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Camille Hardouin, rencontre…

20 Juin
Camille Hardouin Le Pont des artistes ITW 3648x2736

PhotoNGabriel, au Triton.

Chronologiquement cet entretien aurait dû être publié après la chronique de l’album, mais finalement, c’est bien qu’il arrive à la suite d’ une semaine où j’ai vu Camille Hardouin sur trois scènes, dans trois exercices différents. D’abord Le Pont des Artistes, où elle avait les deux musiciens qui vont l’accompagner en tournée à partir de septembre, puis au Festival TaParole, dans un spectacle collectif et le lendemain dans son spectacle en solo, voix-guitares, chroniqués lundi 19.

L’entretien prend tout son sens, après les spectacles, car il s’est dégagé une ligne de force, qu’on pourrait nommer « les sentiers ou les secrets de la création » ou comment naissent les chansons et les spectacles de Camille Hardouin ex La Demoiselle Inconnue.

Avant de lire, gardez en surimpression cette image, les yeux bleus, la couronne de fleurs, et les rires, et vous pouvez voir sur le bras aide-mémoire, les noms de l’équipe de TaParole…

Ma vie d’artiste ?

Ça échappe à une définition précise, il faudrait 5 jours pour tout dire… 🙂  c’est une vie mouvante imbriquée dans le temps… Une suite de sensations, d’émotions captées, mises sur le papier, des bouts d’histoire, de poèmes, des livres que je complétais selon ce qui me manquait, et que j’imaginais… C’est le goût de la lecture, et de pas trop dormir la nuit, le goût de raconter des histoires, et avec une guitare, ça grandit, ça devient des chansons.

Les passages se font en douceur, une envie de partage, regarde cette image, qu’est-ce qu’elle nous raconte ? Ensuite, je ne me sens pas forcément responsable des choses que je produis, ce sont des choses qui arrivent, d’un regard dans la rue, d’un moment inattendu, un parfum, de tout ce qui peut faire naître une émotion que j’ai envie de partager, de donner. Elles peuvent se traduire en dessins, en histoires, si je pouvais, je passerais tout mon temps à écrire. Raconter.

La scène, c’est une évidence pour ça… Au début, c’étaient des soirées entre copains, puis dans des petits bars, sans véritable enjeu. Et puis il y a eu le Tremplin du Grand Zébrock, avec un concours remporté, l’accompagnement pro et l’attention à mon projet qui m’a donné envie de continuer, de faire des chansons.

La musique est venue avec le piano, appris un peu par obligation, comme la guitare, avec un professeur très conventionnel, comme une activité de loisirs, et puis le prof change, voilà une dame qui me donne moins de partitions à déchiffrer, mais qui m’apprend trois accords, et avec ces trois accords c’était la révélation de faire de la musique. Et j’ai essayé avec des paroles à moi.

Ces premières ébauches, c’était pour un public familier, amical, un jeu où on propose ce qu’on a en soi, sans projet précis. Et puis vient le moment d’une vraie scène.

Je ne suis pas la personne des premières fois… c’est comme un voyage, avec plein de virages, chaque fois est une première fois, comme lorsqu’on tombe amoureux, c’est toujours une première fois. Et c’est ça à chaque fois. Le public, c’est les copains, une fête, une soirée dans un bar… Je me souviens d’envie de partage, des tremblements de ces premières fois, et transformer le vertige en jeu, s’en servir , comprendre qu’il y une place pour le jeu. La métaphore amoureuse tient toujours, mélange de tremblements et des joies infinies. Un concert, c’est une rencontre.

Je ne me sens pas responsable de ce que j’écris, je le fais, je le montre, c’est comme une célébration, la joie est le moteur, la joie de pouvoir dire, c’est le cœur battant.

La guitare Martin 1958

Les mots, les histoires sur le papier, les poèmes se sont liés à la musique. Au début, la guitare est un moyen, mais avec la dernière (voir l’histoire de la guitare perdue*) c’est une révélation. C’est un trésor, chaque fois, je suis pleine de gratitude de la savoir dans la maison, de pouvoir faire cette petite danse fluide, en l’ayant dans les bras, je comprends la couleur de mes chansons, et j’ai envie de jouer de la guitare, elle m’apprend que je suis heureuse de jouer. Quand j’ai dessiné l’histoire de la guitare perdue, j’ai eu des échos, des mots de réconfort, et je me suis aperçue que j’avais commencé en noir et blanc puis continué petit à petit avec des couleurs. Jusqu’à la révélation Martin 1958.

(Question sur le spectacle fantasmé qu’une fée pourrait concrétiser)

En spectacle, j’ai l’impression que j’avais envie de mettre tellement de choses sur scène, trop, et dans un premier temps j’ai beaucoup simplifié, épuré, maintenant je rajoute petit à petit.

La baguette magique de la fée peut faire surgir les choses plus vite, en faire d’autres.. La seule question, est-ce que c’est beau ? Quand il y a un truc qui cogne à la porte, il faut que je trouve comment ouvrir, même s’il n’y a pas de poignée, même si je n’ai pas la clé… Ecouter le silence, et jouer avec peu, en simplifiant.. Mais maintenant j’en rajoute peu à peu, j’aime bien le solo, mais le trio permet des choses différentes… Louise joue de la clarinette de l’accordéon, des machines (le moog) et Jean-Laurent, cordes, contrebasse, guitares…

Pour finir, un bref tour d’horizon sur quelques  artistes qui ont marqué Camille Hardouin, Michelle Gurevich (China Woman-) Lior Shoov, 16 Horsepower et des participations   avec « Monstres d’amour » de la Compagnie Dans le ventre »…

Et au final, une seule question, est-ce que c’est beau ?

Cet entretien a été enregistré le 10 Mai, il a été aussi nourri du passage de Camille Hardouin dans Le Pont des Artistes du 15 Juin,  avec musiciens, puis le cabaret collectif TaParole le 16 Juin, et le spectacle solo le 17.

Sur le web, il y a de très nombreuses vidéos disponibles, la plupart en solo, mais il y a au moins une chanson qu’il faut écouter sur l’album , c’est « Les pirates » pour la formidable liesse musicale qui accompagne ce cartoon poétique et tendre…

Les liens pour la chronique d’album, c’est là.  Clic  sur l’album,

  • Et c’est dans son journal que vous trouverez pourquoi elle a été La Demoiselle Inconnue, l’histoire de la guitare perdue et beaucoup de jolies choses de sa vie en chansons.Et aussi sa perception des soirs à TaParole Errante, clic sur l’autoportrait
  • Norbert Gabriel

TaParole 2017, 15 ans…

19 Juin

Photo NGabriel 2017

Quinze ans de vie bouillonnante pour ce festival, sans doute le plus sympa de la région parisienne (avec Jazz aux Puces) … La chanson y est fêtée chaque année avec un enthousiasme et une créativité exemplaires. Quinze ans, et l’occasion de créer un spectacle collectif  Le cabaret des pas perdus  dans lequel on a réuni des « anciens », et des moins anciens, qui se sont agréablement mélangés dans des duos, des textes avec un clin d’oeil à Armand Gatti, des presqu’impros, que ces militants du spectacle vivant jouent avec maestria. Patchwork de compositions personnelles, de chansons du répertoire (salut Dimey, Brassens et Genet)  moments rares offerts aux spectateurs présents. Car même si des captations vidéo permettront aux amis lointains de faire un replay, ce qu’ils n’auront pas, c’est la synergie et la complicité du public, ce flux mystérieux qui fait d’un moment de spectacle, un moment de grâce privilégiée.

Ce cabaret s’est terminé par une interprétation d’anthologie du Condamné à mort de Jean Genet, une version de 5 ou 6 minutes ou 7, le temps s’était aboli pour un public subjugué, totalement captivé par Camille Hardouin, ex La Demoiselle Inconnue. Pour ma part, après ce choc, je n’étais plus en mesure de voir les autres spectacles avec objectivité.

Et le lendemain, revoici Camille Hardouin, qui présente son album récent, Mille bouches chroniqué ici , (clic sur l’image), avec quelques chansons qui ne sont pas sur l’album, comme La louve, mais l’ami youtube est bien achalandé en vidéos de festivals en concerts de La Demoiselle Inconnue-Camille Hardouin. Et on retrouve tout le charme de l’album, avec ce talent de conteuse, qui excelle dans le chanté-parlé en alternance avec des envolées lyriques exaltant la musicalité des mots et des notes, avec une délicatesse de dentelière… C’est une épicurienne résolue, vivez aujourd’hui, demain il sera trop tard… C’est une amoureuse de tous les amours, éternels ou d’une nuit, le bonheur ne se mesure pas à la longueur des jours, pas forcément.

Ajoutons cet art de faire des chansons « gigognes » ou poupées russes, par exemple, « Effrontément/la nuit je mens » où elle marie ses mots à ceux de Bashung… C’est du spectacle vivant dans tous les sens du terme. Une création toujours renouvelée. Après concert, c’est aussi le bonheur de retrouver quelques amis qui la connaissaient depuis longtemps, n’est-ce pas Karine ? D’autres venus exprès, Romain L. Et tous totalement séduits par cette messagère de tous les bonheurs possibles. Ensuite, même cause même effet, une sorte de petit nuage m’a emporté pour rester dans le charme… Qui va se prolonger demain ici même, par l’entretien avec Camille Hardouin, il y a quelques semaines à Montmartre.

Un détail pour terminer, provisoirement, après son concert sa pile d’albums a été épuisée, au grand dam de quelques spectateurs frustrés…

Et dans la diversité de son répertoire, je vous invite vivement à le découvrir par tous les moyens, je vous propose en conclusion, cette jolie ballade de gentils pirates.

Last but not least, Camille Hardouin est dans le numéro 4 tout frais sorti du très beau mook  Hexagone  qu’il est impardonnable de ne pas connaître si on tient un tant soit peu à la chanson et ses artistes…

Très important : Le pont des artistes d’Isabelle Dhordain recevait mercredi 15 Juin, Paris Combo, Soan, et Camille Hardouin, et c’est visible sur le site du Triton, ne vous en privez pas, la musique est bonne, et les entretiens savoureux, témoin cette phrase de Soan, suite à une question sur les moteurs de la création « J’écris ce qui déborde.. » Il faut aller voir le tout, c’est 1h 45 de bonheur, et c’est là, clic sur l’image:

Et pour quelques images de plus,  au Festival TaParole,

(dans ces photos, il y a 3 Martin, dont une guitare, saurez-vous les identifier ? )

taparole 2017 16-17 JUIN montage 4317x2545

Sélection très partielle, due à un bug de logiciel qui a effacé une série… A moins que ce ne soit une fausse manoeuvre de ma part..

 

Norbert  Gabriel

 

TaParole 2017, 15 ème !

10 Juin

La vie s’écoule

La vie s’enfuit

À 15 ans du matin sans prévenir, le Festival TaParole s’est pointé, tranquille, avec son p’tit air canaille, dans une rue du XXe de Paname. À 200 potes, on était bien ! Aujourd’hui c’est plus la même, le festoche a regagné sa banlieue, pas mécontent, rapport à l’espace, on commençait à se sentir à l’étroit ! Toutes les graines semées ont porté leurs fruits, tous les artistes croisés se sont épanouis et les bénévoles se sont reproduits ! Quinze ans plus tard nous pouvons regarder le chemin parcouru avec joie et nous féliciter des centaines d’artistes accueillis, des camarades rencontrés, des dizaines de milliers de personnes venues une heure ou à chaque édition. Jamais nous n’aurions pensé, au début de cette aventure, être là aujourd’hui, à vous attendre toujours aussi fébrilement, à vous espérer nombreux, joyeux, curieux !

Demandez l’programme !

 

Tous les noms en rouge ou soulignés renvoient directement au site de l’artiste.

Samedi 10 juin – 20h – La Marbrerie

MESPARROW /   AALMA DILI   17/12€

Lundi 12 juin – 21h – Le Chinois 

Entrée libre 

JAMES NOEL et MELISSA LAVEAUX   Avec le Festival Vox   

Mercredi 14 juin – 20h – Théâtre de la Noue

 ROMAIN LEMIRE dans « Gaston moins le quart » : 10/8€

 

Mercredi 15 juin –  20h – Instants Chavirés 

ARLT/: BEGAYER  Tarifs : 12/10/8€

Vendredi 16 juin – dès 18h – La Parole Errante

Billet 1 jour : 17/12€ – Pass 3 jours : 34€

ATTENTION, L’ORDRE DES CONCERTS N’EST PAS REVELE

 BATLIK / FANCH / 

LE CABARET DES PAS PERDUS avec Camille Hardouin, Chouf, Lise Martin, Danny Buckton, Garance, Soizic Martin, Nicolas Joseph et Yvan Krivokapic

 & LES CRIEUSES PUBLIQUES

 
Samedi 17 juin – dès 16h – La Parole Errante

Billet 1 jour : 17/12€ – Pass 3 jours : 34€

ATTENTION, L’ORDRE DES CONCERTS N’EST PAS REVELE

 MIOSSEC / LA GREEN BOX / CAMILLE HARDOUIN  / RENO BISTAN / LES BALOCHIENS ALL STAR 

& LES CRIEUSES PUBLIQUES

Dimanche 18 juin – dès 13h – La Parole Errante

ATTENTION, L’ORDRE DES CONCERTS N’EST PAS REVELE

MARTIN TOUSEUL (spectacle jeune public à 13h30)

CHRISTIAN OLIVIER

MON COTE PUNK

BARBARA WELDENS

LES BALOCHIENS

& LES CRIEUSES PUBLIQUES

 

On réserve ici, clic sur le ticket concert:

 

Si vous ne connaissez pas ce festival très convivial, voici un aperçu des lieux où vous pouvez faire une pause (animée) entre deux spectacles, boire et goûter plein de bonnes choses bio et pas chères…

Photo ©NGabriel 2015

TaParole Première !

30 Juin
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Photos NGabriel2016

Premier des trois grands soirs de TaParole Errante, il y a quelques jours, avec Estelle Meyer, Baptiste W Hamon et BabX.

Estelle Meyer Taparole 2016 17-06-2016 19-18-22 1463x2548Et en ouverture l’explosive Estelle Meyer. Puncheuse, charmeuse, conteuse, rageuse, son infusion d’anges captive, fascine, étonne, séduit. Pour toutes les femmes, elle chante, elle crie, elle joue, elle jouit, dans une sarabande extravertie de femme de tous les combats pour la vie et l’amour. C’est un cocktail de Catherine Ringer, d’Elisabeth Wiener et de Shéhérazade. En double  dames avec Donia Berriri, elles font flamber la scène des feux de la passion, et des jeux décomplexés, libres et généreuses. Pas d’album dispo, mais ce serait en gestation, et en attendant, suivez le lien, il se passe beaucoup de choses avec Estelle Meyer. https://www.facebook.com/EstelleMeyerLaLouve

Baptiste w Hamon 17-06-2016 21-30-24 3648x2736Deuxième invité Baptiste W Hamon, un homme de french folk qui a fait ses humanités musicales autant avec la chanson française de Jacque Bertin qu’avec les grands anciens : Leonard Cohen, Johnny Cash, Townes Van Zandt, et ces inspirations croisées l’ont amené à écrire et composer quelques authentiques folk songs de France quand il a trouvé un carnet/journal de son grandpère qui a vécu la grande guerre… Tranchées, la ballade d’Alan Seeger, sont dans la meilleure veine des ballades nord américaines lucides et désespérées. En trio, avec deux guitaristes, c’est la combinaison heureuse de la guitare acoustique folk de Noé Beaucardet et de la guitare électrique rock Raphaël Thyss, pour dessiner des décors musicaux aux éclats lumineux sur fond soyeux.

Un album est dispo depuis le printemps, voyez ici : https://baptistewhamon.bandcamp.com/album/ballade-dalan-seeger

Et enfin BabX … et les poètes.

BabX Taparole 2016 17-06-2016 22-17-39 2879x2265Cette poésie ne se déclame pas en minauderies affectées, elle jaillit, elle rugit, elle crache tous les alcools de vie les plus âpres, les plus raides, qui l’ont brûlée, assommée, ressuscitée, enflammée, elle est comme un cracheur de feu qui envoie des jets de lumières sauvages… Cette poésie ne s’accompagne pas d’un doux flutiau, d’un clavecin bien tempéré ou d’un luth gracile, il lui faut un piano magistral, qui a fait ses classes avec Chopin, Art Tatum, Keith Jarrett, Gershwin ou Kurt Weill, un piano BabX. Accompagné d’une batterie puissante, d’un violoncelle (ou guitare) sorcier, BabX donne à Genet, Baudelaire , Artaud, Gaston Miron, Kerouac, Césaire, Rimbaud la majesté, la violence, la subtilité de leurs écrits, dans toutes les nuances, toutes les couleurs et toutes les douleurs.

Chez BabX c’est là : ============>BabX Taparole nb 2016 17-06-2016 22-56-22 2441x2250 17-06-2016 22-56-023

TaParole, outre les diverses animations qui ont essaimé dans la ville, c’est surtout les trois soirées de grands concerts, je passe donc la parole au sémillantissime Patrick Engel pour vous narrer les deux autres grands concerts, c’est lyrique, exhaustif, et c’est là, toca la guitarra, y l’Engel cantara, (et contera)

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Pour la troisième chronique, c’est là http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2016/06/25/taparole-est-dor-22/

Norbert Gabriel

Festival Ta Parole (errante)

31 Mai

Le plus grand des « petits » festivals de l’Ile de France. A deux encablures du périph’  (ou deux stations de tromé pour les indigènes)

A partir du 11 Juin, La Parole errante investit la ville avec un programme toujours riche, diversifié, intergénérationnel, tout pour plaire en ces temps quelque peu moroses, et agités.

ta-parole affiche

Les 17, 18 et 19 Juin, ce sera 3 jours de concert dans un lieu unique qui offre dans un même ensemble, la salle de spectacle, un espace librairie, TaParole 2015 Engel et Michèle .. 14-06-2015 18-48-54une boutique avec tous les CD des artistes en scène, plus  quelques CD archives hors commerce,  et un espace plein air comme à la campagne, avec tout ce qu’il faut pour se détendre en deux spectacles, faire jouer les enfants.  Avec intermèdes musicaux et happening du même métal. Petits goûters bio, faits maison et boissons assorties, le tout à des prix très démocratiques, on peut  même y  bronzer intelligent. car il fait toujours beau à Montreuil quand TaParole chante… Alors, ça fait envie, n’est-ce pas ?

Tous les détails utiles ICI, clic sur le panneau.

Taparole ClicNorbert Gabriel

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