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Samedi 14 juillet. Quatrième jour des Rencontres Marc Robine 2018

16 Juil

                 

 

 

Une journée qui commence par un pique-nique républicain en chanté, à Volvic, dans la cour du Musée Marcel Sahut, avec la participation d’artistes, de la région Auvergne-Rhône-Alpes,  conteurs du Collectif Oralité de la région Auvergne-Rhône-Alpes, des chanteurs et musiciens du festival, avec pour capitaine Frédéric Bobin, qui s’entraîne pour la finale de la coupe du monde de la chanson, la poésie est au rendez-vous avec Fabrice Péronnaud, Lizzie  qui nous fait voguer dans son univers mélancolique et poétique de saudade, accompagnée de sa guitare folk ou de son accordéon. Et partageant la même passion que Lise Martin pour le folk américain, elle l’invite pour un duo de Jambalaya on the Bayou.

Lise Martin qui l’invitera à son tour en fin d’après midi à l’Arlequin à Mozac.

C’est vers 18 heures que Lise Martin nous invite à sa balade musicale. Courte robe à fleurs et bottines, cette jeune femme charmante au naturel  nous fait entrer dans son univers entre folk et chansons d’auteure, hors du temps, histoires de vie, questionnement sur la condition humaine, :

J’ai besoin de  comprendre. Le chaos en moi peut être très violent et l’écriture m’aide à mettre au monde l’étoile dont parle Nietzsche. Le chant adoucit tous les maux et le silence , 

confie t-elle dans Hexagone, l’amour ou la  révolte, de sa voix profonde et vibrante qui véhicule l’émotion, accompagnée de son ukulélé, de Simon Chouf  à la guitare, et Eugénie Hursch au violoncelle, nous raconte entre deux chansons, son enfance à Saint-Menoux, dans l’Allier, où elle a passé sa tête dans la fameuse débredinoire qui éclaircit les idées, la grande maison de ses parents, ses petits boulots à Paris, quand elle s’est retrouvée dans 16 m2, avec une douche au milieu, les 10 ans qu’elle a passé à s’occuper d’un vieux monsieur, leur amitié a inspiré une chanson émouvante à Lise : J’ai reçu, car elle a reçu autant qu’elle a donné pour cet homme, décédé il y a deux ans.

Chagrin d’amour ? Elle veut juste trouver Paris beau en été : Demain :

Ce soir je n’ai pas envie de rire ni de parler
Ce soir je n’ai pas envie de boire ni de fumer
Je n’veux pas m’enivrer pour rien, pour oublier
Je n’veux pas de mémoire ni d’alcool à pleurer 
Je veux juste trouver Paris beau en été…
Je veux juste marcher, ne pas penser à toi 
Si une larme coule, le vent la sèchera…

Elle voudrait : Elle voudrait s’en aller de l’hiver de son cœur
Ne pas rester prostrée à attendre son heure
S’enivrer de soleil  et retenir la nuit
Connaître ce bonheur qu’on lui a tant promis.

Elle voudrait Respirer : Je voudrais que tu me prennes dans tes bras

Je voudrais pleurer longtemps
Je voudrais que tu me serres contre toi, tendrement
Comme on berce un enfant
Je voudrais tout doucement
Que nous laissions passer le temps.
Je voudrais juste un instant
Que nous nous aimions longtemps.. .

 

Mais il y a le Matin froid, où elle noircit ses nuits blanches,

Et, quand vient l’Orage :

J’aimerais tant rire de nos bêtises
Et ne pas rester là assise
A me demander avec qui tu dors
Et j’invente des rêves fous
Des histoires à dormir debout
J’imagine n’importe quoi
Que tu arrives, que tu es là…

Alors, quelle est La conduite à suivre ?

Pour trouver la chaleur quand tu trembles de givre
Pour ne pas faire d’erreur sur la conduite à suivre…

Tant pis, on viendra pas me consoler
C’était hier que j’aurais dû pleurer
Aujourd’hui, je n’ai pas envie
Et puis demain, tout ira bien…

Où trouver La liberté ?

Et je rêve souvent d’une maison dans une clairière
Pour y poser le poids des ans
Avec une jolie rivière
Pour y déposer mes larmes de sang…

 

Mais chaque jour a sa douleur, et chaque jour connaît sa joie quand on est de toutes Les couleurs,

Chansons de vie, d’amour, et aussi de colère, Derrière le mur :

Son père a bâti une maison
Pour protéger sa fille sage
Pierre de colère, ciment de rage
Sa fille grandit en prison.

Une reprise de Damia, aussi reprise par Edith Piaf : Tout fout le camp, une interprétation originale cajun de Travailler c’est trop dur, rappelons que les paroles et la musique sont de Zachary Richard.

Quelques chansons  en duo avec Lizzie, une reprise en français de Danse me to the end of love de Léonard Cohen, et Lise parle d’un projet commun avec Lizzie, autour de leur passion commune pour le folk américain.

Lise Martin a accroché son public, moi-même, tellement scotchée par ses chansons, par  sa voix, que j’en ai oublié de prendre des notes. (merci Lise d’être venue à mon secours et un bisou à Nola).

Puis vient le temps des goguettes, vieille tradition et nouveaux chansonniers, ce soir là, ce sont les goguettes de Patrice Mercier, qui a plusieurs vies, membre d’action discrète,  faiseur de sketches pour Canal+, et entre tout ça, il détourne les chansons françaises pour la bonne cause, j’ajouterai vrai comédien, et excellent chanteur. Il décortique la société sans être moraliste, avec humour,  finesse et pertinence, c’est bien tourné, et ça a du sens. Après avoir remercié ses hôtes mozacois, deux fois de suite, ça lui a permis une introduction à son tour de chant, en compagnie de Valérie Rogozinski au piano. Et tout y passe, Le FN, Star war, sur l’air de SOS pour un terrien, l’obsolescence programmée, Johnny  Hallyday : J’ai oublié David, les bouteilles en plastiques : Je suis une bouteille à la mer, les petits scandales du sport sur l’air de  à bicyclette,  de Pierre Barouh, Macron : Des fonds pour la piscine, sur l’air du Petit pull marine d’ Isabelle Adjani, Les carbonaras pour… Le régime, Ce Jambon là  pour les vegans : Lui qui finira cru ou bien complètement cuit chez Madrange ou Herta… Sur l’air de Chez ces gens là de Brel, ses premières amours qui finissent mal, avec Madame Danièle sur l’air de Blanche de Pierre Perret, la meilleure façon de mourir : La mort de Félix Faure

Je ne veux pas m’en aller vieux
Comme oublié des dieux
Au fond du musée Grévin
D’une maison de soin
Si je dois mourir épuisé
Que l’infirmière soit déguisée
Qu’elle agite à mon dernier souffle
Non pas ma ma paire de pantoufles…

Mais aussi une très tendre, drôle et émouvante chanson sur l’euthanasie : Je l’aide à mourir, sur l’air de Je l’aime à mourir de Francis Cabrel :

Elle veut partir, on lui propose
De s’faire la belle au bois dormant
Elle veut partir, on lui propose
Des calmants
Un lit, jusqu’à quand ?
J’ai lancé une fatwa, balancé sur le net,
Qu’elle faisait le chien wa-wa en disant v’la l’prophète
Je l’aide à mourir…

Encore un excellent moment avec Patrice Mercier que l’on a retrouvé au Tour de bal, et il a dansé, lui !

Des journées bien remplies ! On a à peine le temps de grignoter avec Martine qu’on y retourne, c’est toujours à l’Arlequin, et c’est le Tour de bal, et bien croyez-moi, on a retrouvé nos jambes, nous, les filles, parce que les garçons sont plutôt restés assis à écouter la musique et les chansons ! L’orchestre, Claude Lieggi au chant, Nicolas Frache, guitare et chant, Pauline Koutnouyan, accordéon et chant,  Michel Sanlaville à la contrebasse, auxquels est venu se joindre, à la guitare Frédéric Bobin, nous a entraînées , allez entraînés, il y en avait quand même quelques uns sur la piste, dans la ronde folle d’un répertoire de 80 chansons dansantes, ou bien de danses chantées, du cha-cha-cha au rock, de la valse au madison, du paso-doble au tango, ou au souk, mais un rock sur une chanson de Trenet, Que je t’aime de Johnny en twist, ou Requiem pour un fou en paso-doble, ect… ( je n’ai pas tout noté, je dansais !)  ce n’est quand même pas courant !

Et  les artistes, comme tous les autres jours, ont remercié Catherine Reverseau, la fée lumière, et Antoine Auber au son.

Et même pas mal aux genoux le lendemain, dimanche, jour de la coupe du monde de la chanson, l’Auvergne contre le reste du monde, un match difficile, faut dire que le Brésil a bien joué, mais Frédéric Bobin a fait la différence, je vous raconterai ça demain…

 

Danièle Sala

Photos de Martine Fargeix

NDLR:  Un petit salut à Nola, qui se nourrit au biberon amélioré de la scène vivante, et en bienvenue dans le monde ce haïku de maman Lise …  

Un matin de mai,
J’ai vu fleurir ton regard
Et grandir mon cœur

(Haïku pour ma fille Nola, née le 2 mai 2018)

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Folle journée à Mozac pour le deuxième jour des Rencontres Marc Robine 2018

14 Juil

C’est Jean-Yves Lenoir qui ouvre cette deuxième journée, tourangeau et auvergnat d’adoption, acteur, metteur en scène, il dirige la compagnie du Valet de Cœur à Clermont-Ferrand, écrivain, poète, passionné par la langue française et son évolution dans l’histoire.  

Et Pardi ! il nous a régalés par l’ interprétation de ses textes :

Pardi ! Ce froid sec de l’automne qui rabote le crépi des façades. Et qui frotte, polit le caniveau, le goudron.

Propre, monsieur : grande toilette de haut en bas !
– Propre comme un sou neuf. 

Textes que l’on peut retrouver dans son recueil Pardi ! Prose ou poèmes ? «  Ces petits papillons qu’on appelle éphémères,

Que nous dit-tu, poète ?
Qu’un bénitier de pierre,
Dans le froid, dans la glace, a retenu leurs ailes.

Jean-Yves Lenoir nous a aussi gratifié d’une recette pour réussir nos soirées poétiques, en quatre méthodes,  beaucoup d’humour et une pointe d’ironie. La soirée conviviale, hommage aux poètes de préférence vivants… Le Cercle, apologie pour poètes morts ou vivants, avec pianiste qui joue un concerto de Lizt… Soirée interprétation pour poète mort… Soirée évocation pour public éclairé, fauteuils empire, riches bibliothèques aux livres reliés, etc…

Jacques Viallebesset qui lui succède, en compagnie de Fabrice Péronnaud rectifiera le tir en précisant que les poètes font leur gamme et des exercices de style, la muse ne fait pas tout !

Gaspard_Montagnes

Et c’est Dans le vent des montagnes, en cheminant avec Gaspard , que ces deux conteurs-poètes nous entraînent, poèmes puisés dans la malle aux trésors de Gaspard des montagnes et réunis dans ce recueil

Rappelez-vous le franc Gaspard des montagnes
Qui surgissait en bondissant
Et comme un diable dans les cabarets
A l’orée des bois noirs

Dans ces pays marqués par le bruit de la cognée
Au bord de cette forêt qui bleuit sous le vent
La couche de fougères du bûcheron
C’est ici que je vous donne rendez-vous
Dans ce grand matin d’herbes et d’oiseaux… »

Après la poésie,  question existentielle : Des lumières à l’intelligence artificielle, que sont nos valeurs  devenues ? Avec Thierry Lambre mathématicien, Bernard Dumoulin, philosophe, Jean-Yves Lenoir, écrivain et comédien.

Le monde est une immense symbiose, est-on en train de rompre un lien sacré ? Pour Bernard Dumoulin, le problème est le contrôle de l’homme, est-ce que l’homme est capable de contrôler les machines, les robots, rester le centre de ce qu’il a produit lui-même ?

Il fut question du principe de précaution, de la grande puissance de l’intelligence artificielle pour un pays comme la Chine par exemple, des pays où l’état contrôle tout le système, et de surmonter ce problème avec l’ONU .

Le mathématicien Thierry Lambre est plus optimiste, en affirmant que l’intelligence artificielle a permis de grands progrès, en médecine notamment, un ordinateur bien informé est capable de détecter un mélanome, en le différenciant d’un grain de beauté à 95%, alors qu’un simple dermato le détecte seulement à 87%. Et que rien ne sera alarmant tant que la décision restera humaine.

Jean-Yves Lenoir, est-ce que la décision finale appartiendra toujours à l’homme ?

Il fut aussi question de Copernic, qu’est ce que sa perception de l’univers a apporté à l’homme ?
Une auditrice a posé la question de l’éthique. D’où viennent les matières premières qui servent à fabriquer les machines productrices d’intelligence artificielle, et dans quelles conditions sont -elles exploitées ?
Nous avons aussi parlé de l’importance de ne pas confondre la science et la technologie. De l’importance d’adapter les robots aux besoins des hommes.

En conclusion, l’intelligence artificielle est-elle capable de prendre le dessus, où n’est-ce qu’un écran de fumée derrière lequel il y a le pire et le meilleur ?

Ouf !

Il est temps de revenir à la chanson, avec tout d’abord Guilam et sa fille Camille que son père a convaincue de monter sur scène, et il a bien fait ! Le duo, c’est 2 Folks,  un duo père fille tout en harmonie, deux voix qui se répondent où s’unissent, en parfaite harmonie, pour un voyage intérieur tout en douceur et poésie. Leur album en commun, Variations, 12 titres, auto-produit, est Un écrin de quiétude pour le cœur et pour les oreilles. Je ne saurais dire mieux..2 folk

Et quand Camille chante seule Emmenez moi, on reçoit en plein cœur sa voix limpide, aérienne , vibrante d’émotion.  Des chansons de Variations, des reprises de Félix Leclerc, de Brassens, de Dimey, Cabrel… ou encore de Pierre Lapointe, Tel un seul homme :

Et si je vous disais que même au milieu d’une foule 
Chacun, par sa solitude, a le coeœur qui s’écroule 
Que même inondé par les regards de ceux qui nous aiment 
On ne récolte pas toujours les rêves que l’on sème 

Déjà quand la vie vient pour habiter 
Ces corps aussi petits qu’inanimés .

Et surprise, ils sont revenus inopinément un peu plus tard pour une chanson de Jacques Bertin, en hommage , Le rêveur :  

J’étais l’enfant qui courait moins vite 
J’étais l’enfant qui se croyait moins beau 
Je vivais déjà dans les pages vides
où je cherchais des sources d’eaux 

J’étais celui à l’épaule d’une ombre
qui s’appuyait, qu’on retrouvait dormant
Je connaissais les voix qui, dans les Dombes,
nidifient sous les mille étangs…

Un très beau moment, suivi d’Emile Sanchis, un auvergnat, conseiller municipal de Vic-le-Comte, qui écrit depuis les années 80, et compose depuis plus longtemps.

Sanchis peronnaud 2

 

Il nous interprète une chanson de Leprest : Aux funérailles, au funambule, et dit Paroisse de Jacques Bertin, avec Fabrice Péronnaud. Paroisse, une chanson de toutes les époques.

Emile Sanchis qui nous confie que c’est à la médiathèque de Croix Neyrat, dans les quartier nord de Clermont-Ferrand en 97, que La blessure sous la mer de Jacques Bertin lui a ouvert un horizon.

Laurent Berger et P Bertin 1728x1862Et on enchaîne avec Laurent Berger dont certains pensent que c’est le digne successeur de Jacques Bertin, on le dit aussi héritier d’Allain Leprest et Barbara.  Brassens et Barbara, c’est la même fibre dit-il : Quand ils te parlent de solitude, d’homme, de femme, d’amour, d’amitié, c’est tout de suite sensible, tout de suite le choc.  Et sa rencontre avec Brel : on se rend compte qu’à partir de son enfance et de son milieu, il s’est créé une véritable poésie… un peu comme Gilles Vigneault le fait avec le Québec les grands espaces, avec Mon Pays c’est l’hiver…  Il y a aussi Bernard Dimey, découvert à La librairie des pas pressés, où l’on fait de belles rencontres. On connaît la chanson ne s’y est pas trompé en lui décernant le prix Marc Robine, en 2015, Laurent Berger qui poursuit ses chemins de liberté depuis 26 ans, guidé par la beauté intérieure et les sentiments  de chacun de nous, moments de vie maraudés çà et là, voix métallique, et un charme qui fait mouche, n’est-ce-pas Martine qui l’a mitraillé de ton œil admiratif  et de ton objectif ? : Tous les amours s’en vont en mer

Pour la traversée du sublime
Ils laissent les vivants derrière
Au quotidien qui les opprime
Pas de carte, pas de boussole
Ils se confient à l’incertain
C’est du prévu dont ils rigolent
Leur plan de vol est fait d’instinct. ..

Et Jacques Bertin, qui est là depuis un moment, arrivé deux heures en avance, entre sur scène. Il chante ses propres chansons, pure poésie, beau jeu de guitare, et voix claire et sonore.

J’étais l’enfant qui courait moins vite
J’étais l’enfant qui se croyait moins beau
Je vivais déjà dans les pages vides
Où je cherchais des sources d’eaux

J’étais celui à l’épaule d’une ombre
Qui s’appuyait, qu’on retrouvait dormant
Je connaissais les voix qui, dans les Dombes,
Nidifient sous les mille étangs

Il nous chante l’enfance, la vie des gros bourgs, la compassion pour les humbles, les rendez-vous manqués, et le temps assassin qui, dans son cortège de déroutes emporte en un même souffle les amours en charpie et l’écharpe nouée des amitiés qui s’enroulent. Marc Robine.

Il chante aussi les amis, Luc Bérimont, Jean Vasca :

Amis soyez toujours ces veilleuses qui tremblent 
Cette fièvre dans l’air comme une onde passant 
Laissez fumer longtemps la cendre des paroles 
Ne verrouillez jamais la vie à double tour

Très applaudi Jacques Bertin, plusieurs rappels qu’il accepte avec plaisir. Doit-il son humour et son sourire ce jour à un chien, présent dans l’assemblée, et qui aboyait à chaque chanson ? C’est la première fois que j’arrive à intégrer un chien à mon public nous dira-t-il.

Enfin, le soir, nous arrive la compagnie Beline avec son spectacle La feuille à l’envers, Evelyne Girardon, Sandrine Fillon, Patrick Raffin et Jean Blanchard, quatre joyeux et talentueux lurons qui nous la joue trad-érotico-coquine, chansons hardies du répertoire traditionnel français, mais jamais vulgaires, et si bien interprétées, accompagnés d’instruments de musique traditionnels comme  vielle à roue, accordéon diatonique, soufflet, etc…

Et étant des chansons répétitives, nous avons tous repris en choeur Les réveillées du placard, La meunière, La marmotte, et appris les bases du vocabulaire érotique, se faire mener en bateau, le baquet, converger, le trou: orifice, espace anatomique vide dans quelque chose,  bonjour Léonie, mouiller son mouchoir à l’eau de Cologne, arroser les puces qui sont de redoutables sauteuses, l’anguille: poisson carnassier qui n’aime pas la lumière, c’est d’ailleurs pour ça que l’on dit : Il y a anguille sous roche. Etc… Soirée très édifiante et joyeuse.

Et à suivre, avec un jour de décalage, je vous prie de bien vouloir m’en excuser, pour la journée d’hier, très riche aussi.

Danièle Sala

 

Photos Martine Fargeix ( sauf JY Lenoir DR)

Rencontres Marc Robine 2018

22 Mai

                                           

Il y a parfois de belles surprises dans la vie, quand Michèle Bernard vient chanter à l’Arlequin, à côté de chez moi, quand Lili Cros et Thierry Chazelle viennent chanter à Volvic, quand il se passe quelque chose d’important pour moi et près de chez moi.

C’est pourquoi je fus heureuse de découvrir les lieux des Rencontres Marc Robine 2018, Mozac, Volvic, Riom, Châtel-Guyon… Voici les détails de ces Rencontres, le programme tel que je l’ai reçu par courriel, avec un titre sur mesure : « Osez l’aventure des quatorzièmes Rencontres Marc-Robine ! »

Venez écouter la Chanson des Passeurs, ses musiciens et interprètes ; partager la création et les réflexions de ses poètes, écrivains, philosophes et historiens…  Rendez-vous sur le territoire de « Riom Limagne et Volcans », à Châtel-Guyon, Mozac, Riom et Volvic, villes d’eaux, de pierres et de feu, villes d’art et d’histoire, aussi.

              Du 11 au 15 juillet, nous aurons grande joie à vous accueillir !

 

Mercredi 11 juillet  – RIOM, Musée Mandet

Habiter poétiquement le mondeCette célèbre phrase du poète et philosophe Hölderlin reflète l’engagement poétique d’André Velter et Ernest Pignon-Ernest : une poésie qui ne se limite pas à un ornement mais qui est véritablement vécue.

16 h– Visite inaugurale de l’exposition Ernest Pignon-Ernest – André Velter.  Cette exposition retrace le compagnonnage poétique de ces deux artistes à travers la présentation inédite de leurs dix-huit ouvrages, lithographies et dessins.

17 h 30  – Spectacle poétique André Velter – Olivier Deck.   Gratuit

–>  A noter, le mardi 10 juillet, à 17 h 45: la projection, en première « mondiale », du film « Extases », d’Ernest Pignon-Ernest et André Velter, suivie d’un débat avec André Velter.   Gratuit

 

CHATEL-GUYON Mercredi 11 Juillet   21 h, théâtre de Châtel-Guyon   – Concert Diane Tell

Seule sur scène avec sa guitare, Diane Tell impose ses chansons, mais aussi un sourire et une sympathie qui font mouche. Bien sûr, elle interprète l’illustre « Si j’étais un homme » et « La légende de Jimmy » qui défient le temps… Mais aussi le sublime « Boule de moi », écrit par un certain Laurent Ruquier, une chanson abordant le désir d’enfanter, « Faire à nouveau connaissance » de Françoise Hardy, « Voir un ami pleurer », de Brel, « Présence », de Leclerc, « Qui », d’Aznavour, des standards de jazz adaptés par Vian… Autant de bijoux que Diane Tell sait sublimer, leur apportant une touche personnelle, une charge émotionnelle et une sensibilité qui conquièrent un public émerveillé par sa douceur, sa tendresse et sa poésie.   Tarif: 28 / 24 euros

 

Jeudi 12 juillet  – MOZAC / Château de Portabéraud

Une journée dans la magnifique « Folie » Mercier. Au XVIII ème siècle, Gabriel Mercier, gentilhomme éclairé, réunit les fortifications de l’abbaye royale et clunisienne de Mozac pour donner naissance à la « Folie Mercier » dans l’esprit du Siècle des Lumières. La douceur des lieux invite à la flânerie et à la rêverie… au badinage et à la philosophie, ainsi qu’aux jeux de l’insouciance.

La journée « Folie » à Portabéraud.   A partir de 10 h 30  – La chorale du public, animée par Agnès Mollon  : Chanter avec Guilam.

– A la découverte de la Folie Mercier, avec Pascal Piera, auteur de « La Folie d’un sage, Gabriel Mercier et le domaine de Portabéraud ».

– Rencontre avec Christian Robert, auteur de « Histoires d’Auvergnats » et Patrice Delbourg, écrivain, spécialiste de Blaise Cendrars, passion littéraire de Marc Robine.

  • 12 h  Déjeuner dans le parc  – Lectures, chansons, promenades dans les allées, sieste dans les bosquets.
  • 15 h   Rencontre-débat : « Des Lumières à l’intelligence artificielle, que sont nos valeurs devenues ? » Animé par Alexis Lacroix, co-directeur de la rédaction de L’Express avec Christian Godin, Bernard Dumoulin, philosophes, Jean-Yves Lenoir, écrivain et comédien…
  • 18 h  – Spectacle «  Il était une fois la chanson » 

Le nom d’un poète-chanteur d’exception s’impose : Jacques Bertin. Il y a quinze ans, quelques jours avant de nous quitter, Marc Robine confiait son désir d’aller l’écouter, encore, une dernière fois. En sa mémoire, avec ses amis, nous ferons fête à l’immense Jacques Bertin – et lui décernerons le prix Marc-Robine pour l’ensemble de son œuvre.
Avec:  – Jacques Bertin, Laurent Berger, (prix Marc-Robine 2015) ;

– 2 Folks,et la participation d’Emile Sanchis, Fabrice Péronnaud, Evelyne Girardon…

Jacques Bertin : Sublime Jacques Bertin ! Pas le moindre effet inutile. L’usage des mots, une voix puissante au lyrisme assumé, le rythme, la résonance – tout chez lui est au service des textes – superbes – qui rayonnent dans une très haute poésie, d’une humanité palpable autant que lumineuse.

Parmi les chants des hommes, celui de Jacques Bertin est – définitivement – l’un des plus beaux.

2 Folks: Deux voix se lovent dans un chant d’une franche douceur; elles se respectent, s’équilibrent, tissent une atmosphère qui nous enveloppe et nous ouvre en même temps de grands espaces. Un joyau de pureté, de fraîcheur ! Les mots si bien ciselés et poétiques, les mélodies touchantes et gracieuses portées par des accords tout en finesse et justesse…. Un moment extraordinaire de partage. Un enchantement…

Laurent Berger : Chaque saison, l’œuvre de Laurent Berger accomplit un nouveau pas vers la perfection… Là où le silence sait mais ne rompt pas le secret des choses réelles, le fil de la merveille !  et le poète, dans la main de cette force et beauté, donne sa voix : se lèvent ses mots avec justesse, s’élance son chant au plus haut…   Marc Robine, rempli d’un fol espoir à l’écoute du jeune Laurent ne s’était pas trompé. A.V.

  • 20 h  Apéritif et plateau-repas
  • 21 h – Spectacle « La feuille à l’envers »(Sex Trad).  Le plaisir, la magie et la jubilation d’un répertoire de chansons érotico-coquines, issues des traditions orales et populaires. En place pour quelques chansons chaudes ! Avec Evelyne Girardon, Sandrine Fillon, Patrick Raffin, Jean Blanchard.  Entrée visite comprise, tarif journée : 18 /16 euros – Repas, midi et soir : 12 euros l’un  (sur réservation)

 

Vendredi 13 juillet – VOLVIC  ·à partir de 10 h 30  Maison de l’Artisanat (place de la Grande-Fontaine)

  • La chorale du public, animée par Agnès Mollon : Chanter avec Evelyne Girardon.  12 h – Repas. Lieu terrasse du musée Marcel-Sahut
  • 14 h Sur la terrasse du musée Marcel-Sahut (2 rue des Ecoles) – Rencontre-débat autour du livre d’Alain Borer,« De quel amour blessée. Réflexions sur la langue française ». Prix François-Mauriac 2015. Animé par Alexis Lacroix, co-directeur de la rédaction de L’Express. Avec : Alain Borer, poète,  critique d’art, romancier, écrivain-voyageur, André Velter, poète, Jacques Bertin, auteur-compositeur-interprète, Jean-Yves Lenoir, écrivain, comédien, Bernard Dumoulin, philosophe, Jacques Viallebesset, poète…

Qu’est-ce qui constitue le projet d’une langue, en quoi la langue française est-elle à nulle autre pareille ? Comment croire et comprendre qu’elle disparaît sous nos yeux à une telle vitesse, et avec elle une civilisation ? Alain Borer s’attache à identifier un héritage collectif inestimable, à donner la mesure d’un trésor. Une célébration, un chant d’amour à notre langue qui se pose aussi en œuvre de salut public.

  • 16 h 45  Centre culturel « La Source » (rue de la Libération) – Spectacle : « Ces chansons françaises qui ont fait le tour du monde », Claire Elzière, chant, Dominique Cravic,  guitare, et Christophe Lampidecchia, accordéon.Suivi, à 18 h 15, d’une prise de parole de Jean-François Kahn.
  • jean-claude-drouot-25020 h 30   Centre culturel « La Source »  :  Lecture théâtralisée.Jean-Claude Drouot : « Jean Jaurès : une voix, une parole, une conscience ».  Hier Jean-Claude Drouot, interprète de « Thierry la fronde », est devenu le héros de toute une génération. Aujourd’hui il est la voix de Jaurès. Un Jaurès tourné entièrement vers la République, l’humanité, la paix. Une fierté pour lui. Silence… Sur scène, Jean-Claude Drouot s’efface devant Jaurès. Mais il s’efface pour mieux l’incarner ; on ne s’y trompe pas : il est devant nous, il est Jaurès.

Et comme le dit Jean-Claude Drouot, écouter « Jaurès, une voix, une parole, une conscience » ne peut que nous faire du bien. Parole d’espérance !  Tarifs : 20 / 18 euros les 2 spectacles ; 10 / 8 euros (Claire Elzière) ; 18 / 16 euros (Jean-Claude Drouot)

 

Samedi 14 juillet  VOLVIC   à partir de 10 h 30   Maison de l’Artisanat (place de la Grande-Fontaine)

– La chorale du public, animée par Agnès Mollon : Chanter avec Frédéric Bobin.

  • à partir de 12 h, repas tiré du sac et restauration associative sur place.  Sur la terrasse du musée Marcel-Sahut (2 rue des Ecoles)– « Pique-nique républicain « : les artistes se font une scène… et tout le monde chante ! Avec la participation des chanteurs et musiciens du festival, des artistes de la région Auvergne-Rhône-Alpes et des conteurs du Collectif Oralité Auvergne…

  • MOZAC / L’Arlequin  18 h   Spectacle-Cabaret avec Lizzie, Lise Martin et Patrice Mercier.

Lizzie: Les premières amours de Lizzie furent le piano, Chopin, Barbara… A l’adolescence, elle découvre la guitare et James Taylor… La guitare folk prend alors la place d’une complice de chanson. Au fur et à mesure des ans, le fado devient « maître à chanter » dans sa vie d’artiste. Son spectacle est le fruit de cet univers musical : une chanson française aux couleurs chaudes de la folk et de la « saudade ». Lizzie navigue au fil de ses sentiments entre désir, rêve et poésie. À chaque chanson elle chavire – et nous chavirons avec elle… Un plaisir infini… 

Lise Martin. Lise Martin fait partie de ces artistes qui vous interpellent dès la première écoute. Sa voix profonde et ses compositions aux accents folks nous emmènent, pour une balade hors du temps, quelque part entre Yann Tiersen, Joan Baez et Barbara. Auteur-compositrice-interprète, Lise Martin captive par sa présence, la puissance de sa voix et la force de ses mots. Cerise sur le gâteau : quelques duos avec Lizzie.

Les goguettes de Patrice Mercier. Au piano, Valérie Rogozinski. Sur des airs connus – qu’on les appelle “timbres”, “parodies”, ou encore “goguettes” – Patrice Mercier chante notre temps avec audace, humour, et toujours beaucoup de finesse et de pertinence. “L’esprit aussi mordant que dans ses sketches en compagnie des autres membres d’Action Discrète, Patrice Mercier décortique, à sa manière, l’actualité. Ses chansons portent sur notre société sans tomber dans le jugement moral”. TELERAMA
Une indéniable réussite. Le public, bluffé, séduit, n’a pas manqué d’acclamer le bonhomme. Un bonhomme qui au-delà des qualités d’auteur possède, de surcroît, un vrai talent d’interprète, de comédien qui apporte le complément essentiel à cet exercice.” HEXAGONE

Restauration sur place.

  • 21 h – Bal 100 % chanson française : »Tour de Bal« ,  avec Claude Lieggi, chant, Nicolas Frache, guitare et chant,Pauline Koutnouyan, accordéon et chant,  Michel Sanlaville contrebasse.   … Savez-vous faire une bourrée sur Cabrel ? Sur « La dame de Haute-Savoie » ! Et du disco sur un « Je suis malade » de Lama, mâtiné d’ »Alexandrie Alexandra » de notre regretté Cloclo ? « Que je t’aime » en twist ou « Requiem pour un fou » en paso-doble ? Comment ? Hallyday à un festival chanson !…» (Michel Kemper,“Nos enchanteurs”) Le rêve… Un répertoire de 80 chansons : c’est parti pour un rock, une java ou une valse, un twist ou un cha cha cha… Ça s’enchaîne et c’est irrésistible ! On est littéralement embarqués par les matelots, surpris de se retrouver soudain à danser un tango sur un Gainsbourg ou chanter un madison sur du Boby Lapointe, à tel point qu’on finit par ne plus savoir si c’est d’la chanson à danser ou d’la danse à chanter. Tarifs : 20 / 18 euros les 2 spectacles. Cabaret : 14 / 12 euros. Bal : 14 / 12 euros, gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans.
  • Dimanche 15 juillet – CHATEL-GUYON Au parc thermal, spectacles et activités gratuites toute la journée
  • 10 h 30  La chorale du public, animée par Agnès Mollon : répétition de « Quitte-moi pendant la Coupe du Monde… »– Atelier : venez apprendre les danses du Brésil avec Luiz Paixao.
  • 12 h: Apéro-chorale et déjeuner musical en terrasse
  • 14 h, kiosque du parc thermal – Spectacle pour les enfants (en famille) : « Tout ce qui me passe par la tête« . Gil Chovet, chant, percussions ,Jean-Christophe Treille, basse, percus. « Tout ce qui me passe par la tête je l’attrape ! et hop : dans ma boîte à chansons ! Dans ma tête, on trouve de tout : des bijoux, des cailloux, des histoires à dormir debout, comme cette salade de contes de fée ou la boutique du marchand de vent. On y trouve un inquiétant patère, Patate, le petit chien mal élevé, Lili et Lolo qui tombent amoureux dans un bouchon, des bêtises à ne surtout pas faire, un boutateu qui fume… Je m’inspire aussi de la vie qui m’entoure, de mes filles qui grandissent et n’en font qu’à leur tête, de ma maman un tout petit peu très vieille… Sur scène, je joue de la guitare et je chante. Mon compère, Jean-Christophe, lui, joue de la basse acoustique, du cajon et du carillon. J’invente aussi des instruments rigolos, avec des bouteilles, des boîtes à thé ou des pots de confiture… Et puis, un rien nous amuse : donnez-nous un bidon et c’est parti ! »
  • 15 h, podium du parc thermal – Finale de la Coupe du Monde de la chanson : « Auvergne-Rhône-Alpes contre… le reste du monde !  » Deux équipes d’artistes, chanteurs et musiciens. Match arbitré par Patrice Mercier. Avec Frédéric Bobin, Alexandre Castillon, Emile Sanchis, Luiz Paixao, Coline Malice, Charles Graham.

Luiz Paixao: Musicien légendaire du Nordeste brésilien, au sommet de son art,Luiz Paixãosera à Châtel-Guyon en juillet. C’est un des maîtres reconnus du forró et de la rabeca. Il sera accompagné de Guga Santos, Jonathan Da Silva et Stéfane Moulin pour un live très dansant qui navigue entre les rythmes du Forró et d’autres musiques à danser (Cavalo Marinho, Ciranda, Samba de Coco…).  17 h, parc thermal

  • 17 h, parc thermal :  Lectures sous les arbres. Avec Jean-Yves Lenoir, « Pardi » ; Jacques Viallebesset,  » Dans le vert des montagnes. En cheminant avec Gaspard  » ; Marcel Col ; Fabrice Péronnaud ; Annick Lherme.
  • à partir de 19 h 30,  3 ème  mi-temps de la finale « Auvergne-Rhône-Alpes contre… le reste du monde ! » avec Luiz Paixao, les chanteurs et les musiciens des « Rencontres ». »

Programme complet sur  http://www.onconnaitlachanson.fr

– Infos et réservations :  contact@onconnaitlachanson.fr   Tel :0626664461

Tarifs plusieurs jours:   Pass 4 jours : 70 euros / Pass 3 jours : 50 euros / Pass 2 jours : 35 euros

En pièce jointe le bulletin de réservation:

On connait la chanson
9, chemin de la Caffarotte« Les Grosliers«    63140 Châtel-Guyon
Tel: 06.26.66.44.61

contact@onconnaitlachanson.fr
http://www.onconnaitlachanson.org 

 

  • Programme auquel viennent s’ajouter deux dates, dont personne ne sait si elles sont comprises dans les Rencontres ou non :
  • https://quichantecesoir.com/l/807-salle-de-la-muscade-blanzat
  • https://quichantecesoir.com/l/807-salle-de-la-muscade-blanzat
  • Nous avons posé la question, mais aucune réponse.
  • D’autre part, l’affiche des Rencontres a fait débat sur facebook, où l’on peut voir les critiques, beaucoup de fidèles des rencontres qui n’apprécient pas ces lieux éparpillés, qui regrettent leurs habitudes ancrées à La Muscade de Blanzat, et autour,  et les questions posées, qui ne trouvent pas de réponses. Une affiche incomplète, où il n’y a pas le nom de tous les artistes invités.
  • Je ne prendrai pas position pour ou contre ces changements, mais tout le monde peut en débattre ici librement, et si j’ai d’autres réponses, je ne manquerai pas de le faire savoir.

Danièle Sala

 

Autour des Rencontres Marc Robine 2017

22 Juil


Deux concerts par soirée, c’est déjà bien, mais ce n’est pas tout, il se passe plein de choses autour de ces rencontres, cinq jours à temps complet pour les organisateurs, et les nombreux bénévoles de l’association On connaît la chanson.
Cette année était la treizième des Rencontres qui ont commencé en 2005 au Gamounet, à Saint-Bonnet-près- Riom, et dans le salle toute neuve de  La Muscade de Blanzat, à partir de 2012 .

La chorale des spectateurs, animée par Agnès Mollon et Jean-Baptiste Veujoz cette année, les volontaires vont répéter tous les matins, et on livré le  résultat de leur travail  au cours du repas goguette de 13 heures du 15 juillet, au programme, une chanson inédite de Bernard Lavilliers : Croisières méditerranéennes :

Venues des hauts plateaux

Incendiées par la guerre,

Ecrasées de soleil

Des fourmis silencieuses

Fouettées par la poussière

Dévorées par le sel

On avait tous un jour imaginé la mer

Et la douceur du vent

Et dans cette nuit noire

On a payé si cher,

On coule en dérivant… 

A tous les enfants, de Boris Vian, Foule sentimentale d’Alain Souchon, C’est du vent, de Jean-Baptiste Veujoz, et l’herbe tendre de Gainsbourg.

Au cours du repas goguette, la prestation de Jean-Baptiste Veujoz :

 

Un atelier d’écriture, animé tous les matins par Céline Caussimon, Voisins, voisines en chansons, quatre matinées de travail, dont voilà le résultat, avec Céline à l’accordéon,  bien vu :

 

Céline Caussimon, qui a donné un concert, le mercredi 12 juillet, dans la salle d’exposition de la Muscade, dans le cadre de Radio-Cabaret, avec Radio Arverne qui est en direct tous les jours des rencontres, de 17 à 19 heures :

 

 

Toujours dans le cadre de Radio Cabaret, Clio nous a fait la primeur d’une nouvelle chanson, Amoureuse :

 

Et les Goguettes en trio sont venus chanter le 15 juillet, à 18 heures, trois chansonniers qui croquent les politiques avec gourmandise.
Encore Céline qui a chanté au cours du repas républicain du 14 juillet :

Photo N Gabriel

<——-  Clic  sur la photo

Et Chris Land dans son interprétation de La grande Zoa :  Clic sur  le Chris… (Photo de ChanTal Bou-Hanna)

 

Lili Cros et Thierry Chazelle ont aussi chanté au cours de ce repas :

Lili Cros a chanté La ballade irlandaise  que l’on connaît interprétée par Bourvil ( paroles d’Eddy Marnay, musique d’Emil Stern, merci Thierry!) Et Thierry Chazelle a chanté Mireille de Dick Annegarn.

<—- CLIC !

 

 

Je n’ai pas pu, hélas, assister à toutes les manifestations et activités, mais Martine Fargeix m’a bien aidée. Merci à Martine aussi pour sa disponibilité, et pour m’avoir voiturée durant ces cinq jours.

Il faut aussi parler du bar, où l’on se bouscule aux entractes, et où les bénévoles s’activent prestement, la bière blanche était excellente !

Des rencontres très féminines cette année, huit filles avec Céline Caussimon, pour sept garçons, en comptant les frères Volo et les trois Escrocs, sous le signe de la jeunesse aussi, « LE festival de la fine fleur de la chanson française. Avec ses valeurs sûres, au top de leur floraison et les jeunes pousses déjà au summum de l’excellence. »(Sic : On connaît la chanson). Et un public rajeuni aussi cette année.

Toutes ces valeurs sûres en partage avec le public, pendant, et en dehors des concerts, de belles rencontres avec les artistes, et avec les spectateurs, et à l’au-revoir du dernier soir, on ajoute forcément à l’année prochaine.

Pour finir, quelques mots d’une des chanteuses ayant participé à ces rencontres, Léopoldine HH :

Je suis heureuse d’avoir été accueillie aux Rencontres Marc Robine! J’avais l’impression d’être à ma place d’une certaine manière dans une histoire de la chanson avec un public exigeant et connaisseur et critique et c’est agréable de pouvoir parler littérature et borborygmes !

( borborygmes avec une petite pointe d’ironie, voir l’article consacré à Léopoldine HH).

PS : Un coup de chapeau à l’éclaireuse des concerts, Catherine Reverseau, c’est une fée.

 

Des rencontres dont on aurait pu garder un bon souvenir, si elles n’avaient pas été assombries par la nouvelle du décès brutal d’une des chanteuses participantes de ces rencontres, Barbara Weldens. C’est dans une église, à Gourdon, dans le Lot, dans le cadre du Festival Léo Ferré, à la fin d’un concert, qu’elle s’est effondrée aux pieds du public, une enquête est en cours pour déterminer les causes de sa mort. Barbara Weldens, dont le public de ce 14 juillet, à la Muscade de Blanzat gardera le souvenir d’un spectacle époustouflant, d’une artiste hors du commun, d’une présence scénique incroyable. Un talent confirmé par plusieurs prix, et coups de coeur des professionnels de la chanson, et du public, et ce sont tous les amoureux de la scène vivante qui sont en deuil aujourd’hui,d’une artiste en devenir dont je n’oublierai pas le chant profond, la rage de vivre.

Le dernier message de Barbara Weldens à son public de Gourdon :

Ça doit vouloir dire ça vivre, j’en sais rien
ça fait peur mais j’lâche rien..

Un merci a fusé dans la salle à la fin de ces mots qui allaient prendre un sens cruel quelques minutes plus tard. »  

Propos rapportés par René Pagès

De BELLA-CIAO à SE(p)T de COEUR.

 

 

Danièle Sala

 

Et une autre série de liens pour en savoir plus, merci à Martine Fargeix,

Mardi 11 juillet 2017

Leïla Huissoud    https://goo.gl/photos/sfhsd2qwjMb2PuQt6

Clarika   https://goo.gl/photos/htc6rRn42k7fUrri8

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2017/07/12/rencontres-marc-robine-premier-jour-11-juillet-2017/

 

Mercredi 12 juillet 2017

Radio cabaret  https://photos.app.goo.gl/0N8qkBiwY9zWBeDK2

https://youtu.be/Z5wXLf1sXpI

https://www.youtube.com/watch?v=6Dv7OqaFzm8&feature=youtu.be

https://www.youtube.com/watch?v=hOLmPvMx0yk

Clio  https://photos.app.goo.gl/RTeYqSidfr5xfKeW2

Volo   https://photos.app.goo.gl/N6FzQQhXzICRGBp43

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2017/07/13/rencontres-marc-robine-2017-deuxieme-jour/

 

Jeudi 13 juillet 2017

Atelier d’écriture avec Céline Caussimon   https://photos.app.goo.gl/a4h18Re9iv4nxIyo2

La chorale des spectateur  https://photos.app.goo.gl/E6x7ID4mPnqZKaHV2

Léopoldine H   https://photos.app.goo.gl/kWVHU4eQttekrz172

Jil Caplan    https://photos.app.goo.gl/qZClJUtOFUZUrlAj1

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2017/07/14/rencontres-marc-robine-2017-troisieme-jour/

Vendredi 14 juillet 2017

Repas républicain  https://photos.app.goo.gl/LNe38zfCM6DJyzSQ2

Barbara Weldens   https://photos.app.goo.gl/JNVHondD4OyPs3iF2

Lili Cros et Thierry Chazelle   https://photos.app.goo.gl/UEqxpqYPO9eg1Sqw2

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2017/07/15/rencontres-marc-robine-2017-quatrieme-jour/

 

Samedi 15 juillet 2017

Repas goguette :   https://photos.app.goo.gl/AKzFxD6JAx6of59V2

Chorale des spectateurs 

C’est du vent – Jean-Baptiste Veujoz  https://www.youtube.com/watch?v=Wszzto3kvUs

Croisières méditerranéennes – Bernard Lavilliers  https://www.youtube.com/watch?v=1bffL14rTu8&t=34s

A tous les enfants – Boris Vian  https://www.youtube.com/watch?v=h0tRTDpyWHU

Foule sentimentale – Alain Souchon   https://www.youtube.com/watch?v=NlKR02lFGaE&t=4s

L’herbe tendre – Serge Gainsbourg   https://www.youtube.com/watch?v=vLC3JTD52I8

Atelier d’écriture de chansons  https://www.youtube.com/watch?v=PRscv8npiQE

https://www.youtube.com/watch?v=4e6atACDuI0&feature=youtu.be

Manu Galure  https://photos.app.goo.gl/GIk9IOcAPhlWgoAc2

Les Escrocs  https://photos.app.goo.gl/GsULkYbpTZrw5DY03

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2017/07/16/rencontres-marc-robine-2017-5-eme-soiree/

Divers  https://photos.app.goo.gl/aoNTtp6wRTfQJKR02


 

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