Archive | média RSS feed for this section

Prix Saravah

26 Juil

« Il y a des années où l’on a envie
de ne rien faire »


Photo©NGabriel 2015

Tel a été le slogan de SARAVAH depuis sa création en 1966. Cette phrase est empruntée à l’autobiographie de Salvador Dali qui cite un vieux pêcheur de Cadaquès. Ce n’est pas une phrase sur la paresse, c’est une réflexion sur les inhibitions dans une société faite par l’homme mais pas pour l’homme.

50 ans après, cette phrase semble plus subversive que jamais. Notre société court de plus en plus vers l’efficacité et le rendement immédiat en mettant en marge les rêveurs. Or ce sont ces rêveurs là qui vont nous sauver de la grisaille de la vie.

Le prix SARAVAH s’adresse à des artistes émergents, auteurs–compositeurs, interprètes dont les démarches sincères et novatrices s’inscrivent dans la philosophie de Pierre Barouh, dénicheur de talents, qui inscriront leurs noms dans l’histoire comme : Brigitte Fontaine, Jacques Higelin, mais aussi dans d’autres genres musicaux avec Pierre Akendengue, Steve Lacy, Majhun, Jean-Roger Caussimon, Daniel Mille, Allain Leprest, Maurane, Bïa, David Mc Neil et tant d’autres…

Qui est potentiel lauréat ? Les artistes émergents dont les démarches sincères et novatrices s’inscrivent dans la philosophie de Pierre BarouhLe concours est ouvert aux artistes de tout style qu’ils soient : auteur, compositeur, artiste‐musicien ou interprète. Et il faut postuler avant le 31 Octobre.

Tous les renseignements utiles sont ici,  clic sur le Saravah,

On n’est jamais à l’abri d’une bonne nouvelle….

Autour des Rencontres Marc Robine 2017

22 Juil


Deux concerts par soirée, c’est déjà bien, mais ce n’est pas tout, il se passe plein de choses autour de ces rencontres, cinq jours à temps complet pour les organisateurs, et les nombreux bénévoles de l’association On connaît la chanson.
Cette année était la treizième des Rencontres qui ont commencé en 2005 au Gamounet, à Saint-Bonnet-près- Riom, et dans le salle toute neuve de  La Muscade de Blanzat, à partir de 2012 .

La chorale des spectateurs, animée par Agnès Mollon et Jean-Baptiste Veujoz cette année, les volontaires vont répéter tous les matins, et on livré le  résultat de leur travail  au cours du repas goguette de 13 heures du 15 juillet, au programme, une chanson inédite de Bernard Lavilliers : Croisières méditerranéennes :

Venues des hauts plateaux

Incendiées par la guerre,

Ecrasées de soleil

Des fourmis silencieuses

Fouettées par la poussière

Dévorées par le sel

On avait tous un jour imaginé la mer

Et la douceur du vent

Et dans cette nuit noire

On a payé si cher,

On coule en dérivant… 

A tous les enfants, de Boris Vian, Foule sentimentale d’Alain Souchon, C’est du vent, de Jean-Baptiste Veujoz, et l’herbe tendre de Gainsbourg.

Au cours du repas goguette, la prestation de Jean-Baptiste Veujoz :

 

Un atelier d’écriture, animé tous les matins par Céline Caussimon, Voisins, voisines en chansons, quatre matinées de travail, dont voilà le résultat, avec Céline à l’accordéon,  bien vu :

 

Céline Caussimon, qui a donné un concert, le mercredi 12 juillet, dans la salle d’exposition de la Muscade, dans le cadre de Radio-Cabaret, avec Radio Arverne qui est en direct tous les jours des rencontres, de 17 à 19 heures :

 

 

Toujours dans le cadre de Radio Cabaret, Clio nous a fait la primeur d’une nouvelle chanson, Amoureuse :

 

Et les Goguettes en trio sont venus chanter le 15 juillet, à 18 heures, trois chansonniers qui croquent les politiques avec gourmandise.
Encore Céline qui a chanté au cours du repas républicain du 14 juillet :

Photo N Gabriel

<——-  Clic  sur la photo

Et Chris Land dans son interprétation de La grande Zoa :  Clic sur  le Chris… (Photo de ChanTal Bou-Hanna)

 

Lili Cros et Thierry Chazelle ont aussi chanté au cours de ce repas :

Lili Cros a chanté La ballade irlandaise  que l’on connaît interprétée par Bourvil ( paroles d’Eddy Marnay, musique d’Emil Stern, merci Thierry!) Et Thierry Chazelle a chanté Mireille de Dick Annegarn.

<—- CLIC !

 

 

Je n’ai pas pu, hélas, assister à toutes les manifestations et activités, mais Martine Fargeix m’a bien aidée. Merci à Martine aussi pour sa disponibilité, et pour m’avoir voiturée durant ces cinq jours.

Il faut aussi parler du bar, où l’on se bouscule aux entractes, et où les bénévoles s’activent prestement, la bière blanche était excellente !

Des rencontres très féminines cette année, huit filles avec Céline Caussimon, pour sept garçons, en comptant les frères Volo et les trois Escrocs, sous le signe de la jeunesse aussi, « LE festival de la fine fleur de la chanson française. Avec ses valeurs sûres, au top de leur floraison et les jeunes pousses déjà au summum de l’excellence. »(Sic : On connaît la chanson). Et un public rajeuni aussi cette année.

Toutes ces valeurs sûres en partage avec le public, pendant, et en dehors des concerts, de belles rencontres avec les artistes, et avec les spectateurs, et à l’au-revoir du dernier soir, on ajoute forcément à l’année prochaine.

Pour finir, quelques mots d’une des chanteuses ayant participé à ces rencontres, Léopoldine HH :

Je suis heureuse d’avoir été accueillie aux Rencontres Marc Robine! J’avais l’impression d’être à ma place d’une certaine manière dans une histoire de la chanson avec un public exigeant et connaisseur et critique et c’est agréable de pouvoir parler littérature et borborygmes !

( borborygmes avec une petite pointe d’ironie, voir l’article consacré à Léopoldine HH).

PS : Un coup de chapeau à l’éclaireuse des concerts, Catherine Reverseau, c’est une fée.

 

Des rencontres dont on aurait pu garder un bon souvenir, si elles n’avaient pas été assombries par la nouvelle du décès brutal d’une des chanteuses participantes de ces rencontres, Barbara Weldens. C’est dans une église, à Gourdon, dans le Lot, dans le cadre du Festival Léo Ferré, à la fin d’un concert, qu’elle s’est effondrée aux pieds du public, une enquête est en cours pour déterminer les causes de sa mort. Barbara Weldens, dont le public de ce 14 juillet, à la Muscade de Blanzat gardera le souvenir d’un spectacle époustouflant, d’une artiste hors du commun, d’une présence scénique incroyable. Un talent confirmé par plusieurs prix, et coups de coeur des professionnels de la chanson, et du public, et ce sont tous les amoureux de la scène vivante qui sont en deuil aujourd’hui,d’une artiste en devenir dont je n’oublierai pas le chant profond, la rage de vivre.

Le dernier message de Barbara Weldens à son public de Gourdon :

Ça doit vouloir dire ça vivre, j’en sais rien
ça fait peur mais j’lâche rien..

Un merci a fusé dans la salle à la fin de ces mots qui allaient prendre un sens cruel quelques minutes plus tard. »  

Propos rapportés par René Pagès

De BELLA-CIAO à SE(p)T de COEUR.

 

 

Danièle Sala

 

Et une autre série de liens pour en savoir plus, merci à Martine Fargeix,

Mardi 11 juillet 2017

Leïla Huissoud    https://goo.gl/photos/sfhsd2qwjMb2PuQt6

Clarika   https://goo.gl/photos/htc6rRn42k7fUrri8

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2017/07/12/rencontres-marc-robine-premier-jour-11-juillet-2017/

 

Mercredi 12 juillet 2017

Radio cabaret  https://photos.app.goo.gl/0N8qkBiwY9zWBeDK2

https://youtu.be/Z5wXLf1sXpI

https://www.youtube.com/watch?v=6Dv7OqaFzm8&feature=youtu.be

https://www.youtube.com/watch?v=hOLmPvMx0yk

Clio  https://photos.app.goo.gl/RTeYqSidfr5xfKeW2

Volo   https://photos.app.goo.gl/N6FzQQhXzICRGBp43

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2017/07/13/rencontres-marc-robine-2017-deuxieme-jour/

 

Jeudi 13 juillet 2017

Atelier d’écriture avec Céline Caussimon   https://photos.app.goo.gl/a4h18Re9iv4nxIyo2

La chorale des spectateur  https://photos.app.goo.gl/E6x7ID4mPnqZKaHV2

Léopoldine H   https://photos.app.goo.gl/kWVHU4eQttekrz172

Jil Caplan    https://photos.app.goo.gl/qZClJUtOFUZUrlAj1

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2017/07/14/rencontres-marc-robine-2017-troisieme-jour/

Vendredi 14 juillet 2017

Repas républicain  https://photos.app.goo.gl/LNe38zfCM6DJyzSQ2

Barbara Weldens   https://photos.app.goo.gl/JNVHondD4OyPs3iF2

Lili Cros et Thierry Chazelle   https://photos.app.goo.gl/UEqxpqYPO9eg1Sqw2

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2017/07/15/rencontres-marc-robine-2017-quatrieme-jour/

 

Samedi 15 juillet 2017

Repas goguette :   https://photos.app.goo.gl/AKzFxD6JAx6of59V2

Chorale des spectateurs 

C’est du vent – Jean-Baptiste Veujoz  https://www.youtube.com/watch?v=Wszzto3kvUs

Croisières méditerranéennes – Bernard Lavilliers  https://www.youtube.com/watch?v=1bffL14rTu8&t=34s

A tous les enfants – Boris Vian  https://www.youtube.com/watch?v=h0tRTDpyWHU

Foule sentimentale – Alain Souchon   https://www.youtube.com/watch?v=NlKR02lFGaE&t=4s

L’herbe tendre – Serge Gainsbourg   https://www.youtube.com/watch?v=vLC3JTD52I8

Atelier d’écriture de chansons  https://www.youtube.com/watch?v=PRscv8npiQE

https://www.youtube.com/watch?v=4e6atACDuI0&feature=youtu.be

Manu Galure  https://photos.app.goo.gl/GIk9IOcAPhlWgoAc2

Les Escrocs  https://photos.app.goo.gl/GsULkYbpTZrw5DY03

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2017/07/16/rencontres-marc-robine-2017-5-eme-soiree/

Divers  https://photos.app.goo.gl/aoNTtp6wRTfQJKR02


 

Rencontres Marc Robine 2017, quatrième jour.

15 Juil

 

Après la chanson de Marc Robine où il est encore question de voyages : Les Aventuriers,

Ils sont partis pour des voyages

Auxquels nous n’étions point conviés

Où sont-ils ? En quels paysages

Ont-ils délacé leurs souliers ?

Ont-ils déposé leurs bagages

A l’orée des grandes forêts ?

Ont-ils découvert les mirages

Pour lesquels ils nous ont quittés ?…

Arrive alors l’ étonnante découverte de ces dernières années, Barbara Weldens, une grande blonde voluptueuse à crête iroquoise, en short et haut noir, escarpins rouges, qu’elle nous montre et qu’elle balance, car elle a envie d’être à l’aise pour bouger. Elle en reprendra un un peu plus tard, pour téléphoner à Alice du pays des merveilles : Allo, allo, Alice tu m’entends ?

Dis donc Alice tu m’entends ? ça capte pas bien dans ton bled, tu dis qui ? Lewis Carroll ? Faut qu’tu rentres à la maison… Merci monsieur Lewis, monsieur Carroll, d’avoir fait d’Alice un sex symbole, une baby doll...

Une des chansons de son album : « Le Grand H de l’Homme » . Un album puissant, bouleversant, déchirant, d’ organiques vibrations, et sur scène, on reçoit ses chansons comme des coups de poing en plein ventre, et parfois, ça fait mal.

Une part de moi est un homme, avec un grand H / (…) Une part de moi est une femme, avec un petit f / Y a pas de grand F pour les femmes / Y a juste les « femme-encore » : / Encore une femme au volant / Encore une qui l’a bien cherché / Encore une féministe ! / Encore une salope / Encore une chienne / Encore ! encore ! encore !

Une voix rauque de chanteuse réaliste et qui monte en puissance jusqu’aux hurlements, qui contraste avec la douceur des mélodies du piano et du violon, c’est tendre et violent, c’est l’ombre et la lumière, le « yin et le yang ». Elle est tout ça, complexe, et entière, elle est l’homme et la femme réunis et contraires, question de majuscules entre H et f, violente, parfois drôle et émouvante et son spectacle tient du cirque, d’où elle vient, du théâtre, un voyage aux entrailles de l’humain. Une histoire d’amour déchirante :

Violence / Violence / M’as-tu quittée ? / Regarde comme sans toi je ressemble aux autres / Regarde l’orpheline dépravée de sagesse / Que tu laisses entre les bras de l’amour.

Un premier album, et déjà une ribambelle de prix, cinq prix au Pic d’or 2016, prix des professionnels et du public du tremplin Découverte Chanson, prix du magazine Francofans, prix de la créativité Charles Cros, premier prix du concours jeunes talents 2016 du festival Jacques Brel, révélation scène de l’académie Charles Cros.

On a déjà tout dit sur cette fille, il y a les fans absolus et les autres, étant encore sous le choc, personnellement, je ne me situe pas encore, en tout cas elle provoque tout sauf l’indifférence ! Mais c’est encore elle qui parle le mieux d’elle:

Mon style, c’est tous les styles, je suis tout le monde, je suis un slam qui palpite, un tango en colère, un rock qui se brise, une valse qui s’épanche, une cantate à bout de souffle… Je suis n’importe qui, un ventre, un poumon, une gorge, un outil de chair abritant nos brutales émotions…

Photo Martine Fargeix

Lili Cros et Thierry Chazelle

 

Photo Martine Fargeix

Besoin de réconfort, de bonheur, de pansements au cœur, d’amour qui va bien après cette première partie un peu trash ? Pas de soucis, on va les avoir avec Lili Cros et Thierry Chazelle, en deuxième partie.

Plateau dépouillé avec seulement deux tapadonfs, appelés aussi stomp box, au sol, un rond, un carré, qui s’allument en dessous comme par magie, judicieusement inventés par Thierry.

Ils se présentent, en toute simplicité, humblement, lui avec son hat, dernier étage de sa coquetterie, elle, en robe jaune à pois noirs et chaussures assorties. Ensuite viennent, la mandoline de Thierry, et les guitares, au gré des chansons. Et d’entrée, ils annoncent deux nouvelles, une bonne et une mauvaise.

La mauvaise, c’est la première chanson de leur dernier, et troisième album en commun Peau neuve: Le vieux chien :

Le vieux chien est mort

On s’y attendait

Mais à force de l’attendre

On n’y croyait plus

On disait souvent

Il va pas passer l’hiver

Pas passer l’été

Pas passer l’printemps

Et pis nan…

Chanson à l’humour délicat qui fait écran à des sujets plus graves, comme sait le faire Thierry :

Dans ma maison de retraite

On me traite bien

Lavé, nourri et blanchi

C’est pas une vie d’chien

Je sais ce que pensent les gens

Y va pas passer…

Pas passer l’hiver

Pas passer l’été

Pas passer l’printemps

Et pis nan.

Puis ils nous racontent Peau neuve, leur 7 ans de vie et travail en commun, leur indépendance qui leur donne une grande liberté de création, de réflexion, de renouvellement. Et quand on a vu leurs spectacles antérieurs, on peut mesurer le travail accompli pour se renouveler ! Le travail corporel, qui va jusqu’à un numéro de claquettes sur les tapadonfs et des chorégraphies sur les chansons impeccablement orchestrées .

Complicité, osmose, conscience des réalités et travers du monde et de la vie, complémentarité entre le fantaisiste plein d’humour et la poétesse à la voix de diva claire et puissante, amour du travail bien fait, amour tout court, font bien les choses.

Se succèdent les chansons de Peau neuve, Le rythme est amour, Les petits ça pousse, Offre-moi, Les petits attributs, L’anneau, Narcos, Ton petit soldat, superbe déclaration d’amour, Mon hit, mon hat, une ode au chapeau de Thierry qui se termine par une pirouette :

Je vais le passer parmi vous

Et pas de chichis entre nous

Donnez c’que vous avez d’argent

Mon côté Aristide Bruant.

Toutes les chansons de Peau neuve, entrecoupées d’incontournables, comme Le Havre sur le port , et Thierry nous raconte, comment ses parents émigrés d’Alsace sont arrivés dans cette ville, Le client d’Erotika, qui se termine par une époustouflante jouissance vocale de Lili, L’homme de sa vie, et Tiki you, scène de jalousie sur des airs hawaïens, celle, très émouvante de l’album Tout va bien : Les bras de rivière, celle qui me fait pleurer à chaque fois, L’Eclaireur

Un couple qui se ressource sans cesse, au charme infini, aussi humble que talentueux. Une énergie positive qui se diffuse dans le public, contagieux bonheur qui fait un bien fou.

Ah oui, au fait, la bonne nouvelle, c’est que Tout va bien ! Et que les gens qui vont à leurs concerts achètent de plus en plus d’albums !

Trois rappels mérités, et pour finir ils viennent chanter à voix nues, avec le public.

Sinon, il y a eu ce 14 juillet le repas républicain en chansons, je n’ai pu y assister, mais Martine a fait des photos, Radio cabaret comme d’habitude avec Radio Arverne, de 5 à 7 et ce vendredi Simon Goldin, Jean-Baptiste Veujoz, le chef de chorale avec Agnès Mollon et les artistes en concert le soir.

Aujourd’hui, à 13 heures,repas goguette, avec Les Goguettes en trio, les chansons de la chorale, les résultats de l’atelier d’écriture, à 18 heures, les Goguettes en trio, et à partir de 20 heures 30, Manu Galure, et Les Escrocs, qui clôtureront ces 13 èmes rencontres, à suivre donc…

Danièle Sala

Et pour quelques images de plus,

Rencontres 4 montage 15-07-2017 20-19-23 4594x4634

Photos Martine Fargeix

 

 

Le Havre, sur le port, vient de se mettre en clip ; très belle réalisation, qui a très vite atteint un record vues en première  semaine.

Rencontres Marc Robine 2017. Troisième jour.

14 Juil

Ça se passait à Manchester

Ça aurait pu se passer ailleurs

Car tous les bars se ressemblent

Comme des orphelinats…

 

La chanson de Marc Robine, ce jeudi soir, ce fut  » Manchester »

Et c’est une jolie blonde, aux nattes tressées autour de la tête, des yeux couleur du Rhin, un  sourire  généreux, qui en dit long sur la façon dont elle va provoquer le public,  court vêtue, en robe noire et or, et souliers bleus qui se met au piano, entourée de ses deux compères, musiciens comédiens, Charlie Marty et  Maxime Kerzanet : La pétillante alsacienne Léopoldine HH.

       Elle attaque par une chanson de Colette Magny:  » Frappe ton coeur »:

Tchekhov, Musset, Jésus-christ, Dostoïevski

 On ne peut rien comprendre en ce monde

Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce qu’une carotte ?

 Une carotte est une carotte

Et on ne sait rien d’autre...

Léopoldine éventail DSC08111

Photos Martine Fargeix

Léopoldine HH n’est pas seulement chanteuse, c’est un spectacle vivant à elle toute seule, une voix de diva d’opéra bouffe, à l’aise dans tous les registres, qui peut se faire douce ou vertigineuse,  une mise en scène déjantée, et entre deux borborygmes, des textes de toute beauté, comme   » Mon camarade », ou  » Un garçon blessé » (extrait de l’album « Blumen im Topf « )

Un garçon blessé, plein de timidité

S’arrange à la lueur de l’éprouver,

Comme un cœur à prendre, à chavirer,

Ou à laisser.

Un soir d’été où il se laisse aller,

Je le vois qui tangue à se briser,

Et tandis que le spleen le submergeait,

il chantait…

Léopoldine HH n’est pas l’auteur de ses textes, compositrice interprète, entourée de multiples instruments de musique, mini harpe, piano, ukulélé, clavier, et même une boite à meuh !  Elle choisit ses auteurs parmi ses écrivains, poètes préférés, Gilles Granouillet,  Gwenaëlle Aubry, Roland Topor,( Zozo lala), ou encore Olivier Cadiot.

Inclassable, surprenante, créative, elle arrive même à faire chanter le public en alsacien,  et les trois complices finissent leur show en maillot de bain pour la chanson :  » Je suis toute nue » !

Rappelons enfin qu’elle est Prix Moustaki 2017*, ayant raflé le prix du public, et celui du jury. Et aussi Prix Talent d’Avenir, 2016.

Un spectacle qui bouscule, et qui n’a pas plu à tout le monde, il faut un long entracte pour s’en remettre… Et pour préparer la scène pour le deuxième concert.

Jil 1 DSC08212

Photos MFargeix

Jil Caplan, quant à elle, a fait l’unanimité !

Jil Caplan qui arrive sur scène, robe noire, très sexy avec son épaule dénudée, entourée de six musiciens, quatre guitaristes, dont Romane, le virtuose du jazz manouche, et compositeur du  nouvel album de Jil Caplan, :  » Imparfaite »,  un batteur et une contrebasse. Six musiciens qui collent bien à sa voix gouailleuse et sensuelle et à sa plume tendre et coquine.

Et l’on est vite emportés dans un tourbillon de notes voyageuses et vibrantes, sur les chansons d’amour et de désamour de cet album aux couleurs pop jazz :

« Est-ce que tu m’aimes »:

 » Mon amour serait il trop fort ?

 Toi désir qui se tient près du bord,

 Moi qui marche en déséquilibre,

Et recherche ta cage pour être libre.

 Est-ce que tu m’aimes ? ... »

Petite larme, En attendant que tu reviennes, toutes les chansons d’ Imparfaites, jusqu’au galop époustouflant des Chevaux sauvages.

Musiques qui rhabillent de neuf aussi les plus anciennes chansons,  » Tout ce qui nous sépare »,  » Avant qu’il ne soit trop tard »,  » Gueule d’amour », etc…

Applaudissements à tout rompre d’un public rajeuni, ce qui est très réjouissant pour l’avenir de la chanson française, et rappels honorés de trois chansons de plus.

Une très belle soirée encore… Enfin pour moi !

Et ce soir, Barbara Weldens, que je découvrirai sur scène, et l’immense bonheur de retrouver Lili Cros et Thierry Chazelle.

Sinon, l’atelier d’écriture suit son cours, ainsi que la chorale qui prépare de belles choses, dont une chanson inédite de…Mais chut ! surprise. Et toujours Radio Cabaret, avec Radio Arverne de 5 à 7.

Danièle Sala, de Mozac

  • Le Prix Moustaki a été créé en 2011   par Matthias Vincenot et Thierry Cadet, il récompense un album autoproduit, la première lauréate était MélissMell,  pour plus de renseignements, voir ICI , clic sur Georges,

Et pour quelques images de plus,

 

 

Romane, guitariste de jazz, est un des plus fins connaisseurs de l’univers de Django Reinhardt.  Compositeur, animateur de plusieurs ensembles de jazz dit « manouche »,  c’est une des figures majeures de la guitare jazz.  Dans cet ensemble façon Quintette du Hot Club de France, qui accompagne Jil Caplan, on retrouve la guitare type Maccaferri-Selmer (avec micro type Stimer, la guitare comme le micro étant des créations françaises) qui fut l’instrument favori de Django, et qui reste un standard de ce jazz français qui a fait école dans le monde entier.  (N. Gabriel)

Pour plus de renseignements, clic sur la photo,

Photo Martine Fargeix

Rencontres Marc Robine premier jour, 11 juillet 2017.

12 Juil

Ils ont, dans leur valise,
Un trésor: trois chemises,
Un pantalon usé.
Dehors, le froid, la bise
Raclent la pierre grise
Et le goudron du quai.

Ils viennent bâtir nos barrages,
Nos ponts, nos autoroutes aussi,
C’est pas par plaisir qu’ils voyagent… 

 

C’est par cette chanson de Michel Bulher( 1976) interprétée par Marc Robine : « Les immigrés», que commencent ces treizièmes rencontres Marc Robine.

Le public est au rendez-vous, les fidèles, ceux que l’on revoit chaque année, et des nouveaux aussi, de tous les âges, puisque cette année est placée sous le signe de la jeunesse, de la relève, et vu ces deux premiers concerts, on peut être rassurés quant à l’avenir de la chanson française.

Et c’est une toute jeune fille en courte robe rouge, pieds nus, qui s’avance vers le micro, bien trop haut pour elle, et monte sur une chaise pour affronter le public :

J’essaie d’être moi, laissez moi faire
Peut-être pas assez spéciale ni assez spectaculaire
J’ai tous vos conseils en tête mais je voudrais juste rester honnête
Prenez pas ma simplicité pour un excès de fierté
Moi je me fais mal à la pudeur
A chaque mot que je couche, putain écrire ça fait peur et pourtant je suis pas farouche
Si tout ce que j’ai d’intéressant, c’est ma bouille de petite fille
Va falloir se faire une raison, le talent tient qu’à un fil… 

Allez pas croire que c’est facile de défendre ce que j’ai de fragile
C’est vrai, j’étais pas obligée
Je vous laisse entendre à vous de juger
Est-ce que j’écris pour de vrai ?
( De la merde grand public).

 

Oui, Leïla Huissoud écrit pour de vrai, chante pour de vrai, sobrement accompagnée de sa guitare, et de Kévin Fauchet au piano et à l’harmonica, sa voix sonne juste, amoureuse des mots, de la langue française, elle nous surprend par sa maturité, la force de son écriture, sa sincérité, de coups de gueule en tendresse, elle nous fait passer par toutes les émotions. Son premier album, « L’Ombre » sorti en mars dernier en témoigne.

Après une courte pause, la salle s’éteint à nouveau, et les musiciens arrivent dans une lumière bleue, Ludovic Leleu se met au piano, Jérémie Pontier à la batterie, Fanny Rome au violon, et tout de noir vêtue, apparaît Clarika, la scène s’éclaire de rouge, le rythme monte :

  Je suis la force et la lumière
Je suis fragile et solitaire
Je suis peureuse, je suis légère
Je suis fidèle et inconstante
Je suis barrée, je suis bandante
Je suis perdue, je suis timide
Je suis vendue et intrépide … »
Je suis mille, je suis mille, je suis mille
Je suis mille vies… 

©NGabriel

©NGabriel Photo d’archives

Et, ce n’est pas original, mais il y a de quoi faire battre nos cœurs avec Clarika, tour à tour bouleversante, tendre,  joyeuse ou mélancolique, elle chante, elle raconte, elle danse, elle nous bouleverse et nous enchante, en toute complicité avec ses musiciens,  avec une mise en scène époustouflante, une vraie tornade, de noir vêtue jusqu’à ce qu’elle réapparaisse en longue robe claire, sur la musique du parrain,  pour chanter, après un préambule en italien, et une danse folle entre Jérémie le batteur et Fanny la choriste musicienne,  » Le bout du chemin  » . On ressort de son concert tous chamboulés.  Elle a interprété toutes les chansons de son septième album : «  De quoi faire battre mon coeur », et quelques incontournables, comme «  Les garçons dans les vestiaires », «  Non, ça s’peut pas », ou «  Bien mérité ».

Les rencontres Marc Robine commencent fort avec cette première soirée, et ce soir, trois concerts au programme. Tout d’abord Céline Caussimon, à 17 heures, dans la salle d’expo, accompagnée d’Etienne Champolion au piano, et à 20 heures 30, Volo et Clio, à suivre donc .

Danièle Sala, de Mozac

 

Sur le Pont d’Avignon, on y chante..

3 Juil

Et parmi les rendez-vous qui vous réjouiront le cœur et l’âme, en voici quelques uns, parmi les spectacles vus depuis quelques mois, d’abord le trio fantastique de Chanson Plus Bifluorée, les pétulants activistes de la chanson la plus délirante, la plus explosive, la plus désinhibée, la plus politiquement incorrecte, mais tellement savoureuse.

C’était en décembre 2016 et janvier 2017 au théâtre La Bruyère, après un mois parisien bien rempli…

 L’an dernier c’était un spectacle autobiographique, 25 ans et des brouettes… Les trois lascars sont repartis pour un autre quart de siècle, et ils ont mis un turbo à la brouette, car on n’est pas du genre à cultiver les fleurs fanées de la nostalgie et pas non plus tremper sa plume dans le sirop de la morosité passéïste… Ils font dans le comico-lyrique, j’essaie de faire plumito-lyrique pour être dans la tonalité… Si possible.

Mais ils ne sont pas que comiques et experts dans l’art du pastiche bien tempéré, ou la goguette goguenarde, c’est vocalement et musicalement impeccable , c’est un spectacle mené au trot enlevé, pas un faux pas, pas une bavure, maîtresse Marinette leur a mariné une mise en scène affinée, percutante et insolente, émouvante aussi quand Lucas Stafiore rappelle avec un texte de Victor Hugo que, je résume, une école est le meilleur vaccin anti bagne, et le trio chante ensuite La Marseillaise de la Paix. (suite ICI).

Vous y retrouverez aussi Jean Guidoni, avec Tacet et Cie,

Résurrection ! Depuis quelques années avec la nouvelle équipe Tacet, Jean Guidoni s’est consacré à des spectacles et albums essentiellement comme interprète. Période sans doute transitoire pour faire revivre à plein régime en 2017 ce jeune homme qui marchait dans les villes comme un conquérant insatiable bien résolu à tout dévorer et à flamber sa vie comme un feu d’ artifice.

(suite ICI )

Il y a aussi du théâtre, oui, c’est Avignon, et dans la ribambelle de propositions, l’une mérite le détour pour des multiples raisons, c’est Le Misanthrope VS politique,

En quelques mots c’est une version totalement bluffante de ce classique de Molière. Qui a été revisité régulièrement depuis 1666, théâtre, cinéma, télévision… Les spécialistes ont de quoi expertiser à l’infini. Mais cette version a la qualité rare de faire entrer un public de 2016 de plein pied dans le propos de Molière, en lui donnant à voir des personnages d’aujourd’hui. Que ce public connaisse ou pas ou peu Molière n’a pas d’importance .   ( suite ICI )

 

Et n’oubliez pas de faire quelques étapes avec Anquetil tout seul, et Matila Malliarakis… qui sera aussi quelque part du côté du pont d’Avignon..

Anquetil … Dans la légende des cycles, c’est un Lancelot du Lac revu et dérangé par Shakespeare qui en fait un de ces héros monstrueux dans leur démesure, mais un héros. Une sorte de Cyrano prêt à tous les défis. Pas forcément un modèle, mais quel destin, et quelle volonté hors du commun pour l’accomplir. Ce spectacle d’une intensité rare nous fait entrer dans toutes les arcanes qui mènent un champion aux sommets de son art. (suite ICI.)

 

anquetil-tout-seul-la-legende-14-09-2016-19-56-53-1939x1906

Photos© NGabriel2016

 

Connaissez-vous Laurent Viel et Emily Pello ? Oui, eh bien heureux festivaliers, la rue de la Belle Ecume est aussi de la fête estivale avignonnaise..
D’emblée, j’annonce la couleur : c’est un des deux meilleurs spectacles autour de la chanson que j’ai pu voir depuis des années. A la base, une de ces idées qui rend jaloux tout plumitif ayant eu une vélléïté de créer un spectacle de chanson, ensuite il y a un casting impeccable pour concrétiser cette idée, au chant, Emily Pello et Laurent Viel, à la musique Roland Romanelli et Jeff Mignot,  auteur Christian Faviez, compositeur Philippe Brami. Voilà, les présentations sont faites, ne pas oublier Jacques Rouveyrollis pour les lumières, décor, sur une idée originale de Christian Faviez (création collégiale) costumes et mise en scène : créations collégiales , tout est réuni pour faire une superbe soirée à partager entre amis choisis dans toutes les générations . (suite ICI)

Rue de la Belle Ecume Trio AAA

Et vous aurez la chance de faire un tour de manège avec Gaston moins le quart, qui vous attend salle Moustaki,

Romain à la bonheur?

Dans cette création, Romain Lemire nous fait passer par tous les états du bonheur de spectateur amoureux du spectacle vivant. Dans la ligne de ces poètes de la scène, enchanteurs de la vie, ceux qui dans la trace de Pierre Etaix, Jacques Tati, Raymond Devos, Pierre Louki, ou de Peynet, ont mis des soleils dans le quotidien, ceux qui ont transcendé les petites choses de la vie pour en faire des tableaux tendres et souriants, envers et contre tout.  (Suite ICI)

 

 

Bien évidemment, c’est très réduit comme sélection, les amateurs de chanson trouveront de quoi se régaler, mais cette rubrique est réservée à des spectacles vus et appréciés, en toute subjectivité, mais il semble que le public a été raccord avec ma subjectivité…  Bon festival à tous.

 

Norbert Gabriel

Rencontre avec Didier Wampas

24 Juin

 

Plus de 30 ans de Rock alternatif pourtant pas vraiment classable et puisant ses influences où bon lui semble, une route jalonnée d’une quinzaine d’albums, dont deux live et une compilation, une loufoquerie exquise, un sens poétique de la rêverie, de l’humour et de l’absurde qui semble nous délivrer comme un message à travers et par delà les autres, la nécessité, l’urgence même, de déconner, de rire et de vivre … il y aurait encore bien d’autres choses à dire de l’itinéraire singulier de Didier Wampas. A l’aube de la sortie du nouvel album des Wampas, « Evangélisti », délire mêlé d’attachement aux racines rock et de recours aux références yéyé, le groupe entamait le 02 février à Bordeaux, une tournée, prometteuse, comme d’usage, des moments hauts en couleur, enjoués et excentriques. Un petit air de folie et de liberté flottait dans les couloirs du Théâtre Barbey, où Didier Wampas acceptait de nous accorder un entretien.

 

– Didier bonjour et merci pour cet entretien. Vous démarrez la tournée du nouvel album ce soir. Comment l’appréhendes-tu ?

– C’est la première date, donc je ne peux pas te dire comment ça se passe. On va tout roder ce soir. On n’a pas encore joué les morceaux ; on a répété deux fois. Donc on commence aujourd’hui ! Mais on va quand même jouer des anciens morceaux.

 

– Partir avec peu de préparation, est-ce ce qui rend le métier palpitant ? Il parait que pour toi il n’est rien de pire que quand un spectacle est réglé au millimètre.

– Ce sera loin d’être le cas ce soir ! C’est important d’avoir de la fraicheur. Des fois il faut la forcer un peu. Mais je ne le fais pas exprès. Peut-être que dans 100 dates, ce sera moins frais, mais là, pour l’instant, ça va.

 

– Tu as vécu une double vie de travailleur salarié d’un côté et d’artiste de l’autre. Cela a-t-il généré des frustrations de ne pas pouvoir te consacrer professionnellement entièrement à la musique ou au contraire était-ce vital d’avoir un emploi alimentaire pour garder de la fraicheur dans l’exercice de ta passion ?

 – Je pense que ça aide vachement quand on n’a pas la pression d’avoir besoin de ça pour bouffer. Quand tu veux faire du Rock’n’Roll en France et que tu as besoin d’en vivre, ce n’est pas évident : il faut tourner, chercher des dates. Nous, on s’en fout. Je fais des chansons ; on vend des disques ou non. On est vraiment beaucoup plus libres. Et franchement, il n’y a rien de frustrant à ne pas pouvoir se consacrer professionnellement à sa musique. On n’aurait pas fait plus de concerts ; franchement on n’aurait rien fait de plus et peut-être même moins, à cause des pressions. Quand tu as 20 ans, tu t’en fous d’avoir 800 euros pour vivre. Mais après tu grandis, tu as des mômes… Plein de groupes se retrouvent au bout d’un moment dans cette situation. Ce que j’ai envie de faire à la base n’est pas très « grand public ». Alors à partir de là que fait-on ? Soit on change sa musique pour plaire à un maximum, soit on fait ce qu’on a envie de faire, et puis on verra bien ! Je ne regrette pas. C’est vrai qu’il y a tellement de choses à faire, à explorer. Mais on ne peut pas tout faire, et je suis content qu’on ait le temps de jouer, de répéter et de continuer.

 

– Tu as commencé à composé au sein du groupe après le décès de Marc Police. Comment se passe le travail personnel et collectif ensuite ?

– Effectivement, j’ai commencé y a 25 ans, après le décès de Marc . J’écris des chansons tout le temps : je prends ma guitare, j’écris des chansons en «yaourt», et après lors des répétitions, on les joue et on garde celles qui tournent le mieux tous ensemble. Je prends ma guitare et je fais de la chanson en temps réel, couplet-refrain et solo. Après les autres font leur partie. Mais généralement la chanson de base est faite. Loin de moi l’idée de vouloir diminuer le rôle des autres : la chanson évolue suivant la façon dont les autres jouent. Mais quand on essaye de changer des choses à sa base, c’est toujours moins bien. Le premier jet est mieux. Et après je mets des paroles dessus. Une chanson, ce n’est pas qu’un riff : le riff de guitare amène le rythme, etc… C’est un tout.

 

– Votre musique est assez inclassable, dans ce pays où on aime bien cloisonner les artistes dans des cases, au sens où au sein de chaque chapelle dont elle pourrait se revendiquer, on trouve toujours des puristes à qui elle ne convient pas assez. Qu’est-ce que cela t‘inspire ?

– Tant mieux ! C’est le but ; je n’ai pas envie de rentrer dans une case. A la base, on fait du Rock’n’Roll pour ne pas rentrer dans des cases. Or très vite, les gens rentrent quand même dans une petite case, selon leurs idées, leur musique, leur look.

 

– Tu gardes une image de clown avec des textes légers et drôles, voire pas du tout sérieux. Or l’humour et la légèreté servent aussi à exprimer des choses importantes et profondes. Je me permettrais un parallèle avec des groupes comme Fatals Picards, qui trainent volontiers une étiquette de « chanson comique » et qui pourtant abordent aussi avec justesse des sujets très graves, comme la pédophilie (chanson « Tonton »). Est-ce un équilibre fragile ou une évidence?

– C’est ne pas se prendre au sérieux déjà à la base. Il y a tellement de démagogie et de populisme, que si nous, en tant qu’artistes, on tombe aussi dans la démagogie et le populisme, on ne s’en sort plus. On n’a pas le droit. On peut faire autre chose que ça. C’est la grande mode en ce moment, mais moi, je n’ai pas envie de faire ça. Aucune envie d’aller gueuler devant les gens des messages à la con avec lesquels tout le monde est d’accord et qui ne servent à rien. Il faut un peu de subtilité, de finesse, de poésie. Quand tu fais de la politique, que tu es maire d’un petit village, confronté à plein de problèmes, de gens qui n’ont pas de logement, pas d’argent etc… tu ne peux pas te permettre de faire de la poésie. Nous, on peut en faire. Le monde a besoin de poésie, et c’est à nous de la faire. Alors faisons-en ! Ça sonne bien, hein? Faisons-en!

 

– Dénoncer avec dérision sans tomber dans la caricature du chanteur militant donne-t-il plus d’impact aux messages ou en freine-t-il la compréhension?

– Je ne sais pas, et je m’en fous. Ce n’est pas mon problème. Le message est plus important que ça. Le seul message que j’aurais apporté dans ma carrière est peut-être le fait d’avoir vécu comme ça, d’avoir travaillé à plein temps et d’avoir fait de la musique à plein temps parallèlement, de montrer aux gens que c’est possible de le faire, parce que je l’ai fait. Pas en disant des choses aux gens, en les incitant à la révolte. Un message, il faut prouver dans sa vie qu’il est vrai. Montrer aux gens coincés par leur boulot que rentrer chez soi le soir et aller peindre, jouer de la musique, faire du bénévolat pour une association, c’est possible. On a du temps à côté, si on veut. Il suffit de ne pas avoir de télé. Imagine si tous les gens éteignaient leur télé, le temps qu’ils auraient pour faire autre chose !

 

– Peux-tu nous parler de tes projets parallèles ?

– Sugar & Tiger est un peu en pause, car les enfants font leurs études en ce moment. Bikini Machine aussi, mais on refera peut-être un disque un jour. Et puis j’ai fait un autre album de reprises de Country québécoise sous le nom de Didier Chappedelaine et ses Maudits Français [NDLR avec l’accent, tabarnac !] qui doit sortir en septembre peut-être, ou plus tard.

 

– Tu as participé à l’enregistrement d’un album live « Scandale Mélancolique Tour» d’Hubert-Félix Thiéfaine en 2006. Comment s’est faite votre rencontre et que représente-t-il pour toi ?

– Je ne suis pas trop fan de Thiéfaine en fait, parce que je n’écoutais pas ça dans ma jeunesse. Je ne sais plus… On a dû me demander d’y participer et j’ai dit « oui », parce que je dis toujours « oui ». On ne m’a pas payé pour ça. Je m’en fous ; mais c’est dire dans quel monde on vit : on te fait venir au Zénith, on te filme, t’enregistre pour un disque qui va sortir, on met ton nom même sur la pochette, et on ne te paye pas. Tu vois, c’est pour cela qu’heureusement je ne vis pas de ce métier, sinon j’aurais été réclamer. Mais j’ai mon travail à côté, donc je n’ai pas besoin de ça. L’indépendance financière est une liberté. Ceci dit, je ne suppose pas que ce soit la faute de l’artiste. Thiéfaine est plutôt rigolo ; j’aime ce genre de personnalité décalée. Des gens comme ça, il n’y en a pas tellement en France, qui sont décalés et font la musique qu’ils ont envie de faire, sans se soucier du succès. C’est bien, les gens comme ça ; il n’y en a pas assez. Dans la plupart des cas, que ce soit du Punk, du Metal ou autre, les gens comprennent comment ça « marche ». C’est-à-dire que pour vendre, il faut rentrer dans la case Metal, faire des festivals de Metal, des tournées, etc…  Et c’est leur but dans la vie, de rentrer dans une petite case. Les gens comme Thiéfaine se foutent complètement des cases. Il fait ce qui lui plait. Et tout d’un coup, après 40 ans d’une carrière dont les médias n’ont jamais voulu parler, on s’intéresse à lui et le proclame parmi les plus grands.

 

– Tu évoques souvent Charles Trenet. Est-ce un modèle pour toi ?

– Oui, c’est un modèle. Je l’écoute beaucoup moins, mais je l’ai écouté pas mal. Encore quelqu’un qui s’en foutait de ce qu’on pensait de lui et qui n’essayait pas de se prendre pour un grand artiste. Il jouait un peu le clown, et faisait ce qu’il avait envie de faire. Il n’était pas reconnu au même niveau que Brel  ou Piaf ; c’était un peu un rigolo pour les gens. On dirait que la Chanson Française se doit d’être sérieuse et grave ; ça a toujours été comme ça. De Brel à Noir Désir, il a toujours fallu chanter des choses dures. Alors que Trenet est très poétique. C’est lui qui m’a appris la poésie ; c’est avec lui que j’ai découvert ça. Pour anecdote, je possède un concert de la fin des années 50, quand ça ne marchait plus du tout pour lui, qu’il était complètement oublié : il présente ses chansons comme si c’était rien, en disant « tiens, je vais vous faire une petite chanson… », comme si c‘était une petite connerie, et ensuite il enchaine et ce sont des chansons magnifiques. Tu vois, il n’était pas le genre à annoncer qu’il allait interpréter un chef d’œuvre, alors que ses chansons en étaient. Pour cela, c’est un exemple.

 

– Je parlais tout à l’heure justement de chansons qui sous des airs de légèreté ou de désinvolture abordent des thèmes graves ou lourds : sa chanson « Je chante ! » qui nous raconte toute guillerette l’itinéraire d’un suicidé par pendaison n’en est-elle pas un bel exemple ?

– Voilà ! Et pour moi, c’est très fort. C’est un de mes maitres.

 

– Tu écoutes beaucoup de genres différents : du Jazz, du Classique. En quoi cela influence-t-il ta pratique de la musique ?

– Ça m’influence du fait que ça désinhibe. Quand tu viens d’écouter du Bach ou du Mozart, et que tu prends ta guitare, ça décomplexe complètement, parce que tu sais que tu n’es pas là pour composer une symphonie, que tu vas juste faire une petite chanson. Ça relativise ce que tu fais et empêche de se prendre la tête, et surtout de se prendre pour un génie ou un grand artiste. Je continue à jouer de la guitare à deux doigts, et je n’ai pas envie d’en mettre plus !    

 

– Une dernière question, qui nous tient à cœur. Sven Pohlhammer, guitariste du groupe Parabellum, qui dernièrement jouait avec Kick (de Strychnine) [https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2015/09/09/entretien-avec-kick-autour-de-la-sortie-de-son-album-chien-fidele/] et nous a quittés il y a peu de temps. Quels souvenirs en gardes-tu?

 

– C’est toujours pareil malheureusement… Et il y aura de plus en plus de gens qui meurent. C’est triste ; ça me fait de la peine. Ces gens là, je les aime beaucoup, surtout Sven et Schultz. Je les adore, mais il ne faut pas non plus se leurrer : ils ne sont pas morts en se faisant écraser en traversant la rue. Ce sont des gens qui ont vécu comme ils avaient envie de vivre. La dernière fois que j’ai joué avec Parabellum, c’était en Belgique.

 

C’est la dernière fois que j’ai vu Schultz, juste avant qu’il meure. Je ne sais pas pourquoi, j’ai senti qu’il fallait que je monte sur scène avec eux, et quand ils ont joué « Cayenne », je suis monté pour chanter. C’est bizarre, je ne sais pas pourquoi j’ai eu cette intuition de chanter avec eux alors que je ne l’avais jamais fait. Je n’ai plus jamais revu Schultz après. Et Sven, ça m’a fait de la peine. C’était vraiment des mecs supers.  

 

Miren Funke

Photos : Carolyn C (1), Benjamin Pavone (2), Miren Funke (5)

Nous remercions Kick et Cathy pour les photos de Sven Pohlhammer

Camille Hardouin, rencontre…

20 Juin
Camille Hardouin Le Pont des artistes ITW 3648x2736

PhotoNGabriel, au Triton.

Chronologiquement cet entretien aurait dû être publié après la chronique de l’album, mais finalement, c’est bien qu’il arrive à la suite d’ une semaine où j’ai vu Camille Hardouin sur trois scènes, dans trois exercices différents. D’abord Le Pont des Artistes, où elle avait les deux musiciens qui vont l’accompagner en tournée à partir de septembre, puis au Festival TaParole, dans un spectacle collectif et le lendemain dans son spectacle en solo, voix-guitares, chroniqués lundi 19.

L’entretien prend tout son sens, après les spectacles, car il s’est dégagé une ligne de force, qu’on pourrait nommer « les sentiers ou les secrets de la création » ou comment naissent les chansons et les spectacles de Camille Hardouin ex La Demoiselle Inconnue.

Avant de lire, gardez en surimpression cette image, les yeux bleus, la couronne de fleurs, et les rires, et vous pouvez voir sur le bras aide-mémoire, les noms de l’équipe de TaParole…

Ma vie d’artiste ?

Ça échappe à une définition précise, il faudrait 5 jours pour tout dire… 🙂  c’est une vie mouvante imbriquée dans le temps… Une suite de sensations, d’émotions captées, mises sur le papier, des bouts d’histoire, de poèmes, des livres que je complétais selon ce qui me manquait, et que j’imaginais… C’est le goût de la lecture, et de pas trop dormir la nuit, le goût de raconter des histoires, et avec une guitare, ça grandit, ça devient des chansons.

Les passages se font en douceur, une envie de partage, regarde cette image, qu’est-ce qu’elle nous raconte ? Ensuite, je ne me sens pas forcément responsable des choses que je produis, ce sont des choses qui arrivent, d’un regard dans la rue, d’un moment inattendu, un parfum, de tout ce qui peut faire naître une émotion que j’ai envie de partager, de donner. Elles peuvent se traduire en dessins, en histoires, si je pouvais, je passerais tout mon temps à écrire. Raconter.

La scène, c’est une évidence pour ça… Au début, c’étaient des soirées entre copains, puis dans des petits bars, sans véritable enjeu. Et puis il y a eu le Tremplin du Grand Zébrock, avec un concours remporté, l’accompagnement pro et l’attention à mon projet qui m’a donné envie de continuer, de faire des chansons.

La musique est venue avec le piano, appris un peu par obligation, comme la guitare, avec un professeur très conventionnel, comme une activité de loisirs, et puis le prof change, voilà une dame qui me donne moins de partitions à déchiffrer, mais qui m’apprend trois accords, et avec ces trois accords c’était la révélation de faire de la musique. Et j’ai essayé avec des paroles à moi.

Ces premières ébauches, c’était pour un public familier, amical, un jeu où on propose ce qu’on a en soi, sans projet précis. Et puis vient le moment d’une vraie scène.

Je ne suis pas la personne des premières fois… c’est comme un voyage, avec plein de virages, chaque fois est une première fois, comme lorsqu’on tombe amoureux, c’est toujours une première fois. Et c’est ça à chaque fois. Le public, c’est les copains, une fête, une soirée dans un bar… Je me souviens d’envie de partage, des tremblements de ces premières fois, et transformer le vertige en jeu, s’en servir , comprendre qu’il y une place pour le jeu. La métaphore amoureuse tient toujours, mélange de tremblements et des joies infinies. Un concert, c’est une rencontre.

Je ne me sens pas responsable de ce que j’écris, je le fais, je le montre, c’est comme une célébration, la joie est le moteur, la joie de pouvoir dire, c’est le cœur battant.

La guitare Martin 1958

Les mots, les histoires sur le papier, les poèmes se sont liés à la musique. Au début, la guitare est un moyen, mais avec la dernière (voir l’histoire de la guitare perdue*) c’est une révélation. C’est un trésor, chaque fois, je suis pleine de gratitude de la savoir dans la maison, de pouvoir faire cette petite danse fluide, en l’ayant dans les bras, je comprends la couleur de mes chansons, et j’ai envie de jouer de la guitare, elle m’apprend que je suis heureuse de jouer. Quand j’ai dessiné l’histoire de la guitare perdue, j’ai eu des échos, des mots de réconfort, et je me suis aperçue que j’avais commencé en noir et blanc puis continué petit à petit avec des couleurs. Jusqu’à la révélation Martin 1958.

(Question sur le spectacle fantasmé qu’une fée pourrait concrétiser)

En spectacle, j’ai l’impression que j’avais envie de mettre tellement de choses sur scène, trop, et dans un premier temps j’ai beaucoup simplifié, épuré, maintenant je rajoute petit à petit.

La baguette magique de la fée peut faire surgir les choses plus vite, en faire d’autres.. La seule question, est-ce que c’est beau ? Quand il y a un truc qui cogne à la porte, il faut que je trouve comment ouvrir, même s’il n’y a pas de poignée, même si je n’ai pas la clé… Ecouter le silence, et jouer avec peu, en simplifiant.. Mais maintenant j’en rajoute peu à peu, j’aime bien le solo, mais le trio permet des choses différentes… Louise joue de la clarinette de l’accordéon, des machines (le moog) et Jean-Laurent, cordes, contrebasse, guitares…

Pour finir, un bref tour d’horizon sur quelques  artistes qui ont marqué Camille Hardouin, Michelle Gurevich (China Woman-) Lior Shoov, 16 Horsepower et des participations   avec « Monstres d’amour » de la Compagnie Dans le ventre »…

Et au final, une seule question, est-ce que c’est beau ?

Cet entretien a été enregistré le 10 Mai, il a été aussi nourri du passage de Camille Hardouin dans Le Pont des Artistes du 15 Juin,  avec musiciens, puis le cabaret collectif TaParole le 16 Juin, et le spectacle solo le 17.

Sur le web, il y a de très nombreuses vidéos disponibles, la plupart en solo, mais il y a au moins une chanson qu’il faut écouter sur l’album , c’est « Les pirates » pour la formidable liesse musicale qui accompagne ce cartoon poétique et tendre…

Les liens pour la chronique d’album, c’est là.  Clic  sur l’album,

  • Et c’est dans son journal que vous trouverez pourquoi elle a été La Demoiselle Inconnue, l’histoire de la guitare perdue et beaucoup de jolies choses de sa vie en chansons.Et aussi sa perception des soirs à TaParole Errante, clic sur l’autoportrait
  • Norbert Gabriel

TaParole 2017, 15 ans…

19 Juin

Photo NGabriel 2017

Quinze ans de vie bouillonnante pour ce festival, sans doute le plus sympa de la région parisienne (avec Jazz aux Puces) … La chanson y est fêtée chaque année avec un enthousiasme et une créativité exemplaires. Quinze ans, et l’occasion de créer un spectacle collectif  Le cabaret des pas perdus  dans lequel on a réuni des « anciens », et des moins anciens, qui se sont agréablement mélangés dans des duos, des textes avec un clin d’oeil à Armand Gatti, des presqu’impros, que ces militants du spectacle vivant jouent avec maestria. Patchwork de compositions personnelles, de chansons du répertoire (salut Dimey, Brassens et Genet)  moments rares offerts aux spectateurs présents. Car même si des captations vidéo permettront aux amis lointains de faire un replay, ce qu’ils n’auront pas, c’est la synergie et la complicité du public, ce flux mystérieux qui fait d’un moment de spectacle, un moment de grâce privilégiée.

Ce cabaret s’est terminé par une interprétation d’anthologie du Condamné à mort de Jean Genet, une version de 5 ou 6 minutes ou 7, le temps s’était aboli pour un public subjugué, totalement captivé par Camille Hardouin, ex La Demoiselle Inconnue. Pour ma part, après ce choc, je n’étais plus en mesure de voir les autres spectacles avec objectivité.

Et le lendemain, revoici Camille Hardouin, qui présente son album récent, Mille bouches chroniqué ici , (clic sur l’image), avec quelques chansons qui ne sont pas sur l’album, comme La louve, mais l’ami youtube est bien achalandé en vidéos de festivals en concerts de La Demoiselle Inconnue-Camille Hardouin. Et on retrouve tout le charme de l’album, avec ce talent de conteuse, qui excelle dans le chanté-parlé en alternance avec des envolées lyriques exaltant la musicalité des mots et des notes, avec une délicatesse de dentelière… C’est une épicurienne résolue, vivez aujourd’hui, demain il sera trop tard… C’est une amoureuse de tous les amours, éternels ou d’une nuit, le bonheur ne se mesure pas à la longueur des jours, pas forcément.

Ajoutons cet art de faire des chansons « gigognes » ou poupées russes, par exemple, « Effrontément/la nuit je mens » où elle marie ses mots à ceux de Bashung… C’est du spectacle vivant dans tous les sens du terme. Une création toujours renouvelée. Après concert, c’est aussi le bonheur de retrouver quelques amis qui la connaissaient depuis longtemps, n’est-ce pas Karine ? D’autres venus exprès, Romain L. Et tous totalement séduits par cette messagère de tous les bonheurs possibles. Ensuite, même cause même effet, une sorte de petit nuage m’a emporté pour rester dans le charme… Qui va se prolonger demain ici même, par l’entretien avec Camille Hardouin, il y a quelques semaines à Montmartre.

Un détail pour terminer, provisoirement, après son concert sa pile d’albums a été épuisée, au grand dam de quelques spectateurs frustrés…

Et dans la diversité de son répertoire, je vous invite vivement à le découvrir par tous les moyens, je vous propose en conclusion, cette jolie ballade de gentils pirates.

Last but not least, Camille Hardouin est dans le numéro 4 tout frais sorti du très beau mook  Hexagone  qu’il est impardonnable de ne pas connaître si on tient un tant soit peu à la chanson et ses artistes…

Très important : Le pont des artistes d’Isabelle Dhordain recevait mercredi 15 Juin, Paris Combo, Soan, et Camille Hardouin, et c’est visible sur le site du Triton, ne vous en privez pas, la musique est bonne, et les entretiens savoureux, témoin cette phrase de Soan, suite à une question sur les moteurs de la création « J’écris ce qui déborde.. » Il faut aller voir le tout, c’est 1h 45 de bonheur, et c’est là, clic sur l’image:

Et pour quelques images de plus,  au Festival TaParole,

(dans ces photos, il y a 3 Martin, dont une guitare, saurez-vous les identifier ? )

taparole 2017 16-17 JUIN montage 4317x2545

Sélection très partielle, due à un bug de logiciel qui a effacé une série… A moins que ce ne soit une fausse manoeuvre de ma part..

 

Norbert  Gabriel

 

TaParole 2017, 15 ème !

10 Juin

La vie s’écoule

La vie s’enfuit

À 15 ans du matin sans prévenir, le Festival TaParole s’est pointé, tranquille, avec son p’tit air canaille, dans une rue du XXe de Paname. À 200 potes, on était bien ! Aujourd’hui c’est plus la même, le festoche a regagné sa banlieue, pas mécontent, rapport à l’espace, on commençait à se sentir à l’étroit ! Toutes les graines semées ont porté leurs fruits, tous les artistes croisés se sont épanouis et les bénévoles se sont reproduits ! Quinze ans plus tard nous pouvons regarder le chemin parcouru avec joie et nous féliciter des centaines d’artistes accueillis, des camarades rencontrés, des dizaines de milliers de personnes venues une heure ou à chaque édition. Jamais nous n’aurions pensé, au début de cette aventure, être là aujourd’hui, à vous attendre toujours aussi fébrilement, à vous espérer nombreux, joyeux, curieux !

Demandez l’programme !

 

Tous les noms en rouge ou soulignés renvoient directement au site de l’artiste.

Samedi 10 juin – 20h – La Marbrerie

MESPARROW /   AALMA DILI   17/12€

Lundi 12 juin – 21h – Le Chinois 

Entrée libre 

JAMES NOEL et MELISSA LAVEAUX   Avec le Festival Vox   

Mercredi 14 juin – 20h – Théâtre de la Noue

 ROMAIN LEMIRE dans « Gaston moins le quart » : 10/8€

 

Mercredi 15 juin –  20h – Instants Chavirés 

ARLT/: BEGAYER  Tarifs : 12/10/8€

Vendredi 16 juin – dès 18h – La Parole Errante

Billet 1 jour : 17/12€ – Pass 3 jours : 34€

ATTENTION, L’ORDRE DES CONCERTS N’EST PAS REVELE

 BATLIK / FANCH / 

LE CABARET DES PAS PERDUS avec Camille Hardouin, Chouf, Lise Martin, Danny Buckton, Garance, Soizic Martin, Nicolas Joseph et Yvan Krivokapic

 & LES CRIEUSES PUBLIQUES

 
Samedi 17 juin – dès 16h – La Parole Errante

Billet 1 jour : 17/12€ – Pass 3 jours : 34€

ATTENTION, L’ORDRE DES CONCERTS N’EST PAS REVELE

 MIOSSEC / LA GREEN BOX / CAMILLE HARDOUIN  / RENO BISTAN / LES BALOCHIENS ALL STAR 

& LES CRIEUSES PUBLIQUES

Dimanche 18 juin – dès 13h – La Parole Errante

ATTENTION, L’ORDRE DES CONCERTS N’EST PAS REVELE

MARTIN TOUSEUL (spectacle jeune public à 13h30)

CHRISTIAN OLIVIER

MON COTE PUNK

BARBARA WELDENS

LES BALOCHIENS

& LES CRIEUSES PUBLIQUES

 

On réserve ici, clic sur le ticket concert:

 

Si vous ne connaissez pas ce festival très convivial, voici un aperçu des lieux où vous pouvez faire une pause (animée) entre deux spectacles, boire et goûter plein de bonnes choses bio et pas chères…

Photo ©NGabriel 2015