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Variations autour d’une chanson … Les oiseaux de passage….

7 Août

 

Dans les hommages-dommages à Brassens, on a vu de beaux assassinats, la liste est assez longue et pas la peine de se mettre la rate au court bouillon et de d’aller à la déprime avec ces attentats consternants…

Plutôt que chouiner sur les avanies des reprises-méprises, allons vers un vrai régal, avec 6 versions des « Oiseaux de passage » les 3 premières dans la ligne Brassens, les 3 dernières plus novatrices.

Pour rappel Brassens a mis en musique une partie d’un poème de Jean Richepin, dont la version intégrale est proposée par Rémo Gary.

Georges Brassens

Maxime Le Forestier

Renaud

Les Ogres de Barback en concert et en partie tronquée

 

Les deux dernières, tout en respectant texte et musique, apportent un plus indéniable. Car il est très fréquent que les « repriseurs » s’ils n’osent pas trop modifier le texte, prennent  souvent des libertés avec la musique originelle  pour ajouter leur touche musicale, laquelle est toujours moins bien que l’original.

Nicolas Bacchus

 

Et avec Rémo Gary (et Nathalie Fortin) l’intégrale du texte dans une interprétation magistrale, ici dans une soirée hommage à Jean-Michel Boris, captée par David Desreumaux (Hexagone)

 

C’est grâce à Rémo Gary (au Festival TaParole Montreuil en 2014)  que j’ai découvert la version intégrale, avec ces vers merveilleux,

Là-bas, c’est le pays de l’étrange et du rêve,
C’est l’horizon perdu par delà les sommets,
C’est le bleu paradis, c’est la lointaine grève
Où votre espoir banal n’abordera jamais.

 

Norbert  Gabriel

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Les oiseaux de passage

11 Jan

Quand Brassens a mis une musique  ce poème de Jean Richepin, il s’est attaqué à une œuvre majeure, mais très peu ont su donner toute son ampleur au texte et à la musique. Et au dessus de tous, Rémo Gary…

Photo NG 2016

Rémo Gary a choisi de prendre le texte intégral, de le mettre en majesté, remarquablement accompagné ( dans la version ci dessous) par Nathalie Fortin une pianiste qui ne fait pas un pléonasme musical sur les vers mais qui amène la musique avec une finesse et une subtilité rares. C’est comme la BO d’un film, la musique n’est pas que le trait qui surligne comme c’est souvent le cas avec les artistes qui s’accompagnent, et qui parfois ne savent pas faire le choix entre les priorités d’où une valse hésitation entre les mots et les notes. D’abord on s’écoute chanter parce que, quand même, il y a le texte, et puis on s’écoute jouer, parce que, quand même, Brassens a bien travaillé… Le résultat est… souvent déconcertant. Décevant.

La musique doit ouvrir des portes sur d’autres paysages. Et c’est ce que fait Nathalie Fortin.

D’autres interprètes, dans une ingénuité qui pourrait être rafraichissante, choisissent de faire une version guillerette, c’est dansant, on peut imaginer dans la même approche Nuit et Brouillard en lambada, ils étaient vingt et cent venus pour danser… Tout est possible dans le monde merveilleux de la reprise.

Pour « Les oiseaux de passage » Rémo Gary en a fait un mini opéra, sans pathos ni artifice, dans une diction parfaite, avec le geste qui signe le texte et le décor, comme Leprest, l’homme qui sculptait ses chansons. La seule version filmée semble être celle de David Desreumaux, (Hexagone)lors d’une fête à Jean-Michel Boris, la voici, elle est magistrale. A vous de voir et d’écouter…

Parmi les autres interprétations, très diverses, il y a celle de Stéphan Eicher et Taraf de Haïdouks qu’on peut écouter, en version Brassens texte retaillé, mais cher Georges, je déplore que vous ayez escamoté cette strophe…

Là-bas, c’est le pays de l’étrange et du rêve,
C’est l’horizon perdu par delà les sommets,
C’est le bleu paradis, c’est la lointaine grève
Où votre espoir banal n’abordera jamais.

Et j’aime à croire qu’il y a des grèves où on aborde le pays de l’étrange et du rêve..

Le site de Rémo Gary, c’est ici clic sur Rémo  –>

 

 

 

Norbert Gabriel

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