Sortie de « Louves » de Doclaine : entretien avec l’artiste

1 Juil

 

Après un parcours s’aventurant durant plus de deux décennies sous différents horizons, au gré d’expériences éclectiques, qui, dans le Rock ou la Chanson, l’amenèrent à exercer ses talents de musicien accompagnant d’autres artistes tel le chanteur iranien Aissi Manzari, ou d’auteur, compositeur, arrangeur et même interprète anglophone et francophone au sein de formations comme le duo folk qu’il créa avec Julie Biereye, le groupe White Crocodile, ou le projet La Bête Lumineuse, initié il y a quelques années sans vraiment aboutir à un enregistrement d’album, mais qui laisse quelques chansons délicieusement drôles, émouvantes et efficaces, Nicolas Deguilhem, alias Doclaine, sort un premier Ep qui le voit assumer son univers à titre plus personnel : « Louves ».

Pratiquant également la musique ancienne et les musiques improvisées au chant, enseignant l’exercice de l’écriture de texte aux plus jeunes, en parallèle de ses activités -ou de son activisme?- de musicien multi-instrumentiste, compositeur et arrangeur, cet explorateur insatiable, généreusement partageur, et débordant d’idées qui semblent se bousculer dans son esprit bondissant d’un azimut à l’autre, et galopant avec un instinct d’éclaireur, devait fatalement finir par se sentir entravé dans son expression et sa quête personnelles par la création et le jeu collectifs, qui même s’ils enrichissent à la faveur des échanges, obligent toujours à des concessions bridant l’individualité. Il n’aura fallu pour le persuader de sauter le pas que la conviction et l’enthousiasme de son ami Joseph Doherty [Lire ici] qui, s’impliquant auprès de lui dans la prise de son et la direction artistique, l’engagea à la réalisation de ce sept titres, sur lequel il joue d’ailleurs des violons, et dont l’enregistrement fut complété avec le concours de Milos Asian Terran à son Kitchen Studio [Lire ici]. Un travail d’équipe qui fait de l’Ep une histoire de musique, de recherche et de passion, mais aussi de liens amicaux forts. Et s’il naquit aussi sous le signe de l’éclectisme, en termes de lieux, de moments et de moyens d’enregistrement, le disque impose néanmoins avec  un naturel éloquent une cohérence philosophique et poétique, où s’ébauche et se dépeint une chanson folk qui, sans se surcharger opulemment des multiples références et influences dont se nourrit Doclaine, laisse deviner la richesse d’un paysage, que l’artiste qualifie volontiers de « folklore imaginaire », d’une poésie vagabonde et subtile où la douceur de sa voix nous attire et nous entraine. Il y a peu Doclaine nous accordait un entretien pour nous raconter la naissance de cette nouvelle aventure.

 

– Nicolas bonjour et merci de nous accorder cet entretien. Tu as une longue expérience de musicien au service des autres, et également d’acteur et initiateur de projets artistiques collectifs. Peux-tu nous raconter la naissance de cet EP, qui te voit enfin t’affirmer individuellement?

– Pour la petite histoire, les balbutiements du projet La Bête Lumineuse datent de 2010. J’avais joué en duo avec une amie, Julie Biereye, et j’avais fait beaucoup de sessions studio pour plein de gens. J’avais alors enregistré trois-quatre chansons dans un studio, mais même pas dans le but de faire un disque. Et puis j’ai travaillé jusqu’en 2013 pour le groupe White Crocodile, donc c’était resté en suspens. J’ai tenté de lancer ce groupe qui s’appelait La Bête Lumineuse, comme le titre de la chanson, car je venais de cette dynamique de groupe que j’avais connu pendant quinze ans. Mais le disque n’est pas sorti. Il a fallu que Joe Doherty me convainque que je pouvais travailler seul. Même si je préfère mille fois jouer avec des musiciens, en studio j’ai pu trouver mes repères de production tout seul, ou à deux en tous cas. J’ai trouvé ma zone d’artisanat de pré production et de production. Après la musique se fait avec des gens. L’histoire de l’EP part donc d’une impulsion avec Joe. Il m’a enregistré dans les Pyrénées pour les batteries et les deux premiers titres de l’EP. Ce sont d’ailleurs les titres qui sonnent le mieux. J’ai fini le reste chez moi, et avec Milos []. C’est un peu ma méthode « bordélique » : du work in progress « à la one again ».

 

– Le résultat arbore pourtant une cohérence et une unité philosophique assez inattendue pour une réalisation aussi disparate en termes de lieux et de méthodes d’enregistrements. En es-tu toi-même surpris?

– Quand on écoute avec des oreilles de technicien, on peut trouver des lacunes. Mais quand on écoute avec des oreilles de littéraire ou juste de mélomane, pour moi, il y a une unité de thème et de tout. Une chanson comme « Louise » a été prise chez moi, en prise de voix et d’harmonium sur le tapis dans mon salon. Donc l’ensemble est vraiment un mélange de cuisine artisanale avec de forts liens amicaux, entre le travail de Joe dans les Pyrénées, un travail dans le Kitchen Studio de Milos, et un travail à la maison. C’est une réalisation d’intimité.

 

– Sens-tu l’identité de ton propos musical se précisez plus et se définir mieux que lors de tes précédents projets où la composition collective pouvait agir comme une entrave à l’expression de ton individualité?

– Exactement ! Tu soulèves le point qui pour moi est le passage de quinze ans de musique en groupe à la composition individuelle. La dynamique de groupe doit être au service de ta chanson, qui n’est pas non plus de la musique progressive, même si j’essaye de faire de la Chanson musicalement assez riche. Ma tentative de faire ce disque en groupe il y a cinq ans n’a pas aboutie, parce que ça revenait à de l’interaction de musiques, alors que la musique devait être au service du texte. Aujourd’hui j’arrive à élaguer et cloisonner les projets. J’ai un autre projet de banjo un peu délirant où je vais au bout de délires improvisateurs et travaille beaucoup sur la production. Pour l’instant je bosse avec Pierre-Yves Marani, professeur au CIAM et travaillant à Ubik Mastering, qui fait du très bon boulot et est très à l’écoute. A Bordeaux il n’y a que lui et Alexis Bardinet de Globe Audio pour le mastering. J’enregistre et je mixe, mais le travail de mastering ensuite, c’est de l’orfèvrerie. Comme j’ai plein d’idées compositionnelles qui vont loin et que je réalise pas trop mal, après il faut quelqu’un qui aide de manière plus spécialiste. Quand on a un morceau avec plus de dynamiques au niveau sonore, c’est beaucoup plus complexe à mettre dans la boite qu’une prise guitare-voix. J’avais découvert cette science, mais sans être derrière les manettes, en jouant et regardant les ingénieurs faire ; ça n’a rien à voir quand on met vraiment les mains dedans. Par contre dans ce projet de  chanson, et je l’ai vu quand je me suis retrouvé seul en studio, ou juste à poil avec le banjo ou le ukulélé, il faut que la chanson tienne toute seule. Cet EP, je l’ai joué lors d’une date en janvier en première partie d’un groupe qui s’appelle Facteur Chevaux [Lire ici], un duo de guitares avec une prise de voix comme Moriarty, à l’ancienne, qui fait de la Folk avec beaucoup d’harmonies. Et j’aime ça : être seul dans des salles de cinquante ou cent places, et aller au cœur de l’artisanat des chansons.

 

– Aller au coeur et épurer est-il un souci primordial qui guide ton travail actuel, un peu à la manière de la philosophie Blues du « less is more » ?

– Il y a tout un travail d’élagage des idées musicales et des influences pour servir un texte. J’aime la liberté vocale d’improvisation, mais si c’est gratuit, qu’est-ce que ça vient faire dans la chanson? Ce n’est pas que la chanson doit être pauvre vocalement ; mais il faut laisser des choses de côté parfois, ou les garder pour la scène. Ce n’est pas parce que tu es bon musicien ou que tu as plein d’idées que tu peux faire une bonne chanson. Parfois il y a un diktat du texte dans la chanson qui nous tyrannise un peu. Si j’ai fait cet EP avec Joe, ce n’est pas par hasard : pour moi, Joe est vraiment le type qui a un parcours classique, qui connait le jazz, les musiques improvisées, mais qui n’a accompagné que de la chanson depuis quinze ans. Il est vraiment à l’articulation de tout. Traditionnellement en chanson française, on subit la prédominance du texte. Chez Bertrand Belin par exemple, il y a une voix, une approche du texte très intéressante, mais aussi beaucoup de musique, et une façon de faire de la musique en format chanson qui est différente. J’essaye de ne pas ratiboiser complètement mes idées musicales lorsque je fais une chanson, mais je pense que ce sont quand même toujours le texte et la voix qui doivent être l’idée directrice. Je suis très content d’avoir joué « Louise » seul au banjo, car ça m’a permis d’aller dans les moindres consonnes du texte, la moindre inflexion. Un ami m’a dit qu’on entend par moment un sourire intimiste dans la voix ou d’autres subtilités qu’on ne peut entendre que lorsque l’orchestration n’est pas étouffante. A ce propos, des choses me bouleversent chez Anne Sylvestre par exemple. Un truc qu’on oublie souvent, c’est que si on a de la musicalité et un truc dans la voix, on peut chanter le bottin. Les anglo-saxons ont avec leur culture de la production, que nous avons moins en France, transformé de simples chansons en « Frankenstein » de production. C’est intéressant, mais ça a des limites.  J’ai besoin pour faire une chanson que quelque chose m’accroche, un riff, un pont, un refrain. Les musiciens aiment bien ma chanson « Lisbonne », parce qu’elle a un rythme compliqué. Mais en fait le rythme m’a donné une accroche qui passe très bien, même en étant originale. J’aime que mes chansons tiennent toute seule, juste avec un banjo ou une guitare, mais qu’ensuite je puisse leur donner aussi une étoffe plus épaisse, parfois même juste avec un kick et un boucleur. Dominique A a su faire ça et tenir des gens. J’essaye de ne pas perdre de vue que « ma » chanson, c’est du guitare-voix, comme Atahualpa Yupanqui, même si je joue du xylophone, de la batterie, de l’harmonium. Mais je me perds depuis dix ans là dedans. Quand j’ai accompagné le chanteur iranien Aissi Manzari dans sa langue, c’était du format chanson ; quand j’ai accompagné Julie en Anglais, c’était aussi de la chanson. Et parfois on peut se permettre plus de choses dans d’autres langues. Le guitare-piano-voix est le cœur de tout, même si j’ai écouté bien d’autres choses, mais je ne pense pas qu’il faille toujours mettre toutes ses influences.

 

– Et qui sont les artistes qui t’’influencent justement ?

– J’ai été biberonné à Pete Seeger et à la Folk américaine, Tom Waits, Benat Achiary et à Dick Annegarn dans la Chanson Française surtout. Mes artistes de chevet sont Atahulpa Yupanqui autant que Pete Seeger ou Edith Piaf, Leonard Cohen ou Georges Brassens, André Minvielle et Dick Annergarn. Et aussi la nouvelle scène et surtout les femmes : j’écoute énormément de femmes dans la chanson, comme Camille, Emily Loizeau.

 

– Comment définirais-tu ton propre univers musical ?

– De nos jours les musiques ne sont plus trop cross-over. Sur scène quand je joue la chanson québécoise de La Bête Lumineuse, les gens adorent, car ça met une respiration. Sans dire que je fais le bouffon de service avec ça, mon set n’est pas encore très homogène, car c’est encore un peu le « folklore imaginaire » ; il y a aussi une chanson sur le Japon, une sur un berger pyrénéen. Tout ça donne un côté chanson « voyageuse », et il ne faut pas que je perde les gens avec ça, entre le côté expérimental esthétisant et le côté chanson intimiste. On a beau parfois faire l’artiste beaux-arteux, on se rend compte qu’il y a un énorme écart entre nos recherches de laborantin et l’aspiration et la réponse du public. Parfois une chanson toute simple sans prétention va fonctionner de manière très efficace en concert, car c’est une chanson « à partager » et le public ne s’y trompe pas et y réagit. Donc les disques c’est bien ; on peut aller au bout d’idées comme un chercheur. Mais ce qui compte c’est ce qui se passe avec le public. Le tout est de trouver quelque chose qui te donne envie d’aller au bout de ta chanson, pour toi-même, et pour les gens qui l’écoutent. La mélodie, le timbre de voix et la structure du morceau doivent suffire. Après on habille autour ou pas. C’est pour ça que je me permets de petites incartades ou délires à côté. Je veux pouvoir mettre mon côté improvisateur quelque part pour qu’il ne vienne pas envahir mes chansons en Français.

 

– Est-ce à dire que tu ressens le besoin de cloisonner tes différents projets pour ne pas que l’éclectisme de tes gouts, envies et idées dénature le particularisme de chacun d’eux ?

– En quelque sorte. Là je me suis amusé un peu avec ma fille à faire une reprise détournée de « The rythm of the night » de Corona, mais en réécrivant les paroles pour les soignants et en l’intitulant « Rythm of the kgnights », « knights » étant les « chevaliers » en Anglais, et en l’accompagnant d’un délire vidéo réalisé avec un pote à partir d’un blason de chevalier avec un masque symbolisant les soignants [Lire ici]. C’est plus sympa et rigolo qu’une énième vidéo live, et c’est une pause avant de me remettre à mes chansons. Mais il faut que j’aille au bout de ce délire aussi ; de toute façon être artiste, c’est aller jusqu’au bout du délire. J’ai commencé à écrire un ouvrage qui ne voit pas le jour, mais m’a permis de poser toute ma logorrhée inventive lacanienne, et donc d’en épurée les textes de mes chansons. C’est ce processus de compartimentage que j’ai mis en œuvre, parce que j’ai trop de bordel d’idées, ce qui peut être un handicap. Donc pour élaguer, je compartimente ce que je veux exprimer dans différentes disciplines. Le bordel peut être une richesse, mais s’il est maitrisé. Il faut savoir cloisonner les pratiques et les projets pour ne pas tout vouloir mettre dans un seul, ce qui est souvent la tentation quand on arrive d’un parcours de musicien dans la chanson : on à tendance à vouloir mettre tout ce qu’on a fait et sait faire dedans. Il ne s’agit pas de ramener la chanson à une pauvreté, mais à une forme d’humilité. J’ai commencé comme ça, avec trois accords en écoutant Pete Seeger et Leonard Cohen. Mais quand tu es boulimique protéiforme et un peu branque qui va dans tous les sens comme moi, c’est dur de se refréner. Sans oser me comparer à lui, Jacques Higelin y allait. De nos jours les genres sont tellement cloisonnés qu’on ne se permet plus ça. Il y a un côté immédiat et direct que je rencontre quand je travaille avec des gamins ; parfois je peux écrire avec eux une chanson par semaine pour les faire travailler au Conservatoire. C’est tellement immédiat et ludique que je m’éclate, et parfois leurs chansons sont mieux que les miennes. Julie Lagarrigue [ici, et ici] a aussi cette pratique très humaine et pédagogique, à travers son travail d’art-thérapeute, qui nourrit son écriture. Pour l’anecdote l’an dernier Anne Sylvestre est venue dans une école, située sous le pont d’Aquitaine, et l’instituteur avait écrit un texte que j’ai juste un peu raboté pour qu’il rentre dans une métrique musicale, et j’ai composé un arrangement pour quatuor à cordes. Alors bien sûr j’ai plusieurs secteurs de compétence, mais j’adore faire ça, sans rien m’interdire, car il faut que je me surprenne moi-même : garder une certaine adresse dans la simplicité et l’humilité. Bertrand Belin arrive à faire des choses très impressionnistes qui touchent, comme avec la chanson « Le beau geste ». Je suis un peu à la lisière entre une recherche esthétique de musicien et une expressivité simple, immédiate. Ce que je fais au Conservatoire est un compromis, car ça m’assure une moitié de mon salaire ; mais je n’y cultive pas des choux non plus : il y a un lien entre ce travail et ce que je fais en tant qu’artiste, une cohésion, comme Julie qui a trouvé son équilibre, et qui en plus est une artiste beaucoup plus structurée qui assume tout le travail de communication et d’organisation depuis pas mal de temps.

 

– Tu sembles sur scène naturellement guidé par un instinct du spectacle et du partage qui accroche le public. Le vis-tu ainsi ?

– Il me manque encore quelques concerts au compteur pour arriver à bien diluer tout ça dans un répertoire. A force le mélange entre le musicien, le chanteur et le conteur, un peu cabotin, se fait naturellement. Je pense qu’il faut déjà avoir de bonnes chansons pour faire un spectacle de chansons. La mise en scène et le cabotinage ne servent à rien si on n’a pas de chansons qui restent en tête. Dans le répertoire de Julie Lagarrigue [ici] par exemple, il y a des chansons à chanter, des chansons à raconter, des chansons à partager, et elle fait ça très bien ; j’ai trouvé ça génial. Maintenant j’ai trouvé ma façon de faire et d’assumer, et il faut que je me départisse du souci de musicien technicien pour laisser parler mon côté jovial et généreux et un côté plus direct et populaire qui fasse la fusion avec le troubadour en recherche musicale. Mais il faut faire plus de dates pour cela, et là où le bas blesse pour moi, c’est sur le démarchage et la communication qui permettrait de trouver des dates. C’est vraiment un boulot pour lequel il faut que je me fasse aider. Maintenant on nous demande de tout faire et mine de rien, c’était quand même pas mal quand on avait un petit label qui aidait pour les questions logistiques. Je rêve un petit peu, mais j’aimerais bien contacter des gens comme Dany Lapointe, la petite-fille de Bobby Lapointe, qui travaille avec des gens plus installés et fait un travail très intéressant.

 

– As-tu des projets prochains de dates ?

– Pour l’immédiat la mairie m’a appelé pour jouer dans la rue pendant le confinement, puis sur un balcon à Bordeaux Maritime. C’est une démarche de la municipalité qui appelle des artistes pour jouer publiquement, à condition que le temps le permette et que les gens ne descendent pas s’entasser dans la rue, sinon le régisseur arrête tout de suite, à cause des closes de sécurité. J’étais content en janvier, car j’ai eu le repérage pour le Prix Moustaki. Mais je n’ai encore rien mis en place au niveau de la communication et promotion, car il est vrai que je n’avais pas anticipé vraiment les frais que ça implique, ni la période de confinement qui verrait la fermeture des disquaires comme Total Heaven qui voulait distribuer l’EP.

 

– Dernière question pour satisfaire à notre curiosité : d’où vient ton nom d’artiste Doclaine ?

– Tout simplement, mon père était médecin et j’ai grandi dans les Pyrénées, donc il y a un clin d’œil au métier de mon père et à la laine de mouton : « doc » et « laine ». Et ensuite c’est simplement l’anagramme de mon nom, Nicolas Deguilhem : Guilhem Doclaine. Après avoir fondé La Bête Lumineuse, qui fait un peu nom québécois, ou titre de film porno québécois, je me suis dit que c’était con de ne pas assumer mon nom, mais qui sonne un peu troubadour du XVème siècle. Je me suis alors amusé à réaliser plusieurs anagrammes de mon nom, et suis tombé sur celui là, qui présente en plus l’avantage de sonner un peu anglo-saxon, mais pas trop. Il peut aussi sonner irlandais, et c’est ça qui est bien, car ça reflète les univers qui composent le mien, entre la Folk anglophone et la chanson française. Sans faire du maniérisme de communication, il faut aussi que ton nom, ton image, ton accoutrement soient en cohérence avec ta musique et ton identité personnelle. Et je suis enfin en cohérence. Ou en co-errance, mais avec qui ?

 

Miren Funke

 

Photos : source Doclaine (Doclaine), Carolyn C (Bertrand Belin, Joseph Doherty 6), Miren (Joseph Doherty 1, Julie Lagarrigue).

 

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