Archive | Théâtre RSS feed for this section

90 minutes et plus avec Pierre Arditi. En Auvergne…

31 Oct

Photo Vincent Roche

90 minutes et plus avec Pierre Arditi.

 J’ai voulu, le temps de cet entretien, vous faire partager les mots et le regard d’un homme qui a toujours été pour moi quelqu’un de précieux…

Je vais surtout me retrouver face à ce public qui a choisi de passer sa soirée à travers un nouveau concept entre conférence-entretien, entre intermèdes musicaux joués en live avec des musiciens. Une première, une interactivité public-artiste.

90 minutes avec… est né grâce à vous.

C’est ainsi que David Becker, producteur et artiste présente la soirée , j’ai pu y assister grâce à lui, et avec grand plaisir, parmi un public nombreux, intergénérationnel, qui a accueilli Pierre Arditi très chaleureusement.

Le rideau s’ouvre sur un décor salon, canapé rouge, fauteuil gris, devant des panneaux où sont exposées des photos, comme autant de repères dans l’univers de l’artiste, le tout éclairé par deux lustres, et l’orchestre jazz-rock installé sur la droite de la scène accompagne l’entrée de Pierre Arditi, tout de noir vêtu, en toute simplicité, avec Right Off ( A tribute to Jack Johnson 1971) de Miles Davis : Pierre Larrat au vibraphone, François Brunel à la guitare, Régis Pons à la trompette, Franck Pilandon au saxophone, Marc Verne à la batterie, sur des arrangements de Pierre Larrat, et avec Manon Denimal Cubero au chant.

Et ça commence mal ! Pierre s’affale sur le canapé, en face de David, en toussant, et annonce, qu’il y a des jours où l’on a envie de rien faire, et qu’il a la crève !

Photo Vincent Roche

Mais avec celui qui ne se considère pas comme une vedette, préférant se définir acteur populaire : C’est mon titre de gloire, bien vite repris par la passion de parler de son métier, 52 ans d’activés théâtrales, cinématographiques et autres, la voix revient vite.

Et c’est de sa sœur Catherine,  qu’il nous parle tout d’abord : C’est Catherine, qui à 15 ans, a commencé des études de théâtre au cours de la comédienne Tania Balachova. Moi, non, je la regardais avec envie, intimidé, en me disant, pour moi, ça ne marchera pas.

Ce qui paraissait alors le plus important pour ce jeune homme, né dans le 6ème arrondissement de Paris, d’une famille d’intellectuels assez pauvres, c’était de ne rien demander aux autres, qu’il fallait gagner sa vie, et ça ne l’a jamais quitté.

Il commence donc dans les assurances, pour gagner sa vie, en faisant remarquer qu’il y avait des gens de toutes les classes sociales dans son immeuble, qui vivaient en bonne intelligence, qu’ils avaient tous un boulot, que leurs enfants pouvaient faire des études pour un avenir meilleur, alors qu’aujourd’hui, même les ouvriers sont pauvres, et l’on voit à Paris des employés municipaux qui dorment dans leur voiture, parce qu’ils n’ont pas les moyens d’avoir un logement, ça, c’est le Pierre Arditi engagé dans le social et l’humanitaire.

Bien que ne se sentant pas particulièrement destiné à ce métier, poussé par sa sœur, et par son père, il débute au théâtre du Cothurne, dirigé par Marcel Maréchal, à Lyon en 1965. Et c’est le début d’une longue et fructueuse carrière au théâtre, au cinéma, à la télévision : Mon père a fait de moi l’acteur, ma mère a fait l’homme, j’ai été bien élevé. Mon père disait :  un homme qui ne pleure pas n’est pas un homme.  se souvient il.

Anecdotes personnelles et inédites, comme l’histoire de son premier baiser amoureux, à 17 ans, mais il en a gardé une telle honte qu’il nous a fait promettre de ne pas le répéter !

PhotoDR.

Anecdotes de tournages de films, par exemple Mon oncle d’Amérique, en 1979, sous la direction d’Alain Resnais, dont il était l’acteur fétiche, il s’inquiétait des multiples grimaces qu’envoyait le cameraman à Alain Resnais, lequel répondait par des mimiques rassurantes ou agacées. (Et il raconte en reproduisant gestes et grimaces). Pris de panique, se disant je suis mauvais, ça ne va pas, il va parler à Resnais après la séquence, mais non, pas du tout lui répond celui-ci, c’est juste que le cameraman s’inquiétait du lustre placé derrière toi, et qui te fait de jolies boucles d’oreilles !

Et il nous raconte comment il a rencontré Alain Resnais, par l’intermédiaire de Lucienne, une amie, et d’une amie de Lucienne, Florence Malraux, dans un magasin de chaussures où il prenait soin de conseiller leur amie commune, Lucienne, sur le choix d’une paire de souliers. Florence Malraux, qui était l’assistante d’Alain Resnais, a adoré cette attention, et rendez-vous fut pris le lendemain pour un rôle dans Mon oncle d’Amérique. Je te prends à trois conditions, que tu lises le scénario, qu’il te plaise, et que tu te fasses couper les cheveux. Ce à quoi Pierre Arditi, fou de joie, répondit : Je suis prêt à me mettre la boule à zéro pour tourner avec vous !

Il nous parle aussi de ses rôles dans les nombreux téléfilms et séries, comme Le comte de Monte-Cristo, ou Le sang de la vigne, cette dernière série a parfait ma culture oenologique.

Mais c’est le théâtre que Pierre Arditi aime avant tout : Le théâtre raconte une histoire au public, et le public joue avec nous, le théâtre est une réunion, alors que le cinéma est une séparation, plans, coupes, le chef d’orchestre étant le metteur en scène, la camera aime ou pas, et il n’y a pas de retour. Le théâtre, moins technique, a une qualité sentimentale, c’est merveilleux.

Et de citer une phrase de Jean-Louis Barrault, pour marquer la différence entre le théâtre et le cinéma : Je préfère faire l’amour dans mon lit que par correspondance . Et pointant l’index vers la scène, il dit : Et le seul endroit où l’on apprend son métier, c’est là.

Mais le succès ne vient pas en claquant des doigts, on se construit, à force de patience, d’espérance, de solitude, de souffrances, le modèle, c’est la vie, le talent n’est qu’une toute petite donnée.

Mon matériau, c’est moi, je fais partie de l’école stanislavskienne :   Sers-toi de toi pour aller vers un autre dont tu ignores tout et que tu connais pourtant par cœur, puisque c’est toi. .

Et c’est avec beaucoup d’émotion qu’il nous fait le récit d’une expérience personnelle douloureuse, pour nous faire comprendre que le modèle c’est la vie. Un soir, c’était en 1976, ma première épouse, dont j’étais amoureux fou, m’annonce que c’est fini, je n’ai pas supporté, j’étais dévasté, je suis sorti au hasard des rues, j’ai marché, j’ai pleuré, et je me suis dit j’en ai assez, je suis fatigué, et retournant à notre appartement, j’ai pris ce qu’il fallait pour en finir, c’est elle qui m’a sauvé. Quelques années plus tard, j’avais cette réplique au théâtre : « J’en ai assez, je suis fatigué » , et chaque fois que je la répétais, tout revenait dans ma tête, dans mon âme, et j’ai compris que ce personnage que je jouais, c’était moi.

Confidences et récits sont entrecoupés de réflexions sur l’actualité, il ne manque pas de critiquer ceux qui profitent de leur notoriété pour abuser des femmes, et de moments musicaux appréciés de tous, Sweet Gorgia Brown, Your heart is as black as night, Tandem de Gainsbourg.

Après les questions du public, par exemple, d’une spectatrice ayant vu la pièce de Jean-Claude Grumberg l’Etre ou pas, avec Pierre Arditi et Daniel Russo, le 28 octobre dernier, au théâtre de Châtel-Guyon : Votre rôle n’est pas facile dans cette pièce, comment faire pour éviter d’être névrosé quand on est trop dans la tête d’un personnage ? Ce à quoi il répond qu‘en effet c’est un métier pervers, où l’on joue sa vie, et avoue que chaque fois qu’il entre sur scène, il pense à sa mère : En nous les morts ne sont jamais morts.

Enfin, il nous régale de quelques morceaux choisis de  « Je vais passer pour un vieux con« , de Philippe Delerm

Presque deux heures d’entretien et d’échanges, qui ont passé trop vite, avec cet acteur-conteur-comédien qui s’est simplement dévoilé comme un bel humain, un de ceux qu’on aimerait avoir pour ami. Et il a quitté son public auvergnat en promettant de revenir, d’ailleurs il se souvient avoir fait quelques mémorables virées en Auvergne, et en concluant, ouvrant la poche de sa veste : Je vous mets là, dans ma poche, dans les valises de ma mémoire.

Merci à David Becker pour son invitation, ce concept était une première, et je ne suis pas la seule à penser que c’est une réussite, et les prochaines 90 minutes seront avec Thierry Lhermitte, en 2018, à suivre donc.

Liens : Rencontre organisée par Becker’s prod : beckerprod@gmail.com

Crédits photos : ( pour le livret du programme) : Patrick Kovarik-AFP/ Philippe Warin, Jean-Philippe Baltel-Sipa, Gilles de Beauchene/ maxpp/France3.

 

Du 4 au 28 avril 2018,  Pierre Arditi sera au Théâtre du Rond Point  pour : Lit ce qu’il aime, d’après des textes de Jean-Michel Ribes, Yasmina Reza, Philippe Delerm et Michel Onfray.

Pour les réservations , clic sur l’affiche —>

et aux points de vente habituels.

Et c’est un événement Télérama, Paris première et France culture.

Danièle Sala

Publicités

FESTIVAL SALLE/RUE ET VICE/VERSA ║ 29 mai>10 juin

1 Mai

Le 29/05/2017 19:00


█  FESTIVAL POUR UNE DÉSADAPTATION DU TEMPS  █

Festival

Salle/Rue & Vice/Versa

C’est quoi la différence entre les spectacles de rue et les spectacles joués dans une salle ?

Est-ce que les arts de rue, c’est forcément des jongleurs, un grand éléphant en bois, des trapézistes, des clowns ou bien des djembés ? Est-ce qu’il y a une raison pour que l’on baisse les lumières dans une salle de spectacles ? Est-ce que les spectacles de rue, c’est forcément dans la rue ? Est-ce qu’une salle de spectacles, c’est un peu comme un musée ?

Pourquoi on fait des spectacles aujourd’hui ? Pourquoi on va voir des spectacles aujourd’hui ?

Question bonus (pour les amateurs) : Est-ce qu’il serait envisageable de faire de la « variété » au Théâtre de l’Opprimé et du « théâtre forum » au Théâtre des Variétés ?

Afin de contribuer au décollage de quelques petites étiquettes, nous avons invité des spectacles joués habituellement en rue et d’autres en salle. Durant 11 jours, 11 spectacles seront joués une fois dans leur milieu naturel et une fois dans un milieu inhabituel. Et au 12e jour, pour clôturer les festivités, nous vous proposons un co-plateau entre deux artistes qui n’ont radicalement rien en commun : Laurent Viel & Didier Super !

L’éti, l’éti, l’éti l’étiquette

C’est pratique

Economique

Et ça fait pas penser trop loin

L’éti, l’éti, l’éti l’étiquette.

(Jehan Jonas)

Qu’est-ce que le spectacle vivant aujourd’hui ? Qu’est-ce que le théâtre ?

Pourquoi créer un spectacle et pour qui ?

Comment l’appeler ;  « tragédie », « comédie », « café-théâtre »… ?

S’il s’agit d’un « drame » est-ce que cela veut dire que nous ne pouvons pas rire ?

Et s’il s’agit d’un « one man » ou « one woman show » est-ce que cela implique qu’il ne peut y avoir du « drame » ou de la « poésie »?

C’est du facile
Ça va pas loin
C’est trop subtil, hey !
On comprend rien

Est-ce que les « arts de rue », c’est forcément du cirque, de la musique, du théâtre burlesque ou de la musique ?

Est-ce que c’est forcément dans la rue ?

Est-ce que l’endroit où cela se joue donne forcément un « genre » ?

C’est une gonzesse
C’est un gauchiste
C’est la jeunesse
Capitaliste

 Parce exemple : est-ce qu’il serait envisageable de faire de la « variété » au Théâtre de l’Opprimé et du « théâtre forum » au Théâtre des Variétés ?

C’est très catho
C’est très putain
C’est un bravo
Porte Saint-Martin

Ou bien plus largement : est-ce qu’on peut faire du spectacle de rue dans une salle ? Et l’inverse ?

Afin de s’interroger sur la place du spectacle vivant aujourd’hui dans nos vies, nous invitons des spectacles joués en rue et des spectacles joués en salle. Chacun des spectacles sera joué une fois dans son milieu naturel et une fois dans un milieu inhabituel. À la faveur de ces représentations nous organiserons des discussions entre artistes et spectateurs. Pour ce faire nous avons choisi la variété et les qualités humaines et artistiques de leurs propositions. Et c’est peu dire !

Pour résumé (mais cela ne sera pas les us et coutumes durant ce festival, vous l’aurez peut-être compris ?) : du 29 mai au 11 juin 2017 nous tenterons de décoller certaines étiquettes du spectacle vivant !

Parce que…

L’éti, l’éti, l’éti, l’étiquette
C’est pratique
Économique
Et ça fait pas penser trop loin
L’éti, l’éti, l’éti, l’éti, l’étiquette *
  L’équipe des Cabarettistes

_____________ PROGRAMMATION___________

 Prog - elf pompe a fric
Prog - tentative de disparition     Prog - Boobs
Prog - titre provisoire

    Prog - un poète à new york    Prog - stress et paillettes

Prog - pitchfork disney

Prog - cornu soeur soeur     Prog - Loto     Prog - mon toit du monde     Prog - Dialogues d'exiles    Prog - Co-plateau

La collecte pour nous aider à financer ce festival, comment ça fonctionne ?

1 Vous allez sur ce lien https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/festival-salle-rue-et-vice-versa/contributions/new

2 Vous cliquez sur « soutenir ce projet ».

3 Vous tapez le montant souhaité, puis choisissez votre contrepartie (à partir de 50 euros de dons, vous avez le droit à une invitation sur le spectacle de votre choix de la salle/rue)

4  Vous cliquez sur « Validé. »

5 Vous vous connectez, mettez vos renseignements et choisissez un moyen de paiement.

La somme vous sera prélevée qu’à la fin de la collecte.

La vie en vrac… Un album, et un spectacle…

13 Mar

Il y a presque un an, c’était la découverte de cette formidable épopée musicale, portée par un trio incandescent, Annick Cisaruk, David Venitucci et Yanowski.  Spectacle qui va devenir un album, et vous en serez un des producteurs. C’est une offre qu’on ne peut refuser… 

Et chance pour les heureux citoyens de l’Île de France, « La vie en vrac »  sera en scène au Pan-Piper, le 25 mars 2017, c’est là: https://www.facebook.com/PanPiperParis/

Réservez vite, et RDV au bar…

La vie en vrac AC AAA 02-03-2016 20-29-06 2525x1665

3 Mars 2016 au Théâtre de la Contrescarpe.

Annick Cisaruk a trouvé son Mac Orlan, c’est Yanowski. Yanowski a trouvé le Stradivarius qui lui permet d’élargir sa palette à cette vie de femme-flamme qui mord la vie à pleine bouche, et la chante à pleine voix, c’est Annick Cisaruk.

La vie en vrac AC AAAA 02-03-2016 20-26-034C’est une Carmen des steppes qui a décidé, jeune fille, de suivre la route bohémienne, le chemin des saltimbanques, des oiseaux de passage, les migrateurs éternels avides d’autres horizons. Au risque de se brûler les ailes, au risque de cramer sa vie dans des voyages imprudents. Mais flamboyants.

Pour le livret, Annick a raconté à Yanowski sa vie réelle, ses vies rêvées, mises en spectacle en tableaux foisonnants. On frôle des mondes maléfiques, saura-t-on ce qu’il y avait dans le grenier de cette Thénardier inquiétante ? On y trouve des personnages très colorés qu’on dirait échappés d’un cirque des mirages, et Annick Cisaruk, excellente comédienne, incarne la La vie en vrac AC bleue fou 02-03-2016 20-52-55 2779x1923jeune fille partie voir de l’autre côté du miroir, en rupture de ban familial sédentaire incurable et aussi bien, elle devient une paumée mi sorcière, mi pocharde, et on y croit.

En belle Carmen des plaines d’Ukraine, elle va s’amouracher d’un Antonio Ruiz interlope, et la vie balafrée devient rouge cicatrice  et noir chagrin entre bars louches et bas fonds.

La vie en vrac David Vershuren AAA 02-03-2016 20-57-29 2123x2539C’est peut-être dans un de ces bars à marins échoués qu’elle rencontre une sorte de Vershuren digne de figurer dans le plus ringard des folklores balloches pour touristes en goguette. Toute ressemblance avec David Versh… Venitucci n’est pas du tout fortuite – le temps d’une chanson- il est ce Vershuren parfait. Et on y croit, le temps d’une chanson.

La vie en vrac DV AA NB 02-03-2016 20-33-07 2499x2583Le reste du temps, ce génie de l’accordéon donne des décors musicaux somptueux à cette vie en vrac, avec de vrais morceaux de biographie dedans. Comment ça se termine ? En chanson.  A noter que le public du théâtre de la Contrescarpe été totalement subjugué pendant plus de 20 mn, le spectacle s’est enchainé comme au théâtre, en tableaux qui se suivent sans interruption. Ensuite, pour les 50 dernières minutes applaudissements enthousiastes, et salut à l’auteur Yanowski qui passe rapidement sur scène. C’était bien mérité.

Aujourd’hui, Février 2017, c’est un album qui s’esquisse, en totale autonomie d’autoproducteurs, et avec vous, publics exigeants et concernés.

Devenez Producteurs-mécènes de ce prochain album 

« La Vie en Vrac » ! enregistrement avril 2017

Cliquez sur la bourse, pour verser les dollars, les ducats, les lingots, les billets de 375 €, ou toute autre monnaie à votre idée.bourse-cuir-annapurna

Dates à venir, et tout sur Annick et sa vie ( en vrac)  On visite ICI. Clic sur l’accordéon, ou ailleurs…

La vie en vrac bandeau duo AAA 02-03-2016 20-28-43 3622x1574

Un aperçu?  Voilà:

Et pour quelques images de plus

La vie en vrac Montage 03-03-2016 01-18-56 5120x4096

Norbert Gabriel

Shaman et Shadoc

2 Mar

C’était à la création, il y a quelques mois, Shaman et Shadoc reviennent,

Shaman & Shadoc ou l’imposture des rats
(6, rue Pierre au Lard 75004 Paris) 
du 9 mars au 13 mai 2017, du jeudi au samedi à 21h30.

 

Photos ©NGabriel 2016

Photos ©NGabriel 2016

Un emmerdeur qui a mal aux pieds peut-il laisser indifférent un homme bien élevé, et semble-t-il très conditionné pour être un citoyen marchant au pas ? L’emmerdeur dûment rechaussé par l’homme secourable entre dans une partie dont il est maître d’un jeu ambigu, équivoque… Mais p1900024peut-il arriver que le maître se fasse battre au jeu qu’il a initié ? D’autant que quelques fantômes entrent dans la danse, virevoltant d’un cavalier à l’autre pour hanter un revival de souvenirs entremêlés …

Dans le jeu pervers de la soumission à l’autorité (clin d’oeil à Stanley Milgram) quels ressorts peuvent inverser les hiérarchies ?

shadok-fin-aa-21-09-2016-22-52-21-1695x2067On commence avec une histoire gentiment picaresque, et on glisse vers la tragédie shakespearienne et ses monstres humains, tellement humains

En filigrane, nos amis les rats illustrent quelques travers ou aberrations de la vie qui va, souvent de travers, et, sourire un peu crispé du spectateur, parfois ça nous ressemble… Comment ça se termine ? Allez voir ce qu’il en est, c’est le mieux.

On peut aussi noter que l’auteur Pierre Margot a servi son comédien Guillaume Orsat avec beaucoup de générosité pour lui offrir ‘un grand rôle’ où il excelle, matois, pervers, manipulateur, entre Boudu et le père Jules… Les « simoniens » comprendront..

Norbert Gabriel

Autre point de vue,

shaman-et-shadok-le-fantome-21-09-2016-21-44-34-2682x2413shaman-et-shadok-chaussures-21-09-2016-21-52-25-2521x2177DUEL AUTOUR D’UN FANTÔME

Démarrage sympathique et fort drôle dans la première demi-heure, rencontre de deux solitaires, façon le fragile et la brute, le Francis Véber des premières années, pas encore piégé par ses formules. Et puis les rires s’espacent et se coincent, on sent poindre la terrible histoire de vengeance. En filigrane, le portrait cruel de notre monde dévoré par la machine capitale, créatrice de misère pour le plus grands profit des maîtres de l’ombre, bien à l’abri du cirque médiatique qu’ils réservent aux pauvres couillons que nous sommes. Et si jusqu’au bout Victor Shadoc (Pierre Margot) déploie la sensibilité déchirante d’un Brel toujours digne, Shaman (Guillaume Orsat) se transforme en monstre formidable, une présence qui n’existait que dans le cinéma (théâtre) français des années 1930, avec des bêtes de scène comme Michel Simon, Raimu, et plus encore Harry Baur. Puissance cassante, amplitude maîtrisée, rouerie pathétique, Orsat retrouve un savoir faire que l’on croyait perdu. Et si le fantôme pour lequel se battent nos deux personnages n’était pas celui de la malheureuse Juliette (épatante Céline Legendre-Herda), mais celui d’un théâtre populaire perdu dont cet épatant trio de comédiens n’arrive pas à faire le deuil ? Un grand texte et des comédiens formidables !

Christophe Champclaux

 

Infos , dates, réservations, c’est là –> clic sur les gradinsgradins_a

Note sur la distribution : en alternance, Pierre Margot, du 9 au 11 mars et du 4 au 13 mai 2017 ou Xavier Béja, du 16 mars au 29 avril 2017, Céline Legendre-Herda du 9 au 15 mars, et les 1, 7, 8, 22, 29 avril et les 5 et 11 mai 2017 ou Julie Allainmat les 16, 18, 23 mars, les 1, 7, 8 22, 29 avril et les 5 et 11 mai 2017

Il y a une bande annonce ,

 

Et pour quelques images de plus…

 

shaman-et-shadok-montage-22-09-2016-22-46-44-3414x5120

Photos ©NGabriel 2016

Les Banquettes Arrières

20 Fév

Elles reviennent, PARIS – LA SCENE DU CANAL – 6 & 7 mars 2017 à 20h00,  en préambule à la journée du 8 mars…

C’était il y a environ un an…  Vu et approuvé !

Les Banquettes arrières AAA 3015x2024

Voici un scoop en ce début d’année : les Marx Brothers ont des filles, elles sont trois, elles font chauffer la scène sous le nom « Les Banquettes Arrières ». Et ce fut show samedi aux ACP pour leur seconde soirée parisienne, salle archi-comble, public ultra caliente aux choeurs spontanés impeccables en totale impro. Pour le nom du trio, n’allez vous cramer les neurones en cherchant une explication primaire, c’est comme pour « La soupe au canard » de leurs papas putatifs, y avait pas de canard, et pas non plus de soupe dans leur œuvre cinématographique, juste un tourbillon entre surréalisme et burlesque selon le principe de Groucho : Il est difficile d’attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu’il n’y est pas. Mais il n’est pas interdit d’espérer, et tout est permis pour y arriver…

Les Banquettes Arrières sont des activistes déchaînées de l’humour le plus échevelé  malgré leurs beaux chignons bien noués, ça fuse dans tous les sens, ça pétille, ça explose, rien ne les retient, ça balance sans filtre, y en a pour tout le monde ayant les oreilles décomplexées  Aussi caustiques que Jean Yanne et Pierre Desproges, c’est aussi un trio a capella de haut vol, c’est aussi un spectacle éducatif, ponctué de messages informatifs, utiles à l’édification des foules dans ce monde en pagaille. Vous aurez une séquence cinéma, film d’horreur, une autre en western, c’est un spectacle encyclopédique.

Marie Rechner, Fatima Ammari-B , Cécile Le Guern, que chantez-vous ? Voilà !

Mais qui êtes-vous ? Voilà !

Après ça, il ne vous reste plus qu’à repérer sur le carnet de route la date qui les mènera  près de chez vous.Donc, début Mars 2017 à Paris…

Last but not least, une petite anecdote sur les a-priori simplistes:  lors d’une d’une émission, un vétéran de la seconde guerre mondiale avec une jambe de bois, assez agressif, interpella Frank Zappa: Si j’en juge par vos cheveux longs, vous êtes une fille? et Zappa répondit: Et si j’en juge par votre jambe de bois, vous êtes une table ?

Et pour quelques images de plus, à L’Espace Christian Dente,

Les Banquettes arrières montage 1247x1600 5099x3200

Et elles tournent, En tournée : 5 mars Fresnes (94), 8 mars Bagneux (92), 10 mars St Mathurin (49), 24 mars Festival Chantons sous les pins(40), 31 mars Martignas sur Jaille (33), 1er avril Dax (40), 7 avril Montoire sur Loir (41), 8 avril Bouaye (44), 22 avril St Père en Retz (44), 23 avril St Georges de Didonne (17), 29 avril Reichshoffen (67), 30 avril C olmar (68), 12 mai Fleury les Aubrais (45), 13 mai La Ferté Bernard (72), 18 mai Bruxelles (Bel.), 19 mai Uckange (57), 20 mai Uckange (57), 4 juin St Omer (62), 10 juin Taillis (35), 11 juin Louvigné de Bais (35), 21 juin Isbergues (62), 24 juin Neuvic (24) et encore et encore….

Norbert Gabriel

#Années folles

19 Fév

les-annees-folles-duo-liberees-aaa-13-02-2017-19-53-002

Si le lundi qui arrive vous semble être un lundi de m…orosité, de m…isère ou de m…alchance malencontreuse, il y a un remède possible à cette m…élancolie, programmez la soirée de lundi avec ces deux luronnes qui vont vous repeindre le moral couleur champagne. Monsieur est d’humeur chafouine ? Ces dames vont lui requinquer les zygomatiques, et plus si affinités… Madame est quelque peu désabusée ? ces deux gigolettes vont lui donner le punch de la féminité en voie de libération , au cas où cette notion se soit estompée au fil du temps.

les-annees-folles-13-02-2017-20-26-37-2220x2477Et si tout va bien pour vous m’sieur-dames, régalez-vous d’un bonne pinte de ces exubérantes demoiselles qui n’ont pas froid aux yeux pour dévorer la vie sans modération, il sera toujours temps de baisser pavillon si les avanies de la vie vous accablent. Et puis, ce n’est pas que de la gaudriole à rire et chanter, c’est aussi une fresque culturelle et historique. Anne Cadilhac a toujours su enrichir ses spectacles de pages édifiantes, on l’a connue inspirée par Schopenhauer, aujourd’hui, c’est Marx, elle prétend que c’est Karl, dont elle rappelle quelques paroles bien senties, mais on voit bien que la mise en scène est plutôt Groucho dans ses meilleurs jours. Dans cette pétillante fantaisie en tempo sostenuto, les deux partenaires déroulent le film de ces années folles de rage de vivre, d ‘émancipation, en attendant que le volcan explose, dansons, et champagne à volonté… Tout bien réfléchi, c’est pas un peu actuel tout ça ? Allez, les années folles, c’est Cocteau, le Boeuf sur le toit, Joséphine Baker, Picasso, Anne Cadilhac et Juliette Pradelle, Irina la dadaïste et Max, la garçonne, c’est Cole Porter et Poulenc, des lendemains de guerre et la veille d’un cauchemar, autant de raisons de rire et de chanter, la vie…

Tous les lundis à 19h30, on réserve ici , clic sur l’affiche,

aff-annees-folles

Et pour quelques images de plus,

anne-cadilhac-montage-annees-folles-19-02-2017-02-25-21-5108x3151

Photos©NGabriel2017

Et on peut même avoir un aperçu sonore et visuel, et hop !

 

Norbert Gabriel

Soyez clown, soyez vivants…

12 Jan

Nous relayons  volontiers ce communiqué de CRé- la Compagnie Rayon d’écrits, elles et ils le valent bien.

cre

 
2017 c’est l’année des 20 ans de CRé- la Compagnie Rayon d’écrits! Oui, 20 ans déjà… ah! le bel âge, celui où l’on prend la route, où l’on doute, où l’on se cherche, où l’on quitte ses repères pour aller vers de nouveaux horizons…
Fondée en 1997, CRé- la Compagnie Rayon d’écrits a grandi, évolué, sous la houlette de ses fondateurs Michel TRILLOT son directeur artistique, rejoint depuis une dizaine d’années par Colombe BARSACQ qui a insuflé de nouveaux projets; deux artistes en quête d’écriture scénique sous toutes ses formes, et en quête de l’Autre; compagnons de la première heure, ils ont jalonné le parcours de CRé de créations et d’innovations bilingues, étant parfois précurseurs dans une démarche d’accès universel à la culture.
A vous tous ils veulent exprimer leur gratitude, que vous soyez dans le silence ou dans les tumultes du quotidien :
 
 » A vous camarades de la première heure, amis et créateurs à nos côtés, techniciens de nos spectacles, partenaires fidèles de nos rêves, spectateurs au fil des créations, supporters occasionnels, voyageurs entre nos esthétiques à cheval entre le théâtre, le clown, la chanson, visiteurs de nos parcours ludiques et interactifs, buveurs de café et amateurs de nos visites en Noétomalalie, et enfin acteurs de nos ateliers et stages,  CRé – Compagnie Rayon d’écrits  fête ses 20 ans cette année!!! Nous avons enfoncé des portes et ouvert des fenêtres pour faire découvrir le travail d’artistes exceptionnels, sourds et entendants, et voir le monde à travers leurs yeux, nous vous avons invités tout au long des 10 dernières années à participer à des rencontres au cœur du vivant, à des productions bilingues en FR/LSF, du spectacle vivant …nous avons pris des risques pour avancer, créer, nous rapprocher chaque fois un peu plus de ce qui nous tenait à cœur, et tout ceci n’a été possible que parce que vous étiez là à nos cotés!
A vous toutes et tous, Merci « 
Colombe et Michel 
 
En 2017, nous démarrons avec de nombreuses occasions de vous retrouver ou vous rencontrer au travers des stages et ateliers.
Cette année 2017 est une année de transition et de bilan avec des échéances importantes, pour toutes les raisons politiques que l’ont sait. 2016 a été une année difficile pour nos activités aussi, et pour notre équipe. Il a fallu faire des choix, dans un contexte économique difficile, et malgré de nombreuses occasions de déployer notre savoir faire, avec des représentations de ChanSon ChanSigne et des représentation de clown, ou des cafés noétomalalie, nos spectacles sont toujours en quête de lieux de diffusion et ne demandent qu’à tourner… être entrepreneur de spectacle vivant relève du parcours d’un couteau suisse, il faut toujours savoir remettre l’ouvrage sur son métier…
2017, c’est aussi une année de réflexion à l’échelle de nombreuses associations, incertaines face à leur avenir, dans le monde de la culture dans son ensemble, secteur fragilisé par de nombreuses secousses du monde comme il va, pourtant l’on sait que l’Art est une des clefs du vivre ensemble.
L’agora du théâtre, est notre espace naturel de création et le lieu fondateur de la démocratie.
 
Nous espérons donc vous retrouver nombreux sur les scènes et dans les salles de théâtre pour que l’accès à la culture continue d’exister pour tous.
 
Vous pouvez nous soutenir de 1001 une manière, en participant à nos actions, en nous suggérant des pistes de travail, en nous invitant à prendre rendez-vous pour vous rencontrer sur le terrain, en nous apportant votre soutien par une adhésion ou un don… mais surtout surtout, en nous faisant savoir que vous souhaitez poursuivre la route à nos cotés… Que vous ne soyez pas calé en culture, ou que vous ne maitrisez pas la LSF ne pose pas de problème, nous sommes une équipe bilingue, avec des interprètes professionnels à nos cotés et nous sommes toujours partant pour de nouvelles rencontres.

STAGES et ATELIERS

 

[Contes et LSF] – Stage d’Hiver – 13 au 17 février 2017 – Théâtre de l’Usine (95)

LES INSCRIPTIONS se poursuivent et il reste encore des places… alors n’hésitez pas! (stages de 5 jours payable en 4 X)

Ouverts à tous à partir de 15 ans – que vous soyez sourd(e)s ou entendant(e)s

Que l’on maitrise ou non l’art du Conte, et que l’on maitrise ou non la Langue des Signes Française.
+ d’infos : formation(a)rayondecrits.fr – sms 06 80 05 51 36 – webcam possible
 
Stage co-animé par Colombe BARSACQ et Gaëlle LECERF avec Guylaine PARIS (interprète de LSF) et l’intervention de Michel TRILLOT.
Ces 4 professionnels, sourds et entendants, sont des pédagogues, metteurs en scène, conteurs, comédiens; ils seront là pour vous conseiller et vous guider à partir de vos envies, de vos questions, de vos axes de recherche, de vos contes…
 
Vous êtes professeur, interprète, éducateur, comédien, bibliothécaire, grand-mère ou papa…Sourd ou entendant, et surtout, surtout, vous êtes curieux et vous avez envie de progresser.  Bienvenue à vous ! Pour partager 5 jours pour vous ressourcer! Accomplir de nombreuses explorations en racontant des histoires par le jeu.
 
Ce stage, proposé pour la 4ème année consécutive est comme un laboratoire de recherche.
Imaginez un grand chaudron, avec des potions magiques et des personnages étranges qui sortent chacun un grand chapeau, vous arrivez dans un monde extraordinaire et étrange ou vous serez au coeur du processus de création… ou votre corps va prendre toute sa place dans un parcours en solo, en duo, en trio, en collectif.
Vous serez invité à partager un conte que vous aurez choisi ou un récit en Français et en Langue des Signes Française. Nous explorerons la construction des personnages de votre conte : entre incarnation et distanciation; nous aborderons le travail de création des personnages et la question de la place de conteur…
Nous vous entrainerons dans des jeux et exercices autour de la lecture décalée, la narration, l’aparté, la digression et tout ce qui compose l’essence du conte.
 
 A vos baguettes magiques, livre en main !
Pour la fiche d’inscription , envoyez nous un mail.   formation@rayondecrits.fr
 

 
[CLOWN EN SCENE] – 1 WEEK-END /MOIS de janvier à MAI 2017 – Théâtre de l’Usine (95)

Vous pouvez nous rejoindre même en cours d’année; ces ateliers, sont ouverts à tous à partir de 15 ans – que vous soyez sourd(e)s ou entendant(e)s

Que l’on maitrise ou non l’art du Clown, et que l’on maitrise ou non la Langue des Signes Française.
+ d’infos : formation(a)rayondecrits.fr – sms 06 80 05 51 36 – webcam possible
 
« Une journée sans rire est une journée perdue!«  disait Charlie Chaplin.
 
Venez vous détendre lors de ces week-end et mettre tous vos sens en mouvement au travers de votre clown et de son nez rouge… rire jaune, rire à pleins poumons, pleurer de rire, enfin rire du pire car le meilleur est à venir!
 
Horaires : les samedis : 13h00 – 19h30 et les dimanches : 9h30 – 17h00 – Chacun apporte son repas le dimanche midi.
☐ 14 – 15 janvier     ☐  4 – 5 février       ☐ 11 – 12 mars          ☐ 22 – 23 avril         ☐ 20 – 21 mai
 

 
[CLOWN EN LANGUE DES SIGNES FRANÇAISE] – du 03 au 07 avril 2017 – CRTH/ACTE 21 (Paris)

Vous pouvez nous rejoindre ces ateliers sont ouverts à tous à partir de 15 ans – que vous soyez sourd(e)s ou entendant(e)s

Que l’on maitrise ou non l’art du Clown – Niveau de base de Langue des Signes Française obligatoire. Stage en LSF.
+ d’infos : formation(a)rayondecrits.fr – sms 06 80 05 51 36 – webcam possible
 
Un témoignage joyeux sur les bénéfices de ce stage :
«  Avec la formation du clown, j’ai vraiment l’impression d’avoir voyagé!!! C’est étrange comme sensation!! C’était vraiment génial !!  Depuis la formation, j’essaie d’écouter plus mon corps, et de me respecter! (…) Voilà il est super de vivre la vie avec un grand plaisir, et donc de laisser mon corps s’exprimer !
La formation m’a aussi aidé à être moi-même tout simplement, sans jugement. Ça a même évolué un peu dans ma pratique « éduc », et dans ma vie quotidienne ! J’ai vraiment adoré !!!  » Aurélie F.
 

Saravah 50 ans

22 Oct

affiche-saravah

Pierre Barouh est en train de faire danser le Japon en samba Saravah, pour cet anniversaire du plus ancien label de chanson en activité. Après avoir été fêté comme il se doit au Brésil, c’est en Novembre que la fiesta arrive à Paris, et deux temps,

  • Le 4 novembre l’album avec
  • Kahimi et Albin de La Simone ,
  • Jeanne Cherhal et Séverin, Bastien Lallemant,
  • François Morel et Yolande Moreau,
  • Bertrand Belin, Olivia Ruiz, Camelia Jordana,
  • Maia Barouh, Bears of Legend, El Duende…
  • et sans doute quelques surprises… Et vous et vous et vous…
  • et le 20 novembre le concert anniversaire au Trianon,   Pierre Barouh sera là, les dessins sont de Charles Berberian, et le grand Alain Cluzeau est aux manettes !
  • Happy Birthday Saravah !

Pour les réservations, clic sur le Roi du Slowbiz:

saravah-logo

Pour le troisième temps, ou la troisième mi-temps, chacun fera ce qu’il lui plait… En attendant, chantons en choeur…

Norbert Gabriel

Fabrice Bénichou, la boxe et la vie..

8 Oct
fabrice-benichou-07-10-2016-19-24-43-1468x1914

Photo©NGabriel2016

Tomber 6 fois et se relever 7… dit un adage japonais, qui vaut autant pour les sports de combat que pour la vie en général. Et Bénichou s’est toujours relevé, en revenant parfois de très loin. Si la boxe est née noble art, c’est surtout les rescapés de la rue qui font ses beaux jours depuis des années. Cassius Clay , descendant d’esclave est devenu Mohamed Ali  par émancipation d’un passé douloureux. Et la plupart des boxeurs contemporains sont des rescapés d’une sorte de monde où il faut se battre pour survivre.

Ce n’est plus dans les milieux aristos de Londres que le noble art trouve ses champions, mais plutôt sur les trottoirs de Whitechapel, de Harlem, de Belleville, de Kreuzberg ou de Tor Bella Monaca, là où c’est la boxe ou la vie, souvent, et la boxe pour survivre.

Fabrice Bénichou est un de ceux-là. Un Battling Joe survivant, qui est passé du ring à la scène, une autre scène, pour raconter le film de sa vie. Au théâtre. Là aussi on paye comptant. C’est un enfant de la balle, saltimbanque cosmopolite qui a parcouru le monde avec ses parents dans leur numéro de fakirs émérites, agrémenté d’à-côtés un peu interlopes, selon les circonstances de la vie d’artistes fabrice-benichou-07-10-2016-19-22-38-2297x1880aventuriers. Fabrice a dû avoir sur son berceau toutes les fées les plus farfelues du folklore faërien… Avec une en particulier qui avait des gants de boxe en guise de baguette magique, puisque ça l’a conduit au championnat du monde. (Trois titres, champion du monde IBF des super-coqs, double champion d’Europe des poids coqs et plumes.)

C’est comme un copain de rencontre qui raconte sa vie bigarrée et fantasque, pas un comédien qui met sa vie en spectacle…. Un soir au coin du bar d’une taverne irlandaise, là où l’étranger est un ami qu’on ne connait pas encore, et où la réalité est une hallucination provoquée par le manque d’alcool*… Là, devant quelques copains de hasard, c’est le film de sa vie qui défile, en accéléré, (une heure) une sorte d’Hellzapoppin road movie qui parcourt le monde de cabarets en théâtres, de cirque en rings, en suivant son fakir de père dans des tournées aux rebondissements picaresques, un scénar qu’on dirait écrit par Jean Vautrin (La vie Ripolin, pourrait en être le titre) mis en scène par Charlie Chaplin. … Ça part dans tous les sens, et dans tous les pays, avec un ange gardien rigolard qui rattrape toujours in extrémis les situations les plus abracadabrantesques. Néanmoins, ces parents hors normes ont su accompagner leur futur champion de fils jusqu’au titre mondial. Saltimbanques, oui, mais de haut vol.

fabrice-benichou-07-10-2016-20-31-46-1350x2046Tout est raconté avec bonne humeur et autodérision lucide, mais la boxe est un sport dangereux, n’oubliez jamais ça. Un boxeur est un camé, camé aux émotions extrêmes physiques et morales, la boxe ou la vie ? Parfois on n’en sort pas vivant… Qui a tué Davy Moore ?

Fabrice Bénichou en est sorti après quelques épisodes douloureux, il les évacue sans pathos, lucide, léger, comme un danseur qui est tombé plus de 6 fois, mais qui est toujours debout. En scène, sous d’autres sunlights et la vie continue.

Au Théâtre Michel Galabru, les vendredi et samedi  19H30  jusqu’en fin décembre. On réserve ici, clic sur la flêche.

entree-theatre-galabru-07-10-2016-18-51-040

 

  • selon les dits irlandais…

Et pour finir en chanson, une histoire qui s’est mal terminée, la boxe est un sport dangereux…

Norbert Gabriel

Valérie Mischler… sur canapé…

4 Oct

vm-13-6-selection-montage-19-expressions-13-06-2015-14-10-37-5120x5120

…  et en bluettes.  Mais attention, il y a des nuances dans les bleus, portraits de femmes, portraits sensibles, femmes au bord de la crise de nerfs, femmes en blues porte- jarretelles, femmes en bleus ecchymoses, femmes battantes, fleur bleue ou cougar, elles sont toutes dans le carnet de notes de Valérie Mischler, qui vous attend au   Connétable vendredi 7 Octobre, à 19H30  précises, et pour réserver, c’est là:

fly-vm-2016

Et comme vous le voyez, c’est en alternance avec un autre spectacle de création sur l’amour dans tous ses états, vu (et approuvé?) par des femmes, en Tout Feu Tout Femme…  Merci qui ? Merci Valérie !

Et pour qui vous savez, rendez-vous au bar!

Norbert Gabriel

%d blogueurs aiment cette page :