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Chanson Plus passe à table !

15 Nov

L’académie MGM*  option chanson, a décerné à l’unanimité les 3 étoiles Spectacle/Chanson aux trois maîtres queux haut de gamme de la nouvelle chanson en cuisine, et réciproquement.

On ne redira jamais assez les grandes qualités vocales  de ces trois baladins format MSX**, qui voltigent avec un égal bonheur dans le répertoire de Francis Natra, Lucas Stafiore, Edmond Santo, Guy Phosate, Roberto Alanoix ou Xaviero Pava-Roesti, (ou plutôt Xavier Pavé-Roti) ou peut-être Roberto Raymond, on ne sait plus exactement qui est qui dans ce carrousel de personnages hilarants et truculents … Avec une bonne cuillerée d’Aznavour, une louche de Brassens, et quelques autres épices de nos meilleurs tribuns nationaux, ou de chants et chorégraphies basques.

Une fois esquissé ce menu de gala, de fête rieuse et joueuse, signalons que nos trois marmitons  facétieux savent aussi faire des contre pieds,  avec « Le pêcheur de pibales » que Victor Hugo n’aurait pas renié dans « ‘Les travailleurs de la mer ».  Et surtout, surtout cette anecdote, où après avoir vainement attendu, dans leur fief du Sud,  un journaliste de Paris qui n’est pas venu, malgré les fougasses, la tapenade,  quelques chopines de nectars locaux, le Pic St Loup, le Fougères ou le St Chinian, et autres succulences locales qui attendaient sur la table, il n’était pas au rendez-vous de janvier;  et au final cher public c’est un peu de Lacrima Christi qui  vous viendra avec cette chanson dédiée à Charlie***. Vous en saurez plus sur ce moment de spectacle qui laisse le public subjugué, mais uniquement en spectacle pour le moment.

Il a beaucoup été écrit sur leur art du détournement de chanson. Une des citations les plus pertinentes est signée Bertrand Dicale,  Un nez rouge à la chanson française, et pas n’importe lequel, une sorte de nez rouge étalon, référence majeure d’un art poétique et joyeux qui aura renouvelé pour longtemps l’art de la parodie chantée.

Car s’il peut être question de parodie, c’est toujours d’une extrême drôlerie, sans méchanceté, ni mépris pour des tubes emblématiques accommodés façon Bocuse et Marx Brothers réunis un jour de Beaujolais nouveau .

Pour les dates , jusqu’à la fin de l’année,

voyez ici clic sur le rideau–>

 

 

 

Il y a aussi un album en vente libre dans tous les bons établissements (avec la participation de Murielle Lantignac dans « ‘Le duo du camembert »  et de Florian Laconi, dans « Spaghetti bolo »,  une comédienne et un ténor  italien, ne nous privons pas du meilleur…

Le voila –>

 

 

 

 

 

Et pour quelques images de plus,

 

 

  • *MGM  Michelin Gault&Millau
  • ** MSX  Michel P.  Sylvain R., Xavier C
  • *** Charlie, janvier 2015

 

Norbert Gabriel

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Festival Musicalarue 2018 : entretien avec Shaka Ponk

30 Oct

Revenu faire la tournée des salles, puis des festivals d’été, après un moment d’absence consacré entre autres à la création du nouvel album « The Evol’ », Shaka Ponk était également présent à Luxey. Le groupe allait occuper la plus grande scène de la manifestation, pour y planter son décors personnel, avec projection d’images en trois dimensions et offrir au public un spectacle explosif pour les sens, digne de la tradition à laquelle il a habitué ses fans. Il ne serait cependant pas question de rejouer des scènes usitées à l’identique, comme on revisite un film classique déjà vu : c’est l’honneur de Shaka Ponk d’offrir un concert différent et original à chaque fois, qui témoigne de ce que les membres ont souhaité mettre dans l’actualité de leur création, y compris en évitant de jouer leur succès commerciaux, qui pourtant auraient facilement créé des moments fédérateurs. Du groupe, satisfait de pouvoir grâce au professionnalisme des équipes techniques, retranscrire le spectacle de leur tournée, fidèlement à ce qu’il imagina pour le Zénith parisien, et visiblement heureux de retrouver le public landais, six ans après sa précédente participation à Musicalarue, le chanteur Frah et le claviériste Steve acceptaient de nous accorder un entretien dans l’après-midi, au cours duquel ils purent également parler plus en détail de leur engagement pour l’environnement et la défense de la nature à travers le collectif qu’ils ont créé.

– Bonjour et merci de nous accorder ce moment. Votre album « The Evol’ » prend en considération un thème qui vous est cher, à savoir la question de l’évolution de l’espèce humaine, mais aussi du sort de notre planète, question que vous avez décidé de promouvoir aussi à travers votre collectif « Freaks ». Pouvez-vous nous en parler ?

– Frah : C’est un grand sujet, un grand débat. On a besoin de beaucoup de temps pour en parler. Mais en gros, on a lancé un collectif d’artistes qui se retrouvent autour de gestes simples et efficaces pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique, pour protéger la biodiversité. C’est un travail qu’on a mené en parallèle avec la création de ce disque et e spectacle, qui ne devait d’ailleurs pas forcément voir le jour maintenant. Mais à un moment il fallait y aller. On a travaillé pendant trois ans, entre la date qu’on a faite lors de la dernière tournée où on a été voir la Fondation pour la Nature et l’Homme [] et le moment où on l’a mis en ligne, un peu en sourdine en juillet, avec la FNH, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’énergie) et des bêta-testeurs, pour décortiquer la journée d’un consommateur lambda et établir un théorème. Théorème qui est que si on change, nous les consommateurs, dans notre quotidien, certaines habitudes et certains comportements, uniquement dans notre vie privée, sans parler de travail professionnel, ni attendre que les politiques ou les industriels changent de rythme, on peut tout faire basculer. Ça a été un travail, car il fallait que ce soit vrai, et pas juste de la démagogie. C’était très long ; on a failli laisser tomber plein de fois, pour plusieurs raisons. Mais finalement le système était assez simple : on proposait des choses à la fondation ; quand elle nous validait l’idée, on la testait sur le terrain, voire si c’est quelque chose d’accessible, et si oui, on décidait de parler de ce geste. On a regroupé autour de nous des gens qui ont de gros réseaux. C’est pour ça que ce n’est pas un collectif pour le grand public : n’importe qui dans le grand public peut dire qu’il fait ci ou ça, ce qui ne signifie pas qu’il le fasse vraiment. En revanche si des gens connus parlent à leur followers en disant qu’ils ont cessé de manger de la viande ou d’utiliser des gobelets en plastiques ou des produits à usage unique, ou encore qu’ils sont passés sur un fournisseur d’accès écoresponsable, c’est tellement facile de vérifier si c’est vrai ou faux qu’ils seront obligés de le faire vraiment. Donc on s’est lancés dans un truc qui est selon les professionnels de l’écologie avec qui on a travaillé, une vraie nouvelle bonne solution pour faire changer la seule masse qui peut faire changer les choses : nous. C’est le début d’une histoire.

– Steve : Oui, c’est vraiment le début. C’est un challenge et personnel et collectif, parce qu’effectivement c’est intéressant de changer nos habitudes et de se refiler des combines : on est tous des pré-adolescents responsables d’une nouvelle façon de vivre. Tout ça, on le fait ensemble évidemment. On n’est pas égaux ; c’est difficile. Mais justement ce qui est cool c’est de pouvoir en parler et d’aller dans la même direction et avec la même envie. Le résultats viendra avec les efforts.

– Peut-on imaginer que votre engagement se concrétise sous forme de festivals organisés spécifiquement autour de cette thématique avec d’autres artistes ?

– Frah : Oui… Mais c’est à dire que pour l’instant l’idée est d’informer les gens, de leur donner deux informations : savoir comment changer certains comportements d’une part, et savoir d’autre part qu’il est encore possible de limiter les dégâts. Des dégâts, on sait qu’il va y en avoir. Maintenant il y a assez de scientifiques qui expliquent qu’entre dans dix et cinquante ans, il va se passer des choses très déstabilisantes que l’espèce humaine n’a jamais connues sur cette planète. Mais il est encore temps de sauver les meubles. L’idée est de concentrer l’énergie sur le message du changement plus que sur le fait d’être musiciens et de construire un festival autour de ça. Mais pourquoi pas ? Sauf que là, on est dans un cas d’urgence : on essaye de réanimer le mec !

– Steve : Et puis ça parle ou pas aux gens. C’est en cours. On vit avec. On va faire des manifestations bien sûr. Mais on se concentre plus sur notre capacité personnelle d’action.

– Frah : Et puis les personnalités qui constituent le collectif sont encore en train d’arriver. On attend peut-être juste avant 2019 pour avoir le noyau dur qui va être composé de cent à cent cinquante personnalités, pour trouver par groupe des idées concrètes et faire jouer les réseaux de tout le monde pour faire passer des informations qui sont un peu « rabat-joie », mais apportent des solutions concrètes, avec tout ce qu’il faut de positivisme pour se dire que si on veut, on y arrive. Il faut que les gens vrillent vraiment : on a besoin d’un détour à cent quatre vingt degrés.

– Steve : Il y a tellement d’énergie dépensée dans le déni de l’ensemble de la situation, que ça mérite quand même une réflexion personnelle et d’ouvrir les yeux.

– A propos d’artistes sensibilisés aux questions environnementales, le groupe Guaka [] qui avait assuré votre première partie lors du concert de Bordeaux en 2014, a réalisé un titre en duo avec la chanteuse de votre groupe, Sam, sur son album « Le Jardin des Malices ». Guaka, dont la batteur et percussionniste Mauro Ceballos, également dessinateur, vient de créer la bande-dessinée « Di Vin Sang » retraçant l’histoire du vin au Chili et des liens avec la ville de Bordeaux, et entièrement teintée et peinte avec des vins, partage avec vous l’originalité d’être composé d’artistes s’épanouissant dans plusieurs disciplines (musique, dessin, théâtre…). Comment les aviez-vous rencontrés ?

– Steve : On les a connus en jouant pas loin d’ici, au Krakatoa de Mérignac (Gironde), une salle qui est devenue depuis mythique pour nous, puisqu’elle l’était déjà pour d’autres. C’est le genre de petite salle où on aime bien jouer et puis on y a rencontré Bertrand Cantat, le jour où on a rencontré les Guaka. C’est devenu une espèce de famille pour nous. Guaka, on a rejoué avec, on a chanté avec, ils nous ont peints dans des festivals. On a fait plein de trucs avec ces mecs là ; ils sont aussi fous que nous -et sympas-. C’est vrai qu’on est six, mais qu’ils auraient pu aussi bien rentrer dans le groupe avec nous. Et ils sont libres ! Autonomes, c’est ça qui est quand même bien aussi.

– Le projet de recherche « PIND » [] lancé à l’initiative de Solveig Serre et Luc Robène [] concernant l’histoire de la scène punk française, a fait apparaître au fil de divers témoignages collectés combien l’esprit d’autonomie et de débrouille propre au Punk et à la philosophie du « do it yourself » a influencé et construit énormément de personnes, par delà le mouvement musical et culturel lui-même. En quoi l’esprit Punk vous a-t-il particulièrement formés ?

– Frah : L’esprit punk, c’est un truc qu’on avait, parce qu’on a bousculé des choses. Quand on sent que les choses sont établies et qu’elles n’avancent pas vers quelque chose de constructif, ça nous angoisse et on aime bien les bousculer. Ça peut être un côté « fouteur de merde ». Mais c’était aussi pour jouer avec les deux extrêmes, entre le côté Shakyamuni très posé, très pensé, basé sur la sagesse, le respect, la construction, et le côté punk plutôt du mec qui pète tout sans trop réfléchir.

Steve : C’est la métaphore de l’équilibre juste qu‘il faut trouver entre deux extrêmes qui sont cool à vivre, mais un petit peu, à chercher loin dans les cultures, les différences, les sensations.

– Frah : Mais je pense que si tu demandes à un groupe de Punk si on est des Punks, ils seront pétés de rire !

– Steve : Si c’est pour avoir une étiquette punk, déjà c’est antinomique. Mais la liberté dont on parle, et même dans ses gestes, c’est exactement ça.

Miren Funke

Photos : Carolyn C, Océane Agoutborde

Lien : site officiel de Shaka Ponk : http://www.shakaponk.com/

Fb de Guaka : https://www.facebook.com/GUAKA-105715122132/

Mauro Ceballos : https://www.facebook.com/mauroceballossollabec/

 

NB:  au fil de la lecture, il y a des mots ou des groupes de mots en rouge souligné, en cliquant dessus vous allez sur une page dédiée.

Tournée de présentation d’Amours Sorcières, quatrième album de Julie Lagarrigue (Julie et le Vélo qui pleure) : entretien avec l’artiste

26 Oct

C’est par une tournée de concerts, au cours desquels ses nouvelles chansons viendront à la rencontre du public dès la fin octobre, que Julie Lagarrigue (Julie et le Vélo qui Pleure, voir ICI et  ICI) annonce d’ores et déjà la création d’un nouveau répertoire, dont l’enregistrement s’exécutera dans quelques mois. Quatrième album de l’artiste, « Amours Sorcières », qui sera disponible début 2019, a donc décidé de se dévoiler au préalable sur scène, d’y promener sa poésie, d’y confier son intimité, d’y faire danser ses lueurs, et d’y esquisser les sens rêveurs qui fourmillent toujours dans l’âme de l’auteure-interprète, dont le goût pour la recherche du différent et le talent pour exprimer autrement nous inclinent à osciller d’émotions familières en sentiments étrangers, au jour d’un regard original, tendre et clair-sentient, parfois inattendu et insolite. A l’orée de ce nouveau voyage auquel Julie Lagarrigue nous invite, et pour lequel un appel aux contributions du public -avec possibilité de pré-commande de l’album- a été lancé (lien en bas d’article), Julie Lagarrigue acceptait de nous accorder un moment.

– Julie bonjour et merci de nous accorder quelques instants pour parler de ce nouvel album « Amours Sorcières » en création et pour lequel un appel au financement public a été lancé. Des dates de concerts sont déjà fixées pour les 4 prochains mois, préalablement à l’enregistrement du disque. Cette tournée va-t-elle consister à permettre aux chansons d’exister et d’évoluer peut-être ou de se métamorphoser ?

– Effectivement au préalable, on part en tournée avec « Les P’tites scènes » de l’IDDAC, et quelques autres dates, une vingtaine en tout. J’ai choisi de garder la même équipe de musiciens que ceux qui ont joué sur l’album « Fragiles, Debout » : Ziad Ben Youssef au oud et Anthony Martin à la guitare. En revanche je ne jouerai pas d’accordéon sur ce nouveau répertoire. J’ai acquis un très beau tambour de la Réunion, et puis en cherchant les arrangements des nouvelles chansons, nous avons travaillé avec. Il fallait un tambour avec lequel tout le monde puisse jouer, donc un instrument de taille raisonnable, et dont on puisse jouer à la main, à la baguette, sans cerclage. Quand à l’évolution des titres, on a une belle marge d’évolution devant nous. Il y a déjà une chanson « Le beau de la forêt », pour laquelle Anthony a créé un arrangement très beau avec une guitare portugaise à cordes doublées -moi jouant du tambour et Ziad du oud-. Peut-être la jouerais-je au piano en rappel ? Honnêtement ce qui me passionne le plus, c’est la période de recherche et de création, plus que le résultat. La résultat sera forcément différent chaque soir de toutes façons. On ne sait pas vraiment où cela va mener les chansons. Mais comme dans ce milieu, on nous demande toujours de tout prévoir trois ans à l’avance, j’ai décidé de faire de la résistance, et d’y vivre au jour le jour. De même j’ai préféré un appel aux dons, via la site « helloasso » plutôt qu’une souscription classique. Bien sur il y a des contre-parties et c’est une forme de précommande de l’album.

– Souhaites-tu que tes musiciens expriment leur polyvalence sur ce nouveau répertoire ?

– Ziad et Anthony jouent des percussions. Mais Anthony joue plein de guitares quand même; on n’a pas le cavaquinho pour l’instant sur ce répertoire. Mais tout va peut-être changer, puisqu’on rentre une semaine en résidence et on ne sait pas trop ce qui va en sortir. Pour ma part je vais jouer essentiellement du piano et du tambour.

– Tu évoquais récemment des thématiques plus intimes que sur les précédents albums au sujet de ces nouvelles chansons. Qu’en est-il ?

– Est-ce que j’ai tenu ma promesse ? Je ne sais pas si c’est intime. « Le jardin manque d’eau » est à mon sens une des plus belles chansons qui parle de la terre, mais aussi, comme les autres chansons, des relations hommes-femmes. Je souhaitais mettre les femmes à l’honneur : la femme-amante, la femme-aimante, la femme-mère etc. 

– Et ces femmes, sont-elles toi ou des femmes que tu as croisées et qui ont pu t’inspirer ?

– Il y a des chansons où je parle de moi, mais du moi qui ressemble aux autres; et d’autres où je parle de femmes, d’une femme en particulier, que j’ai rencontrée. La chanson « Si tu la voyais » raconte une femme qui, à la cinquantaine, change de vie et reconstruit. Mais de toutes façons, lorsque j’écris, qu’il s’agisse de moi ou d’autres personnages, je m’exprime toujours à la première personne. « Mon mec est un scientifique » relate l’histoire d’un couple moderne. « Doucement je me décristallise » est une chanson que j’aime beaucoup, et dont cependant je ne sais pas trop ce qu’elle va donner. Je souhaitais y parler du moment où on revit, où après avoir passé une période, qui peut être n’importe quoi, de maladie, de parenthèse, de repli ou de transformation -dans mon cas je me sentais invisible-, on revient à la vie. La chanson « Le beau de la foret » décrit l’aventure d’un homme, toujours à la première personne -j’aime bien me mettre dans la peau d’un mec- qui quand il était jeune avait reçu pendant très longtemps des lettres d’une fille auxquelles il n’a jamais pu répondre, par timidité, et se rend compte vingt ans plus tard qu’en fait il l’aimait. Cette chanson aborde le thème de l’inhibition, de l’introversion qui parfois tétanise. « Amour Sorcières » est un titre court qui a donné son nom au spectacle et probablement à l’album, et qui parle d’aller faire un tour sur la terre

 Voir si les hommes
encore s’étonnent
de voir des coquelicots pousser
au bord des chemins goudronnés .

Il faudrait qu’on arrive quand même à profiter et s’enjouer de ce qui est beau et positif. C’est un spectacle plutôt lumineux en fait.

– En quoi d’autre va-t-il différer des précédents ?

– Normalement je devrais moins parler que sur les précédents spectacles. C’est Cécile Delacherie qui vient jouer le rôle de regard extérieur [voir ICI]  : elle m’aide à ce que ce soit globalement construit, que l’ordre des chansons ait du sens; elle me/ nous fait travailler et nous aide à garder une certaine rigueur dans le travail. Patrick Lafrance s’occupera du son et de la lumière. Le vélo n’est plus là. Mais il y aura de belles surprises. Pour le moment les principales dates annoncées sont en Gironde et dans des départements limitrophes (Landes, Tarn, Dordogne, Creuse), mais nous espérons voyager un peu plus loin avec cette tournée, et pouvoir participer aux festivals de Chanson.

– L’affiche de la tournée te présente en robe rouge au milieu d’un champ de fougères. Lagarrigue dans les fougères, un joli clin d’œil ?

– J’adore le symbole des fougères ; on dit qu’elles ont l’ADN le plus vieux existant sur la terre. Ce sont des espèces de vie pionnières. Et il y a un lien avec les sorcières. Pour moi les sorcières sont des femmes soignantes, qui sont en fait juste des femmes qui suivent leur intuition, qui connaissent les plantes, qui accompagnent l’autre. Je ne pourrais jamais retirer ça de moi : il y a cette part de moi qui est dans le soin, de par mon activité d’art-thérapeute.

Miren Funke

photos : Mathieu Ferguson

  • Dates de concerts : clic sur le vélo  —–>

 

  • Lien de souscription, clic sur la bourse

 

Gémeaux Croisées…

25 Oct

C’est pour demain 26 Octobre, un des plus forts moments de spectacle enfin disponible pour les jeunes générations qui oublient souvent les acquis conquis de haute lutte par leurs parents et grands parents. C’était en 1988,  enregistré au Théâtre d’Hérouville et au Théâtre 71 Malakoff.

Anne Sylvestre et Pauline Julien ont porté au plus haut la chanson de citoyennes embarquées dans la marche cahotique ou chaotique du monde, sans jamais abdiquer, parfois dans les chemins de traverse, quand les grandes routes leur étaient peu accueillantes. Dans ce parcours du cœur battant, voici une biographie en chansons et dialogues qui dépeignent assez bien leurs vies de femmes debout, il y a toutes les questions de l’humanité inquiète… Avec raison.

Cet extrait suffira à vous convaincre,

Le double album de ces Gémeaux croisées est réédité par EPM, disponible chez MistiMusicShop, la bonne adresse pour la VPC.

C’est ici, câlin sur le chat et vous y êtes. –>

 

 

 

Important : il y a dans l’album une version de Suzanne, peu connue, celle de Gilbert Langevin, mise en sommeil après que Leonard Cohen ait confié à Graeme Allwright la version « officielle ». Sans vouloir polémiquer, il semble quand même que la version Langevin est plus proche de celle de Leonard Cohen..

Et le florilège des questions en interview est un bréviaire indispensable à tous les plumitifs qui s’essayent à l’exercice… A enseigner dans les écoles de journalisme.

Norbert Gabriel

Arthur de la Taille…

17 Oct

Même si les anges nous jettent des pierres, même s’ils sont devenus fous, vivre est un voyage, une aventure, plus ou moins risquée, et il paraît que ça finit mal selon certaines sources. Mais en attendant l’épilogue, le visa sans retour, on peut essayer de faire la traversée en navigateurs résolus à cueillir l’or des jours.

Les orpailleurs du quotidien‘ pourrait être le sous-titre de l’album Ministère des ondes d’Arthur de la Taille, salué par un coup de cœur de Charles Cros*, toujours bien inspiré. A défaut de fière caravelle portée par les vents oiseleurs vers des îles parfumées de soleils permanents qui subliment les filles et les fleurs, suivons les chemins de traverse du ministère des ondes, ces ondes qui éparpillent des musiques colorées de toutes les nuances avec quelques notes de guitare ou d’accordéon mélancolique sur un bord de Seine..

Et tout ça fait résonner comme un air d’Higelin « Vivez aujourd’hui, demain il sera trop tard. »

Ou quelques vers d’Arthur de la Taille

Comme on avance dans la vie
Et que l’on veut trouver de l’or
Forcément on fait des erreurs
à courir après les nuages…

Les nuages, là bas, les merveilleux nuages… Oui mais là-bas, « c’est le lointain rivage, le paradis bleu par delà les sommets… »** le pays d’Ellie peut-être ?

Pour le savoir, rendez-vous le 19 Octobre, on y est presque, c’est le jour de sortie officielle de l’album.

Et pour avoir un aperçu (version guitare voix)

 

avec le clip et l’extrait de l’album,

 

 

 

Pour Arthur FaceBook   Clic ici–>

 

  • Le Prix de l’Académie Charles Cros récompense depuis plus de 60 ans des albums remarqués et remarquables
  • ** merci à Jean Richepin de son aimable participation, à son insu mais probablement de son plein gré… Les oiseaux de passage..

Norbert Gabriel

Et c’est ici qu’il est en vente –>

Cabaret Louise ..

4 Oct

Photo Xavier Cantat

Au rendez-vous avec Louise (Michel) vous êtes embarqué dans un voyage dans le temps et une série d’aller-retours en tempo vitaminé entre les années 1970 et 2018. Raconter ce spectacle sans divulgacher (en englishe « Spoiler ») est une entreprise impossible, mais …

Mais, on peut essayer de vous allécher sur un autre registre que la ribambelle d’éloges dispensés par la presse depuis sa création.

Imaginons que vous, spectateur aventureux, êtes devant un flipper, un de ces vieux machins que les moins de 40 ans connaissent peu, ça marche comme ça : vous envoyez une boule dans le labyrinthe, elle va retomber sur des plots réagissant en donnant des points ou, comme dans le cas présent, vous envoyer dans des flashes-back de l’histoire : dzoing, et vous êtes en 1968 avec Moustaki et sa Révolution permanente, re-dzoing, rebond vers les années de la Commune de Paris en 1870-71… avec Louise Michel…  et Théophile…  La boule ricoche vers un autre plot qui …

Tiens, c’est bizarre, on entend un discours d’Adolphe Thiers et le plot suivant ressort le même discours d’un président de 2018… Vous avez dit bizarre ? Comme c’est étrange… Quoi que … Avec ces ricochets dans le temps et l’histoire, on croise entre autres Rimbaud, Hugo et Jules Ferry, qui ne sort pas indemne de l’aventure…

Le croirez-vous ? Johnny himself est présent dans le panorama.

Panorama à la gloire de cette femme exceptionnelle, Louise Michel. Et même si on connait ses évangiles révolutionnaires par cœur, quelques images d’Epinal de notre histoire de France se font reloooker le profil.

Dans ces virevoltes, les deux comédiens polymorphes funambulisent entre les pages des chroniques révolutionnaires et leur vie de couple de scène, ou du quotidien de la vie d’artiste; qui est vraiment Louise, et qui est Théophile ? Où est la fiction et la réalité ? Reste la révolution… permanente.

Un spectateur enthousiaste a écrit: «  Un spectacle foutraque et foldingue, d’une intelligence et d’une efficacité redoutables. Un temps de théâtre où plaisir de réfléchir et plaisir de s’amuser font un très bon ménage. Un conseil ? Courez le mardi à 19h30 au Funambule Montmartre. »

C’est un point de vue totalement partagé,

Photo Xavier Cantat

Quelques conseils pratiques ,

  • d’abord arriver à l’heure  19h30, voici pourquoi →
  • Révisez votre bréviaire de Mai 68, vous en serez ravi, et peut-être un spectateur actif.
  • Ça se termine avant 21 H, vous avez le temps d’aller prendre un pot avec les comédiens dans un bistrot voisin ou de vous offrir un restau à une heure décente.

 

Pour les modalités pratiques, clic sur le théâtre

 

 

Et pour quelques images de plus,

PhotosNGabriel2018

Norbert Gabriel

 

Saravah 2018 aux Abbesses..

20 Sep

Il y avait pas mal de raisons pour ce rendez-vous… Réunion des amis présents depuis les origines et réunion des enfants de Saravah qui ont tous eu un jour ou l’autre, une pincée de ce pollen dans leur vie.

Le prétexte était la présentation in situ du livre de Benjamin Barouh, dont l’enfance se mélange intimement à la naissance de Saravah, le plus ancien label de chanson francophone en activité.

Bien évidemment l’ombre de Pierre Barouh a traversé cette soirée comme une présence presque palpable. Avec en filigrane, sa profession de foi essentielle  sur l’art des rencontres et la vertu des impondérables… Avec ces deux axes fondateurs, la vie est une aventure souvent miraculeuse..

Aujourd’hui, l’entrée de l’impasse des Abbesses qui mène au fond la cour vers le numéro 8 où était le studio est toujours une sorte de mur dazibao qui perpétue l’esprit de Saravah, consciemment ou pas.

Dominique Barouh est venue faire un passage dans la cour de tous les miracles, là où Brigitte Fontaine Jacques Higelin et Areski Belkacem ont eu les micros ouverts sans limite pour graver leurs rêves de chansons et de musiques.. Avec David Mac Neil, Aram Sédéfian, Jack Treese et quelques autres invités à concrétiser leurs albums.

Peut-on raconter une soirée Saravah ?  C’est une sorte de mix entre Hellzapoppin et les Marx Brother’s à l’opéra… Ou bien un happening où tout peut arriver.  Dans le café brasserie St Jean, qui a connu les années de naissance de Saravah, l’idée d’un spectacle est comme qui dirait aussi utopique qu’un concert de Mozart au PMU de Champigneules le jour du Grand Prix de l’Arc de Triomphe..  Un pari don quichottesque.

Néanmoins, c’est un moment privilégié de rencontres amicales, même avec des amis qu’on ne connait pas encore…  Et qu’on aimera pour la vie.

Voici en quelques images des moments de cette soirée. Le 8, où était le studio, la photo des « anciens », Benjamin Barouh et David Mac Neil aux signatures… En cliquant sur l’image, elle s’agrandit, c’est magique !

Des scènes prises au vol, avec plat du jour, et photos de « famille » ou presque ..

Trois instants volés des moments chanson, et pardon aux autres invités chanteurs, mais les conditions étaient assez acrobatiques et carrément impossibles, sauf à déranger 40 personnes…

Saravah Pierre, c’était très chouette de faire ce voyage aux origines de Saravah.  Pour le livre de Benjamin Barouh, c’est là: –>  clic sur le livre..

 

Et demain ou après demain, un moment avec David Mac Neil pour un de ses livres..

 

 

Norbert Gabriel

Dix ans de La Puce à l’oreille

19 Sep

 

C’est en 2008 que cette salle indépendante ouvre sa scène aux musiques actuelles et au spectacle vivant, rue du général Chapsal, à Riom, juste en face du lycée Virlogeux. Un tremplin sur la route des artistes, une scène pour les artistes confirmés.

Depuis septembre 2008, l’association Le Champ des Notes est aux commandes de La Puce a L’Oreille et propose un projet culturel et artistique dynamique en faveur de la diffusion des musiques actuelles et du spectacle vivant…   La Puce a L’Oreille c’est environ 65 dates et plus de 14 500 spectateurs et usagers par an !  

La Puce à l’oreille, c’est aussi l’accompagnement des artistes, répétitions, résidences, enregistrements, une action culturelle en milieu carcéral, et la mise à disposition de la salle pour des organismes publics ou privés. La Puce a L’Oreille est devenue un passage obligatoire pour toute la scène alternative.

Johnny Gordolon en est le programmateur, régisseur technique, Amélie Compere la responsable de communication, administrative et gestion de projets, Basil Reverte le régisseur général, responsable de la sécurité, et location de la salle. Une équipe, un bureau, et des bénévoles pour aider aux concerts, et à la communication.

Dix ans et de beaux souvenirs, j’ai eu le bonheur de voir ici ou par extension dans la salle Dumoulin, Lo’Jo, Les Doigts de l’homme, Oldelaf, Camille Simeray et Sam Brugière avec leur spectacle Barbara du bout des lèvres, JB Notché, et bien d’autres, spectacles variés, de la chanson à texte, au rock, rock alternatif, ou rockabilly des années 50, en passant par le rap, l’électro, jusqu’à ce dixième anniversaire somptueusement fêté depuis le début de l’année, 10 ans, 10 grands rendez-vous musicaux, parmi  lesquels nous avons pu voir De Si De là, Pigalle, Les Ogres de Barback, et ce n’est pas fini, les prochains rendez-vous sont Cock Robin, le 5 octobre, Christian Olivier le 16 octobre, Laurent Lamarca le 19 octobre, entre autres.

Mais cette journée du 15 septembre était comme une apothéose, une première scène extérieure à Riom, sur la place Eugène Rouher, en face de l’ancienne manufacture des tabacs.

Deux temps pour cette journée,  plusieurs concerts gratuits l’après-midi, Baraban, Belladone,  Lorkestrapil, des animations, des stands, et Radio Arverne pour capter et enregistrer les lives.

Et une soirée de 19 heures 30, à 2 heures du matin… Voire plus !

C’est Belfour qui ouvre le bal, un duo qui voyage entre Clermont-Ferrand, d’où ils sont originaires, et Paris , un projet né en 2010, une musique nuancée et puissante, aux racines blues,  un côté tribal qui évolue vers des sonorités plus modernes, entre blues , folk, rock hypnotique et musiques africaines, Belfour, c’est la voix aérienne de Lucie Mena et les guitares envoûtantes de Michael Sacchetti : Leur musique est un road trip façon Telma et Louise. Un saut dans le vide qui les conduit sur scène. 

On a pu les voir récemment à Thiers pour la Pamparina, en juillet dernier, à la Coopérative de mai ou encore à Ambert pour les 2 jours de dégustation de la fourme d’Ambert. Un millier de spectateurs  sont venus les applaudir, et la foule devient encore plus dense au rendez-vous de Debout sur le Zinc, le deuxième groupe de la soirée.

Debout sur le Zinc, c’est 20 ans de route, 2000 concerts, 8 albums, dont le dernier en 2015, Eldorado,  et des participations à des projets, comme le Brassens pour les enfants, où ils interprètent Mourir pour des idées et Les Passantes, l’écriture de Poil aux yeux pour l’album pour les enfants des Ogres de Barback, ou encore l’arrangement de Mangeur de lune dans un album de Bratsch.

Sept musiciens, dont deux chanteurs :

Thomas Benoît : contrebassebasse

Sept gars dynamiques, souriants et talentueux, qui ont mis le feu à cette assemblée, paroles reprises en choeur, vagues de bras en l’air, et pieds trépignant  aux accents de leurs musiques aux rythmes rock, tziganes ou orientaux , où flâne parfois un petit air d’accordéon, accompagnant des textes qui eux aussi tiennent debout, riches de sens et de subtile poésie, d’un engagement positif, d’un optimisme têtu, des histoires qui  redonnent confiance en la vie, qui ne peuvent pas laisser indifférent , des histoires à chanter debout : Il n’est jamais trop tard pour s’estimer heureux et faire confiance aux lendemains…

Parmi ces chansons, celles de leur dernier album Eldorado, l’une des plus marquante,  Lampedusa :

Quand t’as tenté ta chance
À bord de ce bateau
T’imaginais la France
Comme un eldorado
Contre vents et marées
Tu es resté debout 
La Méditerranée
Avait une faim de loup…

 

La Pleureuse :

Je suis la femme blessée 
Qui ne se relève pas
Je suis la femme glacée 
Celle qui compte ses pas 
Je suis la femme voilée 
Qui voile ses pensées 
De la tête je suis inclinée 
De le fête je suis évincée 
Mais je suis la femme éternelle 
Si jeune et si âgée 
Du monde je suis la sentinelle.

La Relève :

Un jour ils s’aiment ils s’en font le serment 
Pour la vie et jusqu’au ciel 
Pour une heure seulement 

Dans l’élan sur le temps qui court innocent 
Dans l’élan jaillit de l’amour insolent  .

 

Et des chansons que l’on retrouve sur les autres albums, comme La  Valse misère :

Je voudrai faire vœux 
De ne jamais détourner le regard 
Mais je sais bien que dans les gares 
On est toujours trop en retard 
J’aimerai bien faire valser la misère 
Jusqu’au bout de l’univers 
Jusqu’aux confins du ciel 
Mais je redescends trop tôt sur terre 

Alors reprend le train-train quotidien 

La déclaration,

Les mots d’amour :

Quel était le refrain du jour?
Si je l’oublie, je cède encore.
J’aimerais écrire des mots d’amour,
Jeter l’éponge, un peu, tenter le sort.
Une pause ici pour poser là,
Entre deux conflits, entre deux coups d’éclat.
Une pause pour dire autour de moi,
Mon ami, mon frère, mon amour, écoute-moi.

Des mots pour toi mais que je n’dis pas.

Des mots pour toi mais que je n’dis pas.
Ceux-là.

2 fois Oui :

Et c’est l’heure
Aujourd’hui
L’instant choisi
Oui c’est l’heure
Aujourd’hui
De balayer les soucis
De parler d’amour et de vie
L’instant choisi
Pour tout dire en deux mots
Deux fois oui .

Oublie moi,

La fuite en avant, et tellement d’autres que j’aurais envie de les partager toutes, ils chantent aussi Brassens, Bourvil, Boris Vian . Et tout le monde reprend en choeur les chansons  dans un bel élan intergénérationnel partagé, tout le monde, debout :

Rester debout encore un peu et demain 
Debout comme rêve de vivre
Sans l’ennui et sans le chagrin
Rester debout comme on se sent bien
Debout comme on se sent libre
Debout on se retrouve enfin .

Après une pause autour des deux bars, ou des points de restauration, Big Mama et La Popote mobile, ce sont Les Hurlements d’Léo qui envahissent la scène.

Les Hurlements d’Léo, c’est plus de 20 ans de carrière, de route, depuis leur naissance à Bordeaux en 1996, leur premier album : Le café des jours heureux, et leur renaissance, en 2009, jusqu’à leur 10 ème album, et leur nouvelle tournée :  Luna de papel, un chemin de partages, partages avec leur copains de cœur et d’esprit, Les Ogres de Barback, Nilda Fernandez, Mélismell,  Francesca Solleville, et bien d’autres, un chemin d’échanges, de projets atypiques, de rencontres, entre chanson française et rock.,   java-chanson-punk-caravaning, comme ils disent, caravaning et le fameux chapiteau Latcho Drom, avec les Ogres de Barback, Un Air, Deux familles, et un tour d’Europe.  Un groupe de huit membres, aujourd’hui :

Huit membres dont la devise est le vivre ensemble et le partage, rappelant qu’ils ne sont pas une association politique, mais humaniste. Et là encore, on a l’impression d’être en famille avec eux, une famille humaine, et on chante avec eux, comme entre copains, toutes générations confondues, ils font passer une énergie festive.

Des chansons de leur dernier album, Luna de papel, et de tous les autres albums, L’accordéoniste, Toujours, Simone, Jojo, La Lune, Grand-mère, La marmaille nue, Les frères misère, La rouille… etc. Chansons que tout le monde reprend en choeur.

Les ombres dansent la bacchanale 
Sens-tu monter l’odeur de soufre 
De tous ces diables 
Enfants de cale 
Fuyons avant 
Qu’ils nous étouffent 

El silencio vale mas que nada 
Y arriba la luna de Papel 
El ruido no lleva lo que falta 
Y arriba la luna de papel 

La liberté :

J’ai joué avec le soleil 
qui m’a cramé les ailes 
mais je l’ai vu de si près 
que peu de gens peuvent en dire autant 
La liberté ou la mort 
j’aurai eu les deux 
La liberté ou la mort 
c’est mieux que finir vieux .

Je taille ma route :

Le son du tambour est mon meilleur ami
Chaque jour il me ramène la vie
Il bouscule mon sommeil me promets monts et merveilles
Et donne au temps sa propre mesure
Cicatrisant toutes les blessures.

La marmaille nue, Les frères misère, La rouille. ..
Hier on a croisé les vieux potes de @deboutsurlezinc pour les 10 ans de @lapucealoreille, c’était super, ont twitté les Hurlements d’Léo.

( Petits inconvénients des concerts en plein air) :  Oui, c’était super, à en oublier qu’on est debout depuis 5 heures, certains depuis 14 h 30, et la bière coule à flot,  les jolies timbales en plastique spécialement fabriquées pour cet événement circulent, ce qui a des conséquences prévisibles, et une file permanente de 10 m devant les trois WC, un peu juste pour 1200 personnes ! Même moi, qui n’ai bu qu’un seul verre de bière durant toute la soirée, forcément, on m’a confisqué ma bouteille d’eau à l’entrée ! Je commence à me tortiller. Que faire ? Si on sort de là, on ne peut plus revenir. Nous avons résolu ce dilemme, décision prise, avec mon fils et quelques amis(ies), c’est au bar de la Manu, juste en face, que l’on va, après les urgences, écouter le dernier groupe de cette folle journée.

Ce sont les Scratch Bandits Crew qui ont clôturé la nuit, j’avoue que je ne les connaissais pas, et que j’ai écouté distraitement, d’à côté, c’est un mélange d’électro musclé, d’onirisme, et de street culture, ce qui se confirme à la vue de leurs vidéos. Des scratchmusiciens. Je n’en dirai pas plus, sinon que beaucoup de jeunes étaient présents, et qu’il en faut pour tous les goûts.

Voilà, à suivre pour ces 10 ans dignement et somptueusement fêtés. Bravo et merci à toute l’équipe, et aux bénévoles, et longue vie à La Puce.à l’oreille.  

FB de la Puce, clic sur la porte–>

 

 

 

Danièle Sala

 

Graines de Sons ….

18 Sep

L’association Graines de Sons a été créée en 1999 pour développer la pratique de l’éveil musical, du piano et du chant. Les cours réguliers de l’association se sont étoffés progressivement et l’association accueille actuellement un nombre plus important d’adhérents. En 2006 l’association met l’accent sur les liens entre le corps et la voix, le corps et les pratiques artistiques. Elle propose alors des ateliers d’eutonie et commence à explorer une pédagogie où la pratique corporelle est très présente. En 2010 l’association a pu poser ses bagages dans une nouvelle salle aménagée pour ses activités au 28 rue Eugène Sue à Paris dans le 18e arrondissement. L’association propose et développe depuis des cours réguliers ainsi que de nombreux stages autour de la voix, stages de chant, journées de danse et chant, stages sur l’anatomie de la voix, stages sur le thème du conte musical et de la voix.

En avril 2015, l’Association est déclarée Organisme de Formation Professionnelle par la Préfecture de la Région Ile de France.
Graines de Sons propose dorénavant des formations professionnelles dans le domaine du Conte musical, de l’Eveil musical, de l’Anatomie vocale et de la formation vocale ainsi qu’une formation professionnelle « Acquérir des outils pour la création d’un spectacle vivant : Voix, présence scénique, univers sonore»  ouverte aux personnes qui souhaitent être accompagnées dans leur processus de création de spectacle vivant. Cette formation est conventionnée par l’AFDAS.   
Les formateurs sont tous des professionnels de grande expérience, travaillant dans des domaines divers (chant, musique, danse, théâtre) avec des parcours artistiques et pédagogiques reconnus. Graines de Sons est désormais référencé dans le DATADOCK, la base de données des organismes de formations de qualité répondant aux exigences dictées par la loi. 
Cette année,  en dehors des stages ponctuels, l’association propose des cours de chant, de piano,  de guitare, d’éveil musical et corporel,   de batterie,des ateliers d’eutonie, de feldenkreis,  et des spectacles.

Lieu des cours : 28 rue Eugène Sue 75018 Paris
06 19 30 88 76 contact@grainesdesons.fr

Site  clic ici  —->

 

 

 

Rémo Gary et Debronckart…

16 Sep

Photo©NGabriel 2014

Auteur compositeur, Rémo Gary est aussi interprète… Et après quelques années de bruissements sur son talent c’est dans un Festival de Printemps à Montreuil que nous avons été quelques uns à être éblouis par une formidable interprétation des «  Oiseaux de passage » sitôt la dernière note, course vers le stand des albums, je n’étais pas le seul, et il en restait un…  C’est un signe qui ne trompe pas.

 

Dans son parcours riche d’auteur, Rémo Gary a fait une étape dans le répertoire inédit de Jacques Debronckart. Un album est disponible, et

un spectacle est annoncé  au Café de la Danse le 1 er  Octobre à 20 h. .

 

 

Si vous ne connaissez pas Rémo Gary interprète, voici sa version des « Oiseaux de passage »

Pour avoir un aperçu de l’auteur, le choix est difficile mais vous n’aurez pas de mal à trouver d’autres chansons..

Le maréchal des sans logis… (Musique Romain Didier)

 

Des coups de pied au cœur (Musique Clélia Bressat-Blum)

 

La mémoire qui planche

 

Autant vous prévenir, quand on commence, on est vite addict …

Le site de Rémo Gary,  clic sur la photo–>

Quelques échos de presse ci-dessous:

http://www.remogary.com/cms/index/displayPage?pageId=14&title=presse

 

Et aussi, allez voir sur Nos Enchanteurs, il  y a de quoi s’instruire sur Rémo Gary.. 

Norbert Gabriel
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