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Festival DécOUVRIR 15 ans !

24 Mai

Le Festival DécOUVRIR de Concèze de chanson et de poésie fêtera ses 15 ans en 2017, du 12 au 18 août.

C’est une invitation à tous les amateurs de spectacle vivant et de chanson sans frontière, sans frontière d’aucune sorte , ni intellectuelle, ni géographique, et cette invitation vous suggère une participation de soutien… A moins de débarquer de Vénus, tout le monde sait ce qu’il en est des réductions, suppressions de budgets en ce qui concerne la culture et le spectacle. C’est pas une raison pour abdiquer. Donc en bref et en clair, ce festival assez unique en son genre a besoin de quelques soutiens financiers, et toute participation sera bienvenue. Voir le modus operandi ci dessous, clic sur la bourse,

Demandez l’programme?  Voilà, et avec ce programme, soyez des soutiens actifs.Et sans barguigner !

 

Norbert Gabriel

Jean-Luc Héridel.

21 Mai

Quand j’étais lecteur compulsif et assidu de tout ce qui parlait de chanson, un nom revenait souvent accompagné de commentaires très chaleureux, Jean-Luc Héridel, avec ses Lettres aux Enchantées… Très vite s’est esquissée et précisée l’image d’un Don Quichotte lumineux, celui qu’admirait Cyrano, celui que l’aile des moulins peut envoyer dans les étoiles.

Un combattant sans peur et sans abdication devant les vacheries de la vie. Un exemple.

Aujourd’hui, Héridel a tiré sa révérence, salut mec ! Je ne doute pas chez les gentils de l’au-delà , Leprest a invité quelques copains, Dimey, Barouh, Salvador, Nougaro, Caussimon, Boby et Danièle Messia pour préparer un comité d’accueil chantant « Il est des nôtres, il a mis ses ailes comme les au-autres »…

Epitaphe, inspirée et adaptée  d’une chanson de Jacques Yvart*

Tu as quitté la terre le corps en apesanteur
Tu reviendras peut-être bel oiseau migrateur..

Car tout commence par des chansons au début de l’éternité. « Pour que la mémoire du vent retienne nos chansons… »  (Pierre Barouh)

*Les oiseaux migrateurs

Norbert Gabriel

Suivez Chloé, Camélia et Laurent ..

17 Mai

Le 15 juin prochain est annoncé un concert aux Trois Baudets, en soutien au Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s) avec Chloé Lacan et LOST (nouveau projet de Camélia Jordana et Laurent Bardainne de Poni Hoax).

Au programme :

Chloé Lacan- Ménage à Trois
Le trio est polymorphe et passe d’un instrument à l’autre, tissant des univers musicaux délicats et puissants avec une complicité jubilatoire.
Chanter la mort en dansant, mêler le Blues et l’Opéra, susurrer du Chopin hurler de rire pour faire la nique au temps… Chloé Lacan ne s’interdit rien. Sa plume est à fleur de peau, d’une poésie océanique ou trempée d’acide tendre, elle a du frisson dans la voix et la scène chevillée au corps.
Laissez-vous embarquer dans cette tempête musicale, l’humour en bouée de sauvetage.

LOST ( Camélia Jordana et Laurent Bardainne)
Au lendemain d’attaques terroristes et d’émeutes à Baltimore, au cœur de la crise des réfugiés et à la veille d’élections présidentielles, LOST témoigne de nos émotions. LOST défend l’idée que ce vivre ensemble nous sauve de nos peurs et questionne le climat anxiogène de notre époque.
Camélia Jordana & Laurent Bardainne délivrent un message de paix (ré)conciliant les identités multiples de la France d’aujourd’hui, avec des textes chantés en français, anglais et arabe, écrits par Camélia sur des compositions de Laurent.
Laurent né en Bretagne et Camélia, petite fille d’immigrés et née dans le sud de la France, montrent que la bienveillance, le partage et le mélange des cultures amènent à une riche mixité de passion, de générosité et de curiosité de l’Autre.

Voici le lien vers l’évènement facebook :
https://www.facebook.com/events/290819391354502/

Anne Léomold

Sauve-qui-peut… Soldats courageux!

12 Mai

Photos©NGabriel 2017

 

Ça s’est passé il y a un peu plus de 100 ans, c’est devenu de l’histoire presque ancienne, comme ce qu’ on voyait dans les livres scolaires,  des images en N&B de ces poilus à l’âge indéfini, qu’on imaginait plutôt vieux, comme les parents; et quand on les voyait dans les défilés, vieillards plus ou moins vaillants, comment imaginer qu’ils aient été jeunes ? Vraiment jeunes… Qu’ils étaient des garçons de 20 ans, et leurs femmes, veuves à 20 ans dans leurs robes noires, on ne pensait même pas qu’elles auraient pu être des jouvencelles insouciantes et coquettes, joyeuses et gourmandes de vivre et d’aimer…

Et leurs  promis  ou leurs béguins étaient aussi des jeunes gens que la guerre a plongés dans une horreur dont on a du mal à prendre la mesure 100 ans plus tard. Même 50 ans plus tard, les vieux de 75 ans aujourd’hui ne savaient de la guerre de 14-18 que les images d’Epinal, les héros légendaires, les sacrifices glorieux, dans un panorama un peu flou qui escamote la réalité du quotidien assassin.

Celà dit, ce spectacle n’a rien de mortifère, le fantôme qui intervient pour donner à une répétition de spectacle va nous raconter qu’il était un joyeux drille qui a passé une bonne partie de son temps de vie, et de guerre, à faire le gugusse chanteur, une sorte de marin tourlourou improvisé dont les chansons sont interprêtées avec un bel enthousiasme par le quatuor Doudou Swing. Et puis au fil du récit, avec les lettres d’un soldat, échangées avec des amis, avec son amie, (qui lui répond de la salle) le spectateur entre dans le spectacle, ce n’est plus le témoin voyeur, mais le témoin impliqué, c’est quelque chose qui nous ressemble, cette jeune femme soignée, c’est la voix d’Anaïs qui nous parle, elle est dans la salle, et le soldat raconte, les lettres deviennent une chronique des horreurs quotidiennes, un récit simple, les choses vues et vécues qu’on ne nous disait pas vraiment dans les livres d’histoire . Et c’était pour exorciser en partie les heures de la tragédie que Ange-Marie Grézil, fusilier marin, sur le cuirassé Jules Ferry a fait son cahier de chansons … Carnet de notes et dessins que le hasard a mis en relation avec un autre témoignage, les lettres d’un soldat, et ce sont ces Mémoires Croisées qui font ce spectacle particulièrement riche et émouvant. Je ne vous raconterai pas les détails et les surprises du hasard, c’est à découvrir, en scène ou sur album. Et ça marche à tous les âges… Le cocasse et le tragique s’entrelacent dans une danse alternée, Ange-Marie disparu à la fin de la guerre reste éternellement vivant avec son carnet de chansons, et ses pieds de nez à la mort.

En scène jusqu’à dimanche 14 Mai à l’Essaïon, à 19h30 pile.

En attendant que la tournée passe chez vous, il y a un album, on le trouve ici, clic sur l’affiche et vous y êtes.

 

Et pour quelques images de plus,

 

Norbert Gabriel

Last but not least, à l’Essaïon il y a très bientôt Barrier père et fille, si on peut dire, voyez ci dessous.

Swing chanson et manoukonneries

7 Mai

Dans le réflexe de l’âne qui se gratte, mon premier geste le matin, c’est clic sur on, et play the TSF. J’ai la radio en écoute en permanence ou presque dans la cuisine, dans le salon, dans la salle de bains, dans la chambre, autant dire que ça diffuse en multi-sons quadriphonie dans toute la maison. Bon.

Ainsi, j’ai  appris récemment par la voix d’un radioteur qui fait souvent de bonnes émissions sur la musique, que Trenet avait été le premier à utiliser le swing dans des chansons en France*… Ça m’a fait un choc. Et  Sablon dès 1935, il faisait de la lambada ? Et Mireille, en 1933, de la polka auvergnate ? Mireille dont Trenet lui même disait qu’elle avait amené le swing en France.

Que Trenet ait beaucoup apporté à la chanson, c’est un fait, mais on ne peut quand même pas dire qu’il a tout inventé, c’est comme le swing  qui a explosé avec le jazz afro américain, mais qu’on trouve chez Jean-Sébastien Bach. Et qui me prouve que Cro-Magnon ne tapait pas sur ses cailloux en swinguant comme Cab Calloway ?

En France, ce sont Mireille et Jean Sablon qui ont vulgarisé le swing par la chanson, avec  Couchés dans le foin  pour Mireille,  chanson qui  commence par la même note répétée 9 fois, mais le balancement du swing change tout. Et le premier succès de Trenet auteur, c’est  Vous qui passez sans me voir, une chanson écrite avec Johnny Hess, sur une musique composée par Paul Misraki, et  Jean Sablon a en fait un succès mondial en 1935. Sablon qui dès 1935, impose des solos de Django Reinhardt dans ses chansons, au grand dam de la maison de disques mais qui ne pouvait rien refuser à Sablon, mega vedette mondiale. Exemple avec  Cette chanson est pour vous  en octobre 1935.

Il est dommage que sur une radio nationale on puisse sortir de telles « approximations de langage » qui décrédibilisent les contenus d’émissions par ailleurs passionnantes sur le plan histoires de musiques… Mais à cause de ces approximations je commence à avoir un doute sur l’exactitude de tout le reste… J’aime bien qu’on me raconte des histoires, mais à condition de savoir où se situe la frontière entre la fiction fantaisiste et la réalité historique.

C’était au cours d’une séquence consacrée au film Django, et sur ce point, la vie de Django, je conseille gentiment au chroniqueur évoqué de lire la bio de Django « Un géant sur son nuage » de François Billard et Alain Antonietto, ce dernier étant un spécialiste expert incontesté de tout ce qui concerne les Reinhardt. (Alain Antonietto a publié de nombreux essais dans Etudes tsiganes )

Et pour finir en chansons, un lien sur les liens ami-musicaux entre Django et Jean, clic sur qui vous voulez, et ça joue..

Et pour illustrer cette amitié,  une swing dédicace élégante de Bix Beiderbecke, A good man is hard to find, qu’on peut traduite par Un bon pote est difficile à trouver.

Et hommage à la première swingueuse française,

*Citation exacte (sur le swing)  le premier qui l’a utilisé dans des chansons c’est Trenet… » le 27 avril, dans l’émission si tu écoutes j’annule tout, chronique sur Django vers 1’30 ».

 

Norbert Gabriel

NB: ce n’est pas de l’acharnement malveillant, mais dans une grande émission chanson diffusée le vendredi soir, le même « animateur »  avait situé l’émergence des « chanteurs ACI à textes »  après Mai 68,  Anne Sylvestre, Brassens, Brel, Ferré, Moustaki et quelques autres ont dû être surpris…  Vous l’avez reconnu?

NB 2:  François Billard et Alain Antonietto ont publié une édition revue et augmentée de leur bio de Django, la voici!

Ecrit à quatre mains, ce livre, longtemps attendu et paru en 2004 chez Fayard est en fait la réédition, revue et augmentée, d’un livre paru en 1993 : Django Reinhardt, un géant sur son nuage aux éditions Lieu Commun.
Il est intéressant de signaler qu’il regroupe un bon nombre des articles (remaniés pour l’occasion) qu’Alain Antonietto publia entre 83 et 86 dans la célèbre revue Etudes Tsiganes, où il resta longtemps le spécialiste musical.

Histoires de chansons et cauchemars…

4 Mai

Il y a quelques mois, un humaniste un peu particulier a dit que l’esclavage n’avait pas que du mauvais, et que les africains déportés et importés comme bois d’ébène au Nouveau Monde étaient en quelque sorte partis pour trouver un monde meilleur. C’est un point de vue qui n’est pas tout-à-fait partagé par tout le monde. Bien sûr, on doit à ces déportations la naissance du jazz, mais c’est quand même cher payé… Les temps changent chantait Dylan vers 1960.. sans doute, mais tout ne change pas aussi bien que ça… Quelques faits divers récents ont mis à la une la légitime défense préventive qui permet à des policiers US de tirer dans le dos d’un individu qui n’a pas d’arme (mais en général afro-américain) … Quelques chansons pour faire le point ? Les temps changent ou pas ?

Melody Gardot vous raconte une partie de l’histoire d’Emmett Till, si vous avez le cœur bien accroché, demandez la suite à mister Wiki…

Auparavant Dylan lui avait consacré une chanson, (chantée aussi par Joan Baez)

Là-bas dans le Mississippi il n’y a pas si longtemps
Un jeune homme de Chicago franchit un seuil de sudiste
La tragédie terrible de ce garçon, je m’en souviens encore
La couleur de sa peau était noire et il s’appelait Emmett Till

This song is just a reminder to remind your fellow man
That this kind of thing still lives today in that ghost-robed Ku Klux Klan
But if all of us folks that thinks alike, if we gave all we could give
We could make this great land of ours a greater place to live.

….

Il y a eu d’autres chansons qui ont fait état de cette tragédie, pour une bonne raison, elle a été  l’origine de la création du mouvement afro-américain des droits civiques.

Les détails de l’histoire d’Emmett Till, et l’horreur, ici, clic sur la photo.

 

Merci à Pascale Gabriel  qui est à l’origine de cette chronique.

Norbert Gabriel

Les Doigts de l’homme à Riom…

2 Mai

Photos Christine Sala 2017

Le cœur des vivants…

C’est à La puce à l’oreille, une petite salle de spectacles vivants à Riom, qu’un public fidèle et nombreux est venu applaudir hier soir Totrio en première partie, et Les Doigts de l’homme .

Une première partie qui m’a permis de découvrir ToTrio, ce trio de jazz manouche, en version quartet désormais, avec l’arrivée d’un saxophoniste Gaspard Baradel. Ces jeunes clermontois nous ont régalé de quelques incontournables du Quintette du Hot club de France, comme Flèche d’or, ou Place de Broukère de Django Reinhardt, de leurs compositions personnelles ou même d’adaptations de chansons de variété, Comme d’habitude de Claude François et Jacques Revaux par exemple .

Virtuosité et joie de vivre pour ce groupe qui a enregistré son premier album éponyme à la Capitainerie de Joze, album sorti en avril 2015 .

Les Doigts de l’homme sont restés fidèles à ce groupe, puisque ils les avaient déjà choisis pour leur première partie il y a 6 ans, toujours à La puce à l’oreille .

D’entrée, les Doigts de l’homme se présentent , répondant à une question existentielle d’importance !  Pour ceux qui se demandent d’où l’on vient, c’est de l’Ardèche du nord ! Un bastion de la résistance !  . Nous n’en saurons pas plus .

Et ce furent deux heures de bonheur absolu avec ces cinq virtuoses du jazz manouche : Olivier Kikteff le leader du groupe, guitare, Benoît Convert, guitare, Yannick Alcocer, guitare, Tanguy Blum, contrebasse, et Nazim Aliouche aux percussions, percussions originales, entre batterie et planche à laver acadienne .

Le groupe fondé en 2002 s’est étoffé au fil des ans, d’abord duo, Olivier Kikteff demande alors à Tanguy Blum de l’accompagner à la contrebasse, et ils deviennent Les Doigts de l’homme, puis Yannick Alcocer, et Benoît Convert a rejoint le groupe en 2007, ils sont cinq aujourd’hui avec Nazim .

Photo NGabriel2015 Jazz aux Puces

D’abord imprégné de musique manouche, Olivier Kikteff a su créer son propre style, enrichi de ses expériences africaines, celtiques, gipsy jazz ou rock manouche, et avec les influences des autres membres, le groupe s’ouvre à toutes les musiques du monde, musique gitane, flamenco, country, et toutes ces différences créent un style qui leur est particulier, et avec une belle unité .

Et l’on est immédiatement embarqués par le jeu de ces voltigeurs , de galop de cheval dans les steppes , en rêverie sur les chemins nomades, d’envol d’oiseaux exotiques, en plongée douce dans les nuages , ou d’autres voyages dans l’humain, avec l’histoire de ce petit syrien qui a nagé 7 km pour atteindre l’eldorado européen : Amir Across the sea .

Des guitares qui racontent, qui chantent, sous Les Doigts de l’homme, avec une suprême élégance, une grâce absolue ! Une musique limpide, cristalline, rythmée par la contrebasse, où viennent se glisser des airs de Louisiane , d’Afrique, ou d’Orient avec les percussions .

Une musique qui nous en fait voir de toutes les couleurs, avec simplicité et virtuosité , et qui nous laisse le temps de voir les paysages.

J’ajoute que ces cinq musiciens , outre leur talent confirmé, sont des garçons charmants! ( je leur avait promis de le dire!)

Et merci à Mathieu Riflard aux lumières, à Mathieu Picot au son, et à Nicolas Besnard à la régie .

Ce vendredi soir était aussi le jour de sortie de leur 7 ème album : Le cœur des vivants .

Toutes les dates de leurs concerts sont sur leur page facebook, là :

Guitare swing doigts(Tout le monde n’a pas la guitare de Crolla sous la main pour cliquer,mais on doit y arriver quand même en cliquant sur le musicien! )

Leur site, c’est là : www.lamastrock.com/les-doigts-de-l-homme/

Celui de ToTrio, c’est là: totrio.com

Leur page facebook, c’est ici : https://fr-fr.facebook.com/ToTrio-1597382910485254/

 

Danièle Sala

FESTIVAL SALLE/RUE ET VICE/VERSA ║ 29 mai>10 juin

1 Mai

Le 29/05/2017 19:00


█  FESTIVAL POUR UNE DÉSADAPTATION DU TEMPS  █

Festival

Salle/Rue & Vice/Versa

C’est quoi la différence entre les spectacles de rue et les spectacles joués dans une salle ?

Est-ce que les arts de rue, c’est forcément des jongleurs, un grand éléphant en bois, des trapézistes, des clowns ou bien des djembés ? Est-ce qu’il y a une raison pour que l’on baisse les lumières dans une salle de spectacles ? Est-ce que les spectacles de rue, c’est forcément dans la rue ? Est-ce qu’une salle de spectacles, c’est un peu comme un musée ?

Pourquoi on fait des spectacles aujourd’hui ? Pourquoi on va voir des spectacles aujourd’hui ?

Question bonus (pour les amateurs) : Est-ce qu’il serait envisageable de faire de la « variété » au Théâtre de l’Opprimé et du « théâtre forum » au Théâtre des Variétés ?

Afin de contribuer au décollage de quelques petites étiquettes, nous avons invité des spectacles joués habituellement en rue et d’autres en salle. Durant 11 jours, 11 spectacles seront joués une fois dans leur milieu naturel et une fois dans un milieu inhabituel. Et au 12e jour, pour clôturer les festivités, nous vous proposons un co-plateau entre deux artistes qui n’ont radicalement rien en commun : Laurent Viel & Didier Super !

L’éti, l’éti, l’éti l’étiquette

C’est pratique

Economique

Et ça fait pas penser trop loin

L’éti, l’éti, l’éti l’étiquette.

(Jehan Jonas)

Qu’est-ce que le spectacle vivant aujourd’hui ? Qu’est-ce que le théâtre ?

Pourquoi créer un spectacle et pour qui ?

Comment l’appeler ;  « tragédie », « comédie », « café-théâtre »… ?

S’il s’agit d’un « drame » est-ce que cela veut dire que nous ne pouvons pas rire ?

Et s’il s’agit d’un « one man » ou « one woman show » est-ce que cela implique qu’il ne peut y avoir du « drame » ou de la « poésie »?

C’est du facile
Ça va pas loin
C’est trop subtil, hey !
On comprend rien

Est-ce que les « arts de rue », c’est forcément du cirque, de la musique, du théâtre burlesque ou de la musique ?

Est-ce que c’est forcément dans la rue ?

Est-ce que l’endroit où cela se joue donne forcément un « genre » ?

C’est une gonzesse
C’est un gauchiste
C’est la jeunesse
Capitaliste

 Parce exemple : est-ce qu’il serait envisageable de faire de la « variété » au Théâtre de l’Opprimé et du « théâtre forum » au Théâtre des Variétés ?

C’est très catho
C’est très putain
C’est un bravo
Porte Saint-Martin

Ou bien plus largement : est-ce qu’on peut faire du spectacle de rue dans une salle ? Et l’inverse ?

Afin de s’interroger sur la place du spectacle vivant aujourd’hui dans nos vies, nous invitons des spectacles joués en rue et des spectacles joués en salle. Chacun des spectacles sera joué une fois dans son milieu naturel et une fois dans un milieu inhabituel. À la faveur de ces représentations nous organiserons des discussions entre artistes et spectateurs. Pour ce faire nous avons choisi la variété et les qualités humaines et artistiques de leurs propositions. Et c’est peu dire !

Pour résumé (mais cela ne sera pas les us et coutumes durant ce festival, vous l’aurez peut-être compris ?) : du 29 mai au 11 juin 2017 nous tenterons de décoller certaines étiquettes du spectacle vivant !

Parce que…

L’éti, l’éti, l’éti, l’étiquette
C’est pratique
Économique
Et ça fait pas penser trop loin
L’éti, l’éti, l’éti, l’éti, l’étiquette *
  L’équipe des Cabarettistes

_____________ PROGRAMMATION___________

 Prog - elf pompe a fric
Prog - tentative de disparition     Prog - Boobs
Prog - titre provisoire

    Prog - un poète à new york    Prog - stress et paillettes

Prog - pitchfork disney

Prog - cornu soeur soeur     Prog - Loto     Prog - mon toit du monde     Prog - Dialogues d'exiles    Prog - Co-plateau

La collecte pour nous aider à financer ce festival, comment ça fonctionne ?

1 Vous allez sur ce lien https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/festival-salle-rue-et-vice-versa/contributions/new

2 Vous cliquez sur « soutenir ce projet ».

3 Vous tapez le montant souhaité, puis choisissez votre contrepartie (à partir de 50 euros de dons, vous avez le droit à une invitation sur le spectacle de votre choix de la salle/rue)

4  Vous cliquez sur « Validé. »

5 Vous vous connectez, mettez vos renseignements et choisissez un moyen de paiement.

La somme vous sera prélevée qu’à la fin de la collecte.

Au clair de la terre, on ulule…

27 Avr

 Agnès Collet est une sorte d’électron très libre et très indépendant dans sa vie d’artiste ; et depuis des années, ses textes et ses musiques sont toujours très bien accompagnés par des musiciens de haut vol, qui partagent aussi une complicité évidente avec le fond et la forme.. Pour rappel, quelques mots sur son dernier spectacle, au clair de la terre

Agnès Collet, elle, fait le tour du monde, aussi à l’aise dans un style réaliste à la Woody Guthrie que dans un rock burlesque façon Salvador et Vian dans leurs moments de délire musical

Le spectacle d’Agnès Collet, c’est un bras d’honneur aux aléas de la vie rugueuse, un chant d’amour aux pays d’Afrique, un poème de résistance, une élégie fantasque et ironique du paradoxe existentiel, on vit, on meurt, et entre les deux, on fait ce qu’on peut, on chante pour que ce soit supportable. Suite ici,  clic sur la guitare :

Et il y a un projet pour enregistrer un album, en financement participatif, ce sont les derniers jours, et un coup de pouce supplémentaire, ça peut pas faire de mal… Cours-y vite, cours-y vite, c’est comme le bonheur qui est dans le pré, il pourrait filer avant ton arrivée… (Poème souvenir de mon CM2… en un temps que … etc)

Pour info, et action concrète,  voici le lien vers le projet sur Ulule : clic sur la bourse, 

Norbert Gabriel

Pierre Barouh, le documentaire…

26 Avr

 

 

Photos ©NGabriel, à l’Européen 2015

Très belle réalisation, comme si vous faisiez une promenade avec Pierre Barouh qui vous emmène dans ses mondes, avec ce que dit Aurélien Merle, au sujet de Barouh, le talent d’être un ami tout de suite.   On ne saurait mieux résumer l’homme.

Pour sa vie, ce qu’il en dit, c’est comme le parcours d’une rivière, elle va à la mer par des chemins de hasard et de rencontres qui infléchissent son cours, et ça va, ça vient,  saravah toujours, même les années où on a envie de ne rien faire…

Une autre phrase résume très bien son approche de la vie, quand il décrit le Japon, les pieds dans les racines et la tête dans le 22 ème siècle… C’est aussi ça, Pierre Barouh, un éternel orpailleur émerveillé…  Que vous le connaissez bien, ou peu, ce documentaire est sans doute la plus belle invitation à le retrouver, à lire ou lire « les rivières souterraines« ,  à voir ou revoir « ça va ça vient« , à réécouter les albums compilations des années Saravah, et cet art unique,  la chanson pour  exprimer des sentiments très complexes avec des mots très simples…  Démonstration entre autres, avec « à  bicyclette » (la bicyclette sur le dépot Sacem) sur l’importance de la place d’un mot… Vous entrerez comme un ami invité, en Vendée, à la Contrescarpe, sur le scooter de Pierre, ou la barque de l’oncle Léon, sur les chemins d’Hilaire Rocher… avec les chiens les chats, les paons, ne manquent que les poissons apprivoisés…

Pour la suite, voici le communiqué officiel,

Lundi 15 mai 2017 dans QUI SOMMES-NOUS ?

 Pierre Barouh, l’art des rencontres…

Pierre Barouh, grand auteur-compositeur-interprète français nous a quitté en décembre dernier. France 3 lui rend hommage et vous propose de découvrir le portrait de cet artiste dans un documentaire inédit diffusé prochainement sur notre antenne.
Résumé : Pierre Barouh est l’auteur de très nombreuses chansons mais c’est avec celle du film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » qu’il accède à la notoriété. Le film le suit en Vendée où, petit enfant juif, il fut caché pendant la guerre. Le bocage vendéen fut aussi pour lui une source d’inspiration pour des chansons comme « La bicyclette » ou « Les ronds dans l’eau ». Nous le suivons jusqu’à Tokyo, un autre de ses ports d’attache, c’est l’anniversaire  des  50 ans de son label, Saravah. Pierre nous confie ses archives filmées, nous raconte Higelin et Fontaine à leurs débuts, Jean-Roger Caussimon, et bien d’autres…

 

Un documentaire à découvrir le lundi 15 mai 2017

après le Grand Soir 3 dans Qui Sommes-nous ?

sur France 3 Pays de la Loire, Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Normandie.

Pour les autres régions, il y  a l’accès par le web…  En direct ou en replay… à vous de voir…

Titre : Pierre Barouh, L’art des rencontres  51′
Genre : documentaire
Fiche Technique : Ecrit et réalisé par Marie-Laure Désidéri et Christian Argentino Coproduction LA HUIT / 24 images / Saravah / France Télévisions – France 3 Pays de la Loire avec la participation de la SACEM et le soutien de la région des Pays de la Loire.
Semaine Diffusion : 20   Date Diffusion : 2017/05/15
Last but not least, il n’est pas envisageable qu’un DVD de ce doc ne soit pas proposé dans quelques mois.
Norbert Gabriel