Tag Archives: Saravah

Prix Saravah

2 Sep

« Il y a des années où l’on a envie
de ne rien faire »


Photo©NGabriel 2015

Tel a été le slogan de SARAVAH depuis sa création en 1966. Cette phrase est empruntée à l’autobiographie de Salvador Dali qui cite un vieux pêcheur de Cadaquès. Ce n’est pas une phrase sur la paresse, c’est une réflexion sur les inhibitions dans une société faite par l’homme mais pas pour l’homme.

50 ans après, cette phrase semble plus subversive que jamais. Notre société court de plus en plus vers l’efficacité et le rendement immédiat en mettant en marge les rêveurs. Or ce sont ces rêveurs là qui vont nous sauver de la grisaille de la vie.

Le prix SARAVAH s’adresse à des artistes émergents, auteurs–compositeurs, interprètes dont les démarches sincères et novatrices s’inscrivent dans la philosophie de Pierre Barouh, dénicheur de talents, qui inscriront leurs noms dans l’histoire comme: Brigitte Fontaine, Jacques Higelin, mais aussi dans d’autres genres musicaux avec Pierre Akendengue, Steve Lacy, Majhun, David Mc Neil, Jean-Roger Caussimon, Daniel Mille, Allain Leprest, Maurane, Gérard Ansaloni, Françoise Kucheida, Bïa,  et tant d’autres…

Qui sera potentiel lauréat ?

Les artistes émergents dont les démarches sincères et novatrices s’inscrivent dans la philosophie de Pierre Barouh

Le concours est ouvert aux artistes de tout style qu’ils soient : auteur, compositeur, artiste‐musicien ou interprète.

L’envoi des dossiers commence en Septembre.

Et il faut postuler avant le 31 Octobre.

 

Tous les renseignements utiles sont ici,  clic sur le Saravah,

On n’est jamais à l’abri d’une bonne nouvelle….

Publicités

Saravah du dimanche

8 Jan

S’il y a une chanson qui s’impose aujourd’hui c’est bien celle-là …

Les filles du dimanche

(Auteur et compositeur Pierre Barouh)

08012017-08012017-p1050787

Et on peut leur offrir ce coquelicot, qui va aussi bien aux filles de toutes les couleurs ( Le coquelicot est d’Eric Guilleton*)

A noter qu’en attrapant ces chansons sur youtube, on peut entendre que les assemblages avec celles qui suivent sont des choix qui pourraient être personnels, effet Pollen qui s’est répandu et rassemble par delà le temps et l’espace ?

Aujourd’hui, Je suis ce que je suis

Nous sommes qui nous sommes

Et tout ça, c’est la somme

Du pollen dont on s’est nourri.

Et voici ce que fut le pollen qui a nourri Pierre Barouh

Norbert Gabriel

*extrait de « Mes dessins du dimanche »  aux Editions Vox Scriba. Textes et dessins d’Eric Guilleton.

Saravah du samedi

7 Jan

C’était un temps de cinéma en habits du dimanche que l’on mettait le sam’di soir, pour des soirées de fête hebdomadaire.

le-p-tit-cine-20110530214907Avec une séance au p’tit ciné, pour un grand spectacle de gala, pour quelques sous, on avait les actualités, un documentaire, un dessin animé, un entr’acte, bonbons-esquimaux-chocolats, et le grand film. C’est ainsi que « les enfants du paradis » ont ouvert à Pierrot les portes de l’infini.

Dans le p’tit ciné de Levallois, Prévert comme un phare, Arletty et ses amoureux, Charlot et ses fantaisies humanistes, Gary Cooper et son Colt justicier, Pierrot de Vendée découvrait la magie des images.

Ensuite c’est la vie saravah, ça va ça vient, une histoire belle comme un film de Capra, un film où les anges peuvent avoir l’allure de Clarence Odbody ange de deuxième classe, plus près de Michel Simon que de Gérard Philipe, mais,

T’es grand t’es p’tit,  t’es beau t’es moche,

T’as dans la tête c’qui manque dans tes poches...

(…)

 J’ai tout l’univers  Comme un livre ouvert,

Ma pensée prolifère sur aujourd’hui, demain, hier...

Et dans ce scénario, Clarence était déjà un personnage de  La maison accepte l’échec,  et il y a toujours pour les Clarence un cabaret de la deuxième chance… Ou la troisième…

Quand l’élastique de la mémoire joue tout seul au yoyo dans le noir… on se fait son p’tit ciné intérieur, on rejoue l’histoire, et sur l’écran noir d’un sommeil  rêveur,  dansent quelques mots joueurs,

Qu’un matin sur sa palette un doux soleil farceur

Invente une autre couleur

et on refait le tour de la terre, avec des danses des rires et des chansons…

C’est dans ce p’tit ciné qu’on termine ce saravah du samedi, avec Cab, the old man et Betty, en moins de 7 mn, un de ces moments cultes du cinéma américain quand il réunit, la musique, la fantaisie la plus débridée, des personnages de légende, venez rêver… LA ! Venez flaner… LA ! Venez jouer… LA !

 

Norbert Gabriel

Saravah du vendredi

6 Jan
pierre-barouh-241-nb-regard-d-25-04-2014-21-03-32-2132x2434-25-04-2014-21-04-43-2129x2190

Photo©Norbert Gabriel 2015

Pour qu’un souvenir ami

Garde dans son tamis

Le bleu de nos nostalgies

Pour que la mémoire du vent

Retienne nos chansons,

Amis recommençons…

Peut-être qu’avec le temps, les chagrins s’apprivoisent, qu’on les caresse comme des cicatrices familières, presqu’amicales, je dis bien peut-être… Mais,

La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l’affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un cœur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie la vie à se partager.*

Dans sa vie de promeneur, orpailleur de rencontres qui deviennent des soleils, la barque de l’oncle Léon fut une goélette qui a emmené Pierrot de Vendée vers des pays imaginaires qui se sont concrétisés, le temps d’une vie au long cours… comme une belle rhapsodie bohémienne portée par les rêves devenus réalités. Avec les rires et les chansons, c’est un grand film fait d’un patchwork de courts métrages de 3/4 mn, et le tout compose une symphonie poétique et populaire, noble et chaleureuse.

Et dans le kaléïdoscope de ses souvenirs, pas de mauvais faux pas, un parcours toujours guidé par ce regard sur les autres selon ce proverbe iranien, 

La beauté est dans l’oeil de celui qui regarde.

Et ses regards se sont posés sur presque, je dis bien presque, tous les paysages humains.

Il y a quelques mois, Pierre Barouh esquissait Amour des mots, extrait… (comprend qui peut et connait bien son PierreBarouh…)

Et pour toujours dans mon pré vert

Les feuilles mortes narguent l’hiver

Elles réchauffent la passion

Des mots qu’on offre à nos chansons…***

Ça n’a aucun rapport, mais bon, allons-y pour la Chanson pour Teddy… Aucun rapport ? Quoi que …

Et au final, Si j’avais su que je l’aimais tant je l’aurais aimé davantage …****

Norbert Gabriel

* Paul Eluard (Merci à mademoiselle Céline Faucher de Montréal)

** Pierre Soulages

*** PierreBarouh

**** Frédéric Dard

Saravah du jeudi…

5 Jan

pierre-barouh-18-mai-duo-aaHier mercredi, ce fut une illustration de la vertu des impondérables, Pierre Barouh a toujours été disponible aux rencontres les plus inattendues, et aux promenades impromptues…. Il n’aimait pas tellement les plannings rigoureux comme des carcans, et il a peut-être été surpris par la dernière semaine de décembre. Toutefois, Claude Lelouch a rappelé qu’il avait bien précisé qu’il ne tenait pas à « une fin de moi difficile ». Et après le passage obligé au cimetière Montmartre, RDV au Ciné 13, où Maïa a raconté que sa « fin de moi » était bien dans la ligne de sa vie, une sortie qu’on aurait dit écrite par Prévert, ou Pierre Etaix, poétiquement et joliment drôle. Au Kabaret, il y avait une porte dérobée, celle qui s’ouvre sur une route infinie, le rêve de tout promeneur infatigable. On ne va pas faire l’inventaire des présents, réels ou de cœur, ça n’a pas d’importance, mais on peut partager en images ce qui s’est passé au Ciné 13, entre 16 et 18 h, en commençant par un salut Saravah très intergénérationnel.

Photos©NGabriel 2017

Photos©NGabriel 2017

Il trainait dans l’air comme un écho de l’âme des poètes, qui ne disparaissent jamais tant que leurs chansons courent les rues. Un refrain familier dans la mémoire et les cœurs, un tatouage indélébile bleu myosotis et

Dans notre ronde, qu’ainsi le monde

ressemble à cette soirée-là,

Pensée naïve, Quoi qu’il arrive,

Ensemble on recommencera l’année prochaine.

Et pour quelques images de plus, ils étaient là avec leurs rires et leurs chansons,

pierre-barouh-4-janvier-montage-05-01-2017-00-07-01-3414x4892

Deuxième tableau

pierre-barouh-4-janvier-montage-2-05-01-2017-00-28-02-3414x5120

Parfois rien ne finit, tout se prolonge, la vertu des impondérables peut devenir un titre de film, et l’année prochaine, le 23 décembre, on chantera comme pour un anniversaire, une samba sans tristesse, avec une certaine allégresse…

Alors que toutes détresses
Me touchent et m’oppressent
Un vent d’allégresse
Parfois m’entoure
Insoutenable et légère
Etrange étrangère
Diva passagère
Du point du jour
Elle vient d’un infini
Impalpable alchimie
D’une enfance au-delà
Elle me touche du doigt
La spirale du temps
M’offre tous ses printemps
Et me laisse attendant
Qu’elle réapparaisse l’allégresse…
L’Allégresse…

Norbert Gabriel


 

Saravah 50 ans…

27 Déc

saravah-logo

Au fil de quelques conversations dans des diners en ville, dans des tavernes louches, des estaminets sympas, des guinguettes à petit vin blanc ou des salons virtuels du web, il apparaît que l’histoire de Saravah n’est pas toujours bien connue. Et pourtant, s’il y a une histoire qui ressemble à nos contes d’antan, c’est bien celle-là… Quand on croyait au père Noêl, aux fées ou aux enchanteurs Merlin, et aux lendemains qui chantent.

Photo©NGabriel

Photo©NGabriel

On sait, ou on devrait savoir que Pierre Barouh est une sorte de papillon curieux toujours résolu à éviter la ligne droite pour explorer quelques sentiers secrets propices à des rencontres non programmées. Evitez de lui parler planning et organisation rigide, c’est un langage qui est lui étranger. C’est le guetteur de l’imprévu, l’orpailleur avec qui rien n’est jamais fini, et tout se prolonge.

Et pour attraper au vol une jolie idée qui plane, il est doué, et surtout pour faire des passes, comme au volley qu’il a pratiqué à haut niveau, un sport qui se danse en quelque sorte. Et la samba Saravah a attrapé beaucoup de jolies idées, les a fait vivre, et les a relayées vers d’autres paysages.

Mais Saravah ? Après un parcours bigarré dont  Les rivières souterraines  dessinent les contours et les méandres, nous voici au milieu des années 60, Claude Lelouch entreprend ce qui sera  Un homme et une femme . Film venant après un échec commercial, il a eu du mal à réunir tous les financements. Et en cours de tournage, plus d’argent, plus de pellicule. Plus de film ? C’est là que Pierre Barouh (comédien dans le film) entreprend de démarcher des éditeurs pour obtenir une avance avec la Samba Saravah*, une chanson qui n’est pas un ornement musical ajouté au film, mais qui fait partie intégrante du scénario. Une première dans le genre. Et dans un grand élan unanime, tous les éditeurs refusent cette samba. Pierre Barouh, qu’aucune utopie n’effraie, prend donc la décision de créer une société d’édition pour diffuser cette samba. (que le public connait pour son chabada bada) . Quelqu’un propose au même moment à Lelouch une sorte de stock en solde de pellicule N&B, peut-être tombé du camion. Ce qui permet de finir le film (en tournant les flash-back en N&B) , et les critiques vont trouver ça génial. Anecdote qui illustre un des adages de Barouh, de la contrainte nait la créativité.

aff-un-homme-et-une-femmmeVous savez sans doute les triomphes du film, et de la Samba Saravah (adaptation de Pierre Barouh et Francis Lai) – Golden Globe de la meilleure musique de film – et de ce fait, Saravah touche le jackpot (Pierre Barouh met tous ses droits d’auteurs dans Saravah) C’est ainsi que ce label atypique – né d’un refus- ouvre la porte à Pierre Akedengue, Brigitte Fontaine et Jacques Higelin qui auront carte blanche pour aller jusqu’au bout de leurs rêves musicaux en toute liberté et sans dirigisme comptable ni interventionnisme de leur « patron ». Depuis 50 ans le label s’est enrichi d’une belle liste d’artistes qui ont bénéficié de ce tremplin hors du commun. Saravah couve et fait éclore la chrysalide, et laisse ensuite le papillon voler là où il veut. Libre. Rois du slow bizz, et seigneurs bienveillants.

L’équation magique de Saravah est donc le produit de l’art des rencontres, le refus du refus (!) la foi en l’utopie, et vogue la barque… Qui peut vous mener d’un bosquet vendéen à une île japonaise, en passant par un carnaval brésilien, et vers les étoiles.

Pour le livret de famille Saravah, voyez ici, ils y sont tous. http://www.saravah.fr/

Pour en savoir plus, récap’ de quelques articles sur la vie de Saravah depuis quelques années, suivez le lien,

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/tag/pierre-barouh/ vous y trouverez

  • Pierre Barouh, L’Européen Mai 2015 (spectacle)

pierre-barouh-18-mai-001-bande-aaa1

  • PIERRE BAROUH, Les rivières souterraines (livre) barouh-les-rivic3a8res
  • Ça va ça vient… Pierre Barouh (DVD)ca-va-ca-vient-dvd
  •  Saravah 50 ans au Trianon (spectacle)

saravah-50-ans-final-atsuko-20-11-2016-22-15-59-3584x2016

Et au Trianon, son dernier spectacle, c’était en salut final, Le Kabaret..  (merci à Benoit Balao pour le lien)

Et aussi, le 23 décembre, Pierre Barouh était invité par Didier Varrod dans « Foule sentimentale »  on réécoute ici, clic sur le micro,

france_inter_2005_logo-svg

La vie, c’est l’art des rencontres, et Pierre Barouh est un expert cultivateur de cet art.

C’est un  auteur prolifique de chansons « cinéma »,  chroniques qui racontent des histoires à vivre et à rêver, chansons qui font jaillir des bouquets d’images, un auteur qui a écrit des grandes et belles pages en suivant ce que dit Cocteau,

Soit on soigne trop une oeuvre, soit on ne la soigne pas assez,

il est bien rare de trouver le juste milieu pour qu’elle boîte avec grâce.

Norbert Gabriel

  • Dans le résumé sommaire de la Samba Saravah, il faut ajouter qu’elle est une conséquence de cet art des rencontres qui a réuni Vinicius de Moraes , Baden Powell, et Pierre Barouh, comme le précise avec pertinence Alain Berjon dans le commentaire ci dessous. Merci à lui.
  • Pierre Barouh est parti aujourd’hui 28 décembre pour son voyage éternel vers d’autres rencontres, salut l’ami Pierrot, tu restes dans nos coeurs.  Et Saravah pour toujours.

Saravah 50 ans au Trianon

22 Nov
Atsuko et Pierre Barouh, piliers de Saravah Photos NGabriel 2016

Atsuko et Pierre Barouh, piliers de Saravah Photos NGabriel 2016

Une soirée Saravah est difficile à raconter, c’est un kaléïdoscope d’émotions qui se rencontrent, se partagent, se fondent en synesthésie douce … C’est un art de la fraternité spontanée, un survol des frontières, on devient brésilien, japonais ou vendéen, passager accueilli à bord d’un vaisseau mythique, une barque ou une goélette, une bicyclette, des patins à roulettes,un voilier ou un vaisseau spatial qui fait un travelling sur la Terre et tout ça ça s’passe quelque part dans l’espace sur une boule qui roule dans l’infini

Et sur la terre, au ras des pâquerettes, et des herbes folles, asile des bouquets de papillons et de rainettes, on trouve les rampes de lancement vers les rêves de liberté, et d’amitié et d’espoir d’un avenir possible. Chimère ? Utopie ?? Peut-être, mais il reste des chemins inexplorés pour les Don Quichotte de la vie, car ces moulins aux ailes portées par le vent peuvent vous envoyer aussi bien dans la boue que dans les étoiles. Et comme la maison accepte l’échec, c’est pas si grave de tomber quand on sait qu’on va se relever et repartir à la conquête des étoiles. Tomber six fois et se relever sept… Saravah la vie, et que le spectacle continue avec ces Rois du Slow Biz… 50 ans, la belle affaire, le temps est suspendu, le plus ancien label français en activité vous salue bien. Vous avez raté cette fête au Brésil, au Japon, à Paris, pas de panique, un rendez-vous se prépare à Montréal, prenez vos billets, et comme on le chante au Kabaret,

Ils sont venus, ils sont presque tous là, retrouvez les sur les images, et rêvez comme si vous y étiez.

saravah-5o-ans-montage-1-22-11-2016-01-45-18-5112x5070

Et pour quelques images de plus :

saravah-5o-ans-montage-2-aaa-22-11-2016-02-12-38-5120x5120

Et il faut rendre hommage aux acteurs de l’ombre qui ont  initié, mis en place, produit et réalisé:  Atsuko, Maia et Yvonnick, sans qui les choses auraient été très aléatoires…

Pour suivre les aventures extraordinaires des Rois du Slow Bizz, c’est là, clic sur …

saravah-logo

Vous y trouverez l’album anniversaire.

Norbert Gabriel

NB  Ne ratez pas la très belle lettre  d’Emmanuel dans le commentaire ci-dessous. 

Saravah 50 ans

22 Oct

affiche-saravah

Pierre Barouh est en train de faire danser le Japon en samba Saravah, pour cet anniversaire du plus ancien label de chanson en activité. Après avoir été fêté comme il se doit au Brésil, c’est en Novembre que la fiesta arrive à Paris, et deux temps,

  • Le 4 novembre l’album avec
  • Kahimi et Albin de La Simone ,
  • Jeanne Cherhal et Séverin, Bastien Lallemant,
  • François Morel et Yolande Moreau,
  • Bertrand Belin, Olivia Ruiz, Camelia Jordana,
  • Maia Barouh, Bears of Legend, El Duende…
  • et sans doute quelques surprises… Et vous et vous et vous…
  • et le 20 novembre le concert anniversaire au Trianon,   Pierre Barouh sera là, les dessins sont de Charles Berberian, et le grand Alain Cluzeau est aux manettes !
  • Happy Birthday Saravah !

Pour les réservations, clic sur le Roi du Slowbiz:

saravah-logo

Pour le troisième temps, ou la troisième mi-temps, chacun fera ce qu’il lui plait… En attendant, chantons en choeur…

Norbert Gabriel

Ça va ça vient… Pierre Barouh

30 Août
Photo C.Chatverre

Photo C.Chatverre

L’artisan et l’artiste ont un même but:  Enfanter un peu de beauté humaine… *

Ce qui les différencie, c’est que l’artiste ne sait pas à l’avance quel chemin il va prendre. Voilà exactement ce qui caractérise Pierre Barouh, cette liberté fondamentale du papillon toujours disponible à butiner la fleur croisée en chemin, un chemin fluide tracé en pointillé pour avoir toujours une option détour et tour de chant. Impromptu.

Pierre Barouh est une sorte d’homme chat qui vivrait ses sept vies en même temps. Dans un entrelacs qui aboutit à une polyphonie de son et d’images, une samba japonaise pour accompagner la barque rêveuse de ce poète vagabond, une samba parisienne sur un air d’accordéon porté par la mémoire des quatre vents, une fanfare Kabocha Shokaï dans le bocage vendéen… Effet pollen à tous vents.

Les rivières souterraines  ont déroulé le panoramique de sa vie foisonnante. Avec ce film  Ça va ça vient,  voici les images. Presque la genèse, le prégénérique de ses éclats de vie. Il y a une sorte de filiation avec l’Illustre Théâtre, le Groupe Octobre et la belle équipe, avec ces aventures qui naissent du grippage des grands systèmes qui robotisent les humains.

L’histoire: une grève générale bloque toute la circulation d’une métropole, les ouvriers d’un chantier de construction restent sur place, se mélangent à la vie du quartier, le maçon et le boulanger, le camelot et la secrétaire, la concierge et le contremaître, les vieux et les jeunes, et dans cette chienlit comme disait l’un, émerge un air de liberté quand arrive un cirque bricolo qui casse tous les codes. C’est le grand magic circus et ses animaux tristes qui va ouvrir des chemins insoupçonnés à l’ouvrier du bâtiment, et à ses collègues. C’est le grand cirque de tous les possibles, on y a remplacé les lions et les tigres par des poules saltimbanques, les acrobates, les musiciens et les jongleurs sont des évadés de la vie enchaînée aux machines à produire. A surproduire. Ils réinventent un art premier, celui de l’art spontané, le spectacle de la vie qui devient la vie d’artiste. Et voici les rois du slow biz en route pour la gloire. Et on suit les nuages vers des horizons changeants, ce n’est pas le bout de la route qui compte, mais la route. Où, un jour, on fera une halte dans un Kabaret où la maison accepte l’échec. Et ceux qu’on croise, rencontres éphémères ou définitives pour des instants éternels, s’inscrivent dans une galaxie Saravah riche de scintillements multiples sous le signe du daltonien qui ne veut dépendre des couleurs pour choisir les humains à qui tendre la main.*

kabocha Ça va ça vient (bis) c’est vingt ans après, ou plutôt 30 ans après, une autre aventure de saltimbanques, avec une fanfare japonaise venue en France, avec comme trait d’union Maïa Barouh, chanteuse, musicienne, et interprète (au deux sens du terme) qui embarque cette fanfare Kabocha Shokaï de Tokyo dans les rues de Paris de Toulouse d’Avignon et sur les chemins de Vendée. Le melting potes prend tout son sens avec une soirée concert dans la cour de la maison de la vie rurale de la Flocelière, Sansévérino et ses musiciens, la fanfare, et une soirée événement unique en son genre.

Ce film sur le périple de cette fanfare est dans la droite ligne baroque du premier « ça va ça vient » dans lequel on revoit Jérôme Savary prendre la route avec son grand magic circus qui tient dans une camionnette Citroën modèle Louis la brocante.

Les héros de la voltige et des rêves en ribambelle vous saluent, il y a des années où on a envie de ne rien faire… mais de vivre, les héros ne meurent jamais … Hasta siempre compañero.

Depuis 50 ans Saravah, le plus ancien label de chanson en activité, pollénise le paysage de la chanson.

Parmi les belles hiel duendestoires nées d’une samba et d’un inventeur d’utopie, il y a celle du Théâtre Aleph, puis celle du Centre Artistique du Duende, pour la visite, clic sur le panneau ==============>

et Pierre Barouh, c’est là , dans le livre,

barouh les rivières

 

Pour Saravah et ses multiples activités , clic sur le roi du slow biz…

saravah-logo

* extraits de Pierre Barouh

 

Norbert Gabriel

Chronique de 2013, ça va et ça revient, car après le Japon et le Brésil qui ont fêté les 50 ans de Saravah, ce sera en automne que la France fera sa fête d’anniversaire à Saravah.

Maïa Barouh, Kodama

11 Août

Maia Barouh 27 10 2012 030 bN&B Lomo 28-10-2012 21-53-13 2256x2126Dans ces échos, (en japonais Kodama, ce sont les échos) il y a un peu de Prévert, quand il écrit, dans Cri du cœur,

C’est pas seulement une voix qui chante

C’est d’autres voix une foule de voix

voix d’aujourd’hui ou d’autrefois

Des voix marrantes ensoleillée, désespérées, émerveillées

Voix déchirantes et brisées

Voix souriantes et affolées folles de douleur et de gaieté.

On pourrait dire aussi que c’est un chant du monde, on voyage par dessus les frontières et les océans, portés par des musiques enrichies  de toutes les couleurs de la vie, sur le souffle de la flûte magicienne de Maïa, sur les tempos sortilèges des percussions de Léo Komasawa, et les machines psychédéliques soft de Martin Meissonnier et Mathias Weber.

kodamaOn pourrait dire bien des choses en somme, la technique vocale exceptionnelle, un art nourri de toutes les rencontres des rois du slow biz, ceux qui vont à la découverte des humains de Paris à Vancouver, de Tokyo à Rio de Janeiro, de La Roche sur Yon à Adélaïde, car la barque de l’oncle Léon est un vaisseau de haut bord qui a navigué sur toutes les mers, et chanté dans toutes les ballades. Les belles, les moins belles, si vous croisez Little Boy , faites gaffe quand même, il y a des boys dont la compagnie n’est pas la plus recommandée, même si elle est irradiante, il y a des éclairs funèbres.

Mais c’est un écho, un des échos, il y a beaucoup de lumière dans cet album, beaucoup d’envols à la façon de Jonathan Livinstone, on survole léger et grave à la fois. Matriochka fait la comptine, est-ce le vent qui lui répond ?

Mais est-ce le vent qui souffle ainsi
Et qui m’arrache la peau ?
Est-ce l’écho d’un incendie
Qui trouble mon repos ?

Dans ces échos musicaux aux variations subtiles, c’est aussi une découverte du Japon dans la multiplicité de ses cultures. L’image des fourmilières géantes véhiculées par des esprits simplistes est aussi ridicule que réduire la France à Pigalle et son folklore voyou. Nous avons les ducasses du Nord et la féria de Nîmes et ce qu’on chante et danse à Dunkerque a d’autres tempos que ce qui fait chanter les rues de Sète ou de Collioure. Kodama, c’est mille échos qui se répondent, il y a des chansons métissées de japonais, de français et d’anglais, qu’importe si quelques mots nous échappent, le sens général est bien perceptible. Pas besoin de sous-titres pour partager des émotions. Et dans les plumes partagées qui ont fait cet album, Maïa a invité Véronique Balmont, Stéphane Balmino, pour mettre des mots sur des musiques traditionnelles, sur des compositions originales, seule ou avec Martin Meissonnier. S’il y a des années où l’on envie de ne rien faire, il y a des années où on fait de la très belle ouvrage.

Pour l’adresse voyez ici, clic sur le roi du slow bizz.  saravah-logo

Et pour en savoir plus sur Maïa ,  sa vie son œuvre,clic sur le mégaphone 

maia megaEt on écoute,

Avec commentaires, et démonstrations vocales,

Last but not least, dans la famille Barouh, on pourra entendre Pierre, samedi 13 Août  de 23h56  à minuit 28, sur France Culture, entretien avec Albane Pearanda.

Norbert Gabriel