Cris Carol Musiques et paroles … avec Dimey et Mouloudji

2 Mai

En 1973,  il y eut un album de Mouloudji, Faut vivre qui reste au sommet de ma panthéonesque liste de préférences. Dix chansons en forme de bilan, le blues du temps qui passe .

On y découvrait le nom de Cris Carol aux compositions musicales de 6 de ces chansons, dont « Faut vivre « .

Cris Carol a eu un parcours un peu atypique que vous pouvez découvrir ICI et après le yéyé imposé par la maison de disques, elle a vite repris les commandes de sa vie d’artiste pour créer et composer dans un répertoire de chanson plus riche textuellement, avec Mouloudji, Dimey, Reggiani, Philippe Clay, Mick Micheyl…

Aujourd’hui, voici un album tout neuf,  » Si tu me payes un verre » onze chansons parmi celles dont elle est compositrice avec Faut vivre en point d’orgue… album où on retrouve un compagnon de route musicale, Jean Musy, aux orchestrations et accompagnement piano.

Huit textes de Mouloudji et trois de Dimey dans un best off de ses créations musicales. Une redécouverte aussi de chansons avec quelques menues variations textuelles pour être raccord avec l’époque et l’interprète qui prend la chanson à son compte. (Tout fout l’camp)

Le livret impeccablement réalisé, montre que dans ces variations, il peut y avoir quelques surprises, parfois le texte chanté révèle que le texte écrit a subi des éclipses, parfois c’est la transcription qui faute, il est écrit « au nerf du temps » alors que Cris Carol dit la bonne version « au mur du temps (Faut vivre) et dans « Tout fout l’camp » elle glisse judicieusement des échos des années 2000, les smartphones par exemple … C’est de la chanson vivante. Parfois la liberté de l’interprète apporte quelques variations notables dans le texte, ainsi « Dans madame la môme » ce qui est chanté n’est pas tout-à-fait ce qui est écrit dans le livret . En comparant avec la version originale de Mouloudji, qui correspond à celle du livret, on constate qu’on est dans la ligne de ce que Boris Vian a répondu à Mouloudji, au sujet du Déserteur « Mais Moulou, tu fais comme tu veux, c’est toi qui chantes… » Toutefois dans ce cas précis, « Madame la môme » la version originale mérite d’être redécouverte. C’est un bon exemple de chansons qui prennent des couleurs différentes au féminin et au masculin.

Et c’est aussi un rappel de grandes qualités d’auteur de Mouloudji, que son statut choisi de baladin des petits chemins a préservé du starsystem.

En écoutant ces chansons nouvellement orchestrées et arrangées, c’est le meilleur du répertoire de la chanson qui revit,

 

 Avec Philippe Noireaut, piano claviers percussion, Simon Proulx guitare,  Christian Pamerleau batterie, Daniel Lessard basse, Denis Plante bandonéon, Nadine Turbide accordéon, Sven Meier alto et violon, Nicolas Cousineau violoncelle, Fréderic Salter, clavier.

Album chez EPM. 2019

Pages 10 et 11 du livret.

 

Norbert Gabriel

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