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Rencontres Marc Robine, mercredi 3 juillet 2019

4 Juil

                                  

Les Rencontres Marc Robine ont commencé ce matin, avec un atelier, en collaboration avec la médiathèque de Riom, J’écris une chanson avec Lily Luca,  après-midi, atelier encore, avec Emile Sanchis :   Du côté de la Cordillère, musiques d’Amérique latine.  Pour les enfants de 9-12 ans, plus doués pour apprendre que les adultes présents, mais ce fut un grand plaisir partagé d’apprendre des  chansons du répertoire traditionnel, de découvrir les instruments de musique, et même de s’en servir, triangle, calebasse, bombo, cajon, flûtes andines, cloche à vache, diverses percussions,  ont été distribués à chacun, ainsi que les rôles à jouer, scène de pluie avec oiseau, ou mer avec bateau, mouette, et bruit des vagues. Et nous avons chanté des chants traditionnels, qui racontent les enfants paysans dans les champs de manioc, ou le vase d’argile où étaient conservés  les corps. Un beau moment qui donne envie d’aller plus loin.

Au Centre de loisirs de Saint-Laure, les enfants ont appris et chanté des chansons d’Aldebert, avec Agnès Mollon. 

Et à 20 h 30, la salle Dumoulin était pleine pour accueillir Frédéric Bobin et Sansévérino. 

Michel Conte rappelle les programmations des jours suivants, présente les artistes, et tout d’abord Frédéric Bobin, qui sera le fil rouge de ces Rencontres, toujours fidèle à l’Auvergne, enfin, Michel Conte remercie le public d’avoir préféré la chanson au match de foot. 

Frédéric Bobin, avec ses deux guitares, est accompagné par Hélène Piris au violoncelle, et l’on sent d’emblée la belle complicité qui les unit : Le soir tombe, et je n’ai pas changé le monde… Frédéric chante les chansons de son dernier album, Les larmes d’or, fort du succès ô combien mérité de cet album, il enchaîne les chansons, avec assurance, d’une voix chaleureuse, racontant l’histoire de ses chansons entre deux interprétations , chansons intimes, douce nostalgie de l’enfance et l’adolescence, il nous conte sa vie En super 8,  La maison de mon grand-père, ses amours intermittents, il dit aussi des choses graves sur le monde qui ne tourne pas rond, mais avec délicatesse, revenir aux choses essentielles, consommer moins pour vivre mieux, Oh ! Revenir de guerre / Revenir de tout / Quand on a vu la mer / Voler l’or du Pérou / On cherche un autre Eldorado / Une goutte d’eau… Il chante aussi quelques incontournables de ses précédents albums, Tatiana sur le périph, ou Singapour

Très applaudi par un public fidèle, avec qui il aime partager, c’est plus important pour lui que de passer à la télé : Si mes chansons font écho chez d’autres personnes, si elles apportent un peu de bonheur, alors j’ai le sentiment d’avoir été un peu utile et d’avoir bien fait mon métier. Paris gagné Frédéric ! 

On l’aurait bien gardé encore un peu, mais, on aperçoit déjà dans les coulisses, le panama sur la tête, Sansévérino, changement de décor, et de guitares, Sansévérino se présente, en toute simplicité, salue le public et : Je vais vous chanter des chansons de François Béranger, son dernier concert, il l’a fait avec moi. Puis regardant les gens dans la salle : Oui, je vois qu’il y en a pas mal qui ont connu les années 70… Il nous parle de sa  découverte de Béranger, puis de la rencontre, et de leur amitié. Seul en scène avec ses  guitares, deux belles  Martin et une Dobro peut-être d’avant la guerre, (merci Norbert), il met en lumière l’esprit blues et l’esprit folk,  de Béranger : Il a aimé le jazz-rock, les musiques d’Amérique latine, puis les musiques irlandaises et le tango, et il attaque par Tranches de vie, le public reprend le refrain en choeur : J’en suis encore à m’demander / Après tant et tant d’années / A quoi ça sert de vivre et tout / A quoi ça sert en bref d’être né…

Puis Y’a qu’la foi qui sauve, avec mimes du joint partagé jusqu’à la dernière miette, sur le coin des lèvres, et les 14 chansons choisies pour son album The BeBer Project Vol 1, hommage à François Béranger, volume 1, car d’autres volumes sont prévus.

Ceux qui ont connu les années 70, comme moi, se souviennent, enfin, les rebelles, ceux qui ont fait 68, en groupe, en ligue, en procession, se souviennent de François Béranger, de ses chansons libres, contestataires, et qui sont toujours d’actualité, n’ayant rien perdus de leur colère.  C’est l’esprit de Pete Seeger et Woody Guthrie et leurs protest-songs percutants, c’est l’esprit de Dylan et ses chroniques des temps présents, il y a tout ça dans Béranger recréé par Sansévérino.   Mais, si vous n’avez pas connu François Béranger, Woody Guthrie ou Pete Seeger,  ni Bob Dylan jeune, allez écouter Sarclo et Sansévérino, c’est aussi bien. ( Suite ici..)
Je ne saurais dire mieux, et c’est ce que j’ai ressenti hier soir, tout au long du concert. 

PS : Pour la petite histoire, et ce qui a peut-être aidé Sansévérino à cacher son émotion, sa sensibilité, sa sincérité à chanter son ami Béranger, et qui sait si ce n’est pas une réincarnation, la mouche, qui l’a accompagné durant tout son concert, tournant autour de lui, se posant parfois sur le micro, la mouche qu’il a finalement acceptée, avec humour, la mouche qui a fait diversion et provoqué des fous rires dans le public… La mouche mélomane, qui sera peut-être une prochaine chanson de Sansévérino, il l’a déjà envisagé…

A suivre, cet après-midi, à 18 h, à l’Espace Couriat, à Riom, Oh les filles ! Plateau découvertes, avec Kay Mariposa et Via Olivia, et à 20 h 45, concert de Lily Luca. 

Danièle Sala

 

Et pour quelques images de plus,
clic sur l’image et elle s’agrandit …

Photos Martine Fargeix

 

Rencontres Marc Robine 2019…

28 Juin

Les Rencontres Marc Robine sont organisées par l’association On connait la chanson, association qui œuvre pour la promotion de la chanson en Auvergne. Elles auront lieu du 3 au 14 juillet.

Et pour cette vingtième édition, qui porte un joli nom  Les Rencontres EnChantées, les Rencontres bougent, allant justement à la rencontre des gens du pays : Riom, Limagne, Volcans, en partenariat avec les associations, et les communes concernées, avec la volonté de décloisonner les différents univers artistiques. 

C’est ainsi que nous aurons, outre la chanson, de la poésie, du théâtre, des contes,  des balades autour du patrimoine auvergnat. Le public va donc bouger aussi, et même danser.

Ces rencontres débuteront le 3 juillet, à 20 h 30, à la salle Dumoulin, à Riom, avec Sanséverino qui interprétera François Béranger : 

Photo NGabriel2019

Photo NGabriel2019

Cette formule dépouillée sert à merveille la princesse de la rue qu’est la chanson de François Béranger. De sa voix rugueuse, Sansévérino met en lumière le blues et le folk qui irriguent le répertoire. L’esprit de Béranger est respecté, les textes vont à merveille au titi parisien. La salle est ravie, standing ovation… Sanseverino sur scène est extraordinaire. Toujours un grand moment. Il sillonne en ce moment notre beau pays avec sa guitare en bandoulière. Il passe chez nous, n’y allez pas… Courez-y ! 

 

Sansévérino et The Beber project, c’est là, vu récemment, clic sur  l’image –>

En première partie ce sera Frédéric Bobin, que nous aurons le plaisir de retrouver  le 9 juillet .

Le 4 juillet, c’est à Riom, et c’est gratuit,
en partenariat avec le centre social et l’école de musique de Riom, qui aime la chanson,  la preuve par Kay Mariposa, et Via Olivia, qui nous serviront un paquet découverte de leurs chansons, à 18 h, au Couriat, place José Monron,

et à 20 heures 45, un concert de Lily Luca :

Lily Luca est une chanteuse à la démarche artistique gourmande et singulière, originale et parfois loufoque, une artiste qui n’aime rien tant que brouiller les pistes pour mieux tracer son propre chemin. Un moment jubilatoire, intelligent et savamment construit… Impossible de lui résister ! 

Photo DR

Le 5, toujours au Couriat, à Riom, toujours en partenariat avec le centre social et l’école de musique de Riom, et toujours gratuit, à 18 heure, Cécile Coulon proposera une lecture musicale, autour de son recueil : Les ronces, ( prix Apollinaire 2019), en compagnie de Marie Bunel, comédienne et Yannick Chambre, à l’accordéon et interprétation musicale. Et à 20 h 45, Un concert d’Erwan Pinard, du sacré rock à la française…

Le 6, à Riom, au tout nouveau cinéma Arcadia, à 20 h 30, Olivier Gotti nous interprétera Ô Boys BD-Concert Blues :

Photo DR

Ce BD-Concert joue la partition musicale du 3e tome, Midnight Crossroad  de la bande dessinée O’Boys, illustrée par Steve Cuzor. (Dargaud)

Dans les années 30, dans les États-Unis du sud ségrégationniste, Huck et William, l’un jeune blanc, l’autre esclave noir, se lient d’amitié et scellent leurs destins par leurs différences… et le blues. Adaptée pour ce spectacle, la bande dessinée en noir et blanc est projetée sur l’écran, avec des bulles muettes blanches, sans texte. C’est alors que l’univers du Tennessee et de sa musique s’animent à travers le chant d’Olivier Gotti et de sa guitare Lapsteel présents au-devant de la scène… Le blues, au service des illustrations, remplace les dialogues et fait résonner durant 60 minutes l’émotion de l’œuvre, par cet alliage artistique qui s’avère dès lors indissociable. Cette projection sera suivie d’un échange d’Olivier Gotti avec le public, agrémenté de quelques chansons.

Le dimanche 7 juillet sera une journée festive consacrée à l’histoire et au patrimoine, à Marsat, et ce sera gratuit. Un apéritif musical à 11 h 30, au parc boisé de la mairie, suivi d’un repas chantant animé par Michel Conte, et tout le monde pourra pousser sa chanson. Puis à partir de 15 heures, on déambulera avec Kamelot, lors d’une animation musicale et burlesque costumée, par la troupe Art’Terre d’Auvergne, 15 acteurs, musiciens et chanteurs.

Le 8 juillet, on sera avec Les Brayauds, et en partenariat avec le festival Les Volcaniques,  dans la grange du Gamounet, une journée chansons, tradition, conférence chantée, repas auvergnat, et bal à 23 heure pour clore la soirée. Pour tout savoir, c’est là :

 

Photo NGabriel (archives)

Le 9, à 20 h 30, au Centre culturel La Source, à Volvic, c’est Fred Folk, et je ne saurais mieux dire : 

L’alchimiste de la chanson – celui qui touche à l’essentiel – prix Marc-Robine 2012, revient, auréolé de ses triomphes à l’Olympia et au Trianon, comme dans toutes ces salles qu’il sillonne, émerveillées, complices comme rarement un public peut l’être. ” Fred Folk”, ce sont les chansons dans la veine folk de Frédéric Bobin, des chansons folk américaines adaptées en français (Cohen, Graeme Allwright, Tom Paxton, Townes Van Zandt…), chantées avec Pierre Delorme ; quelques chansons américaines folk chantées par Mikael Cointepas sur des poèmes de William Blake, Yeats… et une chanson de Marc Robine.

Frédéric Bobin : chant, guitare, Mikael Cointepas  : contrebasse, chant Pierre Delorme : guitare,  chant, Vincent Dupuis : harmonica.

 

Le 10, toujours à Volvic, à 15 heures, une balade volvicoise : Au pays de la pierre et de l’eau, à 17 heures, un concert du groupe Afunalhue : Quatre voix et une dizaine d’instruments pour interpréter les grands poètes et cantantores traditionnels et contemporains du Chili, d’Argentine et d’autres pays d’Amérique latine. Emile Sanchis : chant, guitare, direction artistique

  • François Dumas : chant, tiple, charango, cuatro, bombo
  • Marusia Rebolledo : chant, flûte traversière, quena, zampona
  • Simon Sanchis : chant, guitare, tiple, accordéon
    • Photo NGabriel (archives)

      Et, au Centre culturel La Source, ( qu’on appelait autrefois salle des fêtes),  à 20 h 30, un concert de Baptiste W.Hamon, prix Marc Robine 2019 . Nourri au biberon du folk américain, de Dylan à Cohen, Baptiste W. Hamon s’affranchit peu à peu de ses influences américaines qui l’ont fait rêver enfant pour renouer avec ses racines françaises. Serge Reggiani au pays de l’oncle Sam, Jacques Bertin sur les rives du Mississippi… Le meilleur de la country et du folk américains peut se traduire en français. La preuve avec ce garçon déjà indispensable. 

 

On reste à Volvic, le 11 juillet, pour une déambulation  avec Dominique Cista, à 15 heure, Le prétexte à relire Jean Giono, Henri Pourrat, Alphonse Daudet, et à redécouvrir et réécouter Félix Leclerc.

Et à 17 heures, “MÊME LES VIOLETTES ONT DE LA MÉMOIRE” DE NATHALIE THIBUR

Dans ce village, nul besoin de coller son oreille à un coquillage, ce n’est pas la mer qui raconte des histoires… ce sont les gens. Ils m’ont ouvert toutes grandes leurs portes. Il m’a suffi d’entrer, de m’asseoir et de les écouter. De ces rencontres est né un spectacle, librement inspiré de  leur récit.”Nathalie Thibur. Récit en musique, avec la complicité de Coline Malice, accordéoniste auteure compositrice interprète. Tout public, à partir de 12 ans. Durée : 1 h 10 . Nathalie Thibur, conteuse ; Coline Malice, accordéon  19h Repas.

SONY DSCJEUDI 11 Juillet / VOLVIC CENTRE Culturel La Source  20H30 SPECTACLE Gilles Servat “Couleurs : Conte et chanson”
” Il m’a fallu du temps pour devenir conteur, oser prendre des libertés, impliquer le public… Quel bonheur, pour moi, cette aventure, cette présence, à la fois proche et différente de celle du chanteur.
Gilles Servat entre chansons et contes. L’étrange se mêle à la chanson, la philosophie naît de l’absurde, et le public, enthousiaste, chante les refrains… avec un autre parfum dans son émotion.
Gilles Servat : contes, guitare,  Patrick Audoin : guitare

Photo Chantal Bou-Hanna

chatel guyon

Le 12, c’est la journée québécoise, à Châtel-Guyon, avec, à 17 heures Claud Michaud

Un homme qui chante / L’univers de Félix Leclerc

 

 

et à  20H30 CONCERT  , Paule-Andrée Cassidy: Libre échange, et Marion Cousineau (première  partie)
Quand la dernière note d’une chanson résonne, les mains prêtes à applaudir restent suspendues. Elles attendent. Comme si elles allaient briser quelque chose. Moment de grâce…  L’univers de Marion Cousineau lui ressemble. On vient l’écouter avec la certitude de se laisser prendre par le cœur.

Photo NGabriel (archives)

PAULE-ANDRÉE CASSIDY “LIBRE ÉCHANGE”

Un concert de Paule-Andrée Cassidy, c’est assez rare en France, ça se déguste, ça fait battre le cœur… Sa finesse d’interprétation lui permet d’entrer dans le répertoire de Barbara avec délicatesse, dans celui de Brassens avec assurance, ou encore celui de Gilles Vigneault avec brio… Il serait vain de la classer dans une catégorie, chanteuse à textes, chanteuse de charme, de tango ou même de rock, elle est tout cela à la fois. C’est une artiste rare, profonde et d’une féminité à fleur de peau dont elle sait si bien jouer sur la scène devenant  parfois aussi sensuelle que La Gréco des débuts…

Paule-Andrée Cassidy : chant, Steve Normandin : piano, accordéon

 

    •  Le samedi 13, à Châtel-Guyon, journée gratuite, en partenariat avec l’Amicale du Sans-souci, à 14 heures, une grande balade d’une heure 45, en slam et poésie, avec Gaby sans L et WillyGex, slam, collectif Alternatif Poésie : La Côte ronde et les Percières, à 17 heures, pot amical en chansons avec Les anciens de Thermes,  à 18 heures, nous serons à la salle polyvalente de Saint-Ours-les-roches, avec Agnès Doherty : Le Braconnier de Dieu : 
  • Photo DR

  • BRASSENS ET FALLET, OEUVRES CROISEES

Le braconnier de Dieu, c’est Grégoire Quatresous, entré par hasard dans un couvent trappiste qui en sort en rencontrant l’amour ! Agnès Doherty conjugue la prose de René Fallet avec la poésie de Brassens. Les graves de l’instrument soutiennent une interprétation à la diction parfaite. Elle guide la salle vers l’émotion, le rire et le chant fredonné. La  belle voix d’Agnès Doherty, cristalline, transcende Fallet et fait déguster Brassens.

 

  • et à 21 heures, du théâtre : Petits crimes conjugaux d’Eric Emmanuel Schmitt par la compagnie Les Eruptifs.
  • Nous arrivons au 14 juillet, et nous serons à Ennezat, Chambaron-sur-Morges, au Bistrot de pays,  Le Caveau du fort, à 12 heures, repas spectacle avec Simon Goldin, et à 20 heures, nous serons allée des marronniers, en plein air, à Ennezat, pour un dernier tour de bal.
  • Douze jours bien remplis donc.  Détail du programme –>    ICI.
  • Calendrier des concerts voyez  Qui chante–>

Danièle Sala

 

CADEAUX:  des places à gagner,  pour cela, rendez-vous ici même, dimanche 30 Juin à midi, vous aurez la piste à suivre.

 

Il est midi, à vos claviers !!

Gagnez des places en trouvant une ou deux réponses, au choix, pour les spectacles suivants:

Sansévérino et The Beber Project (Béranger)
Fred « folk » Bobin et Pierre Delorme
Gilles Servat
Claud Michaud
Paule-Andrée Cassidy

1- Qui a eu le Prix de l’Académie Charles Cros pour le livre de référence sur Brel

2 – Qui chante ces auteurs : Sophie Anctil , Leonard Cohen, Boby Lapointe, Atahualpa Yupanqui , Perlimpinpin … et une fabuleuse fresque sanglante avec la délicieuse Lottie blonde irrésistible aux yeux verts …

3 – Qui a traduit et chanté un ACI américain dont les initiales sont T V Z ?

Une réponse = une place,
Si vous donnez une seconde réponse = deux places.

(Une ou deux réponses suffisent )

Attributions dans l’ordre des réceptions. Merci d’indiquer au moins deux concerts dans vos préférences.. . Et donnez la réponse et vos choix en envoyant un courriel à :

norbert.gabriel@gmail.com

 

 

 

 

 

Béranger, Dylan, Sansévérino et Sarclo…

15 Juin

C’était le dernier jeudi de Sarclo de la saison, dans cette formule, Sarclo sings Dylan, et ensuite Sansévérino dans son hommage à Béranger, The Beber project  Vol 1… Sarco sings Dylan, c’était ici,  en solo,  mais hier il y avait un sideman de très haut vol, qui s’est bien chauffé les doigts avant son grand numéro d’interprète qu’il porte au sommet dans le genre : revisiter les chansons de François Béranger. Seul en scène avec ses guitares, deux belles  Martin et une Dobro peut-être d’avant la guerre, pas de Sécession mais presque, Sansévérino est au service du texte avec justesse, truculence, tendresse, ironie, et  autodérision incisive… François Béranger dans ses chroniques chantées, on pourrait dire que c’est l’ancêtre du RAP contestataire, la qualité du texte et les musiques en plus. Les musiques  sont magnifiées par les guitares de Sansévérino, ces guitares qui sonnent comme des tocsins, et il passe avec un égal talent de l’esprit Django à l’esprit du blues. A la manière des bluesmen de légende quand la musique brode une sorte de contrepoint subtilement narquois sur des paroles souvent acidulées, ou amères. C’est l’esprit de Pete Seeger et Woody Guthrie et leurs protest-songs percutants, c’est l’esprit de Dylan et ses chroniques des temps présents, il y a tout ça dans Béranger récréé par Sansévérino. D’emblée il nous embarque à plein  cœur dans un Paris lumières de 7 ou 8 mn, qui passe comme les films de Jean Vigo, René Clair, Jean Renoir, Marcel Carné, dialogués par Prévert ou Jeanson. Et c’est une suite de « Tranches de vie » d’un humanisme picaresque et exacerbé. Times are changing disait Dylan, mais dans notre monde en marche, les relations n’ont pas vraiment changé quand en groupe en ligue en procession, les flics pour c’qui est d’la monnaie / Ils la rendent avec intérêts /Le crâne le ventre et les roustons /Enfin quoi vive la nation/ … Comprend qui veut.

Sansévérino rappelle avec à propos que François Béranger était un visionnaire, suffit de voir les actualités du jour pour vérifier. Que dire de plus ? Que ce spectacle seul en scène, (comme Sarclo sings Dylan) peut être accueilli dans un préau d’école ou dans un Olympia, ou sur une tribune improvisée sur la place du village, la force des mots et la puissance de leurs guitares suffit à convaincre n’importe quel spectateur ayant une once de conscience citoyenne et le goût du travail bien fait.

Vous n’avez pas connu François Béranger, Woody Guthrie ou Pete Seeger,  ni Bob Dylan jeune, allez écouter Sarclo et Sansévérino, c’est aussi bien. 

Et pour les heureux villégiateurs du côté d’Avignon en Juillet, la Pension Thénardier se délocalise, il y aura Manu Galure, Garance Bauhain, Stef B et son body de rêve, PetiDej et ses chansons de Gilbert Bécaud, et Sarclo sings Dylan.

Pour la vie chez la Pension Thénardier, voyez ICI –>

 

Et pour quelques images de plus …

Photos©NGabriel2019

 

Norbert Gabriel

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