Rencontre avec Cyril Mokaiesh à Bordeaux au Théâtre l’Inox

15 Nov

 

Le 07 octobre dernier le Théâtre l’Inox accueillait à Bordeaux Cyril Mokaiesh pour un concert. Évidemment essentiellement acoustique, l’endroit demeurant localement un des rares lieux de résistance de la Chanson, où celle-ci soit invitée à s’exprimer sur une scène intime, sans autre arme que la poésie du dénuement et la sincérité du coeur. C’est un véritable militantisme de soutien de la Chanson francophone et de ses interprètes qui anime l’association Bordeaux Chanson, organisant des spectacles à l’Inox entre autres depuis maintenant plus d’une décennie. Aussi n’était-ce pas un contre-sens qu’un militant de la cause de la culture et de l’art tel Cyril Mokaiesh, en première partie de qui jouait la chanteuse Eskelina, vienne en remplir la sale d’un moment de partage et de beauté. Parti sur les routes pour amener à la rencontre du public son dernier album « Clôture », dont le premier extrait « La Loi du Marché », en duo avec Bernard Lavilliers, a sans doute plus arpenté les rues de nos villes, « en groupe, en ligue, en procession », avec les manifestants du mouvement social que les ondes radiophoniques -à croire que sa dimension fédératrice et populaire échappe bien moins aux citoyens qu’aux médias-, l’artiste conviait ce soir là un public bordelais tout ouïe à s’inventer une temporalité chaleureuse, humaine et poétique. Quelques heures auparavant il acceptait de nous accorder un entretien pour parler de son travail, et de bien d’autres choses encore.

 

– Bonjour Cyril et merci de nous accorder cet entretien. L’Inox où tu joues ce soir est un des rares et derniers lieux de spectacle à Bordeaux où on peut écouter des concerts de Chanson Française. Constates-tu, en tant qu’interprète, sur le plan national aussi, une raréfaction des lieux où la Chanson est invitée à s’exprimer ?

C’est vrai que j’ai l’impression – et tout cas ce n’est pas la première fois que je me fais la réflexion- qu’à Bordeaux il y a une scène musicale qui est extrêmement large et importante. Et les salles sont habitées de plein de gens. Je suis venu à la Barbey Scholl au mois d’avril ; il y avait eu une belle exposition, avec un article dans Sud Ouest. Alors je ne sais pas à quel point ça peut avoir un impact. Mais je me rends compte effectivement que la Chanson Française -et c’est ce que je fais, même si sur scène il y a une part de Rock et d’énergie, je me considère vraiment comme un chanteur de Chanson- est peut-être une frange de la musique à relancer à Bordeaux ; mais Bordeaux n’est pas la seule ville où se représenter est un peu confidentiel. Je m’aperçois que la Chanson aujourd’hui fait acte de résistance. Je m’entends : ce sont des mots forts pour dire quelque chose de simple. Mais peut-être aujourd’hui les radios n’ont pas forcément envie de passer ce style de musique. Les messages peuvent être considérés parfois comme un peu trop politisés et peuvent gêner certains, voire même parfois avoir un contre-intérêt pour un programmateur de radio, qui n’a pas d’intérêt à ce qu’on entende ce genre de message à l’antenne. Il y a, à mon avis, une somme de choses petites et plus graves qui font qu’aujourd’hui les artistes et les producteurs de spectacle, les gens qui organisent ce genre de concert, doivent se serrer les coudes et le font. Du coup, ça donne quelque chose d’assez inédit à chaque fois : une rencontre très proche avec les gens, un moment d’échange aussi avec les organisateurs avec qui ont vient passer un après-midi, notamment à évoquer ce genre de sujet. On réfléchi ensemble à comment pouvoir palier ce manque, parce que je suis sûr que les gens ne manquent pas d’enthousiasme : il y a un public pour ça. La jeunesse n’est pas forcément tournée vers la Chanson, ou en tous cas l’image de la Chanson ; je ne sais pas si c’est l’image ou la Chanson elle-même qui est à remettre en cause. Mais il y a des choses à imaginer, et puis naturellement ça reviendra. Je ne pense pas qu’on puisse se passer de Chanson Française ; je ne pense pas qu’on puisse se passer de sens, d’engagement, de poésie. Aujourd’hui c’est un petit peu mis de côté, mais il y a encore de l’espoir.

 

– Tu évoques justement les choix de programmation des radios, et à ce propos, ton titre « La loi du Marché » a souffert d’un manque de diffusion radiophonique au niveau national, exception faite de France Inter. Les radios n’ont-elles pas souhaité l’exposer ?

Il n’y en a pas beaucoup. Je ne saurais même pas dire s’il y en a d’autres que France Inter à l’échelle nationale ; je pense que ça a été la seule. Il y a peut-être eu une ou deux émissions qui l’ont joué ponctuellement, mais pas de manière automatique. Je pense qu’en revanche dans les régions, il y a des radios locales, qui, elles, fonctionnent au coup de cœur et se moquent de savoir si c’est un message qui est audible pour les gens ou pas. Je ne pensais pas que cette chanson serait  aussi « clivante » entre guillemets. Je pensais plutôt qu’elle était fédératrice d’une pensée que les gens peuvent avoir  au fond d’eux. Pas mal de gens viennent me voir à la fin des concerts et me disent que je dis tout haut ce que les gens pensent tout bas. C’est plutôt un grand compliment. On se passe très bien des radios aussi quand on est artiste. On fait des concerts. Si j’avais fait ce métier en me disant que je voulais être programmé partout sur les radios, ça aurait été un peu mince comme ambition. L’ambition est peut-être beaucoup plus grande et se joue dans la durée. Il faut laisser le temps au temps et faire confiance à ce qu’on fait. Il ne faut pas perdre confiance sous prétexte qu’il y a dix programmateurs qui décident du sort des artistes. Peut-être qu’un jour ces dix programmateurs là vont partir, et que nous, on sera toujours là.

 

– Proposer de chanter ce titre en duo avec toi à Bernard Lavilliers était-il ta volonté première ou avais-tu envisagé d’autres interprètes pour partager ta chanson ?

Ça a été mon premier choix, bien sûr. C’est un artiste que j’admire beaucoup, que j’ai découvert il y a quelques années, puis redécouvert il n’y a pas très longtemps. Il y avait une partie de son œuvre que je ne connaissais pas. Je trouve qu’avec les années, il devient un personnage dont l’engagement et la révolte sont de plus en plus sages dans le bon sens du terme. On parle d’un grand de la Chanson Française. Heureusement il y a des pères qui nous inspirent et des personnages qui nous donnent envie de continuer. Bernard Lavilliers, c’est quelqu’un qui m’a dit du bien de mon travail, et c’est la plus belle reconnaissance qu’on puisse m’offrir, et le plus bel encouragement surtout, parce qu’aujourd’hui, on a plus besoin d’être encouragé que félicité. Cette rencontre est un joli signe du destin.

 

– Tu parlais plus tôt de la nécessité pour les artistes et organisateurs de concerts de Chanson Française de se serrer les coudes et d’être inventifs. Il est de plus en plus courant que des interprètes partagent un co-plateau pour une soirée, voire une tournée. Y a-t-il des artistes avec qui tu en envisagerais ?

Il faut réfléchir. Ce sont des questions auxquelles je ne peux pas répondre dans la seconde, car mille noms vont me passer par la tête. Bien sur il y a des collaborations et des idées possibles, et je pense qu’aujourd’hui il faut que ça passe par là : des gens qui tendent la main, des ainés qui n’oublient pas leurs fils ; il faut qu’on écoute ce qui se fait ailleurs et qu’on se reconnaisse des alliés.

 

– Parlons de ton album : pourquoi avoir choisi de le nommer pareillement que la chanson sur laquelle il se termine, « Clôture »?

Il y avait cette chanson qui teinte vraiment l’album. C’est la dernière du disque. Et c’est en faisant la photo pour la pochette du disque, avec cette main comme ça sur ma bouche, que je me suis dis que cet album disait des choses, luttait aussi contre un ordre établi qui essaye de nous faire croire que l’avenir n’est pas autrement que le présent qu’on est en train de nous offrir, qu’on ne peut pas envisager un horizon différent, que c’est comme ça et ça ne sera plus autrement. Donc à travers cet album je crois que je rentre en résistance, et qu’il n’est pas toujours bien vu par tout le monde de dire la vérité.

 

– Ton écriture se démarque souvent de celle d’autres artistes engagés, en ce qu’elle entrelace perpétuellement des propos relatifs à ta vie privée, à ton intimité, et du militantisme politique ou social. Est-ce une nécessité chez toi de ne pas cloisonner les deux ?

– J’aime bien les deux : j’aime parler de l’époque avec ferveur et amour même, et puis parler d’amour. Ce n’est pas une forme d’exhibition ou de mise à nue. J’aime bien les artistes qui livrent des choses d’eux-mêmes pour qu’on comprenne leur regard sur le monde. Du coup j’essaye de faire partie de cette tradition de chanteurs là, qui s’engagent personnellement et d’une manière plus globale.

 

– La chanson « Ici en France » résonne comme un appel à la jeunesse, à une prise de conscience, face au danger ou à la tentation de l’extrémisme, des extrémismes d’ailleurs. Quel en est le message exact ?

Cette chanson parle surtout de la montée du front national. C’est une chanson qui voulait évoquer toutes ces peurs qui nous animent, à nous quarantenaires et trentenaires, vivant en France et en Occident et étant abasourdis par tant de causes qu’on ne maitrise pas, quant aux attentats, et du coup à la montée des extrêmes. Cette chanson était surtout un appel à la raison en période d’élection présidentielle : dire que je comprends cette colère et ce sentiment de vouloir créer une forme de révolution, mais qu’il ne faut pas se tromper de révolution ni de révolte. Il y a un bon nombre de gens qui ont plutôt une pensée de gauche et qui ces dernières années ont succombé au jeu du front national, par dépit, et sans doute par envie de mettre un grand coup de pied dans n’importe quoi, en disant : « perdu pour perdu, vous allez voir ce qu’on est capables de faire dans ce pays ».  C’était une chanson pour éviter un carnage qui heureusement n’a pas eu lieu, mais dont la menace est quand même grandissante.

 

– On te sent par ailleurs préoccupé par  la dégradation des conditions d’éducation et d’accès à la culture et à l’art, due aux choix de politiques budgétaires de notre pays. N’y a-t-il pas un lien direct entre l‘un et l’autre ?

Oui, il y a un  lien. C’est sûr que le manque d’éducation, le manque de culture amènent à des pensées qui peuvent aller jusqu’à la barbarie. Si le front national a pris une telle place dans le pays, c’est bien que la question a été mal débattue, mal expliquée, qu’il n’y a pas assez d’éducation et de formation pour qu’on puisse élever notre pensée et la tourner vers d’autres idéaux. Les attentats sont liés à ça. Je ne voudrais pas me lancer dans la philosophie, qui n’est pas mon métier. Mais j’entends des philosophes comme Alain Badiou qui dit qu’aujourd’hui l’économie et la violence des attentats sont extrêmement liées. C’est-à-dire que si on met  des gens sur le côté, à qui on dit qu’ils ne servent à rien, et que s’ils n’étaient pas là, ce serait mieux, parce qu’ils ne comptent pour rien, évidemment dans ce monde ultra médiatisé où tout le monde veut être un peu le héros de sa vie, il y a une brèche ouverte pour ce genre d’idéologie qui consiste à faire croire qu’on va être un héros, passer à la télé, avoir tout un tas de privilèges, des armes, des femmes, des voitures… Tout ça participe à cette pensée mondialisée qui est qu’aujourd’hui le bonheur passe par la consommation, la possession et des choses pas très spirituelles, qui dans l’extrême peuvent mener à des tragédies.   

 

– Ne récolte-t-on pas aussi les fruits amers de décennies de promotion par les médias d’une forme de sous-culture qui n’incite pas vraiment à l’ouverture d’esprit, le désir de savoir et la curiosité envers les autres ?

Tout ça est compliqué. Je suis complètement d’accord. La télévision, pour commencer, je ne la regarde pas. La radio, je l’écoute peu. J’aime bien lire les journaux, mais on sait bien aussi que les journaux sont dirigés par des gens qui ont des intérêts. Donc il faut aller chercher l’information là où on peut aller la chercher, et se concentrer sur les belles œuvres qui existent, les belles associations, les gens qui consacrent leur vie pour que la culture se fasse, d’une manière peut-être plus confidentielle et intime, mais qui existe. Et je pense que si l’espoir doit revenir quelque part, il faut lutter là où on peut lutter et encourager ce qu’on peut encourager. Et là aujourd’hui, on est à l’Inox, dans un théâtre au milieu des beaux quartiers de Bordeaux, et il y a des choses qui se font dans la confidentialité la plus totale -on va être 50 ce soir-, mais peut-être que ça donnera des envies et ça apportera des jolies pensées ou de la poésie et que les gens vont ressortir en se disant qu’ils vont passer une meilleure semaine.

 

– L’Inox se prête particulièrement aux représentations acoustiques. Comment vas-tu interpréter ton répertoire ce soir ?

En acoustique, effectivement. On est tous les deux avec Valentin Montu, qui m’accompagne à la basse d’habitude, quand on joue en groupe.

 

– Tu peux souvent employer un ton désabusé et ironique, dans tes chansons, qui semble parfois frôler la frontière avec le pessimisme, voire le cynisme. Pourtant ces chansons parlent d’espoir et d’amour. Est-ce un équilibre fragile et délicat à maintenir ?

Ce n’est pas facile, mais c’est mon travail. C’est aussi mon humeur au moment où j’écris la chanson. C’est aussi parfois la provocation ; je ne suis pas quelqu’un qui pratique l’humour en chanson, mais parfois le côté un peu désabusé et ironique, l’autodérision. Je me moque tellement du monde dans lequel on vit que si je ne me moquais pas de moi-même, il y aurait un problème quelque part. En revanche, le pessimisme, non. Ce n’est pas parce qu’on parle de sujets douloureux qu’on est pessimiste. J’essaye d’être lucide. Si le constat peut être amer, ce n’est pas pour autant qu’il est pessimiste. Le pessimisme serait de ne pas en parler ou de détourner la tête, ou d’en parler mal et de dire des contre-vérités. Si on essaye de dire les choses avec sa sensibilité, mais avec une forme de recherche de vérité, c’est plutôt un combat qui fait avancer les choses.

 

Te sens-tu incompris, un peu à l’instar de la chanteuse Melissmell, qui nous expliquait récemment comme ses chansons sont aussi, souvent à tort, décryptées comme une vision pessimiste et sombre par un partie de la presse ?

Oui, mais qui le dit ? Les quelques journalistes pour qui le monde aujourd’hui a besoin d’entendre des chansons qui sont très anecdotiques. C’est vrai que l’époque a un côté anecdotique qui fait du bien à certains aussi ; s’il n’y avait que des gens comme moi ou Melissmell, peut-être que les gens se feraient chier, et je les comprendrais. Il faut qu’il y ait un éclectisme évident. Maintenant c’est vrai qu’aujourd’hui, l’heure n’est pas tellement à la chanson réaliste et poétique. C’est dur d’embrasser la Chanson Française aujourd’hui. Mais il y a des gens : on est là tous les deux, et il y a d’autres gens. Néanmoins ça force un peu à l’humilité, car il est sûr que les plateaux télé ne nous appellent pas tous les matins, même si ça peut arriver. Et il arrive de faire des concerts dans les jardins des gens, ou avec des salles à moitié pleines. Et il arrive aussi de très bonnes surprises avec des gens qui nous attendent avec impatience. On est revenus peut-être à une époque où faire carrière, faire son trou, ça ne se fait pas en deux ans, quoi qu’on nous raconte.

 

– La chanson « Blanc Cassé » sur ton disque sonne à mes oreilles comme un pendant au titre « Sur un Trapèze » d’Alain Bashung. Comporte-t-elle un clin d’œil volontaire à ce titre présent sur son dernier album « Bleu Pétrole » ?

Je ne crois pas. C’est marrant, parce qu’elle dit complètement l’inverse. Il n’y avait pas de clin d’œil à Bashung. J’aime bien les clins d’œil, ou le fait de citer ouvertement quelqu’un ; mais là, je ne crois pas. Peut-être musicalement y a-t-il quelque chose ? Elle fait parti des chansons très autobiographiques ou personnelles de ce disque.

 

– J’aimerais revenir sur une de tes anciennes chansons, « Le cèdre du Liban », qui figure sur ton deuxième album « L’Amour qui s’invente ». Elle raconte une histoire et exprime des sentiments très intimes, en utilisant l’image de cet arbre mythique du pays où tu as des origines. La métaphore est très belle. Peux-tu nous raconter l’histoire de sa création ?

C’est une des premières chansons que j’ai écrites, alors que je devais avoir 18 ou 19 ans, et je l’avais dans un coin, dans un tiroir ; je ne l’avais jamais ressortie. Je la chantais à des amis, et c’est une chanson qui avait beaucoup ému mon père, à un moment où je lui avais un peu demandé conseil, pour savoir si je faisais bien d’essayer de faire carrière dans la chanson. Je suis sûr que tous les artistes ont des chansons comme ça, qu’on traine et qu’on met un peu de temps à vouloir enregistrer et proposer au public. Et puis ça a été pour mon album en 2014 ; je voulais terminer cet album par une chanson de mise à nu, qui évoque mes origines. Le Liban, c’est un endroit où je vais régulièrement me ressourcer. Il y a un moment dans sa vie où on a un peu envie de rendre hommage à une partie de sa famille, je crois.

 

– Ton précédent disque « Naufragés » avait choisi de rendre hommage à des auteurs de la Chanson Française souvent méconnus du grand public et injustement négligés par la postérité. Cela te tenait-il tant à cœur et pourquoi ?

Beaucoup. Ce sont des auteurs, comme Allain Leprest, Jacques Debronckart, Philippe Léotard, dont avec Giovanni Mirabassi, le pianiste du disque, on a pris un malin plaisir à aller chercher des perles un peu échouées. C’était une manière de rendre hommage à la chanson poétique, réaliste, engagée, qui sue le sang et le vin rouge. La poésie, c’est quoi ? C’est « le sang des mots » me disait un ami. Ce sont des gens qui ont vécu à fleur de peau, à fleur de mots, et qui ont été aussi, je pense, un peu méprisés, parce qu’ils étaient à contre-courant. Donc il y avait une partie du public qui les adorait, qui en était fan -et heureusement qu’ils ont eu cet amour là-, mais je pense qu’ils ont été un peu victimes du fait qu’on les laisse dans l’ombre, parce qu’ils ouvraient leur gueule et était « fatigants ». Mais en même temps, qu’est-ce que c’est beau ! Et ça me fait plaisir, même si les médias n’en ont pas beaucoup parlé de leur vivant, d’entendre qu’on dit du bien de mon disque, parce qu’on dit, du coup, du bien de ces auteurs que j’aime tant, et que j’ai eu plaisir à chanter sur scène. Ca a été une vraie source d’inspiration pour l’album qui a suivi. Je leur dois « Clôture », mon dernier album : d’avoir baigné dans leurs textes pendant un à deux ans, on n’en ressort pas pareil.

 

– D’un point d’ouïe un peu plus personnel, ton timbre et les intonations de ta voix m’évoquent souvent Nicolas Peyrac. Fait-il partie des chanteurs que tu as écoutés et qui ont pu t’inspirer ?

On me parle souvent de Nicolas Peyrac ; tu n’es pas la première. Je ne connais pas hyper bien le répertoire de Nicolas Peyrac ; j’en connais quelques unes que tout le monde connait, et que j’aime beaucoup aussi. Parfois le timbre de voix nous rappelle quelqu’un. Je suis sensible aux voix des gens. Mais malheureusement je n’ai pas grand-chose à dire là-dessus, car ce n’est pas un répertoire que je connais sur le bout des doigts.

 

 

Liens : site http://www.cyrilmokaiesh.com/

Facebook : https://www.facebook.com/CyrilMokaiesh/

 

Nous remercions les membres de l’association Bordeaux Chanson pour leur accueil chaleureux, ainsi que le photographe Alain Nouaux pour ses photos.

Site de Bordeaux Chanson http://www.bordeaux-chanson.org/index.php/Presentation

Photos : Alain Nouaux (2 ; 3 ; 4 ; 5), Miren Funke (1)

 

Miren Funke

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