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Les 3 jours Pierre Barouh

18 Nov
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Photo NGabriel

Pierre Barouh a toujours été un voyageur baladin dans les musiques, la vie et les rencontres, dont il a fait un art majeur. Orpailleur éternel dans les spectacles du monde, le monde des saltimbanques qui ré-inventent chaque jour leur art de vivre et de jouer.  Dans chaque ruche, il y a une abeille éveilleuse, et dans les légendes d’Anatolie, elle est la mémoire d’un dieu disparu,  elle est celle qui annonce chaque nouveau printemps, et le temps revenu de la pollinisation.

 

Les Editions Saravah fondées en 1966 par  Pierre Barouh, auteur et compositeur,  est l’un des plus anciens labels indépendants de musique. Elles partagent avec le Théâtre El Duende une histoire, une utopie, un univers fait de mots, de musique, de coups de cœurs, et de rêves.
 .

Jeudi 14 Décembre    Carte blanche à Maïa Barouh

Photo©NGabriel

Pierre Barouh a toujours préféré les répétitions aux représentations. Hors des sentiers battus, de la musique bien propre, bien produite n’est-ce pas plus excitant quand les choses ne sont pas totalement abouties ? Quand c’est “en chemin” ?

C’est avec cette intime conviction que sa fille, Maïa Barouh , chanteuse et musicienne, nous convie à un concert inédit et improvisé où se rencontreront sur scène ses nouveaux projets musicaux et ceux de ses invités la rappeuse Elea Braaz, Baba Markus le beat-boxer et Emma Broughton au chant et à la guitare.

Vendredi 15 décembre 

Concert Hommage à Pierre Barouh

Photo©NGabriel

En Novembre 2016 sur la scène du Trianon, Pierre Barouh célébrait les 50 ans des Éditions Saravah en bonne compagnie. Un an plus tard, comment ne pas céder à l’évidence de se réunir à nouveau autour de l’héritage poétique de Pierre pour un concert où seront conviés Claire Elzière, Eric Guilleton, Margaux Guilleton, Marion Rampal, la Compagnie El Duende, Pierre-François Blanchard, Ana Carla Maza, Dominique Cravic, Philippe Baden-Powell et Maïa Barouh.

Samedi 16 décembre  In Tempo Rubato

Spectacle musical de la Compagnie El Duende . Une rencontre entre le théâtre et la musique pour 7 comédiens et 5 musiciens.
Le fantastique de cette histoire, c’est la rencontre entre les chansons de Pierre Barouh, les mélodies d’Anita Vallejo et la fantaisie colorée des comédiens du Duende.
Voici l’histoire d’une rue musicale qui aurait échappé au Tempo.
Le voyage proposé s’amorce par une citation fellinienne :
Où va la musique lorsqu’elle s’arrête ?… et se prolonge, fleuve au parcours imprévisible où les chansons sont autant d’affluents, jusqu’à l’océan des rêves les plus secrets. (P. Barouh)
En première partie, projection du film documentaire d’Amie Barouh “ Melinda ” (58’).
Trois soirées exceptionnelles de musique et de théâtre dédiées à Pierre Barouh avec la participation de plus 30 artistes.
14, 15, 16 DÉCEMBRE 20h30 23, RUE Hoche  IVRY-SUR-SEINE
Réservations : 01 46 71 52 29
 
Pour tout savoir, c’est là,  clic ——>

 

 

 

 

Norbert Gabriel

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Prix Saravah

2 Sep

« Il y a des années où l’on a envie
de ne rien faire »


Photo©NGabriel 2015

Tel a été le slogan de SARAVAH depuis sa création en 1966. Cette phrase est empruntée à l’autobiographie de Salvador Dali qui cite un vieux pêcheur de Cadaquès. Ce n’est pas une phrase sur la paresse, c’est une réflexion sur les inhibitions dans une société faite par l’homme mais pas pour l’homme.

50 ans après, cette phrase semble plus subversive que jamais. Notre société court de plus en plus vers l’efficacité et le rendement immédiat en mettant en marge les rêveurs. Or ce sont ces rêveurs là qui vont nous sauver de la grisaille de la vie.

Le prix SARAVAH s’adresse à des artistes émergents, auteurs–compositeurs, interprètes dont les démarches sincères et novatrices s’inscrivent dans la philosophie de Pierre Barouh, dénicheur de talents, qui inscriront leurs noms dans l’histoire comme: Brigitte Fontaine, Jacques Higelin, mais aussi dans d’autres genres musicaux avec Pierre Akendengue, Steve Lacy, Majhun, David Mc Neil, Jean-Roger Caussimon, Daniel Mille, Allain Leprest, Maurane, Gérard Ansaloni, Françoise Kucheida, Bïa,  et tant d’autres…

Qui sera potentiel lauréat ?

Les artistes émergents dont les démarches sincères et novatrices s’inscrivent dans la philosophie de Pierre Barouh

Le concours est ouvert aux artistes de tout style qu’ils soient : auteur, compositeur, artiste‐musicien ou interprète.

L’envoi des dossiers commence en Septembre.

Et il faut postuler avant le 31 Octobre.

 

Tous les renseignements utiles sont ici,  clic sur le Saravah,

On n’est jamais à l’abri d’une bonne nouvelle….

Saravah du dimanche

8 Jan

S’il y a une chanson qui s’impose aujourd’hui c’est bien celle-là …

Les filles du dimanche

(Auteur et compositeur Pierre Barouh)

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Et on peut leur offrir ce coquelicot, qui va aussi bien aux filles de toutes les couleurs ( Le coquelicot est d’Eric Guilleton*)

A noter qu’en attrapant ces chansons sur youtube, on peut entendre que les assemblages avec celles qui suivent sont des choix qui pourraient être personnels, effet Pollen qui s’est répandu et rassemble par delà le temps et l’espace ?

Aujourd’hui, Je suis ce que je suis

Nous sommes qui nous sommes

Et tout ça, c’est la somme

Du pollen dont on s’est nourri.

Et voici ce que fut le pollen qui a nourri Pierre Barouh

Norbert Gabriel

*extrait de « Mes dessins du dimanche »  aux Editions Vox Scriba. Textes et dessins d’Eric Guilleton.

Saravah du samedi

7 Jan

C’était un temps de cinéma en habits du dimanche que l’on mettait le sam’di soir, pour des soirées de fête hebdomadaire.

le-p-tit-cine-20110530214907Avec une séance au p’tit ciné, pour un grand spectacle de gala, pour quelques sous, on avait les actualités, un documentaire, un dessin animé, un entr’acte, bonbons-esquimaux-chocolats, et le grand film. C’est ainsi que « les enfants du paradis » ont ouvert à Pierrot les portes de l’infini.

Dans le p’tit ciné de Levallois, Prévert comme un phare, Arletty et ses amoureux, Charlot et ses fantaisies humanistes, Gary Cooper et son Colt justicier, Pierrot de Vendée découvrait la magie des images.

Ensuite c’est la vie saravah, ça va ça vient, une histoire belle comme un film de Capra, un film où les anges peuvent avoir l’allure de Clarence Odbody ange de deuxième classe, plus près de Michel Simon que de Gérard Philipe, mais,

T’es grand t’es p’tit,  t’es beau t’es moche,

T’as dans la tête c’qui manque dans tes poches...

(…)

 J’ai tout l’univers  Comme un livre ouvert,

Ma pensée prolifère sur aujourd’hui, demain, hier...

Et dans ce scénario, Clarence était déjà un personnage de  La maison accepte l’échec,  et il y a toujours pour les Clarence un cabaret de la deuxième chance… Ou la troisième…

Quand l’élastique de la mémoire joue tout seul au yoyo dans le noir… on se fait son p’tit ciné intérieur, on rejoue l’histoire, et sur l’écran noir d’un sommeil  rêveur,  dansent quelques mots joueurs,

Qu’un matin sur sa palette un doux soleil farceur

Invente une autre couleur

et on refait le tour de la terre, avec des danses des rires et des chansons…

C’est dans ce p’tit ciné qu’on termine ce saravah du samedi, avec Cab, the old man et Betty, en moins de 7 mn, un de ces moments cultes du cinéma américain quand il réunit, la musique, la fantaisie la plus débridée, des personnages de légende, venez rêver… LA ! Venez flaner… LA ! Venez jouer… LA !

 

Norbert Gabriel

Saravah du vendredi

6 Jan
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Photo©Norbert Gabriel 2015

Pour qu’un souvenir ami

Garde dans son tamis

Le bleu de nos nostalgies

Pour que la mémoire du vent

Retienne nos chansons,

Amis recommençons…

Peut-être qu’avec le temps, les chagrins s’apprivoisent, qu’on les caresse comme des cicatrices familières, presqu’amicales, je dis bien peut-être… Mais,

La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l’affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un cœur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie la vie à se partager.*

Dans sa vie de promeneur, orpailleur de rencontres qui deviennent des soleils, la barque de l’oncle Léon fut une goélette qui a emmené Pierrot de Vendée vers des pays imaginaires qui se sont concrétisés, le temps d’une vie au long cours… comme une belle rhapsodie bohémienne portée par les rêves devenus réalités. Avec les rires et les chansons, c’est un grand film fait d’un patchwork de courts métrages de 3/4 mn, et le tout compose une symphonie poétique et populaire, noble et chaleureuse.

Et dans le kaléïdoscope de ses souvenirs, pas de mauvais faux pas, un parcours toujours guidé par ce regard sur les autres selon ce proverbe iranien, 

La beauté est dans l’oeil de celui qui regarde.

Et ses regards se sont posés sur presque, je dis bien presque, tous les paysages humains.

Il y a quelques mois, Pierre Barouh esquissait Amour des mots, extrait… (comprend qui peut et connait bien son PierreBarouh…)

Et pour toujours dans mon pré vert

Les feuilles mortes narguent l’hiver

Elles réchauffent la passion

Des mots qu’on offre à nos chansons…***

Ça n’a aucun rapport, mais bon, allons-y pour la Chanson pour Teddy… Aucun rapport ? Quoi que …

Et au final, Si j’avais su que je l’aimais tant je l’aurais aimé davantage …****

Norbert Gabriel

* Paul Eluard (Merci à mademoiselle Céline Faucher de Montréal)

** Pierre Soulages

*** PierreBarouh

**** Frédéric Dard

Saravah du jeudi…

5 Jan

pierre-barouh-18-mai-duo-aaHier mercredi, ce fut une illustration de la vertu des impondérables, Pierre Barouh a toujours été disponible aux rencontres les plus inattendues, et aux promenades impromptues…. Il n’aimait pas tellement les plannings rigoureux comme des carcans, et il a peut-être été surpris par la dernière semaine de décembre. Toutefois, Claude Lelouch a rappelé qu’il avait bien précisé qu’il ne tenait pas à « une fin de moi difficile ». Et après le passage obligé au cimetière Montmartre, RDV au Ciné 13, où Maïa a raconté que sa « fin de moi » était bien dans la ligne de sa vie, une sortie qu’on aurait dit écrite par Prévert, ou Pierre Etaix, poétiquement et joliment drôle. Au Kabaret, il y avait une porte dérobée, celle qui s’ouvre sur une route infinie, le rêve de tout promeneur infatigable. On ne va pas faire l’inventaire des présents, réels ou de cœur, ça n’a pas d’importance, mais on peut partager en images ce qui s’est passé au Ciné 13, entre 16 et 18 h, en commençant par un salut Saravah très intergénérationnel.

Photos©NGabriel 2017

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Il trainait dans l’air comme un écho de l’âme des poètes, qui ne disparaissent jamais tant que leurs chansons courent les rues. Un refrain familier dans la mémoire et les cœurs, un tatouage indélébile bleu myosotis et

Dans notre ronde, qu’ainsi le monde

ressemble à cette soirée-là,

Pensée naïve, Quoi qu’il arrive,

Ensemble on recommencera l’année prochaine.

Et pour quelques images de plus, ils étaient là avec leurs rires et leurs chansons,

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Deuxième tableau

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Parfois rien ne finit, tout se prolonge, la vertu des impondérables peut devenir un titre de film, et l’année prochaine, le 23 décembre, on chantera comme pour un anniversaire, une samba sans tristesse, avec une certaine allégresse…

Alors que toutes détresses
Me touchent et m’oppressent
Un vent d’allégresse
Parfois m’entoure
Insoutenable et légère
Etrange étrangère
Diva passagère
Du point du jour
Elle vient d’un infini
Impalpable alchimie
D’une enfance au-delà
Elle me touche du doigt
La spirale du temps
M’offre tous ses printemps
Et me laisse attendant
Qu’elle réapparaisse l’allégresse…
L’Allégresse…

Norbert Gabriel


 

Saravah 50 ans…

27 Déc

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Au fil de quelques conversations dans des diners en ville, dans des tavernes louches, des estaminets sympas, des guinguettes à petit vin blanc ou des salons virtuels du web, il apparaît que l’histoire de Saravah n’est pas toujours bien connue. Et pourtant, s’il y a une histoire qui ressemble à nos contes d’antan, c’est bien celle-là… Quand on croyait au père Noêl, aux fées ou aux enchanteurs Merlin, et aux lendemains qui chantent.

Photo©NGabriel

Photo©NGabriel

On sait, ou on devrait savoir que Pierre Barouh est une sorte de papillon curieux toujours résolu à éviter la ligne droite pour explorer quelques sentiers secrets propices à des rencontres non programmées. Evitez de lui parler planning et organisation rigide, c’est un langage qui est lui étranger. C’est le guetteur de l’imprévu, l’orpailleur avec qui rien n’est jamais fini, et tout se prolonge.

Et pour attraper au vol une jolie idée qui plane, il est doué, et surtout pour faire des passes, comme au volley qu’il a pratiqué à haut niveau, un sport qui se danse en quelque sorte. Et la samba Saravah a attrapé beaucoup de jolies idées, les a fait vivre, et les a relayées vers d’autres paysages.

Mais Saravah ? Après un parcours bigarré dont  Les rivières souterraines  dessinent les contours et les méandres, nous voici au milieu des années 60, Claude Lelouch entreprend ce qui sera  Un homme et une femme . Film venant après un échec commercial, il a eu du mal à réunir tous les financements. Et en cours de tournage, plus d’argent, plus de pellicule. Plus de film ? C’est là que Pierre Barouh (comédien dans le film) entreprend de démarcher des éditeurs pour obtenir une avance avec la Samba Saravah*, une chanson qui n’est pas un ornement musical ajouté au film, mais qui fait partie intégrante du scénario. Une première dans le genre. Et dans un grand élan unanime, tous les éditeurs refusent cette samba. Pierre Barouh, qu’aucune utopie n’effraie, prend donc la décision de créer une société d’édition pour diffuser cette samba. (que le public connait pour son chabada bada) . Quelqu’un propose au même moment à Lelouch une sorte de stock en solde de pellicule N&B, peut-être tombé du camion. Ce qui permet de finir le film (en tournant les flash-back en N&B) , et les critiques vont trouver ça génial. Anecdote qui illustre un des adages de Barouh, de la contrainte nait la créativité.

aff-un-homme-et-une-femmmeVous savez sans doute les triomphes du film, et de la Samba Saravah (adaptation de Pierre Barouh et Francis Lai) – Golden Globe de la meilleure musique de film – et de ce fait, Saravah touche le jackpot (Pierre Barouh met tous ses droits d’auteurs dans Saravah) C’est ainsi que ce label atypique – né d’un refus- ouvre la porte à Pierre Akedengue, Brigitte Fontaine et Jacques Higelin qui auront carte blanche pour aller jusqu’au bout de leurs rêves musicaux en toute liberté et sans dirigisme comptable ni interventionnisme de leur « patron ». Depuis 50 ans le label s’est enrichi d’une belle liste d’artistes qui ont bénéficié de ce tremplin hors du commun. Saravah couve et fait éclore la chrysalide, et laisse ensuite le papillon voler là où il veut. Libre. Rois du slow bizz, et seigneurs bienveillants.

L’équation magique de Saravah est donc le produit de l’art des rencontres, le refus du refus (!) la foi en l’utopie, et vogue la barque… Qui peut vous mener d’un bosquet vendéen à une île japonaise, en passant par un carnaval brésilien, et vers les étoiles.

Pour le livret de famille Saravah, voyez ici, ils y sont tous. http://www.saravah.fr/

Pour en savoir plus, récap’ de quelques articles sur la vie de Saravah depuis quelques années, suivez le lien,

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/tag/pierre-barouh/ vous y trouverez

  • Pierre Barouh, L’Européen Mai 2015 (spectacle)

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  • PIERRE BAROUH, Les rivières souterraines (livre) barouh-les-rivic3a8res
  • Ça va ça vient… Pierre Barouh (DVD)ca-va-ca-vient-dvd
  •  Saravah 50 ans au Trianon (spectacle)

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Et au Trianon, son dernier spectacle, c’était en salut final, Le Kabaret..  (merci à Benoit Balao pour le lien)

Et aussi, le 23 décembre, Pierre Barouh était invité par Didier Varrod dans « Foule sentimentale »  on réécoute ici, clic sur le micro,

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La vie, c’est l’art des rencontres, et Pierre Barouh est un expert cultivateur de cet art.

C’est un  auteur prolifique de chansons « cinéma »,  chroniques qui racontent des histoires à vivre et à rêver, chansons qui font jaillir des bouquets d’images, un auteur qui a écrit des grandes et belles pages en suivant ce que dit Cocteau,

Soit on soigne trop une oeuvre, soit on ne la soigne pas assez,

il est bien rare de trouver le juste milieu pour qu’elle boîte avec grâce.

Norbert Gabriel

  • Dans le résumé sommaire de la Samba Saravah, il faut ajouter qu’elle est une conséquence de cet art des rencontres qui a réuni Vinicius de Moraes , Baden Powell, et Pierre Barouh, comme le précise avec pertinence Alain Berjon dans le commentaire ci dessous. Merci à lui.
  • Pierre Barouh est parti aujourd’hui 28 décembre pour son voyage éternel vers d’autres rencontres, salut l’ami Pierrot, tu restes dans nos coeurs.  Et Saravah pour toujours.

Saravah 50 ans au Trianon

22 Nov
Atsuko et Pierre Barouh, piliers de Saravah Photos NGabriel 2016

Atsuko et Pierre Barouh, piliers de Saravah Photos NGabriel 2016

Une soirée Saravah est difficile à raconter, c’est un kaléïdoscope d’émotions qui se rencontrent, se partagent, se fondent en synesthésie douce … C’est un art de la fraternité spontanée, un survol des frontières, on devient brésilien, japonais ou vendéen, passager accueilli à bord d’un vaisseau mythique, une barque ou une goélette, une bicyclette, des patins à roulettes,un voilier ou un vaisseau spatial qui fait un travelling sur la Terre et tout ça ça s’passe quelque part dans l’espace sur une boule qui roule dans l’infini

Et sur la terre, au ras des pâquerettes, et des herbes folles, asile des bouquets de papillons et de rainettes, on trouve les rampes de lancement vers les rêves de liberté, et d’amitié et d’espoir d’un avenir possible. Chimère ? Utopie ?? Peut-être, mais il reste des chemins inexplorés pour les Don Quichotte de la vie, car ces moulins aux ailes portées par le vent peuvent vous envoyer aussi bien dans la boue que dans les étoiles. Et comme la maison accepte l’échec, c’est pas si grave de tomber quand on sait qu’on va se relever et repartir à la conquête des étoiles. Tomber six fois et se relever sept… Saravah la vie, et que le spectacle continue avec ces Rois du Slow Biz… 50 ans, la belle affaire, le temps est suspendu, le plus ancien label français en activité vous salue bien. Vous avez raté cette fête au Brésil, au Japon, à Paris, pas de panique, un rendez-vous se prépare à Montréal, prenez vos billets, et comme on le chante au Kabaret,

Ils sont venus, ils sont presque tous là, retrouvez les sur les images, et rêvez comme si vous y étiez.

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Et pour quelques images de plus :

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Et il faut rendre hommage aux acteurs de l’ombre qui ont  initié, mis en place, produit et réalisé:  Atsuko, Maia et Yvonnick, sans qui les choses auraient été très aléatoires…

Pour suivre les aventures extraordinaires des Rois du Slow Bizz, c’est là, clic sur …

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Vous y trouverez l’album anniversaire.

Norbert Gabriel

NB  Ne ratez pas la très belle lettre  d’Emmanuel dans le commentaire ci-dessous. 

Saravah 50 ans

22 Oct

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Pierre Barouh est en train de faire danser le Japon en samba Saravah, pour cet anniversaire du plus ancien label de chanson en activité. Après avoir été fêté comme il se doit au Brésil, c’est en Novembre que la fiesta arrive à Paris, et deux temps,

  • Le 4 novembre l’album avec
  • Kahimi et Albin de La Simone ,
  • Jeanne Cherhal et Séverin, Bastien Lallemant,
  • François Morel et Yolande Moreau,
  • Bertrand Belin, Olivia Ruiz, Camelia Jordana,
  • Maia Barouh, Bears of Legend, El Duende…
  • et sans doute quelques surprises… Et vous et vous et vous…
  • et le 20 novembre le concert anniversaire au Trianon,   Pierre Barouh sera là, les dessins sont de Charles Berberian, et le grand Alain Cluzeau est aux manettes !
  • Happy Birthday Saravah !

Pour les réservations, clic sur le Roi du Slowbiz:

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Pour le troisième temps, ou la troisième mi-temps, chacun fera ce qu’il lui plait… En attendant, chantons en choeur…

Norbert Gabriel

Ça va ça vient… Pierre Barouh

30 Août
Photo C.Chatverre

Photo C.Chatverre

L’artisan et l’artiste ont un même but:  Enfanter un peu de beauté humaine… *

Ce qui les différencie, c’est que l’artiste ne sait pas à l’avance quel chemin il va prendre. Voilà exactement ce qui caractérise Pierre Barouh, cette liberté fondamentale du papillon toujours disponible à butiner la fleur croisée en chemin, un chemin fluide tracé en pointillé pour avoir toujours une option détour et tour de chant. Impromptu.

Pierre Barouh est une sorte d’homme chat qui vivrait ses sept vies en même temps. Dans un entrelacs qui aboutit à une polyphonie de son et d’images, une samba japonaise pour accompagner la barque rêveuse de ce poète vagabond, une samba parisienne sur un air d’accordéon porté par la mémoire des quatre vents, une fanfare Kabocha Shokaï dans le bocage vendéen… Effet pollen à tous vents.

Les rivières souterraines  ont déroulé le panoramique de sa vie foisonnante. Avec ce film  Ça va ça vient,  voici les images. Presque la genèse, le prégénérique de ses éclats de vie. Il y a une sorte de filiation avec l’Illustre Théâtre, le Groupe Octobre et la belle équipe, avec ces aventures qui naissent du grippage des grands systèmes qui robotisent les humains.

L’histoire: une grève générale bloque toute la circulation d’une métropole, les ouvriers d’un chantier de construction restent sur place, se mélangent à la vie du quartier, le maçon et le boulanger, le camelot et la secrétaire, la concierge et le contremaître, les vieux et les jeunes, et dans cette chienlit comme disait l’un, émerge un air de liberté quand arrive un cirque bricolo qui casse tous les codes. C’est le grand magic circus et ses animaux tristes qui va ouvrir des chemins insoupçonnés à l’ouvrier du bâtiment, et à ses collègues. C’est le grand cirque de tous les possibles, on y a remplacé les lions et les tigres par des poules saltimbanques, les acrobates, les musiciens et les jongleurs sont des évadés de la vie enchaînée aux machines à produire. A surproduire. Ils réinventent un art premier, celui de l’art spontané, le spectacle de la vie qui devient la vie d’artiste. Et voici les rois du slow biz en route pour la gloire. Et on suit les nuages vers des horizons changeants, ce n’est pas le bout de la route qui compte, mais la route. Où, un jour, on fera une halte dans un Kabaret où la maison accepte l’échec. Et ceux qu’on croise, rencontres éphémères ou définitives pour des instants éternels, s’inscrivent dans une galaxie Saravah riche de scintillements multiples sous le signe du daltonien qui ne veut dépendre des couleurs pour choisir les humains à qui tendre la main.*

kabocha Ça va ça vient (bis) c’est vingt ans après, ou plutôt 30 ans après, une autre aventure de saltimbanques, avec une fanfare japonaise venue en France, avec comme trait d’union Maïa Barouh, chanteuse, musicienne, et interprète (au deux sens du terme) qui embarque cette fanfare Kabocha Shokaï de Tokyo dans les rues de Paris de Toulouse d’Avignon et sur les chemins de Vendée. Le melting potes prend tout son sens avec une soirée concert dans la cour de la maison de la vie rurale de la Flocelière, Sansévérino et ses musiciens, la fanfare, et une soirée événement unique en son genre.

Ce film sur le périple de cette fanfare est dans la droite ligne baroque du premier « ça va ça vient » dans lequel on revoit Jérôme Savary prendre la route avec son grand magic circus qui tient dans une camionnette Citroën modèle Louis la brocante.

Les héros de la voltige et des rêves en ribambelle vous saluent, il y a des années où on a envie de ne rien faire… mais de vivre, les héros ne meurent jamais … Hasta siempre compañero.

Depuis 50 ans Saravah, le plus ancien label de chanson en activité, pollénise le paysage de la chanson.

Parmi les belles hiel duendestoires nées d’une samba et d’un inventeur d’utopie, il y a celle du Théâtre Aleph, puis celle du Centre Artistique du Duende, pour la visite, clic sur le panneau ==============>

et Pierre Barouh, c’est là , dans le livre,

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Pour Saravah et ses multiples activités , clic sur le roi du slow biz…

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* extraits de Pierre Barouh

 

Norbert Gabriel

Chronique de 2013, ça va et ça revient, car après le Japon et le Brésil qui ont fêté les 50 ans de Saravah, ce sera en automne que la France fera sa fête d’anniversaire à Saravah.
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