Archive | Livres RSS feed for this section

Plume &Pinceau, le retour…

29 Juil

L’an dernier, mauvaise nouvelle, l’éditeur est en cessation d’activité, et la collection est interrompue. Cet été, bonne nouvelle, Plume&Pinceau revient, avec les rééditions des premiers ouvrages,  Brassens et  Renaud, et l’annonce de Barbara bientôt. (Octobre 2017)

 

En attendant la mise en ligne d’un site, ils sont disponibles chez le peintre, qui envoie cette carte postale,

J’ai (enfin) reçu mes exemplaires de la nouvelle édition du Renaud et du Brassens !

Je mettrai très prochainement en ligne un site permettant de les acheter.
A suivre sur cette page.
En attendant n’hésitez pas à m’envoyer un MP.
Bien amicalement

Jean-Marc Héran

 

La page, c’est ici que ça se passe pour les avoir, clic sur le Héran…

 

NB: privilégiez l’achat chez l’auteur ou en librairie, de préférence aux soldeurs, qui peuvent jouer sur le fait que la première édition est épuisée, et surévaluer le prix..  Les ventes chez les soldeurs ne rapportent pas un maravédis aux auteurs, qui doivent bien payer les pinceaux et les tubes de peinture… Et aussi leur loyer…

On a toujours un cadeau à faire, ou à se faire quand on s’aime bien. Et même si…

C’est vous qui voyez…

 

Norbert Gabriel

 

Poésie et chanson, stop aux a priori!

25 Mai

Le premier bonheur du jour, ce 24 mai, ce fut la livraison d’un très élégant livre sur la chanson, et ce qui la relie à « la bande originale de nos vies »*. Ou à la poésie, et à tout ce qui sublime une émotion par la grâce de quelques mots, ou quelques notes.

Refuser de voir le rapport entre poésie et chanson, ce serait mettre la tête dans le sable pour ne pas voir la mer. Rapport certes, puisqu’il est question à chaque fois de texte et de musique.**

Matthias Vincenot pose en en centaine de pages la petite encyclopédie qui va donner aux amoureux de la chanson de quoi discuter, sans disputer, du bien fondé de la chanson « à texte » de la ritournelle anodine, de la comptine naïve, de la chanson rebelle, de tous ces moments qui font naître la tendresse, ou la rage de vivre, ou un certain regard bienveillant sur la vie, même quand elle est rugueuse, difficile.

Dans ces cent pages fluides et remarquablement documentées, on vérifie que ces deux cousines ont toujours été en synesthésie et en harmonie Aragon se lit, s’écoute, se dit, se chante. La poésie comme la chanson témoignent de leur époque, aussi bien Joe Dassin qu’Anne Sylvestre, dans des airs du temps qui font une rhapsodie bariolée, acidulée, enragée, c’est le chant des hommes dans toutes ses nuances.

La chanson art populaire par essence, c’est une évidence. Et il est bon de rappeler, comme le fait Matthias Vincenot ce qu’a dit Gainsbourg :  C’est un art mineur… qui encule les arts majeurs… Le poète est un provocateur, au bon sens du terme, celui qui provoque des réflexions, (Sardou itou!) et la chanson est le vecteur privilégié dans la mémoire du vent et le pollen qui voyage librement à travers toutes les frontières pour chanter Le temps des cerises, Ô bella ciao, ou Le métèque

Dans ce panorama élargi, de Barouh à Moustaki, Emilie Marsh à MélisSmell, Anne Sylvestre à Jean Vasca, vous trouverez de quoi discuter dans les diners en ville avec bon sens, sans polémique stérile, simplement parce que vous aimez la chanson, et la poésie.

Rencontres et croisements ne valent pas confusion, et c’est tout l’objet de cet ouvrage de se placer à l’écart du simplisme et des jugements de valeur pour analyser, de façon brève mais en profondeur, les rapports entre ces deux cousines.**

Et saluons dans ces cent pages pour remettre les pendules à l’heure, aucune ligne, aucun mot aigre-doux sur qui que ce soit… C’est rare, voire rarissime.

Pour tout cela et plus encore, thank you Matthias !

Contre le chant majeur, la balle que peut-elle

Sauf contre le chanteur que peuvent les fusils

La terre ne reprend que cette chair mortelle

Mais non la poésie…

(Aragon / Hélène Martin)

Dans toutes les bonnes librairies qui connaissent, comme de bien entendu, la bonne adresse des Editions Fortuna, c’est là, clic sur la couv’ et la page s’ouvrira.

Norbert Gabriel

*Eric Guilleton

** Matthias Vincenot dans « Poésie et chanson »

Prévert et Izis

23 Avr

Avant d’être consacré « poète » avec Paroles, Prévert était plutôt un homme lié aux images du cinéma, scénariste à succès, mais polyvalent, il est l’auteur des textes du Groupe Octobre, les activistes du théâtre à l’usine. Il a été aussi auteur de chansons, presque par hasard, grâce au hasard des rencontres, sa «contrebande » réunissait à peu près des représentants de tous les arts.

Jacques Prévert et l’image

Sa bibliographie comprend des albums à quatre mains co-signés avec des amis peintres Picasso, Chagall, Calder, Miro, Ernst et photographes Izis, Brassaï et tout le monde connait ses ballades avec l’ami Doisneau.

En Avril 2017, le Cherche Midi et Jean-Paul Liégeois ont réédités deux albums, dont un introuvable jamais réédité depuis 1951, Grand bal du printemps.

Izis Bidermanas né en Lituanie, immigré à Paris en 1930, résistant en Limousin de 1941 à 1944, est une des figures de la « photo humaniste » aux côtés de Brassaï, Edouard Boubat, Robert Doisneau, Willy Ronis. Il a co-signé trois ouvrages avec Jacques Prévert : Grand bal du Printemps, Charmes de Londres, Le Cirque d’Izis.

Grand Bal du Printemps est une célébration de Paris, chantée en duo par un poète, Prévert, et un photographe, Izis. Un chant d’amour pour une ville. Jacques Prévert a toujours aimé et chanté Paris : il a été et demeure « le poète de Paris ». Cet ouvrage, de 154 pages, enrichi de 62 photos d’Izis sur Paris, en constitue la meilleure preuve. Paris est tout petit / c’est là sa vraie grandeur . Le Paris de Prévert est celui des quartiers populaires, des musiques de rue, des fêtes et de la misère, des enfants en liberté et des « étranges étrangers ». Le Paris de Prévert est une ville humaine, une ville au quotidien, avec ses grands malheurs et ses petits bonheurs. Les photographies d’Izis donnent des visages à cette humanité.

Charmes de Londres, autre promenade dans Londres, plus près  de l’East End, de Leytonstone, ou de White Chapel que des ors de Buckingham Palace, chacun son folklore, même format que Grand bal du printemps, 105 pages, avec l’essentiel des biographies des auteurs. (dans les deux ouvrages)

Quand il est dit « à quatre mains » ce n’est pas une figure de style, les deux auteurs ont construit ensemble ce qui est un récit lyrique en photos et textes, pas une simple illustration avec des photos plus ou moins en situation. Le mot appelle l’image, ou bien c’est l’image qui appelle les mots..

Pour cet album, rien à ajouter à ce qu’a écrit Charlie Chaplin, en 1952, dans une lettre à Izis, il saluait la qualité du rêve et d’aventure, puis ajoutait en 1954:

La combinaison photographie-poème crée une émotion au delà de toute parole.

Il n’y a pas de meilleure conclusion.

Last but not least, cette double page de Charmes de Londres, qui ira droit au cœur de Valérie B. la rédac-chèvre initiatrice de la revue Le Doigt dans l’oeil, qui a raté Picasso dans sa quête des chèvres d’artistes… Et qui était venue à Paris pour une sorte de thèse sur Prévert avant de mal tourner vers la chanson… mais à cause de ce Jacques… (private joke)

Et puisqu’il est question d’images, de Prévert et de livres, voir éventuellement Prévert n’est pas un poète…  Clic sur le collage, 

 

Norbert Gabriel

Soulableta…

15 Avr

Soulableta…  c’est un nom qui chante, comme les albums vinyles qu’on trouve dans cette boutique qui vient d’ouvrir hier 47 rue Marcadet, Paris 18 ème…  Tout n’est pas tout-à-fait fini, mais, après avoir poussé la porte, fait un rapide tout d’horizon des rayons, bien fournis dans tous les genres musicaux, une ou deux trouvailles assez rares, (en excellent état) et comme on est dans une période très Prévert, voici cet album Zette chante Prévert – 12 chansons mis en musique par Sébastien Maroto – 1975 -disque Jacques Canetti 48.8620, une sorte d’introuvable… Ou qu’on trouve à des prix 5 à 7 fois supérieurs au prix cadeau dont je fus l’heureux bénéficiaire, la chance du débutant, étant le premier client…  Avec d’ailleurs une deuxième chance, que voici,


Après ces petits-grands plaisirs personnels, apprenez qu’il y a des revues, Rock & Folk et leurs comparses, des livres sur la musique, des tourne-disques vintage, tout pour le bonheur des amateurs de son plus affiné que les MP 3 ou 4…

La boutique aux trésors est à quelques encablures du métro Marcadet-Poissonniers, du bus 56, ou 31, même arrêt… Et on peut téléphoner  au maître des lieux, 06 50 78 55 14..

C’est le cadeau de Pâques amis lecteurs qui passez par là, alors heureux ?

Norbert Gabriel

Le cas Erwan Larher, auteur (2)

9 Avr

Dimanche soir, 20H, page 13 du roman Entre toutes les femmes, de Erwan Larher, que j’embrasse avec toute la chaleur dont je suis capable :

« Au début ils n’y croyaient pas. Ils ricanaient ouvertement. Sur les écrans s’étalait le sentiment de supériorité que leur donnaient des décennies de domination ; les articles relayaient leur scepticisme goguenard. Bien que tout juste battu (…), le président de la République sortant n’en était pas moins braillard. (…) les Montagnards, l’autre parti politique du paysage, étaient tout aussi belliqueux. Parce qu’en définitive, ils défendent le même monde. Un monde qu’Arsène Nimale a commencé de chambouler.

Alors ils ont peur.

Montagnards et Feuillants (parti du président sortant) sont tenants d’une politique intérieure sécuritaire et répressive (« Quand une branche est pourrie, on la coupe »), défenseurs d’un capitalisme libéral plus ou moins ultra (« Vous avez mieux à proposer ? ») et partisans d’un État étique. Les dirigeants des deux partis se piquent de pragmatisme et ont géré en alternance le pays pendant de décennies sans que personne vît la différence – de toute façon, la Confédération européenne leur dictait les politiques budgétaires, monétaires et économiques.

Et voilà que, sorti de nulle part, porté par un immense enthousiasme populaire, avec des mots d’ordre aussi ingénus que « redevenir heureux », « prendre le temps » ou « valoriser l’humain », Arsène Nimale (…) les a balayés et a conquis l’Élysée. Ils n’ont rien vu venir, malgré les sondages, malgré l’évidence (…). »

Entre toutes les femmes, Erwan Larher, janvier 2015, Éditions Plon.

.

2017_04_aurelie_erwan1

Erwan Larher, « Lire à Limoges », avril 2017. Avec Aurélie Janssens, sur France Bleu Limousin.

.
C’est l’histoire de n°2 (Autogenèse) et n°4 (Entre toutes les femmes). Pour découvrir les aventures d’Arsène Nimale, de La Voix, de Cybèle, celle qui, entre toutes les femmes, évolue entre deux mondes (celui des élites qui décident, tandis qu’Elle habite Freak Zone…), il faut se procurer les livres, dans toutes les bonnes librairies, et surtout indépendantes. On peut aussi lire l’un sans lire l’autre, même si, oui, « n°4 » s’appuie sur « n°2 » (Autogenèse, Michalon Éditions, 2012) et propose une anticipation : Que deviendra notre monde, après les politiques successives, si semblables des deux principaux partis ? Qu’amènerait un vent nouveau ? Et où en serions-nous des années plus tard ? Quelle place pour les anciens dominants ? Comment réagiraient-ils face à ce vent nouveau ?

De n°2 à n°4, le « Elle » à la place de « Il ». Ainsi, le lecteur plonge dans un univers qu’il connaît déjà.

C’est une œuvre clivante, car politique… Si bien que n’y résistant plus, à la centième page plus trois, j’envoyai un mail à Erwan : « Tu pouvais pas me le dire d’attaquer Autogénèse, rapido… ? (et plus vite que ça, encore !) ».

Dans la chronique intitulée « Le cas Lahrer -1- », j’écrivais qu’Erwan, avec ses romans n°1 et n°3 (Qu’avez-vous fait de moi ? et Mâle en milieu hostile) était d’emblée accepté/invité (comme il voudra) au sein de la tribu des « Salut les parano(e)s ! ». Ce roman, le n°2, ne vient pas décevoir les attentes du club des « lecteurs avertis en valent x2 ». Le n°4 itou.

« Le seul et triste plaisir du paranoïaque est de vérifier, un jour, qu’il avait malheureusement raison… » E.5131

En attendant d’être pleinement réalisées dans le réel, voici réalisées dans cette œuvre (roman, anticipation, sf ?) toutes les craintes d’une partie de la population (dont nous sommes) : les parano-e-s chers et chères au Medef-Cnpf-Cac40, les manifestant-e-s public-privé…

.

2017_04_aurelie_erwan2_copieFB

Erwan Larher, « Lire à Limoges », avril 2017.

.
Oui, il y a une histoire, mais aussi une vision… mais aussi la proposition d’une société autre. C’est en creux… pendant que tu goûtes l’histoire, les situations, l’humour caché sous chaque ligne, tu t’interroges : ça ressemble rudement à ce que l’orientation actuelle nous propose. On vivra ça dans combien de temps ? 5, 10, 15 ans ?

Alors, se pose la question de ce qu’il est – encore – possible de faire pour éviter ça…

Et si je me pose la question, c’est que le livre est efficace : il rejoint en cela le formidable film-interview de Thomas Lacoste… J’avais intitulé la chronique : « faire de la politique autrement ». Oui, c’est ce que fait Erwan. Bravo, mon pote !

Il s’agit d’échapper à la parabole de la grenouille qui se laisse ébouillanter. Je m’explique :

Une grenouille jetée dans l’eau bouillante, réagit et saute hors de la casserole. Une grenouille qui prend son bain dans une eau tiède se laissera prendre au piège de la température qui monte peu à peu et finit par l’ébouillanter, sans qu’elle ait « pensé » à réagir.

.
Pour réussir ce tour de force, Erwan choisit un personnage neuf et c’est au travers de son regard neuf que le lecteur prend connaissance de ce monde dans lequel le narrateur le plonge. Ce monde, il vit déjà dedans et souvent ne réagit pas… La projection à 15 ans et le choix d’un personnage amnésique permet de fabriquer le choc, la prise de conscience… une réaction ? Le lecteur sautera-t-il hors de la casserole qui l’ébouillante ?

C’est aussi le terrain de jeu d’un narrateur qui, comme dans n°1 et n°3, s’amuse avec les possibilités qu’offre le roman : apparitions, disparitions, ellipses, humour, jeux de mots, etc.

C’est aussi une réflexion sur le souvenir, le passé, l’existence « poulet sans tête », le rapport aux autres, le réel, le fantasmé, la vérité de ce qui est vécu, de ce qui est tout court…

On t’expliquera ce que représentent les différents partis politiques, sur quoi ils se fondent, quel système favorise la loi du plus fort, à quoi sert « l’apparente alternance »… Oh, j’en dis trop, là, je crois…

Tu sauras à quoi servent les musées dans les C.U.

Léger, le Erwan, léger…

Légère cette vision du monde… tu crois ça ?

.
Je songe aux deux journées passées chez l’auteur : à détruire, défaire, cogner, en vue de rénovation, la soirée à boire et jouer, la nuit à boire et refaire le monde.

Et cet instant de grâce : alors qu’Erwan donne son point de vue enivrant sur l’argent, son existence, son empreinte abusive, Thomas (un autre Thomas) qui s’étrangle, me regarde, le regarde et s’exclame : « Tu ne peux pas dire ça, Erwan ! ». Si, il peut le dire… J’adore. « Tu ne peux pas penser ça, Erwan ». Aussi… Oh, si. Et il l’a écrit.

Ce soir-là, ce que je ne savais pas c’est qu’Erwan avait déjà écrit/proposé un programme politique : dans Autogenèse !

« Tu pouvais pas me le dire d’attaquer Autogénèse, rapido… ? (et plus vite que ça, encore!) ».

Conte pour enfant ? Récit apologue et réaliste, d’anticipation ?

« Et voilà que, sorti de nulle part, porté par un immense enthousiasme populaire, avec des mots d’ordre aussi ingénus que « redevenir heureux », « prendre le temps » ou « valoriser l’humain », Arsène Nimale (…) les a balayés et a conquis l’Élysée. Ils n’ont rien vu venir, malgré les sondages, malgré l’évidence (…). »

Entre toutes les femmes, Erwan Larher, janvier 2015, Éditions Plon.

.
Autogenèse
, Erwan Larher, 2012  :
http://www.erwanlarher.com/?page_id=30

Entre toutes les femmes, Erwan Larher, 2015 :
http://www.erwanlarher.com/?page_id=15

Chroniques romans n°1 et 3 de Erwan :
https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2013/07/02/le-cas-erwan-larher-auteur/

Chronique romans n°5 de Erwan :
https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2016/05/08/marguerite-naime-pas-ses-fesses/

Le site d’Erwan Larher : http://www.erwanlarher.com/

Le Logis du Musicien : https://www.facebook.com/logisdumusicien/

.
Hum Toks / E.5131 / Eric SABA (texte, photos)

///

2017_04_aurelie_erwan3_copieFB

Erwan Larher, « Lire à Limoges », avril 2017.

 

Hexagone Printemps 2017

31 Mar

En tournant la dernière page de ce numéro de printemps d’Hexagone, j’ai eu comme un regret, regret de quitter une maison amie où je me sentais bien, c’est pourquoi j’y reviens, histoire d’en parler et d’inciter peut être d’autres visiteurs à y rentrer. Je ne fais qu’entrouvrir, finissez d’entrer en vous abonnant .

Pour commencer, avec l’édito de David Desreumaux, on ferme, on ferme, on ferme à tout va, Le Limonaire, Le Centre de la Chanson, alors est-ce qu’on se lamente ? Que non ! On ouvre ! On ouvre le dialogue, à l’initiative de  Gilles Tcherniak, ( Forum Léo Ferré), aux côtés de Stéphane Riva (ACP Manufacture Chanson), et de Denis Collinot ( Festival de Marne), a lancé un appel au rassemblement auprès des personnes qui oeuvrent dans et pour la chanson … Il a insisté sur la nécessité d’appeler l’état et les sociétés civiles à entendre nos revendications. Une initiative à suivre de près donc, et à soutenir. S’ensuivent quelques mises en bouche humoristiques, et des brèves, comme celle là, savoureuse : GROS PLEINS DE SOUS : Résultats des victoires de la musique 2017: Sony et Universal au coude à coude, à un million d’euros près .

fantasioPuis, une découverte pour moi, suivie d’écoute, d’un drôle de Fantazio sous la plume de Roxane Joseph :  Quelques heures bleutées dans l’âme d’un poète. C’est bien .

Et voici Fred Hidalgo, lui-même en personne, qui nous fait l’éloge du tube, celui qui entre de moins en moins dans les mémoires, faute d’une belle union entre mélodies et paroles. C’est vrai que les chansons pour les pieds tiennent dans la mémoire d’un escarpin, le temps d’un été. Et Fred convoque  L’homme que j’aurai estimé et respecté le plus dans le métier, Jean-Michel Boris, dont on sait le rôle irremplaçable qu’il a joué à l’Olympia.

Et, tiens ! On retrouve quatre mooksquetaires, Autour de Patrick Engel, ( merci Patrick d’avoir adopté le mot), qui nous parlent, chacun à sa façon de l’univers Dylan .

Pour Alice Animal, « Peu importe comment on chante, ce qui touche ce n’est pas forcément une voix harmonieuse, tout est dans l’intention juste. » .

Jean Dubois, lui, aime toutes les chansons de Dylan, avec une petite préférence pour les albums des années 73-78 … Enfin , la période actuelle pour la route parcourue et le travail sans relâche.

Sarclo, qui s’y connait en Dylan :  Il n’y a pas à tortiller, quand la famille folk aura réussi à se familiariser avec les arpèges et les accordages de Dylan, elle aura peut être envie d’apprendre la suite. 

Pour Baptiste W.HamonSi celui qui crée comprend tout à fait ce qu’il écrit, on est davantage dans la technique que dans un degré supérieur d’art ou de poésie.

Et chacun de citer ses albums préférés , et bien d’autres choses encore … Avec ou sans arpèges, si vous voulez en savoir plus sur le prix Nobel de Littérature Bob Dylan, qui sera en concert au Zénith de Paris, le 20 avril prochain, lisez Hexagone . Ceux qui en parlent ici ont tous quelque chose de Dylan en eux .

Photo NG2012

David Desreumaux se demande ensuite : « Punk is dead ? » à propos de Mell et de son sixième album, qui est un double album inspiré par l’hiver québécois, la culture musicale montréalaise. Déprime et collation : Pour moi, il y a deux phases : la fulgurance et le travail derrière . C’est un métier où la maturation est nécessaire.

Ce, avant de faire l’éloge d’un clair-obscur, à propos du dernier album de Kent : La Grande illusion. Un album pop-rock fort réussi, marqué par la patte musicale de Tahiti Boy. Kent y aborde des thèmes sombres . Explication de Kent : C’est important la mélancolie. La tristesse et la mélancolie sont bannies de nos sociétés, or il faut vivre avec parce que c’est en nous . C’est une amertume de la vie, et cette saveur s’apprend . »

contrebrassens-19052014-1737Et d’avoir un regard admiratif sur Pauline Dupuis et sa contrebasse tout ContreBrassens, un album, une tournée , un succès mérité:  Des gens heureux à la fin du concert. Les chansons de  Brassens vont continuer à vivre de belle manière, avec brio, respect et originalité.

Toujours David Desreumaux pour Faire tomber le sacré de Jean Guidoni. Nouvel album : Légendes urbaines, nouveau spectacle en préparation, Jean Guidoni acteur ambigu de ses chansons sur scène :  Sur scène, je ne suis ni homme ni femme, autant à l’aise pour chanter Prévert ou Leprest que ses propres textes et pointilleux sur l’importance des éclairages :  je serai très sensible au travail d’éclairage. Je ne veux pas de décor, mais un vrai travail sur l’éclairage … Parce qu’ils sont primordiaux pour moi.

alice bRegards encore sur Alice Bénar, Au creux de l’art dont la singularité s’exprime déjà avec force et une incontestable grâce.

Et l’Arabstrait lyonnais Mehdi Krüger qui croit à la poésie de combat, manifeste romantique ou couplet de rap, elle est l’arme des faibles, fragile et insaisissable à la fois... »

Michel Gallas nous amène, lui, Entre deux caisses , ces lointains cousins des Frères Jacques et de Chanson Plus Bifluorée, pour faire plus ample connaissance avec quatre garçons fort sympathiques et talentueux, qui affirment qu’ Interpréter, c’est créer. C’est un acte de création.  Et pour les avoir rencontrés et vus sur scène, je confirme ce que dit Dominique :  La chanson et les tournées permettent les rencontres humaines, et c’est un plaisir. Ce ne serait pas un beau métier sans cela.

frasiakDe nombreuses sorties d’album et de livres sont commentées entre les articles phares, entre autres, celui de Frasiak : Sous mon chapeau. Frasiak, né au pays de Rimbaud, partage la philosophie de l’humaine condition de Montaigne, affirmant qu’il vaut mieux avoir Une tête bien faite que bien pleine.

Jules, lui, nous dit que c’était mieux maintenant, en réhabilitant l’oeuvre d’Hugues Aufray , qui n’est pas qu’un chanteur de feu de camp, mais qui a fait connaître le premier Dylan et la folk-song en France. Attention, si vous chercher des noises à Jules, il menace de réhabiliter Gérard Lenormand la prochaine fois !

Et on arrive à Imbert-Imbert sous les projecteurs de Flavie Girbal. Imbert-Imbert, c’est une œuvre qui, comme la vie, doit intégrer des paradoxes :  La chanson peut parfois faire pleurer-et les larmes sont comme une station d’épuration de l’âme-, parfois faire rire-et le rire est une bonne feinte pour échapper à la réalité.  Une chanson qui le décrit bien,  J’veux m’sentir :

J’veux m’sentir mourir

A tous les instants

Dépenser mes rires

Avant le printemps

A le saliver

Et avoir cent ans

Sans être arrivé …

Et pour le regard extérieur, Dimoné ne mâche pas ses mots pour faire à Imbert-Imbert une déclaration passionnée :  22, v’là Imbert-Imbert ! Ce n’est pas le Canadien Timber Timbre qui se cache sous cette martingale en nombre pair, mais le plus libertaire des bégaiements de sa majesté Chanson Française, un pour la moquer dans son envers en vers, un punk à la rime, individu à outrance qui te vide les sinus à faire du claping sur sa contrebasse, ou qui te dégorge la carotide à la faire vibrer à l’archet.

Après le retour en image du Limonaire, ceux qui l’ont fait vivre, les artistes qui l’ont fréquenté et apportent leur soutien à Noëlle Tartier et son équipe, c’est Romain Didier qui inaugure la Collection de printemps 2 : Piano confident par David Desreumaux .

Photo NG 2015

Romain Didier n’imagine pas sa vie sans piano , c’est en pianiste de bar qu’il a commencé sa carrière. Humaniste, discret, et pourtant très prolifique, il a écrit et composé pour lui même et pour beaucoup d’autres .

J’aime bien le récit de sa rencontre avec Leprest qui a abouti à une longue et fructueuse collaboration et à une solide amitié. Lui venant d’un milieu bourgeois, c’est Leprest qui, dit-il  m’a vraiment ouvert au monde du quartier, au monde du bistrot. Même si nous venions de milieux différents, nous étions bienveillants tous les deux … La vie ne suppose pas de faire une hiérarchie entre les malheurs et les bonheurs d’une princesse ou d’un ouvrier.

Si vous voulez en savoir plus sur Romain Didier, tout est dans le piano noir, enfin non, dans Hexagone, et c’est passionnant.

d SireEt David Sire? Vous connaissez? Moi, je croyais le connaître, mais là, j’en ai appris de belles sur lui ! C’est encore David Desreumaux qui l’a fait parler ! Par exemple, comment on fait pour laisser tomber une brillante carrière de chercheur pour entrer en chanson, comment aller de la philosophie à la bidulophie, il suffit d’une pompe à vélo, d’une bicyclette … Et de Fred ! Et si vous voulez tout savoir sur la bidulosophie, faut lire l’article. Un indice? : Le bidule est le matériau de la bidulosophie, la récolte, ce que les gens apportent, des petits trésors de vie dans des dispositifs circulaires où la parole circule .

parisQuant à Pauline Paris, selon David Desreumaux : Pauline questionne les relations humaines sur fond de ( fausse) candeur, et fait tourner ad libitum la grande roue des thèmes inépuisables que sont l’amour, le désir, etc… Elle tourne, intemporelle, donc contemporaine.

Yves Jamait, lui, en grande conversation avec Flavie Girbal, voudrait bien se débarrasser de sa casquette d’ouvrier qui lui colle à la peau, mais pas des maladresses :  Beaucoup de premiers albums sont léchés à l’extrême. J’ai envie de leur dire : hey les gars, un peu de maladresse ne nuit pas, c’est les défauts qu’on cherche, on s’en fout que vous n’en ayez pas!

Marion Dieufoulet porte un regard sur Stef, sincérité, drôlerie, à fleur de peau quand elle chante ses maux de femme et tous les possibles sur scène .

Un beau moment de Peauésie avec Clément Bertrand , un ilien féru de poésie depuis l’enfance : On se tend des sourires ratés / Qu’on prend toujours pour des grimaces/ Il y a à boire et à jeter/ Sous le bordel de nos tignasses.  Le mieux, c’est de l’écouter: Peau Bleue , un album de 12 titres, 2016 .

Marie-Hélène Blanchet nous assure que l’album de Dom Colmé qui verra le jour en 2017 sera un bon cru et de l’ Inquiétante étrangeté de K : « Il y a des gens qui écrivent des chansons en pensant à Brel, moi je pense à Terry Gillian. »

Camille Hardouin par David Desreumaux

Michel Gallas a recueilli les clés de chaque chanson du futur premier album de Camille Hardouin, on pourra ainsi les écouter en connaissance de cause : Mille bouches .

Après une visite du Watson Studio, un lieu convivial qui accueille les artistes pour créer, enregistrer, travailler, et lors de concerts privés, à Courçon ( Charente-Maritime) , et au Printival Boby Lapointe à Pézenas, où il est impossible de s’ennuyer sur une journée, vu l’abondance des concerts, on va faire un tour dans les médiathèques de Paris, avec le secrétaire de la commission d’écoute Patrick Engel. Une passion, et un sacré boulot :  Il importe d’avoir les oreilles grandes ouvertes en permanence, d’être curieux, fouineur, éclectique et plus encore . C’est un vrai sacerdoce, en fait !. On fait confiance à Patrick, il connaît la chanson !

Retours de concerts, vus sur scène, affiches de spectacles à venir, la Blackroom où l’on chante toujours, Hexagone est sur le tout-terrain chanson. Et même dans les pièces détachées d’Eric Mie qui est Tombé dans les Pomme, ce qui ne plaît pas du tout à Big Brother de facebook qui censure régulièrement les rondeurs de son héroïne, il nous la présente pourtant fort joliment :

Comme le fruit défendu rond et charnu qui nous fait tomber dedans

Comme celle d’amour ou de douche

Qu’on aime toucher de la bouche

J’ai nommé ma nana…

Et ne me dites pas que les hommes préfèrent les prunes !…

A lire d’Eric Mie Si tu veux te changer en gomme, florilège de chansons écrites entre 1988 et 2014, illustrées par lui-même. Préface d’Agnès Bihl .

jeanne-rochette-14-11-2016-22-05-22-2332x2267-14-11-2016-22-05-22-2332x2267

Photo NGabriel2016

Si vous voulez savoir comment naît une chanson, Jeanne Rochette nous raconte : Quand je m’aime pas en long et en large , avec paroles à l’appui .

Et pour finir, Rosbif Saignant, Mad s’insurge contre son rôle ingrat d’exécuteur des basses œuvres, faire du porte à porte , voire du rentre-dedans à de pauvres libraires innocents pour leur vendre du mook en veux-tu en voilà. Sa conclusion est sans appel:  Pour vendre ce foutu mook, faut plus de cul…ture consensuelle … Et tant qu’à faire, osons, osons changer de nom, Sexhagone, ça claquerait bien, non ?  On attend les réactions qui ne vont pas manquer, encore une fois, d’assaillir ce pauvre Mad .

Voilà, un peu long, mais il y aurait tant à dire encore ! Et il y a tant à lire, à découvrir, à voir, à écouter, que le mieux c’est de s’abonner, ça évitera à Mad de faire du porte à porte !

Danièle Sala, de Mozac.

Last but not least, pour les abonnements, clic sur la dame, mais gentiment.

flavie.jpg

Nilda Fernandez, Contes de mes 1001 vies…

21 Fév

Mexico, Miami, Bogota, Santiago, Buenos-contes-couvAires, Tel-Aviv, Venise, New-York, La Havane, le Québec… Ceci n’est pas un catalogue de destinations touristiques, juste quelques balises qui jalonnent les 1001 vies de Nilda Fernandez .  Du désert glacé d’Achkhabad au Turkménistan, à l’été étouffant de Barcelone au mois d’Août, d’une base ultra-secrète de sous-marins en Russie, à un spectacle de cirque à Cuba, une tournée en France en roulotte,  l’enfer au cœur de Bogota, on peut se retrouver du quartier latin à Paris, à Bastia, d’une page à l’autre, juste avant les raideurs granitiques du Cap Corse  … Une barque, un marin, une fille, le décor est planté, et la journée se termine avec Gaïa, une nuit de nouvelle lune, où l’on peut voir dit-elle l’âme des nouveaux-nés qui viennent à notre monde .

Qu’importe le lieu où il atterrit, un abri de fortune, un appartement vétuste, ou un hôtel de luxe, dès qu’il y a des amis retrouvés, des musiciens et des lieux pour chanter, un verre de vin ou de vodka, et des filles pour embellir ses nuits du bout du monde, c’est la fête !

C’est un plaisir toujours renouvelé de suivre ce chanteur nomade, libre, sans frontières, mais il ne fait pas que passer, ce ne sont pas voyages pour faire une carrière internationale, mais pour une impérieuse envie de découvrir,  prendre le temps de vivre, de comprendre, de connaître, il prend racines partout où il passe, restant parfois jusqu’à cinq ans , en Russie et dans les ex républiques soviétiques par exemple, où il est devenu une star, après son duo avec Boris Moiseev, rompant pour cela un contrat avec un label international !

Sans contraintes, il n’en fait qu’à sa tête, il n’en fait qu’à son cœur . Envie de prendre le large ? Le voilà parti, seul, vivant en ermite, pêchant sa nourriture, dormant à la belle étoile, pour atteindre Le Havre Saint-Pierre, longer La Baie des Sept îles … Au Québec. Toujours à la recherche de nouvelles aventures humaines, où il puise son inspiration .

En filigrane de  ce télescopage de mondes où l’on fait de multiples rencontres, Nilda nous confie ses souvenirs d’enfance, de jeunesse, il nous dit qui il est et d’où il vient, avec pudeur, sincérité , bien loin des artifices de la vie d’artiste, il  nous présente ses parents Emilia et José, Le mariage de nos parents, les photos en témoignent, était d’une grande tristesse, lugubre pour tout dire, puisque Emilia l’avait décidé contre l’avis de ses tuteurs et que ceux ci la punissait en n’y assistant pas au-delà de la cérémonie dans la petite chapelle protestante de l’avenue Paralelo .

On suit la famille au 109 de la rue Juegos-Florales, où la vie est dure, et le petit Daniel  veut aider son père à l’atelier de sculpture où il travaille 12 heures par jour . Une fois couché, comme tous les enfants du monde, j’essaie de retenir ma mère par des questions sans importance où j’espère trouver la force de réclamer notre père pour un ultime baiser .

Ce père qui les quitte pour aller tenter sa chance à Lyon, et préparer la venue de la famille, puis les retrouvailles , l’installation à Villeurbanne, dans La Barraca, quatre murs et deux pièces sans eau courante, un WC en planches dans la cour , ces quatre murs ont cependant  des allures de palais aux yeux d’Emilia et José, privés d’un toit à eux depuis toujours .

On retrouve Daniel à l’école, amoureux d’une maîtresse Blonde, toute blonde, comme dans les rêves… Pour elle, je pourrais me transformer en chevalier, avec la même adoration que m’inspire le visage de Véronique Lake …

Quelques chapitres plus loin , quand la Telefunken entre dans la maison, on assiste à un événement d’importance : Ce soir, notre père s’est mis en tête de suivre les adieux à la scène d’un chanteur français … Le dernier concert de monsieur Jacques Brel à l’Olympia . . . Pour dire l’accouchement, la langue espagnole parle de dar a luz «  donner la lumière » . Et le passage auquel je viens d’assister me trouble comme un retour à ma propre naissance. J’en ai des frissons et j’émets le vœu secret de connaître ça un jour .

Il revient souvent à ce père obligé de mendier des hausses de salaire à un patron qui faisait la sourde oreille . Une humiliation qui le mettait de mauvaise humeur et provoquait des querelles avec sa femme qui n’arrivait pas à joindre les deux bouts . D’où un nouveau travail, un déménagement pour le Sud Ouest , suivi de nouvelles désillusions .

Nilda est très attaché à ses parents, qui ont fui l’Espagne de Franco, ont travaillé dur, sont restés solidaires dans toutes les épreuves, unis pour élever leurs enfants de leur mieux . Quand il s’en va avec sa sœur pour une année de vagabondag , il  écrit tous les jours à sa mère malade, convaincu que ses lettres la maintiendraient en vie .

Et le chapitre Glacé est sans doute le plus poignant de ces contes, quand Nilda reste auprès de son père mourant, jusqu’à la fin, l’entourant de mille soins dérisoires : Chers enfants de moi, chers enfants de mes deux sœurs et de mon frère . Depuis quelques heures s’est arrêté de battre le cœur d’un homme juste qui ne laisse pour héritage aucun bien matériel, aucune maison, aucun magot enfermé dans le coffre d’aucune banque. Le seul trésor qu’il nous lègue, je l’ai murmuré à son oreille en lui rappelant mes huit ans, lorsque, tenu en éveil par des angoisses, j’allais frapper à la porte de sa chambre et qu’il se réveillait sans se plaindre, après dix heures d’établi, pour me conduire vers la cuisine, m’asseoir sur ses genoux et me consoler .

J’ai lu ce livre d’un trait, passionnément, car aussi vrai que Nilda Fernandez est chanteur, Nilda Fernandez est écrivain, et on en redemande ! Mais Non finito : Rien n’est plus vivant qu’un souvenir  dit Federico Garcia Lorca … J’ai écrit ce livre et j’en écrirai d’autres …

A suivre donc  .

PS : En conclusion, cette phrase ,  qui résume bien Nilda  Fernandez, à travers ses contes des 1001 vies , en réponse à

« JustMusic.fr : Quelles sont les choses dont tu es le plus fier dans ton parcours ?

Nilda Fernández : Je crois que c’est d’avoir suivi mon intuition, qui n’a pas été de faire une carrière construite mais d’avoir la connaissance des choses. Je me suis beaucoup posé la question de savoir ce qu’était de vivre. Je crois l’avoir résolu il y a déjà quelques temps, et vivre c’est connaître. Se connaître et connaître l’autre, l’être humain. »

 

Danièle Sala

Pour suivre les routes de Nilda, c’est là: ze-store

Prévert n’est pas un poète…

9 Fév



prevert-collageMais quoi ? Qu’en est-il ? Comme une expression populaire, faire le Jacques  ?

Expression française de la fin du XIXème siècle  dont le prénom Jacques est utilisé autant que Gilles et Guillaume pour désigner le bénêt du village. De plus, les nobles prirent pour habitude dès le XIVème siècle de nommer des jacques les vilains c’est à dire la classe des paysans. D’ailleurs, la jacquerie de l’époque était le soulèvement des paysans contre les seigneurs. La haute société composée de la noblesse, sous-estimant cette catégorie de la population la gratifia de ce surnom à connotation méprisante et péjorative.

Finalement, ça lui va bien à Prévert, jouer à l’imbécile pour mieux souligner les aberrations du quotidien et de son époque… Dans une de ses multiples vies, le cinéma a eu une place essentielle, avec son frère Pierre, avec Paul Grimault, avec Carné, Jean Paul Le Chanois, Renoir, Autant-Lara, Grémillon, Franju… C’est une ballade biographique à travers ce monde d’images que proposent Christian Cailleaux et Hervé Bourhis, dans un superbe livre édité par Aire Libre, en partenariat avec France Inter…

Ça se raconte pas, mais on peut feuilleter.

prevert-montage-1-08-02-2017-12-22-28-3414x5120

 

prevert-montage-3-final-aa-08-02-2017-12-33-42-3414x5120

 

Au fil des pages, on suit les grandes étapes de la vie de Jacques Prévert, enfance, la guerre de 14-18, et toutes les rencontres qui seront le fil rouge d’un parcours bigarré, et qui feront  de sa « contrebande » un vivier d’artistes de toutes les couleurs.

Et pour tout savoir, voyez Fatras, www.jacquesprevert.fr

 

Norbert Gabriel

 

Barbara en livre, l’intégrale

31 Jan
Ce livre  a été publié en 2012, mais il se passe toujours quelque chose avec Barbara… Des spectacles à venir, pour lesquels cette lecture préalable peut être profitable.  

Barbara l'intégraleCette intégrale -revue et augmentée- rassemble tous les textes de Barbara, avec, pour chaque chanson, un petit texte la situant, dans la vie de Barbara, en scène et hors scène. C’est une réédition de « Ma plus belle histoire d’amour c’est vous » une promesse de Barbara à l’éditeur qui lui demandait,  et si nous réunissions vos chansons en un recueil ?  ce qui ne semblait pas de première nécessité selon elle. Elle avait été publiée dans Poètes d’aujourd’hui, collection devenue « Poésie et chanson » après sa suggestion à Pierre Seghers.

Mais,  si je décide de faire ce livre un jour ce sera avec vous .

Après quelques tergiversations et péripéties secondaires, le livre paraît, puis est réédité en 2012, enrichi. Il y a toutes les chansons, mais aussi tous les textes, Lily Passion, ce qu’elle préparait en intro pour chacun de ses spectacles, des ébauches, des brouillons, des strophes inédites de Nantes, l’Aigle noir, Perlimpinpin, des interviews radios… 

Ceux qui liront sans entendre sa voix seront surpris de découvrir un écrivain.  (Jacques Attali) Ce qui n’est pas si fréquent en matière de paroles et musiques, c’est aussi une femme poète qui fait de sa vie le film d’une femme qui chante. Avec la musique des mots en harmonie parfaite avec la mélodie.

Joel July explore l’univers poétique de Barbara, Jean-Marie Jacono situe l’univers de musical, et vous êtes parés pour commencer le voyage en 1958, avec la première chanson enregistrée, son premier passage à la télé,

J’ai troqué mes chaussettes blanches
contre des bas noirs,
Et mon sarrau du dimanche
Contre de la moire

pour aller en 1996, vers la dernière strophe :

Je chante ma vie  en piano noir
Toute en strass  Dans mon miroir
Je suis une chanteuse de boulevard

et elle conclut, dans un entretien sur la voix,   la voix c’est la musique de l’âme.

Barbara, l’intégrale, L’Archipel 2012 .

 

Norbert Gabriel

Nilda Fernandez & The Gang

20 Jan
 Photo©NGabriel2010

Photo©NGabriel2010

C’est pas parce que je suis dans mon année Saravah, celle où on a envie de ne rien faire, (et on va le faire!) qu’on oublie ce qui se passe dans le monde… Ordonques… Oyez peuples francophones, dans quelques jours, les « Contes de mes 1001 vies » de Nilda Fernandez seront en vente libre, ce qui vous permettra de faire une mise en préparation pour ses spectacles à venir… Et pour les heureux habitants de l’Île de France, rendez-vous au Divan du Monde en mars..

Les détails ici, et c’est tout pour aujourd’hui.

A l’occasion de la publication des « Contes de mes 1001 vies », Nilda Fernández sera au Divan du Monde avec « Bootlegger » à 20h30.

nilda-affiche

Livre dispo le 1 er février.. (L’Archipel)

Dates et tout tout tout sur Nilda, nilda-fernandez-nb-part-13-04-2010-19-33-31-853x636

c’est là , toca la guitarra… ——— —–>

Norbert Gabriel