Romain Didier, au Café de la Danse…

6 Déc



Photos©NGabriel 2016

Photos©NGabriel 2016

Dans ce piano tout noir, il y a le journal intime de nos enfances, des pages aux lignes teintées forget me not, le myosotis de la mémoire partagée. On a tous été amoureux de Julie la Loire, ou de son jumeau masculin… On a tous été, un jour peut-être, cet enfant qui se croit seul, qui l’est peut-être, et qui sublimera ce mal d’enfance par des envolées de musiques, avec ce piano confident…

Romain Didier ouvre les pages de ce carnet en touches pastels, tout est suggéré plutôt que disséqué, bien qu’il ait noté parfois le détail du temps qui passe avec une lucidité désabusée ? Est-ce le fil de sa vie ou le filigrane de nos vies qui s’envolent de son clavier, un peu des deux. Dans ce piano tout noir, les tableaux s’éclairent en lumières tamisées, en chroniques douces amères, dans ma rue, aujourd’hui la vie est tranquille, mais si le scénario changeait d’humeur, qui sait vraiment ce qui se passerait ? On nait blanc, noir, bronzé ou gay, qui sait vraiment à quoi ça tient ?

romain-didier-cafe-de-la-danse-couleur-05-12-2016-22-03-27-2337x1813Dans ce piano tout noir, il y a les beaux échos et le temps qui passe, la mémoire sépia, parfois, il y a les chansons de toutes ces années qui se répondent, Julie qui revient, intacte, de Fiumicino ? Il y a des cartes postales, Barbara, Brassens, Lemarque, Ferré, Trenet, Aznavour, Bécaud,  Vigneault, un souffle oriental, une brise irlandaise, un carrousel ensorceleur, et le temps se suspend… Dans ce piano tout noir, il y a une parenthèse enchantée en trois ou quatre chapitres, fluides, le silence attentif du public était aussi de Romain Didier dans ces pages de souvenirs qui rappellent, au cas où on aurait oublié qu’il est aussi grand auteur que grand musicien.

J’emprunte à Eric Lafosse, cette conclusion parfaite : On ne peut pas acheter le bonheur, mais on peut acheter une place pour un concert de Romain Didier, et c’est quasiment la même chose !

romain-didier-couv-albumJ’ajoute que l’album est en vente libre, par exemple ici chez Tacet clic sur l’album et la boutique s’ouvre…

 

Pour la bande son de  cette chronique, voilà,

et en intro pour le spectacle

et Pleure pas (Piano public 1987)

Mon p’tit bonhomme, T’as beau prier, personne t’entend, ils ont tué Dieu à bout portant

et pour finir  à quoi ça tient,

 L’album ne contient pas « La folle complainte » c’est un bonus spectacle, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

manu-lods-cafe-de-la-danse-aaa-05-12-2016-20-32-15-2397x2525Manu Lods a ouvert la soirée, en quelques chansons il a dessiné les contours de son art, drôle et malicieux, sensible et sarcastique avec une chanson chronique très émouvante, François-Samuel, qui rappelle un temps de tragédies aux cicatrices mal guéries, et comme dit Télérama, « Entre hyperréalisme prosaïque et tentations poétiques, Manu Lods fait mouche avec précision et discrétion ».

Et avec le trait acidulé-rigolard de Gotlib quand il devient Le pigeon du 11 janvier, qui honora François H. Insolent et très en situation pour les cérémonies Charlie.

Pour en savoir plus sur Manu, clic sur le micro

 

Norbert Gabriel

Café de la Danse, 5 décembre 2016

 

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