son accordéon

 Aux folles complaintes à chanter

Et pour toujours dans mon pré vert

Les feuilles mortes narguent l’hiver

Elles réchauffent ma passion

 Des mots que j’offre à mes chansons

 Mes pensées se forment d’échos

 Si mon gout du temps du tango

 N’est pas aujourd’hui préféré

 Des belles indifférentes auprès

 De qui souvent je m’évadais

Avec des mots qui m’obsédaient…

 

Léopoldine HH est de cette famille, celle qui accepte, et propose à ses  amis, la poésie  la plus farfelue, l’art de raconter des histoires en 3 ou  4 minutes, la folie de la tendresse, et le talent de partager tout ça.

 

Norbert Gabriel

Deux associations ressuscitent la Foire aux Instruments de Musique de Cestas (33)

5 Avr

 

Un petit phœnix renait de ses cendres près de Bordeaux… Le weekend des 7 et 8 avril fêtera la résurrection de la célèbre Foire aux Instruments de Musique qui fit la renommée de Cestas durant les décennies 1990 et 2000, avant de s’éteindre il y a quelques années, laissant artisans et exposants d’instruments neufs ou d’occasion, artistes passionnés et musiciens amateurs, collectionneurs et concitoyens, le cœur un peu lourd de la disparation de ce rendez-vous annuel devenu une tradition, qui attira dans la petite commune girondine plusieurs milliers de personnes venues partager un moment festif, chaleureux et éclectique. Comme un cœur recommence à battre, le bourg de Cestas hébergera à nouveau cette année stands d’exposition/vente et ateliers participatifs de création, et résonnera, samedi et dimanche de 10h à 18h, au son des cuivres de fanfare et au gré d’une variété de musiques qui s’exprimeront à travers plusieurs concerts rythmant la manifestation ouverte à tous : Galen Hartley (Indie Flok) [ du groupe Transat, qui nous avait accordé un entretien https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2017/08/12/rencontre-avec-le-groupe-transat/%5D,  Titouan (Hip-Hop), Bignol Swing (Swing Manouche), Jean-Christophe Morel (Classique) et Golden Parachute (Ragga Folk). Depuis l’annonce de l’évènement, une excitation et un enthousiasme intenses agitent les esprits, tant l’évocation même de la Foire aux Instruments réveille les mémoires émues de ceux qui l’ont assidument fréquentée ou peut-être juste traversée, s’y sont acheté leur premier instrument ou y ont peut-être juste partagé un moment de vie culturel et convivial, mais aussi les fantasmes de plus jeunes qui n’en avaient qu’entendu parler. Emma et Mathias, respectivement membres de Les Z’arpètes et Musicalement Votre, les deux associations dont la collaboration a, de l’origine à l’horizon, initié et mené à bien le projet de réédition de la Foire, ont accepté de nous raconter cette émouvante aventure.

 

– Bonjour et merci de nous recevoir pour parler de la renaissance de cet évènement culturel et convivial, qui a fait la renommée de Cestas auprès des amateurs et passionnés de musique, avant de disparaitre il y a quelques années. Comment avez-vous décidé et mis en œuvre le projet de résurrection ?

– Mathias : La foire aux instruments est un projet né dans les années 90, grâce à l’association Musicalement Votre fondée au tout début des années 90. L’idée était de créer une brocante avec de l’originalité, c’est-à-dire des instruments de musique d’occasion originaux et aussi des concerts de musiques alternatives. La manifestation a extrêmement bien marché d’année en année, jusqu’à ramener plus de 4000 personnes sur un weekend et attirer des exposant qui venaient de partout en France, et même de Suisse ou d’autres pays. Et puis au cours des années 2000, l’association Musicalement Votre a compté de moins en moins de bénévoles, et la foire s’est arrêté à la fin de la décennie, pour laisser place à une brocante plus généraliste. Depuis 5 ans, il ne s’était plus rien passé. Or depuis 3-4 ans, l’association est dotée de nouveaux membres  qui essayent de relancer et réitérer l’évènement.  Parallèlement ça fait quelques années que nous avons des accointances avec l’association Les Z’arpètes qui organise des festivals, et qu’on s’aide mutuellement pour nos évènements respectifs, en nous échangeant ou prêtant des bénévoles. On avait le projet à terme de se lancer dans une coproduction et d’organiser quelque chose conjointement. C’est ce qu’on va faire avec cette foire aux instruments. Musicalement Votre bénéficie d’un soutien de la municipalité et dispose des locaux, de son expérience de la Foire et de fonds ; et Les Z’arpètes possèdent un savoir faire et une volonté de bien faire dans ses équipes, et beaucoup de bénévoles. S’allier nous permet donc de nous lancer sereinement pour créer un gros évènement.

– Emma : Nous, Les Z’arpètes, organisons un festival pluridisciplinaire et éclectique autour de la musique et des arts de rue, avec un village associatif et artisanal, depuis 15 ans maintenant, qui se tient à Villenave d’Ornon, sur la plaine de Courréjean, où a aussi lieu la fête de l’Huma. L’évènement est plutôt familial en journée et peut se poursuivre tard dans la nuit avec des concerts et un camping sur place. Nous organisons aussi d’autres soirées de concert, un tremplin pour nouveaux talents… Donc ça fait quelques années qu’on organise des concerts, et qu’on a acquis un savoir-faire rodé, avec l’habitude de travailler par domaines de compétence et par postes.

– Mathias : Alors sur un projet de telle envergure, c’est bien de pouvoir collaborer dans un nouveau cadre pour mener les choses à bien. Un mois avant la date de l’évènement, tout l’espace intérieur était déjà rempli, et bien qu’il reste des espaces à occuper dehors, c’est déjà une garantie de succès de l’évènement.  

 

– On sent beaucoup de cœur dans la manière dont le projet a été mené à bien. Y portiez-vous un investissement affectif particulier et pourquoi ?

– Mathias : C’est un évènement qui a pas mal marqué les mémoires, comme le confirme mon voisin de droit [NDLR : intervention de l’âne Spirou par un cri du cœur tonitruant]. Quand on parle aux gens de Cestas de l’association, ils pensent d’abord et d’avantage à cette Foire aux Instruments, qu’aux autres évènements organisés par l’association comme la Fête de la Musique. C’est ce qui reste dans la mémoire locale de Musicalement Votre ; donc on espère honorer cette mémoire. C’est une brocante qui se fait parfois dans les communes alentours, mais qui reste assez modeste avec une portée relative. A Cestas on voudrait vraiment recréer un gros évènement. Ce projet est né des souvenirs de tout un chacun, parce que la Foire aux Instruments de Cestas a rythmé notre adolescence, pour ceux qui baignaient dans la musique à cette époque. Il y a une petite étincelle dans l’œil de tous ceux qui l’ont connue avant et arpentée, et ça sert de source de motivation pour la remettre sur pieds. C’est une petite magie impalpable qui est là. Des multi-instrumentistes vont gérer un stand de dépôt-vente pour les particuliers, afin de pouvoir indiquer le prix le plus juste et gagnant-gagnant pour les vendeurs et les acheteurs. L’idée s’est détachée très vite que nous n’organisions pas cet évènement pour faire rentrer de la trésorerie ou faire du profit. Le but est de faire une belle manifestation riche, avec des exposants divers, qui ne soit pas non plus un investissement à perte pour eux, et grâce à laquelle ils puissent vendre des instruments, et au minimum nouer des contacts. C’est fait par des passionnés pour des passionnés, en espérant que ce sera vécu et ressenti comme tel par le public, les professionnels, les musiciens, les amateurs, les familles dont les enfants pourront fabriquer des instruments dans les ateliers.  

– Emma : Ce qui sera vraiment intéressant et qui distingue cette foire des autres brocantes, c’est toutes les animations qu’il va y avoir autour. Plusieurs concerts auront lieu : Galen Hartley, un concert de fanfare déambulatoire qui circulera dans le bourg pendant le marché du dimanche matin, un concert de musique classique et de musique traditionnelle irlandaise dans l’église avec Jean-Christophe Morel, un concert d’ouverture avec le groupe de Jazz Manouche Bignol Swing, un concert de Hip-Hop de Titouan, et un des Golden Parachute (Ragga/Folk) qui clôturera l’évènement, plus une scène ouverte où chacun pourra jouer et remuer les foules. En plus de ça, le collectif La Tente à Son animera des ateliers autour de la musique, et une équipe d’animateurs et animatrices passionné(e)s tiendront un village d’enfants où on apprendra la confection d’instruments de musique à partir d’objets de récupération : boites de conserves, tubes en carton de sopalins ou de rouleaux de cellophane, PVC, tongs… Donc nous appelons naturellement les participants à amener ce qu’ils ont sous la main pour cela. L’idée est de faciliter l’accès à la musique : ce sont des instruments qu’on va faire avec trois fois rien, trois bouts de ficelle et de la récup. Ca se tiendra de 10h à 18h samedi et dimanche.

 

– Qui pourra participer concrètement à la manifestation ?

-Mathias : Tout le monde peut venir ! Particuliers, professionnels, passionnés, collectionneurs… Il y aura une équipe de bénévoles qui va gérer un dépôt-vente, à qui ceux qui ont des instruments à vendre et pas forcément le temps de passer 48h sur les lieux pourront confier leurs objets. Toutes les démarches à effectuer sont numériques, via les liens et coordonnées indiqués sur la page facebook de l’évènement, ainsi que sur celles des deux associations, Les Z’arpètes et Musicalement Votre. L’avantage de la préinscription est de nous permettre que tout l’administratif soit prêt au moment de l’ouverture de la manifestation, ce qui évitera aux gens d’attendre 30mn pour déposer un kazou par exemple.  Sera également présent un disquaire qui est celui qui fait le festival Musicalarue à Luxey et possède un joli étal. Il y aura des vendeurs de cuivres, des luthiers instrumentistes qui vendent du matériel divers et varié, une fabricante d’enceintes de Gradignan, un fabriquant d’amplis venu de Dordogne, un collectionneur de guitares, deux luthiers d’instruments à cordes, dont un orienté dans la confection de guitare et un autre de violons, un fabriquant d’instruments médiévaux, un fabricants de Tongue et de Tore Drums qui sont des instruments de percussion qui produisent des sons très féériques,  des stands de petits et gros instruments variés, de la guimbarde au percussions en passant par les crapauds et les bâtons de pluie, des bols vibratoires, des flutes, etc… Effectivement les précédentes foires aux instruments n’étaient peut-être pas aussi diversifiées. Mais ça se tiendra dans le même lieu et occupera la même superficie. Il y aura aussi une tombola avec des lots divers et variés en lien avec la musique d’une part, et la plupart des commerçants de Cestas Bourg d’autre part.

 

– Comment a été accueilli votre projet de relancer cette foire d’une part par la commune et les résidents de Cestas, et d’autre part par les professionnels qui y participaient avant ?

-Mathias : Pour la mairie, c’est un projet culturel géré par les associations, donc dont elle n’a pas à sa soucier de l’organisation, et ça lui convient. Elle participe en mettant les locaux à disposition ainsi que du matériel technique, et ça fait vivre la commune, qui est un peu vieillissante, et excentrée, étant en dehors de la Communauté Urbaine de Bordeaux, donc pas forcément attractive pour des évènements culturels ou artistiques. Et du côté de l’association des commerçants, il existe un désir des commerçants du bourg de faire vivre la commune et que les gens puissent s’y retrouver dans la convivialité.

– Emma : D’autant que le dimanche matin a lieu le marché, et on espère créer un lien et de l’échange entre la foire aux instruments et le marché. La manifestation sera essentiellement diurne, avec bien sur des possibilités de restauration sur place.

– Mathias : Pour ce qui concerne les exposants qui avaient l’habitude de fréquenter cette foire avant, c’est nous qui les avons recontactés. Ceux qui étaient déjà présent lors des premières éditions ont été extrêmement contents de pouvoir revenir. Et puis la plupart de ceux qui n’avaient jamais pu venir, mais qui seront là cette année, avait entendu parler de la manifestation et de sa notoriété ; ils ont donc accepté vivement. Certains qui n’ont pas pu se libérer pour venir cette année sur ce créneau du calendrier se sont déjà placés pour les prochaines éditions. Pour l’anecdote, des artistes et un ancien bénévole de l’évènement, lorsqu’ils ont entendu parler de la renaissance de la chose, nous ont contactés pour pouvoir revendre du matériel via le dépôt-vente. La Foire est une fête locale, mais des instruments vont venir d’un peu partout dans la région, et de la France entière.

– Emma : Et puis l’évènement est spécialisé dans la vente d’instruments, alors que ces commerçants ou artisans tiennent souvent des stands dans des festivals, lieux où le public ne vient pas nécessairement dans le but d’acheter un instrument, où les festivaliers n’ont pas forcément envie de trainer avec eux un instrument tout le long d’une soirée. Là, la manifestation est dédiée à cela.

 

 

Miren Funke

 

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