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Sarclo a ses règles, bonus final..

17 Sep

Après la série qui vient de se terminer avec 7 publications quotidiennes du 11 septembre au 17 septembre, terminons par un bonus qui ajoute quelques points de vue complémentaires…

Ce que disait Moustaki, (Questions à la chanson)

Un aphone inculte, par sa seule sensibilité et son lyrisme naturel peut émouvoir. Mieux que la voix ou le cerveau des plus cultivés

 

Suite et fin des discussions FB.

Pierre Delorme : Après les règles et contre-ordre de Sarcloret, puis le point de vue de Guy Béart sur les « grandes chansons », voici celui d’ Alain Souchon:
« Les chansons ne sont pas faites pour être lues, mais écoutées. Distraitement. C’est la musique qui peut accrocher l’oreille et faire entendre les paroles. Les paroles sont derrière, en second plan.
On peut en lisant s’apercevoir que les chansons disent toujours les mêmes choses : que l’amour est difficile, que le temps passe vite, que ce qui est passé est enjolivé, que le monde est mal fait. Tout cela peut être dit de manière provocante, poétique, niaise ou neutre, c’est selon la personnalité de l’auteur
 » (Préface de «C’est déjà tout ça », Ed. Point virgule 1993)

Gilbert Laffaille Bien sûr, écoutées avant tout. Mais pour les jouer il faut bien pouvoir lire les paroles et la musique. Et quand il s’agit d’un auteur qu’on apprécie on a plaisir à voir réunis ses textes dans un livre, au format plus agréable que le livret d’un CD.

Pierre Delorme Ce qui me semble intéressant dans son point de vue est le caractère secondaire qu’il donne aux paroles (qui disent toujours les mêmes choses). C’est une manière de voir.

Marc Servera Aznavour dit que la musique est ce qui fait venir les gens, le texte ce qui les fait rester. Ça relativise un peu le « second plan » de Souchon.
Ce qui est sûr est qu’il est des tubes sans texte, aucun sans mélodie, ce qui tend à démontrer l’importance clé de la musique. Elle est un peu la locomotive sans laquelle les wagons chargés des mots les plus beaux peinent à rejoindre leurs destinataires.

Gilbert Laffaille C’est un peu une coquetterie il me semble. Lapointe, Caussimon, Ferré, Leclerc, Dylan, Annegarn et Desjardins ne disent pas les mêmes choses et pas de la même façon.

Pierre Delorme Oui, une coquetterie, sans doute, mais Brassens aussi expliquait que les gens venaient à ses textes grâce à la musique. C’est un peu la même chose, je crois, que veut dire Souchon. Toute une génération de chanteurs dits « à texte » a d’ailleurs tout misé sur les qualités des paroles, en négligeant trop la musique, ce qui est, à mon avis, une des raisons qui ont fait qu’ils n’ont pas rencontré le grand public et le succès.

Gilbert Laffaille Je suis d’accord. Les paroles, la mélodie mais aussi tout ce qu’il y a autour: l’arrangement, le propos, le style, l’âge, l’allure, l’adéquation à une époque, le son, l’air du temps, les médias etc. Brassens en son temps était bienvenu, Dylan aussi.

Gilbert Laffaille Bienvenus dans le sens où ils ont mis un bon coup de pied dans la fourmilière et fait scandale en leur temps.

Pierre Delorme Il semblerait qu’aujourd’hui le « personnage » soit largement aussi important (voire plus) que les paroles et la musique.

Pierre Delorme J’ai entendu « M » dire qu’il avait commencé par travailler son « look » avant d’avoir écrit ses chansons. 🙂

Gilbert Laffaille Oui l’apparence et le son. Ce qui n’empêche pas M d’être un excellent guitariste !

Pierre Delorme Tout dépend de ce qu’on appelle un excellent guitariste. 🙂

Gilbert Laffaille Dans son genre pop-rock je trouve qu’il est bon.

Sarclo Ret Souchon a une plume splendide, et il la joue modeste. Il veut déléguer le beau rôle à Voulzy… Bien sûr que chacun fait l’un et l’autre le mieux qu’il peut. Chez Souchon, on a l’impression qu’il cache des chansons dans de la variété parce qu’il sait que les médias n’aiment pas la chanson. Pour ma part si j’ai baratiné sur le textes, on aura compris que c’était parce que mes musiques n’ont aucun intérêt…

Pierre Delorme Le problème des musiques en chanson n’est pas forcément l’intérêt mais plutôt la cohérence avec le texte . De toute façon, les auteurs-compositeurs qui peuvent se targuer de composer des choses vraiment intéressantes se comptent, à mon avis, sur les doigts d’une main.

Sarclo Ret Oui.
Des bouts de textes comme ceux de Béart ou Souchon… C’est chouette ! Est-ce qu’il y en a beaucoup d’autre? Ça mériterait d’être rassemblé.

Pierre Delorme Je ne sais pas, ça doit se trouver en cherchant bien… 🙂

Pierre Delorme Il y a aussi cette courte phrase de Brassens, qui à mon avis dit pas mal de choses :  » «Même si on écrit des conneries, il faut poser les trois mots qu’il faut sur les trois notes qu’il faut. C’est un don. Les plus grands poètes ne l’ont pas forcément. »

 

Et pour terminer,   Pierre Barouh (citant Cocteau)

Qui sait écrire ? C’est se battre avec l’encre pour tâcher de se faire entendre.
Ou bien l’on soigne trop sa besogne ou bien on ne la soigne pas assez. Rarement on trouve l’entre-deux qui boite avec grâce.

 

Le Blog du Doigt dans l’Oeil

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Prix Saravah

2 Sep

« Il y a des années où l’on a envie
de ne rien faire »


Photo©NGabriel 2015

Tel a été le slogan de SARAVAH depuis sa création en 1966. Cette phrase est empruntée à l’autobiographie de Salvador Dali qui cite un vieux pêcheur de Cadaquès. Ce n’est pas une phrase sur la paresse, c’est une réflexion sur les inhibitions dans une société faite par l’homme mais pas pour l’homme.

50 ans après, cette phrase semble plus subversive que jamais. Notre société court de plus en plus vers l’efficacité et le rendement immédiat en mettant en marge les rêveurs. Or ce sont ces rêveurs là qui vont nous sauver de la grisaille de la vie.

Le prix SARAVAH s’adresse à des artistes émergents, auteurs–compositeurs, interprètes dont les démarches sincères et novatrices s’inscrivent dans la philosophie de Pierre Barouh, dénicheur de talents, qui inscriront leurs noms dans l’histoire comme: Brigitte Fontaine, Jacques Higelin, mais aussi dans d’autres genres musicaux avec Pierre Akendengue, Steve Lacy, Majhun, David Mc Neil, Jean-Roger Caussimon, Daniel Mille, Allain Leprest, Maurane, Gérard Ansaloni, Françoise Kucheida, Bïa,  et tant d’autres…

Qui sera potentiel lauréat ?

Les artistes émergents dont les démarches sincères et novatrices s’inscrivent dans la philosophie de Pierre Barouh

Le concours est ouvert aux artistes de tout style qu’ils soient : auteur, compositeur, artiste‐musicien ou interprète.

L’envoi des dossiers commence en Septembre.

Et il faut postuler avant le 31 Octobre.

 

Tous les renseignements utiles sont ici,  clic sur le Saravah,

On n’est jamais à l’abri d’une bonne nouvelle….

Pierre Barouh, le documentaire…

26 Avr

 

 

Photos ©NGabriel, à l’Européen 2015

Très belle réalisation, comme si vous faisiez une promenade avec Pierre Barouh qui vous emmène dans ses mondes, avec ce que dit Aurélien Merle, au sujet de Barouh, le talent d’être un ami tout de suite.   On ne saurait mieux résumer l’homme.

Pour sa vie, ce qu’il en dit, c’est comme le parcours d’une rivière, elle va à la mer par des chemins de hasard et de rencontres qui infléchissent son cours, et ça va, ça vient,  saravah toujours, même les années où on a envie de ne rien faire…

Une autre phrase résume très bien son approche de la vie, quand il décrit le Japon, les pieds dans les racines et la tête dans le 22 ème siècle… C’est aussi ça, Pierre Barouh, un éternel orpailleur émerveillé…  Que vous le connaissez bien, ou peu, ce documentaire est sans doute la plus belle invitation à le retrouver, à lire ou lire « les rivières souterraines« ,  à voir ou revoir « ça va ça vient« , à réécouter les albums compilations des années Saravah, et cet art unique,  la chanson pour  exprimer des sentiments très complexes avec des mots très simples…  Démonstration entre autres, avec « à  bicyclette » (la bicyclette sur le dépot Sacem) sur l’importance de la place d’un mot… Vous entrerez comme un ami invité, en Vendée, à la Contrescarpe, sur le scooter de Pierre, ou la barque de l’oncle Léon, sur les chemins d’Hilaire Rocher… avec les chiens les chats, les paons, ne manquent que les poissons apprivoisés…

Pour la suite, voici le communiqué officiel,

Lundi 15 mai 2017 dans QUI SOMMES-NOUS ?

 Pierre Barouh, l’art des rencontres…

Pierre Barouh, grand auteur-compositeur-interprète français nous a quitté en décembre dernier. France 3 lui rend hommage et vous propose de découvrir le portrait de cet artiste dans un documentaire inédit diffusé prochainement sur notre antenne.
Résumé : Pierre Barouh est l’auteur de très nombreuses chansons mais c’est avec celle du film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » qu’il accède à la notoriété. Le film le suit en Vendée où, petit enfant juif, il fut caché pendant la guerre. Le bocage vendéen fut aussi pour lui une source d’inspiration pour des chansons comme « La bicyclette » ou « Les ronds dans l’eau ». Nous le suivons jusqu’à Tokyo, un autre de ses ports d’attache, c’est l’anniversaire  des  50 ans de son label, Saravah. Pierre nous confie ses archives filmées, nous raconte Higelin et Fontaine à leurs débuts, Jean-Roger Caussimon, et bien d’autres…

 

Un documentaire à découvrir le lundi 15 mai 2017

après le Grand Soir 3 dans Qui Sommes-nous ?

sur France 3 Pays de la Loire, Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Normandie.

Pour les autres régions, il y  a l’accès par le web…  En direct ou en replay… à vous de voir…

Titre : Pierre Barouh, L’art des rencontres  51′
Genre : documentaire
Fiche Technique : Ecrit et réalisé par Marie-Laure Désidéri et Christian Argentino Coproduction LA HUIT / 24 images / Saravah / France Télévisions – France 3 Pays de la Loire avec la participation de la SACEM et le soutien de la région des Pays de la Loire.
Semaine Diffusion : 20   Date Diffusion : 2017/05/15
Last but not least, il n’est pas envisageable qu’un DVD de ce doc ne soit pas proposé dans quelques mois.
Norbert Gabriel

 

Saravah du dimanche

8 Jan

S’il y a une chanson qui s’impose aujourd’hui c’est bien celle-là …

Les filles du dimanche

(Auteur et compositeur Pierre Barouh)

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Et on peut leur offrir ce coquelicot, qui va aussi bien aux filles de toutes les couleurs ( Le coquelicot est d’Eric Guilleton*)

A noter qu’en attrapant ces chansons sur youtube, on peut entendre que les assemblages avec celles qui suivent sont des choix qui pourraient être personnels, effet Pollen qui s’est répandu et rassemble par delà le temps et l’espace ?

Aujourd’hui, Je suis ce que je suis

Nous sommes qui nous sommes

Et tout ça, c’est la somme

Du pollen dont on s’est nourri.

Et voici ce que fut le pollen qui a nourri Pierre Barouh

Norbert Gabriel

*extrait de « Mes dessins du dimanche »  aux Editions Vox Scriba. Textes et dessins d’Eric Guilleton.

Saravah du samedi

7 Jan

C’était un temps de cinéma en habits du dimanche que l’on mettait le sam’di soir, pour des soirées de fête hebdomadaire.

le-p-tit-cine-20110530214907Avec une séance au p’tit ciné, pour un grand spectacle de gala, pour quelques sous, on avait les actualités, un documentaire, un dessin animé, un entr’acte, bonbons-esquimaux-chocolats, et le grand film. C’est ainsi que « les enfants du paradis » ont ouvert à Pierrot les portes de l’infini.

Dans le p’tit ciné de Levallois, Prévert comme un phare, Arletty et ses amoureux, Charlot et ses fantaisies humanistes, Gary Cooper et son Colt justicier, Pierrot de Vendée découvrait la magie des images.

Ensuite c’est la vie saravah, ça va ça vient, une histoire belle comme un film de Capra, un film où les anges peuvent avoir l’allure de Clarence Odbody ange de deuxième classe, plus près de Michel Simon que de Gérard Philipe, mais,

T’es grand t’es p’tit,  t’es beau t’es moche,

T’as dans la tête c’qui manque dans tes poches...

(…)

 J’ai tout l’univers  Comme un livre ouvert,

Ma pensée prolifère sur aujourd’hui, demain, hier...

Et dans ce scénario, Clarence était déjà un personnage de  La maison accepte l’échec,  et il y a toujours pour les Clarence un cabaret de la deuxième chance… Ou la troisième…

Quand l’élastique de la mémoire joue tout seul au yoyo dans le noir… on se fait son p’tit ciné intérieur, on rejoue l’histoire, et sur l’écran noir d’un sommeil  rêveur,  dansent quelques mots joueurs,

Qu’un matin sur sa palette un doux soleil farceur

Invente une autre couleur

et on refait le tour de la terre, avec des danses des rires et des chansons…

C’est dans ce p’tit ciné qu’on termine ce saravah du samedi, avec Cab, the old man et Betty, en moins de 7 mn, un de ces moments cultes du cinéma américain quand il réunit, la musique, la fantaisie la plus débridée, des personnages de légende, venez rêver… LA ! Venez flaner… LA ! Venez jouer… LA !

 

Norbert Gabriel

Saravah du vendredi

6 Jan
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Photo©Norbert Gabriel 2015

Pour qu’un souvenir ami

Garde dans son tamis

Le bleu de nos nostalgies

Pour que la mémoire du vent

Retienne nos chansons,

Amis recommençons…

Peut-être qu’avec le temps, les chagrins s’apprivoisent, qu’on les caresse comme des cicatrices familières, presqu’amicales, je dis bien peut-être… Mais,

La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l’affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un cœur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie la vie à se partager.*

Dans sa vie de promeneur, orpailleur de rencontres qui deviennent des soleils, la barque de l’oncle Léon fut une goélette qui a emmené Pierrot de Vendée vers des pays imaginaires qui se sont concrétisés, le temps d’une vie au long cours… comme une belle rhapsodie bohémienne portée par les rêves devenus réalités. Avec les rires et les chansons, c’est un grand film fait d’un patchwork de courts métrages de 3/4 mn, et le tout compose une symphonie poétique et populaire, noble et chaleureuse.

Et dans le kaléïdoscope de ses souvenirs, pas de mauvais faux pas, un parcours toujours guidé par ce regard sur les autres selon ce proverbe iranien, 

La beauté est dans l’oeil de celui qui regarde.

Et ses regards se sont posés sur presque, je dis bien presque, tous les paysages humains.

Il y a quelques mois, Pierre Barouh esquissait Amour des mots, extrait… (comprend qui peut et connait bien son PierreBarouh…)

Et pour toujours dans mon pré vert

Les feuilles mortes narguent l’hiver

Elles réchauffent la passion

Des mots qu’on offre à nos chansons…***

Ça n’a aucun rapport, mais bon, allons-y pour la Chanson pour Teddy… Aucun rapport ? Quoi que …

Et au final, Si j’avais su que je l’aimais tant je l’aurais aimé davantage …****

Norbert Gabriel

* Paul Eluard (Merci à mademoiselle Céline Faucher de Montréal)

** Pierre Soulages

*** PierreBarouh

**** Frédéric Dard

Saravah du jeudi…

5 Jan

pierre-barouh-18-mai-duo-aaHier mercredi, ce fut une illustration de la vertu des impondérables, Pierre Barouh a toujours été disponible aux rencontres les plus inattendues, et aux promenades impromptues…. Il n’aimait pas tellement les plannings rigoureux comme des carcans, et il a peut-être été surpris par la dernière semaine de décembre. Toutefois, Claude Lelouch a rappelé qu’il avait bien précisé qu’il ne tenait pas à « une fin de moi difficile ». Et après le passage obligé au cimetière Montmartre, RDV au Ciné 13, où Maïa a raconté que sa « fin de moi » était bien dans la ligne de sa vie, une sortie qu’on aurait dit écrite par Prévert, ou Pierre Etaix, poétiquement et joliment drôle. Au Kabaret, il y avait une porte dérobée, celle qui s’ouvre sur une route infinie, le rêve de tout promeneur infatigable. On ne va pas faire l’inventaire des présents, réels ou de cœur, ça n’a pas d’importance, mais on peut partager en images ce qui s’est passé au Ciné 13, entre 16 et 18 h, en commençant par un salut Saravah très intergénérationnel.

Photos©NGabriel 2017

Photos©NGabriel 2017

Il trainait dans l’air comme un écho de l’âme des poètes, qui ne disparaissent jamais tant que leurs chansons courent les rues. Un refrain familier dans la mémoire et les cœurs, un tatouage indélébile bleu myosotis et

Dans notre ronde, qu’ainsi le monde

ressemble à cette soirée-là,

Pensée naïve, Quoi qu’il arrive,

Ensemble on recommencera l’année prochaine.

Et pour quelques images de plus, ils étaient là avec leurs rires et leurs chansons,

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Deuxième tableau

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Parfois rien ne finit, tout se prolonge, la vertu des impondérables peut devenir un titre de film, et l’année prochaine, le 23 décembre, on chantera comme pour un anniversaire, une samba sans tristesse, avec une certaine allégresse…

Alors que toutes détresses
Me touchent et m’oppressent
Un vent d’allégresse
Parfois m’entoure
Insoutenable et légère
Etrange étrangère
Diva passagère
Du point du jour
Elle vient d’un infini
Impalpable alchimie
D’une enfance au-delà
Elle me touche du doigt
La spirale du temps
M’offre tous ses printemps
Et me laisse attendant
Qu’elle réapparaisse l’allégresse…
L’Allégresse…

Norbert Gabriel


 

Saravah du mercredi

4 Jan

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Quelques mots de Pierre Barouh sur ce manque habité qui va devenir quelque chose de quotidien…

Saudade… Ce manque habité… Saravah Pierre…

Et si le cœur vous en dit, c’est suivi par Le courage d’aimer et Vivre … 

 

Plus quelques autres chansons…

C’est la passion c’est le délire, c’est le bleu de notre jeunesse c’est ce qui me survivra..  à l’ombre de nous….

 

Norbert Gabriel

Barouh et dabadabada…

3 Jan
Photo©NGabriel 2015

Photo©NGabriel 2015

La meilleure façon de comprendre les gens, c’est d’écouter ce qu’ils disent.

(Pierre Dac

)

Photo DR

Photo DR

Comme nos voix ba da ba da da ba da ba da
Chantent tout bas ba da ba da da ba da ba da
Nos cœurs y voient ba da ba da da ba da ba da
Comme une chance comme un espoir
Comme nos voix ba da ba da da ba da ba da
Nos cœurs y croient ba da ba da da ba da ba da
Encore une fois ba da ba da da ba da ba da
Tout recommence, la vie repart

Combien de joies
Bien des drames
Et voilà !
C’est une longue histoire
Un homme
Une femme
Ont forgé la trame du hasard.

Comme nos voix ba da ba da da ba da ba da
Nos cœurs y voient ba da ba da da ba da ba da
Encore une fois ba da ba da da ba da ba da

Comme on peut le constater dans les paroles que chantent Nicole Croisille et Pierre Barouh, pas de cha dans le bada bada*… Néanmoins, malgré les nombreuses mises au point de Pierre Barouh, (la dernière dans Foule Sentimentale le 23 décembre, France Inter) nombre de radioteurs ou de plumitifs approximatifs, reprennent le cha bada bada comme parole d’évangile. C’est peut-être un détail, comme dit le journaliste Peabody (dans L’homme qui tua Liberty Valance,) « This is the West, sir. When the legend becomes fact, print the legend…

C’est l’Ouest, monsieur. Quand la légende devient  réalité, on publie la légende » .

Et on écoute le duo initial, Nicole  Croisille et Pierre Barouh…

Et France Inter, qui a plutôt bien fait son hommage à Pierre Barouh a laissé passer quelques fausses notes dans les émissions comme « le parolier Pierre Barouh » ce qui montre un gros déficit d’information quand on ne fait que survoler wikipédia pour faire une brève… Aurait-on l’idée de dire de Gainsbourg, Béart, Leprest, que ce sont des paroliers ? Auteur de chansons n’est pas envisageable ? Il est plus facile de réduire à un cliché éculé que de faire une réelle recherche documentée. Vu comme ça, Aragon aurait été le parolier de Ferrat et Ferré, et  Verlaine parolier de Trenet?

Avec une palme de la bourde pour l’INA qui fait de Francis Lai l’auteur…

Nicole CROISILLE et Pierre BAROUH interprètent la chanson du film de Claude LELOUCH, « Un homme et une femme » écrite par Francis LAI. ( INA)

mais il faut saluer l’excellent travail de Thierry Dupin pour cette bio play list très sensible, en 34 chansons, merci.

https://www.franceinter.fr/musique/pierre-barouh-la-playlist-de-france-inter

*Il y a une seule fois dans une version brésilienne où on entend un « tsia bada » qu’on peut assimiler un chabada, mais c’est quand même pas la version la plus connue.

pierre-barouh-149Quelques paroles de Pierre Barouh  illustrent bien son art de vivre, et de chanter, Je suis un promeneur, je suis atteint du syndrome de l’autre rive…  De la contrainte nait la créativité… La vertu des impondérables… Les histoires à la morale confuse… Avec cette définition de la saudade, un manque habité…. Et cette citation de Cocteau, Soit on soigne trop son œuvre, soit on ne la soigne pas assez, il est assez rare de trouver cet entre deux qui boîte avec grâce…

J’ai toujours trop aimé la chanson pour devenir chanteur. J’aime chanter pour mes amis, n’importe où n’importe quand, mais je n’ai vraiment pas besoin de la scène.

Et pour quelques lignes de plus,  prélude à cette chanson…

Dans Arrêtez les tambours de Georges Lautner (1960), il incarne un résistant poète et on y entend l’une de ses chansons, Les Filles du dimanche,  Claude Lelouch l’a repéré dans Une fille et des fusils (1964, musique de Pierre Vassiliu). C’est un échec commercial. Mais il esquisse Un homme et une femme, et il veut que Pierre Barouh soit dans le projet. Barouh, en découvrant le scénario, fait le lien avec Plus fort que nous, une chanson écrite quelques mois plus tôt avec Francis Lai, un accordéoniste niçois : « Avec notre passé pour guide / On se devrait d’être lucide / Mais notre méfiance est à bout / L’amour est bien plus fort que nous. » Et c’est ainsi que Claude Lelouch décide d’intégrer la chanson au scénario. Une première dans le cinéma. On connait la suite, ce sera la naissance de Saravah. (de saravá, une salutation dans les religions afro-brésiliennes).

http://www.telerama.fr/musique/pierre-barouh-un-promeneur-est-passe,152039.php#ryMUcfGHJmejFoqr.01

Et si on ne connait pas les détails de cette naissance, voir ici : https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2016/12/27/saravah-50-ans-2/

Pour le film qui illustre parfaitement  de la contrainte nait la créativité, la preuve dans cet article :

http://www.poleculture.net/chroniques/les-films-cultes/chronique-15097.html

Norbert Gabriel

Et pour finir, invitons les filles du dimanche à ce saravah du mardi… avec  quelques mots très récents de Pierre Barouh.

Pierre Barouh, images…

29 Déc

Pierre Barouh 298  solo.JPGIl y a des jours  où les mots manquent d’envergure pour dire les battements du coeur et le chagrin.  Mais il y  aura toujours la mémoire du vent pour faire vivre des chansons et Pierre Barouh dans un présent éternel comme l’âme des poètes…

Quelques images du dernier spectacle de Pierre Barouh et cie… Trianon 2016

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et l’an dernier…

Photos©NGabriel

Photos©NGabriel