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Discours de Barjac, par Christian Camerlynck

9 Août
Barjac 2016, lors de la remise du Prix Jacques Douai à Christian Camerlynck, voici son discours de réception.

 

camerlynck-funambule-rec-aaIl y a deux ans, j’étais ici même dans le public, pour la remise du Prix Jacques Douai à Michel Boutet et à Thibault Defever. Mon mari qui m’accompagnait pour la première fois à Barjac me demanda. C’est qui Jacques Douai ? Et moi l’aficionado de la « Bonne chanson » de répondre, Comment tu ne connais pas ? Comment aurait-il pu le connaître ? Souvent nous sommes persuadés que l’autre possède la même expérience, le même bagage que nous. Cela m’a questionné sur la transmission. Alors je lui ai raconté un peu Jacques Douai, j’ai parlé de l’interprète exigeant et précis de son répertoire de chansons poétiques du militant culturel, engagé dans l’éducation populaire.

On me demande souvent, vous n’êtes qu’interprète ? Oui, je suis un artisan interprète, j’écris des spectacles avec les chansons des autres. Ils disent tellement bien ce que j’ai envie de dire, de partager. Comment faire découvrir la richesse et la beauté de notre patrimoine, les auteurs que nous aimons, nos découvertes…

Quand on évoque des interprètes, on pense à Juliette Greco, Cora Vaucaire, Reggiani, Patachou, mais nous avons aussi Jean Guidoni, Laurent Viel, Évasion, Madame Raymonde, Entre deux Caisses, Marie Thérèse Orain, les Cabarettistes, et aussi Laurent Berger quand il mêle les chansons de Brel avec les siennes et sans doute d’autres.

Ils éclairent les œuvres d’une autre couleur comme le font les comédiens, les metteurs en scène à qui on ne demande pas s’ils ne sont qu’interprètes ? Les interprètes sont des passeurs de chansons et d’émotions. Sans Catherine Sauvage, aurait-on reconnu Ferré, Vigneault ? Les interprètes sont les porteurs et passeurs vivants de notre patrimoine

En 2017 cela fera 40 ans que je chante professionnellement, jamais je n’avais pensé faire un métier de spectacle. Ni même que la chanson remplirait autant ma vie. j’ai baigné dans la chanson depuis l’enfance. Et sans m’en rendre compte  j’ai « accumoncelé » un répertoire dans des fêtes de famille, j’ai même été opéré des amygdales sur de la chanson. Quand on m’a dit de souffler dans le ballon de chloroforme j’avais 5 ans, Line Renaud chantait « sa cabane au Canada » je me suis endormi, quand je suis sorti de l’anesthésie elle chantait toujours.

Je suis un enfant de l’éducation populaire, sans l’éducation populaire que serais-je devenu?

C’est France, la mère de mes enfants, alors militante syndicale et militante d’un mouvement de jeunes qui le 27 juin 1967, me fit découvrir l’Écluse, Marc Chevalier, Marie-Thérèse Orain, Francesca Solleville, Jacques Debronckart. C’est là dans les cabarets, que j’ai trouvé un sens à ma vie. C’est par la chanson que j’ai fait mes HUMANITÉS. Les cabarets étaient mes universités, ma Sorbonne. Félix Leclerc mon philosophe, Gilles Vigneault mon fabricant d’images et de mots, quant à Jacques Debronckart à chaque fois que ses doigts entamaient l’introduction musicale de «Je suis Comédien » je pleurais. Aujourd’hui je comprends pourquoi. les chansons m’ont ouvert à tous les arts. Les chansons m’ont appris à ÉCOUTER l’autre, elles m’ont ouvert à la curiosité.

CHANTEZ  CHANTEZ VOIX ÉRAILLÉES, voix de cailloux voix de cristal raconter ma peine et mon mal, mon espérance assassinée… Que ma chanson ne soit pas gaie, je ne suis pas un rigolo sauf que l’âpre vin de Bordeaux m’a fait la cervelle embrumée. Une chanson à l’encre bleue pour dire mes folles illusions, mes rêves de petit garçon, on s’ennuie tant dans les banlieues. Une chanson à l’encre rouge pour exorciser mes soldats toutes les nuits je les revois qui tirent sur tout ce qui bouge. Une chanson à l’encre noire, en l’honneur des anarcos coupables d’avoir dit tout haut ce qu’il adviendra tôt ou tard. Une chanson à l’encre blonde en l’honneur de ton sexe chaud, des Juliette et des Roméo qui baisent tout autour du monde. C’était ta chambre au 17ème , l’oreille posée contre ton coeur, j’écoutais la chanson que j’aime. (Extrait du poème de Jacques Debronckart)

Je veux parler aussi, de l’ÉQUIPE QUI M’ACCOMPAGNE depuis 15 ans dans une folle aventure qui s’appelle À CORPS VOIX.

Marc Chevalier est l’homme que j’ai choisi comme modèle, une sorte de papa, le mien n’ayant pas vécu assez longtemps. Marc allait à la rencontre du public le plus éloigné des arts, pour lui faire entendre de la musique, de la chanson, voir des œuvres de théâtres, de cinéma, de la sculpture, c’était un pédagogue fabuleux. SA PÉDAGOGIE,  L’ACTION, LE FAIRE,  PAS DE BARATIN, FAIRE. Tais-toi chantes. Il me disait souvent : « tu vois ce cycliste, cet handicapé, cette caissière des autoroutes, je me demande que peut l’ART, pour eux? » comme animateur socio-culturel, puis comme saltimbanque j’ai toujours voulu redonner ce que j’ai reçu des artistes. Alors j’ai suivi la route Marc Chevalier.

EN 1990, j’ai eu l’intuition que tout le monde rêvait de chanter SEUL, au moins une fois, accompagné par un musicien. Après de nombreuses expériences dans des VVF, ou pour des scènes nationales,  nous avons créé A Corps Voix. Des stages destinés à la pratique amateur de la chanson nous accueillons des gens qui croient chanter faux, « personne ne chante faux irrémédiablement » , des exclus des conservatoires, des gens qui souffrent vocalement, émotionnellement, des enseignants, des mères de famille des parents qui souhaitent chanter à leurs enfants et aussi des amoureux du chant, des passionnés de chansons.

Cette intuition que j’ai eue, il y a 36 ans, nous la vérifions aujourd’hui encore, le bouche à oreille a conduit des centaines, environ 8000 personnes à partager avec nous ce rêve, ces émotions. A CORPS VOIX, nous l’avons créée et développée pour la chanson, afin que ces amateurs puissent découvrir leur VOIX, découvrir que nous sommes tous musiciens, que notre corps est notre premier instrument de musique. Que tous nous pouvons gérer et exprimer nos émotions, tous nous pouvons aimer des chansons que nous ne connaissons pas, les découvrir en les chantant, découvrir des auteurs compositeurs inconnus de nous. Nous voulions créer une sorte d’école du spectateur.

Ces activités nous ont amené à rencontrer l’équipe du Forum Léo Ferré qui a accepté que nous organisions un premier stage chez elle. Je me souviens que Christian et Marie Hélène sont restés les 2 premiers jours avec nous. Dès le 1er dimanche soir nous avons fixé les dates des mois suivants. Ce partenariat a duré 10 ans. Le public des stages découvrait le lieu, les artistes qui s’y produisaient. Nous mêmes y avons créé des évènements… Je me souviens de ce dimanche après-midi ou 29 personnes venant de tous les coins de France ont chanté une chanson d’Anne Sylvestre dans une salle bourrée et en présence d’Anne.

Une collaboration de 10 années avec DI DOU DA à Arras, a permis la création d’ateliers amateurs, de cabarets découvertes, du festival « Faites de la Chanson » qui en est à sa douzième édition. Nous avons même rencontré des sourds et des malentendants qui voulaient chanter. Isabelle Aichhorn avec des musiciens et des comédiens de l’équipe, a développé des activités chant, musique, théâtre, lecture, au service des soins palliatifs de l’hôpital de Troyes. (Pourquoi arrêter la vie avant qu’elle ne s’arrête d’elle même ?) Elle développe des stages plus spécifiques pour ce que l’on appelle le développement personnel.

Tous ces exemples, c’est pour souligner que la chanson n’est pas qu’un produit enregistré en MP4 ou sur un CD,  que l’on écoute en concert. Mais ça vous le savez, c’est un art vivant, c’est un art au service de l’humain. Cette face-là qui existe et que les médias ignorent.

Grâce aux amateurs et à l’équipe qui nous accompagnent dans cette aventure j’ai appris davantage mon artisanat, mon métier d’interprète, Les amateurs m’ont fait aimer des chansons que je n’aimais pas, que je déconsidérais, et pourtant une petite chanson de « merde » dans la bouche de cette femme-là, de cet homme-là devient souvent un monument qui me bouleverse. Je pourrais citer cette dame d’Auchy les Mines qui nous chanta « Les corons » avec beaucoup de vérité et de cœur et qui, à la fin de son interprétation, s’adressant à Laurent Aichhorn qui l’accompagnait au piano lui dit : ben oui parce que mon homme il est resté dedans. Je revois aussi cette jeune femme qui m’a confié dans une longue lettre que les chansons d’ Anne Sylvestre l’ont sauvée du suicide C’est aussi cette maman qui écoutait et chantait Bosco de Tachan pour se donner du courage avant d’aller voir, si son enfant opéré du cœur, était toujours vivant. Ce qui a fait dire à Jean-Paul Roseau le compositeur de la chanson : Je ne pensais pas que la chanson était aussi importante pour les gens. Isabelle Aichhorn, les comédiens, chanteurs, musiciens qui accompagnent régulièrement les malades et les soignants de l’hôpital de Troyes pourront vous dire, que sur leur lit de souffrances, les choix des malades ne vont pas forcément vers des chansons littéraires. Que Mexico Mexiiiiico, Une chanson douce, ou encore la Vie en Rose les aident à lutter, les soulagent un peu.

La chanson est trop importante pour la laisser exclusivement entre les mains des professionnels. D’une chanson souvent nous ne retenons que la mélodie, quand elle existe, et parfois une petite phrase : presque chaque soir avant de m’endormir je me récite « Une Sorcière comme les autres, ou Après le Théâtre. » (Anne Sylvestre)

D’autres phrases surgissent au cours de mes journées et souvent fort à propos «  j’me fous des colloques des séminaires, J’fais mes confitures moi-même, je t’aime » (Je t’aime… Michèle Bernard)

« En la plus petite flaque, Il y a l’espérance d’un lac. » (Anne Sylvestre) « A quoi ça tient de naître noir ou blanc ou brun ou d’être gay » (Romain Didier)

« Est ce qu’on fait des vers avec l’actualité immédiate ? Poète est-ce ton rôle de faire des vers pour le feu qui nait? (Jacques Bertin)

« Je chante pour oublier que mon chemin ne va pas plus loin que ma main…   Je chante pour ne pas courir, je chante pour ne pas mourir. » (Gilles Vigneault)

Les chansons sont musiques et paroles qui s’envolent à la rencontre d’autres musiques, d’autres langues, d’autres cultures, D’AUTRES HUMAINS.

C’est pour cela que j’aime tant les chansons et ceux qui les écrivent . Enfin, je voudrais remercier mes pairs, qui me remettent ce prix Jacques Douai,remercier les artistes qui nous ont fait confiance et ont contribué de faire de ma vie une belle vie.

Ils ont participé à des moments de notre aventure A Corps Voix : ANNE SYLVESTRE, MICHÈLE BERNARD, VÉRONIQUE PESTEL, ÉLISABETH VELTY, LAURENT AICHHORN, AUGUSTIN BÉCARD, DENIS D’ARCANGELO, NATHALIE FORTIN, RÉMO GARY, JEAN GUIDONI, BERNARD JOYET, MARTIN LERAY, SÉBASTIEN MESNIL, DAMIEN NISON, JEAN PAUL ROSEAU, LAURENT VIEL, JUNE Mc GRANE…

« C’est en gare de l’Ecluse à deux pas de la Seine… » que j’ai rencontré Romain Didier,

MERCI AUSSI À TOI ROMAIN mon ami,mon frangin, le premier compositeur à avoir accepté de mettre en musique des textes de mon compagnon de route, mon mari Laurent Sillano. Je tiens à dire enfin mon affection et mon admiration à Isabelle ma fille, à France sa maman pour poursuivre avec courage, talent et créativité ce beau voyage dans la chanson. A mon fils de partager avec moi sa grande culture musicale qui me permet de rester en contact avec l’actualité

Quant à vous les AUTEURS, s’il vous plait « Habillez-nous de tous vos mots d’amour »  Ils parlent de nous et ils nous protègent si bien.

(extraits du spectacle au théâtre de  St Louis en l’ile)

Prix Jacques Douai 2016

1 Août

Christian Camerlynck et Jean -François Grandin.

La chanson doit beaucoup aux interprètes qui font vivre un répertoire riche, et diversifié. Sans eux, personne au 20 siècle ne saurait plus rien de Béranger ou de Gaston Couté. Personne ne saurait rien du Temps des cerises, ou de La Carmagnole…Et merci aux radios qui diffusent ce répertoire.

En ce 1 er Août 2016, le festival de Barjac, Barjac m’en chante, accueillait le Prix Jacques Douai qui honore cette année Christian Camerlynck et Jean-François Grandin, animateur de l’émission « Le temps ne fait rien à l’affaire« , sur Marmite FM .

C’était il y a moins d’un an pour son spectacle « Funambule » Camerlynck au Théâtre St Louis en l’Ile.

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La vie d’artiste, c’est aussi une vie de femme ou d’homme, qui se met sur la scène, se met à nu, joue et multiplie les émotions comme un prisme diffracte la lumière en arc-en-ciel. Christian Camerlynck est ce prisme. On oublierait presque celles et ceux qui ont chanté leurs créations avant lui, chaque chanson devient sienne, sa vie, ses questions, quelques réponses possibles, le doute et la marche sur le fil, en équilibre fluctuant, mais en équilibre.(…)

Christian Camerlynck peut exprimer toutes les variations entre intime et exubérance, sans micro, avec Jacques Debronckart, Félix Leclerc, Anne Sylvestre et Yves Navarre, Brel et Caucamerlynck-entrc3a9essimon, Leprest et Gilles Vigneault, Laurent Sillano et Romain Didier, Léo Ferré et Simon Diaz, Claude Gauthier, et… Christian Camerlynck  .(suite ici, clic sur le bocal)

En ce qui concerne Jean-François Grandin, le mieux est de le visiter dans sa radio et son art.

JF G et BertinC’est là : Le Temps ne fait rien à l’affaire

Le temps ne fait rien à l’affaire, c’est la rencontre entre Jean-François notre animateur passionné de chanson française et un auteur, chanteur en français de son état. Entretien et écoute des choix musicaux de l’invité sont les recettes de cette émission autour de la chanson française « non crétinisante ».

Le temps ne fait rien à l’affaire c’est le mercredi à 18h05 sur 88.4 FM. Vous pouvez également retrouver les émissions Le temps ne fait rien à l’affaire sur le podcast de Marmite FM Clic sur l’image et vous y serez.

 L’an dernier, en 2015, le prix Jacques Douai a récompensé Marie-Thérèse Orain, interprète par excellence, et Paule-Andrée Cassidy, ACI qui mélange son propre répertoire à celui de quelques « collègues  » de scène, français ou québécois.

prix JDLe Prix Jacques-Douai a été créé en 2007 par Jacques Bertin. Chaque année, les lauréats sont invités à se joindre au jury pour l’année suivante.Il est décerné chaque année, depuis 2007, à un artiste, une personnalité ou une structure qui, par son action ou son œuvre artistique, fait vivre la chanson francophone, le répertoire et les idéaux que Jacques Douai a portés toute sa vie : célébration de l’art de la chanson, respect et souci d’élévation du public, émancipation par la culture et l’éducation populaire.En 2015, le prix Jacques-Douai a été remis à Gérard Pierron au festival Chansons de Paroles à Barjac (Gard) , le 31 juillet.
Le jury est, depuis juillet 2015, constitué de : Jacques Bertin (chanteur) (président), Michèle Bernard, Jacques Bonnadier, Michel Boutet, Paule-Andrée Cassidy, Francis Chenot, Thibaud Defever, Bernard Keryhuel (trésorier), Ethery Pagava-Douai (présidente d’honneur), Michel Buhler, Philippe Forcioli, Nathalie Fortin, Marie-Hélène Fraïssé, Elizabeth Gagnon, Rémo Gary, Philippe Geoffroy (secrétaire), Eve Griliquez, Pierre Jobin, Jofroi, Gilbert Laffaille, Cyril Lafaurie, Tariel Lourdin, Hélène Martin, Hélène Mathieu, Floréal Melgar, Jean-Claude Mézière, Eric Nadot, Marie-Thérèse Orain, Christine Pagava-Boulez, Martin Pénet, Véronique Pestel, Gérard Pierron, Luc et Sylvie Renaud, Claude Semal, Francesca Solleville, Jean Sommer, Anne Sylvestre, Noëlle Tartier, Jacques Vassal.(Georges Moustaki, décédé, était président d’honneur.)

 

Norbert Gabriel

Prix Jacques Douai 2015

27 Juil

Année faste qui voit deux lauréates chanteuses à ce prix remis à Barjac ce lundi 27 Juillet à Marie-Thérèse Orain, et Paule-Andrée Cassidy. Deux belles interprètes qui ont fait vibrer le Forum Léo Ferré et quelques autres salles où la chanson qui raconte  fait vivre des personnages tendres ou burlesques de notre monde plus ou moins en équilibre entre le rêve et la réalité.

MT Orain Forum 14 octobre AAA-001 prix 2 14-10-2014 21-12-08

Les artistes et les papillons ont des points communs: le goût des couleurs qui font chanter la vie, et ce goût d’aller vers le but qu’ils ont choisi en improvisant le chemin au gré du bonheur des rencontres, des surprises, des chutes ou des virages. L’important, finalement, ce n’est pas le bout de la route, mais la route. Ce Prix Jacques Douai salue un parcours assez exceptionnel dans les arts de le scène, du cabaret à l’opéra, avec de très belles rencontres, qui ont illuminé sa vie, et en 2015, elle est « Intacte »…

La belle vie d’artiste de Marie-Thérèse Orain, c’est là en feuilleton, sur Résistance chanson.

 

PA Cassidy 4 Juin 2015  et Lou AAA 04-06-2015 22-48-35Et c’est Paule-Andrée Cassidy qui partage ce prix,

La gloire des interprètes… Dans le très riche répertoire de la chanson, il y a un choix très étendu de textes aux résonances intemporelles. Paule-Andrée Cassidy est une de ces interprètes, dans la lignée de Pauline Julien, ou de Catherine Sauvage, qui ont su trouver les pépites à découvrir ou à redécouvrir chez les auteurs les plus divers, à l’écriture exigeante. .

Et ressusciter des chansons qui malgré leur création il y a une trentaine d’années, sont de plus en plus actuelles, « J’coûte trop cher » dit une salariée de notre nouveau monde tout économique. « « Si on en croit les statistiques de notre monde économique j’coûte trop cher c’est ma seule et unique caractéristique j’coûte cher », Sophie Anctil (…) On peut paraphraser Moustaki, « Paule-Andrée Cassidy est l’auteur de pas mal de chansons qu’elle n’a pas écrites » Dans ce spectacle « Ombres et lumières » elle est accompagnée par Vincent Gagnon au piano.(…)

Spectacle qui a tourné en France au printemps 2015 (et en Suisse) et pour les passages printaniers de Mademoiselle Cassidy à Paris on en trouve les échos dans les archives du quotidien de la chanson , NosEnchanteurs. Creusez, et vous trouverez.

Le Prix Jacques Douai, remis à Barjac en ce lundi de Juillet du 20 ème anniversaire s’avère de plus en plus une œuvre d’utilité publique.

portrait jacques douaiLe Prix Jacques-Douai distingue depuis sa fondation en 2007 un artiste, une personnalité ou une structure qui, par son action ou son oeuvre artistique, fait vivre la chanson francophone, le répertoire et les idéaux portés par Jacques Douai : célébration de l’art de la chanson, respect et souci d’élévation du public, émancipation par la culture et l’éducation populaire.

Les membres du jury sont :
Ethery Pagava-Douai (présidente d’honneur), Michèle Bernard, Jacques Bertin, Jacques Bonnadier, Francis Chenot, Jean Dufour, Marie-Hélène Fraïssé-Bérimont, Elizabeth Gagnon, Philippe Geoffroy, Pierre Jobin, Jofroi, Cyril Lafaurie, Tariel Lourdin, Hélène Mathieu, Floréal Melgar, Jean-Claude Mézière, Christine Pagava-Boulez, Martin Pénet, Francesca Solleville, Jean Sommer, Anne Sylvestre, Jacques Vassal,
et Gérard Pierron (Prix 2007), Luc ou Sylvie Renaud (Prix 2007), Rémo Gary (Prix 2008), Hélène Martin et Philippe Forcioli (Prix 2009), Véronique Pestel et Bernard ou Dany Kéryhuel (Prix 2010), Gilbert Laffaille et Nathalie Fortin (Prix 2011), Claude Semal et Noëlle Tartier (Prix 2012) , Michel Bühler et Eric Nadot (Prix 2013), Michel Boutet et Thibaud Defever (Prix 2014) qui ont été invités à rejoindre le jury.

 

Norbert Gabriel

Photo prise  par un des amis d’Albert Weber lors de la remise des prix:

prix douai photo

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