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Jean Guidoni, Légendes urbaines…

21 Nov

La Cigale reçoit Jean Guidoni,

Il y a quelques mois, lors de la première à L’Européen, la salle a été éblouie par ce spectacle, quelques mois après, le 20 Novembre à La Cigale, on peut dire que le grand cru s’est bonifié, mais rien à ajouter sur le fond à ce qui suit….

 

 Lors de la sortie de l’album, ce fut un triomphe, en voici les échos.

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Photo©NGabriel Européen 2017

Résurrection ! Depuis quelques années avec la nouvelle équipe Tacet, Jean Guidoni s’est consacré à des spectacles et albums essentiellement comme interprète. Période sans doute transitoire pour faire revivre à plein régime en 2017 ce jeune homme qui marchait dans les villes comme un conquérant insatiable bien résolu à tout dévorer et à flamber sa vie comme un feu d’ artifice. Une apparition explosive qui avait laissé pantois celles et ceux qui ont eu le privilège de le découvrir ces années-là (pour moi, 1982 à Firminy) Et certains des premiers spectateurs qui étaient au Théâtre en Rond au début des années 80, étaient là, le 4 Avril, dans ce théâtre devenu Européen. Et nous avons retrouvé ce Jean Guidoni éblouissant, une voix impeccable qui sonne comme un violoncelle, grave et bien posée sur ses Légendes urbaines, ses propres textes, associés aux musiques de Didier Pascalis, sur des arrangements de Thierry Garcia. Une équipe talentueuse et solide, dans laquelle Jean Guidoni trouve un épanouissement artistique total, et peut-être plus. L’artiste est souvent un solitaire, mais s’il n’est pas bien accompagné, dans tous les sens du terme, le chemin peut devenir très malaisé.

Légendes urbaines, avec quelques ajouts « du répertoire » donne un spectacle d’une densité émotionnelle particulière. Oublions une des légendes qui a fait de Guidoni un chanteur uniquement sombre et torturé aux ambiances tragiques, c’est beaucoup plus que ça, c’est un concerto des sentiments souvent exacerbés, – J’ai peur-* c’est un regard sans concession sur les tréfonds de l’âme humaine, un miroir souvent impitoyable – Je pourris camarade– mais c’est aussi une auto dérision jouissive, et acidulée, ça pique un peu, mais on pirouette quand même, sur le manège enragé. Putain de vie, je t’aime malgré tout… A la façon de Prévert, dont il m’a semblé deviner l’ombre complice dans un coin de la scène. A la façon de Daumier, dans ses portraits au vitriol, à la façon de Van Gogh aussi, dans les contrastes bigarrés de la vie rugueuse, bariolée, maquillée ou sauvage.

C’est un Guidoni qui semble avoir largué une bonne partie des « encombrants » qui plombent la marche en avant, aujourd’hui la marche est fluide, funambule qui valse sur la scène, lucide ascendant narquois parfois, grave sans lourdeur, et danser à contretemps dans ce monde de fous, sur le bien et le mal… les deux pieds dans la boue, et sans aucun témoin

Que dire de plus ? C’est un nouveau printemps Guidoni, et un album à mille feux, en fin de compte, ça valait le coup d’avoir la patience du diable pour revenir vers nous. Salut l’artiste.

*J’ai peur (Allain Leprest)

Suivez Guidoni, c’est ici, clic sur la photo…

Car si l’Européen a très vite affiché complet, la Cigale est programmée à l’automne, et soyez prudent, j’imagine que le public de l’Européen remettra ça et emmènera celles et ceux à qui ils veulent du bien.. Et n’hésitez pas à découvrir aussi la mutine Dorothy… (MP)

Et pour quelques images de plus…

Photos NGabriel Européen 2017

Norbert Gabriel

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