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Rencontres Marc Robine, vendredi 12 juillet 2019

15 Juil

            

 

Journée québécoise ce vendredi à Châtel-Guyon, en partenariat avec Auvergne Québec. Après les présentations en présence d’Edith Matthieu, présidente d’Auvergne Québec francophonie, vice présidente de la fédération France Québec, de Dominique Rousseau, président de France Québec, et Laurence Bérubé, une jeune québécoise, venue exercer un job d’été à Issoire, dans le cadre des intermunicipalités, programme jeunesse, programme destiné aux jeunes qui souhaitent venir travailler et mieux connaître le pays d’en face. France Québec, qui vient de fêter ses cinquante ans d’existence, d’échanges, d’amitié, c’est 3500 adhérents en France, 1500 au Québec, de nombreux jumelages.  Et si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce que nous aimons le Québec, et les artistes québécois qui portent haut les couleurs de la francophonie. 

 

Photo MartineFargeix

Et c’est Claud Michaud qui arrive sur scène, avec sa guitare. Il nous raconte, qu’enfant, le sixième d’une famille de onze enfants, à la table familiale, son père disait aux enfants : Cessez de boire, de manger, de parler… Faites silence… C’est pour vous faire penser au bonheur, pour qu’il reste avec nous. On dit qu’il faut du courage pour être heureux disait Félix Leclerc. 

Et Claud Michaud nous parle de son admiration pour Félix Leclerc, homme de de mots, de parole, homme de radio, de théâtre, scénariste, metteur en scène, acteur, engagé pour la souveraineté du Québec, et pour la langue française : Il a allumé une petite flamme qui brille encore. Un géant qui a bâti. Et ses chansons sont plus actuelles que jamais. Et comment ne pas penser à lui, quand on entend la voix profonde tout en nuances de Claud Michaud ! Il incarne Félix Leclerc, avec sobriété et conviction,  ceux qui ont eu la chance de voir Félix Leclerc sur scène n’en revenaient pas. Et ce sont les plus belles chansons de Félix Leclerc que l’on écoute, avec enchantement, Bozo, Le train du Nord, nous rappelant cet accident ferroviaire au lac Mégantic, le déraillement  d’un convoi de 72 wagons citernes, contenant des millions de litres de pétrole brut, provocant un incendie, et tuant 47 personnes. La valse à Joseph, En attendant l’enfant, Les 100 000 façons de tuer un homme, Notre sentier, La drave, et il nous raconte ce qu’est la drave, fin mai, en forêt, on descend des billes de bois posées sur la glace épaisse, avec des bottes en caoutchouc percées, pour que l’eau s’écoule, un pic de métal dans une main, pour casser la glace, de la dynamite dans l’autre, et au cœur du courage. La fierté d’affronter la vie dure, de défier la mort, avec l’impression de s’amuser comme des enfants. :  Ça commence au fond du lac Brûlé,

Photo Martine Fargeix


Alentour du huit ou dix de mai.
La mort à longues manches,
Vêtue d’écume blanche,
Fait rouler le billot
Pour que tombe Sylvio.
Elle lui lance des perles,
Des morceaux d’arc-en-ciel
Pour lui crever les yeux
Et le briser en deux.
Sylvio danse et se déhanche
Comme les dimanches, les soirs de chance,

Remous qui hurlent, planchers qui roulent,
Parfums qui saoûlent, reste debout….

Une chanson que Claud Michaud chante en polonais, étant allé chanter Leclerc en Pologne, avec l’orchestre symphonique de Varsovie, il avait envie de leur faire ce cadeau, mais au début, en polonais ! Il finit en français : Moi, mes souliers, puis L’alouette en colère , et c’est Steve Normandin qui l’accompagne au piano pour la chanson testament de Félix Leclerc : Le tour de l’île. L’île d’Orléans, qui est comme un vaisseau qui traverse le temps…Le p’tit bonheur, que tout le monde reprend en choeur, une ovation debout, des rappels, et Claude Michaud nous chante L’hymne au printemps, une chanson de Maurice Fanon, L’écharpe, et une d’Henri Tachan : Pas vieillir, pas mourir. Un moment fort, où l’on a ressenti la présence de Félix Leclerc et apprécié tout le talent de Claud Michaud. 

Après avoir consacré des années à l’oeuvre de Félix Leclerc, et autres grands poètes, il revisite la chanson poétique au féminin , un vrai défi pour sa voix de basse,  avec son nouvel album, Comme si j’avais des elles,  Marie-Paule Belle, Danielle Messia, Pauline Julien, Michèle Bernard, Françoise Sagan, Marcelline Desbordes-Valmore, Mouffe… Le site de Claud Michaud :–> 

 

 

 

Photo MartineFargeix

On revient à 20 h 30, pour les concerts de Marion Cousineau, en première partie, et Paule-Andrée Cassidy.

La soirée commence par une chanson de Lawrence Lepage, reprise par Marc Robine : Le braconnier

Et Marion Cousineau arrive sur scène, avec sa guitare basse, pieds nus, pour son concert : Moi qui n’ai pas d’ailes : Même pas peur nous dit-elle, avec son doux sourire en coin, sourire de gamine, comme un paravent à ses fêlures, à sa fragilité, et elle nous embarque dans son univers, entre chansons et poésie, entre la basse et le piano, entre sourires et mélancolie, entre la France et le Québec, où elle a passé 8 ans de sa vie, après la Bretagne où elle est née, et la région parisienne où elle a passé une thèse de doctorat au département d’études cognitives de l’ENS à Paris. C’est au Québec où elle était venue pour approfondir ses recherches, qu’elle découvre et affine ses talents d’écriture, de musicienne, de conteuse, de tous les arts de la scène vivante, et du talent, elle en a , ses textes sont taillés au burin des émotions, et sa touche musicale très personnelle.

Photo Martine Fargeix

C’est un voyage au cœur de l’humain auquel on est conviés, tout en douceur, en subtilité, des portraits de femmes : Angèle, chanson née d’une rencontre dans un bar, La moitié de la beauté du monde s’est envolée en une seconde, quand on lui a pris son homme, Moi qui n’ai pas d’ailes, Vas y doucement, Comme une petite fille… Cap au Nord, etc… Et son interprétation de Sarment d’Allain Leprest, en rappel a mis toute la salle au bord des larmes, des larmes d’émotion. Et c’est sur ces mots qu’elle nous quitte: Si on laisse une trace, que ce soit celle d’un baiser. Je pars. Sûr qu’elle a laissé une trace,  un énorme coup de cœur pour moi qui la découvrais sur scène ce vendredi soir, et pour tous ceux à qui j’ai parlé à la fin de la soirée. 

 

On a pas le temps de se remettre de nos émotions, que c’est la pétillante Paule-Andrée Cassidy qui fait son entrée , en robe noire très sexy, qui souligne sa féminité à fleur de peau,  accompagnée de son pianiste, accordéoniste Steve Normandin. 

Paule-Andrée Cassidy, interprète hors normes, mais aussi compositrice, auteure, actrice, et metteur en scène auprès de jeunes artistes, promène dans le monde depuis 20 ans les chansons de Boby Lapointe, Léonard Cohen, Gilles Vigneault, Horacio Ferrer, Michel Rivard, Daniel Boucher, Brassens, Barbara, Reggie Brassard,  Sophie Anctil et d’autres auteurs-compositeurs de tous les pays… Et maintenant les siennes, de sa voix chaude et sensuelle. 

Elle a 7 albums à son actif et a obtenu de nombreux prix, dont le Grand prix de l’académie Charles Cros, et elle est la première québécoise à remporter le prix Jacques Douai, en 2015, conjointement avec Marie-Thérèse Orain. 

 Inclassable, elle peut être tango, quand elle chante en espagnol Garganta con arena, rock avec Perspective Nevski, ou chanteuse à texte avec Aragon , Gilles Vigneault, chansons à danser : Va danser de Gaston Couté, ou Libre-échange : Puisque nous sommes bénis deux fois par le désir et l’affection / Autant en profiter pour danser / Un tango panaméricain podorythmie, bandonéon / Levres de dulce de leche... chansons à s’émouvoir : Perlimpinpin de Barbara, Une branche à la fenêtre de Gilles Vigneault ,  qu’elle chante avec Steve Normandin . 

Jamais les fleurs du temps d’aimer
N’ont poussé dans un coeur fermé
La nuit, le jour, l’été, l’hiver
Il faut dormir le coeur ouvert…

Chansons à frissonner d’horreur avec La malédiction de l’ascension, mais Paule-Andrée chante cette chanson avec tant de jubilation qu’on arrive à  avoir une sympathie perverse pour cette Lottie aux yeux verts. 

 Inclassable, diverse, mais toujours au plus près de la sensibilité de l’auteur du texte. Et elle nous a offert la primeur de deux chansons qu’elle vient d’écrire, avec des compositions de Vincent Gagnon.

Evoluant sur la scène avec grâce et légèreté, déployant ses bras comme des ailes d’hirondelle, Paule-Andrée Cassidy, nous a charmés, enchantés.

Photos Martine Fargeix

 

Puis une finale-surprise en beauté pour clore cette soirée québécoise, les 4 artistes, Claud Michaud, Marion Cousineau, Paule-Andrée Cassidy, et Steve Normandin se sont rassemblés sur la scène pour chanter ensemble : Les gens de mon pays, de Gilles Vigneault : 

Je vous entends demain parler de liberté…

 

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Photo Martine Fargeix

Après une longue ovation debout du public, on a pu retrouver les artistes et leurs albums, dans le hall du théâtre. 

 Samedi 13, Oeuvres croisées : Le braconnier de Dieu, Brassens et Fallet, et du théâtre Petits crimes conjugaux, à Saint-Ours-les-Roches, à suivre…

 

Danièle Sala

Rencontres Marc Robine 2019…

28 Juin

Les Rencontres Marc Robine sont organisées par l’association On connait la chanson, association qui œuvre pour la promotion de la chanson en Auvergne. Elles auront lieu du 3 au 14 juillet.

Et pour cette vingtième édition, qui porte un joli nom  Les Rencontres EnChantées, les Rencontres bougent, allant justement à la rencontre des gens du pays : Riom, Limagne, Volcans, en partenariat avec les associations, et les communes concernées, avec la volonté de décloisonner les différents univers artistiques. 

C’est ainsi que nous aurons, outre la chanson, de la poésie, du théâtre, des contes,  des balades autour du patrimoine auvergnat. Le public va donc bouger aussi, et même danser.

Ces rencontres débuteront le 3 juillet, à 20 h 30, à la salle Dumoulin, à Riom, avec Sanséverino qui interprétera François Béranger : 

Photo NGabriel2019

Photo NGabriel2019

Cette formule dépouillée sert à merveille la princesse de la rue qu’est la chanson de François Béranger. De sa voix rugueuse, Sansévérino met en lumière le blues et le folk qui irriguent le répertoire. L’esprit de Béranger est respecté, les textes vont à merveille au titi parisien. La salle est ravie, standing ovation… Sanseverino sur scène est extraordinaire. Toujours un grand moment. Il sillonne en ce moment notre beau pays avec sa guitare en bandoulière. Il passe chez nous, n’y allez pas… Courez-y ! 

 

Sansévérino et The Beber project, c’est là, vu récemment, clic sur  l’image –>

En première partie ce sera Frédéric Bobin, que nous aurons le plaisir de retrouver  le 9 juillet .

Le 4 juillet, c’est à Riom, et c’est gratuit,
en partenariat avec le centre social et l’école de musique de Riom, qui aime la chanson,  la preuve par Kay Mariposa, et Via Olivia, qui nous serviront un paquet découverte de leurs chansons, à 18 h, au Couriat, place José Monron,

et à 20 heures 45, un concert de Lily Luca :

Lily Luca est une chanteuse à la démarche artistique gourmande et singulière, originale et parfois loufoque, une artiste qui n’aime rien tant que brouiller les pistes pour mieux tracer son propre chemin. Un moment jubilatoire, intelligent et savamment construit… Impossible de lui résister ! 

Photo DR

Le 5, toujours au Couriat, à Riom, toujours en partenariat avec le centre social et l’école de musique de Riom, et toujours gratuit, à 18 heure, Cécile Coulon proposera une lecture musicale, autour de son recueil : Les ronces, ( prix Apollinaire 2019), en compagnie de Marie Bunel, comédienne et Yannick Chambre, à l’accordéon et interprétation musicale. Et à 20 h 45, Un concert d’Erwan Pinard, du sacré rock à la française…

Le 6, à Riom, au tout nouveau cinéma Arcadia, à 20 h 30, Olivier Gotti nous interprétera Ô Boys BD-Concert Blues :

Photo DR

Ce BD-Concert joue la partition musicale du 3e tome, Midnight Crossroad  de la bande dessinée O’Boys, illustrée par Steve Cuzor. (Dargaud)

Dans les années 30, dans les États-Unis du sud ségrégationniste, Huck et William, l’un jeune blanc, l’autre esclave noir, se lient d’amitié et scellent leurs destins par leurs différences… et le blues. Adaptée pour ce spectacle, la bande dessinée en noir et blanc est projetée sur l’écran, avec des bulles muettes blanches, sans texte. C’est alors que l’univers du Tennessee et de sa musique s’animent à travers le chant d’Olivier Gotti et de sa guitare Lapsteel présents au-devant de la scène… Le blues, au service des illustrations, remplace les dialogues et fait résonner durant 60 minutes l’émotion de l’œuvre, par cet alliage artistique qui s’avère dès lors indissociable. Cette projection sera suivie d’un échange d’Olivier Gotti avec le public, agrémenté de quelques chansons.

Le dimanche 7 juillet sera une journée festive consacrée à l’histoire et au patrimoine, à Marsat, et ce sera gratuit. Un apéritif musical à 11 h 30, au parc boisé de la mairie, suivi d’un repas chantant animé par Michel Conte, et tout le monde pourra pousser sa chanson. Puis à partir de 15 heures, on déambulera avec Kamelot, lors d’une animation musicale et burlesque costumée, par la troupe Art’Terre d’Auvergne, 15 acteurs, musiciens et chanteurs.

Le 8 juillet, on sera avec Les Brayauds, et en partenariat avec le festival Les Volcaniques,  dans la grange du Gamounet, une journée chansons, tradition, conférence chantée, repas auvergnat, et bal à 23 heure pour clore la soirée. Pour tout savoir, c’est là :

 

Photo NGabriel (archives)

Le 9, à 20 h 30, au Centre culturel La Source, à Volvic, c’est Fred Folk, et je ne saurais mieux dire : 

L’alchimiste de la chanson – celui qui touche à l’essentiel – prix Marc-Robine 2012, revient, auréolé de ses triomphes à l’Olympia et au Trianon, comme dans toutes ces salles qu’il sillonne, émerveillées, complices comme rarement un public peut l’être. ” Fred Folk”, ce sont les chansons dans la veine folk de Frédéric Bobin, des chansons folk américaines adaptées en français (Cohen, Graeme Allwright, Tom Paxton, Townes Van Zandt…), chantées avec Pierre Delorme ; quelques chansons américaines folk chantées par Mikael Cointepas sur des poèmes de William Blake, Yeats… et une chanson de Marc Robine.

Frédéric Bobin : chant, guitare, Mikael Cointepas  : contrebasse, chant Pierre Delorme : guitare,  chant, Vincent Dupuis : harmonica.

 

Le 10, toujours à Volvic, à 15 heures, une balade volvicoise : Au pays de la pierre et de l’eau, à 17 heures, un concert du groupe Afunalhue : Quatre voix et une dizaine d’instruments pour interpréter les grands poètes et cantantores traditionnels et contemporains du Chili, d’Argentine et d’autres pays d’Amérique latine. Emile Sanchis : chant, guitare, direction artistique

  • François Dumas : chant, tiple, charango, cuatro, bombo
  • Marusia Rebolledo : chant, flûte traversière, quena, zampona
  • Simon Sanchis : chant, guitare, tiple, accordéon
    • Photo NGabriel (archives)

      Et, au Centre culturel La Source, ( qu’on appelait autrefois salle des fêtes),  à 20 h 30, un concert de Baptiste W.Hamon, prix Marc Robine 2019 . Nourri au biberon du folk américain, de Dylan à Cohen, Baptiste W. Hamon s’affranchit peu à peu de ses influences américaines qui l’ont fait rêver enfant pour renouer avec ses racines françaises. Serge Reggiani au pays de l’oncle Sam, Jacques Bertin sur les rives du Mississippi… Le meilleur de la country et du folk américains peut se traduire en français. La preuve avec ce garçon déjà indispensable. 

 

On reste à Volvic, le 11 juillet, pour une déambulation  avec Dominique Cista, à 15 heure, Le prétexte à relire Jean Giono, Henri Pourrat, Alphonse Daudet, et à redécouvrir et réécouter Félix Leclerc.

Et à 17 heures, “MÊME LES VIOLETTES ONT DE LA MÉMOIRE” DE NATHALIE THIBUR

Dans ce village, nul besoin de coller son oreille à un coquillage, ce n’est pas la mer qui raconte des histoires… ce sont les gens. Ils m’ont ouvert toutes grandes leurs portes. Il m’a suffi d’entrer, de m’asseoir et de les écouter. De ces rencontres est né un spectacle, librement inspiré de  leur récit.”Nathalie Thibur. Récit en musique, avec la complicité de Coline Malice, accordéoniste auteure compositrice interprète. Tout public, à partir de 12 ans. Durée : 1 h 10 . Nathalie Thibur, conteuse ; Coline Malice, accordéon  19h Repas.

SONY DSCJEUDI 11 Juillet / VOLVIC CENTRE Culturel La Source  20H30 SPECTACLE Gilles Servat “Couleurs : Conte et chanson”
” Il m’a fallu du temps pour devenir conteur, oser prendre des libertés, impliquer le public… Quel bonheur, pour moi, cette aventure, cette présence, à la fois proche et différente de celle du chanteur.
Gilles Servat entre chansons et contes. L’étrange se mêle à la chanson, la philosophie naît de l’absurde, et le public, enthousiaste, chante les refrains… avec un autre parfum dans son émotion.
Gilles Servat : contes, guitare,  Patrick Audoin : guitare

Photo Chantal Bou-Hanna

chatel guyon

Le 12, c’est la journée québécoise, à Châtel-Guyon, avec, à 17 heures Claud Michaud

Un homme qui chante / L’univers de Félix Leclerc

 

 

et à  20H30 CONCERT  , Paule-Andrée Cassidy: Libre échange, et Marion Cousineau (première  partie)
Quand la dernière note d’une chanson résonne, les mains prêtes à applaudir restent suspendues. Elles attendent. Comme si elles allaient briser quelque chose. Moment de grâce…  L’univers de Marion Cousineau lui ressemble. On vient l’écouter avec la certitude de se laisser prendre par le cœur.

Photo NGabriel (archives)

PAULE-ANDRÉE CASSIDY “LIBRE ÉCHANGE”

Un concert de Paule-Andrée Cassidy, c’est assez rare en France, ça se déguste, ça fait battre le cœur… Sa finesse d’interprétation lui permet d’entrer dans le répertoire de Barbara avec délicatesse, dans celui de Brassens avec assurance, ou encore celui de Gilles Vigneault avec brio… Il serait vain de la classer dans une catégorie, chanteuse à textes, chanteuse de charme, de tango ou même de rock, elle est tout cela à la fois. C’est une artiste rare, profonde et d’une féminité à fleur de peau dont elle sait si bien jouer sur la scène devenant  parfois aussi sensuelle que La Gréco des débuts…

Paule-Andrée Cassidy : chant, Steve Normandin : piano, accordéon

 

    •  Le samedi 13, à Châtel-Guyon, journée gratuite, en partenariat avec l’Amicale du Sans-souci, à 14 heures, une grande balade d’une heure 45, en slam et poésie, avec Gaby sans L et WillyGex, slam, collectif Alternatif Poésie : La Côte ronde et les Percières, à 17 heures, pot amical en chansons avec Les anciens de Thermes,  à 18 heures, nous serons à la salle polyvalente de Saint-Ours-les-roches, avec Agnès Doherty : Le Braconnier de Dieu : 
  • Photo DR

  • BRASSENS ET FALLET, OEUVRES CROISEES

Le braconnier de Dieu, c’est Grégoire Quatresous, entré par hasard dans un couvent trappiste qui en sort en rencontrant l’amour ! Agnès Doherty conjugue la prose de René Fallet avec la poésie de Brassens. Les graves de l’instrument soutiennent une interprétation à la diction parfaite. Elle guide la salle vers l’émotion, le rire et le chant fredonné. La  belle voix d’Agnès Doherty, cristalline, transcende Fallet et fait déguster Brassens.

 

  • et à 21 heures, du théâtre : Petits crimes conjugaux d’Eric Emmanuel Schmitt par la compagnie Les Eruptifs.
  • Nous arrivons au 14 juillet, et nous serons à Ennezat, Chambaron-sur-Morges, au Bistrot de pays,  Le Caveau du fort, à 12 heures, repas spectacle avec Simon Goldin, et à 20 heures, nous serons allée des marronniers, en plein air, à Ennezat, pour un dernier tour de bal.
  • Douze jours bien remplis donc.  Détail du programme –>    ICI.
  • Calendrier des concerts voyez  Qui chante–>

Danièle Sala

 

CADEAUX:  des places à gagner,  pour cela, rendez-vous ici même, dimanche 30 Juin à midi, vous aurez la piste à suivre.

 

Il est midi, à vos claviers !!

Gagnez des places en trouvant une ou deux réponses, au choix, pour les spectacles suivants:

Sansévérino et The Beber Project (Béranger)
Fred « folk » Bobin et Pierre Delorme
Gilles Servat
Claud Michaud
Paule-Andrée Cassidy

1- Qui a eu le Prix de l’Académie Charles Cros pour le livre de référence sur Brel

2 – Qui chante ces auteurs : Sophie Anctil , Leonard Cohen, Boby Lapointe, Atahualpa Yupanqui , Perlimpinpin … et une fabuleuse fresque sanglante avec la délicieuse Lottie blonde irrésistible aux yeux verts …

3 – Qui a traduit et chanté un ACI américain dont les initiales sont T V Z ?

Une réponse = une place,
Si vous donnez une seconde réponse = deux places.

(Une ou deux réponses suffisent )

Attributions dans l’ordre des réceptions. Merci d’indiquer au moins deux concerts dans vos préférences.. . Et donnez la réponse et vos choix en envoyant un courriel à :

norbert.gabriel@gmail.com

 

 

 

 

 

Paule-Andrée Cassidy Libre échange …

5 Juin

Avec Libre échange cette magnifique artiste offre un spectacle d’une richesse et d’une diversité rares. Privilège de l’interprète qui peut composer son univers musical en élaborant un patchwork sur mesure avec les auteurs et compositeurs de tous les pays. Le Québec et quelques uns de ses auteurs majeurs, Sophie Anctil et Gilles Vigneault, et Leonard Cohen, pour la France et le tango humoristique Boby Lapointe, et aussi un vrai tango sensuel et argentin, Atahualpa Yupanqui y sus hermanos, et la fabuleuse fresque sanglante de La malédiction de l’Ascension, avec sa délicieuse Lottie blonde irrésistible aux yeux verts … et le Perlimpinpin de Barbara…

Ce dimanche, en trio avec Lou-Adriane et Vincent Gagnon, on a retrouvé quelques chansons familières, et exception anglophone Dance me to the end of love, mais avec mademoiselle Cassidy tout est redécouverte à chaque passage.

Le mieux est d’écouter ces  trois extraits qui vous donneront envie d’en savoir plus, le cas échéant, et de faire du lobbying dans votre région pour l’inviter et découvrir ce Libre échange.  Vous pourrez vérifier la saveur de la langue québécoise, quand elle ne tombe pas  dans la caricature pléonasme trop souvent associée aux artistes venus de la Belle Province.

Et depuis la première rencontre, le charme perdure…

Paule-Andrée Cassidy est une de ces shéharazades de la chanson, qui porte les mots et les notes en allant chercher au plus intime du texte les nuances émotionnelles les plus subtiles. 

Rien à ajouter .

Moi Elsie en superbe duo avec Lou-Adriane

 

Déficit,  prophétique constat qui a plus de 20 ans, 

La malédiction de l’Ascension,

 

 

Le site de Paule-Andrée Cassidy, c’est ici →

Et pour quelques images de plus,

Photos©NGabriel2018

C’était au Théâtre Clavel un des derniers lieux de résistance chanson, qui vous attend pour ‘Les chansons du dimanche. Demandez l’programme ? C’est par là –→  Clic sur le rideau

 

 

 

Un aperçu ? Voilà :

Les chansons du dimanche au théâtre Clavel

8 Octobre 2017 : Michel Boutet
12 Novembre : Bruno Daraquy chante et dit François Villon
3 Décembre : Coline Malice
10 Décembre : Bruno Brel
14 Janvier 2018 : Alain Sourigues
4 Février Philippe Séranne
11 Mars : François Gaillard
6 Mai : Nathalie Solence
3 Juin : Paule-Andrée Cassidy
10 Juin : Cello Woman (Katrin’ Waldteufel)

Un Dimanche par mois à 20h00. 18 € TP, 15/12 € TR. Réservations : 01.43.52.20.40 / 06.15.69.41.15.
www.edito-musiques.com

 

Norbert Gabriel

Chansons, partage, et amitié, et Paule-Andrée Cassidy…

20 Mar

Tout d’abord, c’est l’histoire de quatre passionnés de chansons, FormAt Quatre, trois gars et une fille, qui se sont rencontrés dans un atelier d’écriture et ne se sont plus quittés. Tous quatre guitaristes, ils composent, écrivent et interprètent, leurs chansons, et aussi celles de Leprest, Brassens, Brel, Moustaki, ou Bobin , un répertoire de choix qu’ils colportent aux quatre coins de l’Auvergne. Monique Monier, Michel Pavy, Jean-Claude Pagès, Michel Lagarde . Je les ai découverts avec bonheur ce vendredi soir à la Muscade de Blanzat, où ils assuraient la première partie de Paule-Andrée Cassidy. Ils chantent La vie qui va, sur tous les tons, tendres souvenirs d’adolescence, avec Cousin, cousine: Ce fut nos dernières vacances, dans la maison de Normandie, en laissant notre adolescence, dans un petit coin de pays … Chanté en duo complice par Monique Monier et Michel Pavy .

La vie qui va et qui invite : Je t’invite le temps d’une chanson, j’ai remis côte à côte les deux chaises au salon, en quête d’un saint graal, à mes heures oubliées, je tisse un peu la trame de nos tissus croisés … (Michel Lagarde sur une musique d’Emile Sanchis). La vie qui va parfois à cloche-pieds, à petits pas, toujours là où on ne l’attend pas . La vie qui fait naufrage parfois, Lampedusa : Dans l’embarcation, sur la mer moirée, hommes entassés, femmes et enfants, et tous épuisés, sans eau, ballottés, portés par leurs ailes jusqu’à l’occident, sans savoir tout ce qui les attend, l’adresse, le nom du cousin lointain, le toit pour dormir au moins pour un temps, trouver du travail, changer le destin

Ce quatuor qui a en commun la passion de la chanson, qui chante sur tous les tons, poésie, gravité,humour et une belle complicité ont pour devise Un peu de douceur dans ce monde de brutes .

Et après un rappel mérité et désiré, c’est avec la version de l’Estaca de Marc Robine, Le pieu, qu’ils ont clos cette première partie.

Photos Martine Fargeix2017

Et la diva arriva !

Je ne sais pas si diva lui convient bien, tellement simple et naturelle dans sa légère robe noire pailletée, fine silhouette, sans aucun maquillage, accompagnée de sa fille Lou-Adriane et de son pianiste Gabriel Desjardins.

Mais quand elle commence à chanter, bras déployés comme des ailes de mouette, elle survole le public, le soumet à son charme irrésistible :

Je chante pour ne pas courir, je chante pour ne pas mourir, pour oublier que mon chemin, ne va pas plus loin que ma main, pour oublier que l’escalier, n’est pas plus haut que mon soulier

Elle chante , Paule-Andrée Cassidy, elle promène ses valises et ses chansons dans le monde depuis 20 ans, et comme elle dit 20 ans, ça toffe ! Grand prix de l’Académie Charles Cros en 2002, pour son album Lever du jour, prix Jacques Douai en 2015 avec Marie-Thérèse Orain, entre autres , et neuf albums . En plus des nombreux paroliers (lières) et musiciens qui collaborent avec elle, elle interprète Anne Sylvestre, Boby Lapointe (Méli-mélodies, album 1999) , dont elle revendique l’influence, Gilles Vigneault, Prévert, Pierre Perret, Cohen, Barbara… Et même Gaston Couté !

Son interprétation de Perlimpinpin ce vendredi soir fut époustouflante ! Chaque chanson lui colle à la peau, faite sur mesure, pour elle, elle est inclassable, tantôt tendre ou sauvage, charmeuse ou diabolique, influence tango glanée durant son séjour en Argentine, séjour qui, dit elle, a marqué un tournant dans sa carrière, c’est sur la plage de Puerto Piramides qu’est née l’idée de la chanson Les étoiles du sud , parce qu’ici, quand on regarde le ciel, on a des repères. Là, même le ciel parle une langue étrangère … Et cet endroit lui fait penser à Tadoussac .

Tout son album Libre échange s’inscrit entre tango et chansons. Elle est rockeuse avec Je chante : Je chante, le monde s’écroule autour de nous, ceux qui chantent, ça passe pour des fous, je chante, ma musique est juste assez forte, pour étouffer le bruit des bottes

Et elle devient ensorceleuse pour chanter La Malédiction de l’Ascension, un étrange frisson parcourt la salle, elle est tellement envoûtante que la métamorphose s’impose, elle est Loretta, la blondinette aux yeux verts qui trucide un à un les habitants d’un village, elle est tellement dans la peau de Loretta, qu’on finit par l’aimer cette Loretta !

Et pour chaque chanson, elle s’investit totalement, elle chante de sa voix chaude et grave, du murmure caressant au cri, elle chante avec ses bras déployés , avec toutes les nuances d’émotions à lire sur son visage, elle chante à fleur de peau , elle se donne corps et âme dans chaque chanson , et c’est un enchantement. Elle est phénoménale !

Accompagnée avec brio par le pianiste Gabriel Desjardins, elle chante plusieurs duos avec sa fille, Lou-Adrianne, qui est en bonne voie, et voix, sur les traces de sa mère .

Cette belle soirée dans la salle de La Muscade, sous l’égide de On connaît la chanson, s’est prolongée par un repas , et encore des chansons, et des poèmes dits par Fabrice Peronnaud, dans le partage , l’amitié , et la bonne humeur.

Nul doute que les excellents échos de cette soirée promettent un retour très suivi quand elle reviendra en Auvergne, l’an prochain ? Et qu’on se le dise sans modération.

Danièle Sala

Martine Fargeix a assuré le reportage photo de cette soirée, voici quelques unes de ses images.

Et pour suivre les artistes, pour FormAt Quatre, c’est là: clic sur le Puy de Dôme, 

Et Paule-Andrée Cassidy, c’est ici, clic sur Loretta, 

Last but not least, comme on dit à London, Paule-Andrée Cassidy a été à l’honneur ici même pour le Prix Jacques Douai,

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2015/07/27/prix-jacques-douai-2015/https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2015/07/27/prix-jacques-douai-2015/

Prix Jacques Douai 2015

27 Juil

Année faste qui voit deux lauréates chanteuses à ce prix remis à Barjac ce lundi 27 Juillet à Marie-Thérèse Orain, et Paule-Andrée Cassidy. Deux belles interprètes qui ont fait vibrer le Forum Léo Ferré et quelques autres salles où la chanson qui raconte  fait vivre des personnages tendres ou burlesques de notre monde plus ou moins en équilibre entre le rêve et la réalité.

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Les artistes et les papillons ont des points communs: le goût des couleurs qui font chanter la vie, et ce goût d’aller vers le but qu’ils ont choisi en improvisant le chemin au gré du bonheur des rencontres, des surprises, des chutes ou des virages. L’important, finalement, ce n’est pas le bout de la route, mais la route. Ce Prix Jacques Douai salue un parcours assez exceptionnel dans les arts de le scène, du cabaret à l’opéra, avec de très belles rencontres, qui ont illuminé sa vie, et en 2015, elle est « Intacte »…

La belle vie d’artiste de Marie-Thérèse Orain, c’est là en feuilleton, sur Résistance chanson.

 

PA Cassidy 4 Juin 2015  et Lou AAA 04-06-2015 22-48-35Et c’est Paule-Andrée Cassidy qui partage ce prix,

La gloire des interprètes… Dans le très riche répertoire de la chanson, il y a un choix très étendu de textes aux résonances intemporelles. Paule-Andrée Cassidy est une de ces interprètes, dans la lignée de Pauline Julien, ou de Catherine Sauvage, qui ont su trouver les pépites à découvrir ou à redécouvrir chez les auteurs les plus divers, à l’écriture exigeante. .

Et ressusciter des chansons qui malgré leur création il y a une trentaine d’années, sont de plus en plus actuelles, « J’coûte trop cher » dit une salariée de notre nouveau monde tout économique. « « Si on en croit les statistiques de notre monde économique j’coûte trop cher c’est ma seule et unique caractéristique j’coûte cher », Sophie Anctil (…) On peut paraphraser Moustaki, « Paule-Andrée Cassidy est l’auteur de pas mal de chansons qu’elle n’a pas écrites » Dans ce spectacle « Ombres et lumières » elle est accompagnée par Vincent Gagnon au piano.(…)

Spectacle qui a tourné en France au printemps 2015 (et en Suisse) et pour les passages printaniers de Mademoiselle Cassidy à Paris on en trouve les échos dans les archives du quotidien de la chanson , NosEnchanteurs. Creusez, et vous trouverez.

Le Prix Jacques Douai, remis à Barjac en ce lundi de Juillet du 20 ème anniversaire s’avère de plus en plus une œuvre d’utilité publique.

portrait jacques douaiLe Prix Jacques-Douai distingue depuis sa fondation en 2007 un artiste, une personnalité ou une structure qui, par son action ou son oeuvre artistique, fait vivre la chanson francophone, le répertoire et les idéaux portés par Jacques Douai : célébration de l’art de la chanson, respect et souci d’élévation du public, émancipation par la culture et l’éducation populaire.

Les membres du jury sont :
Ethery Pagava-Douai (présidente d’honneur), Michèle Bernard, Jacques Bertin, Jacques Bonnadier, Francis Chenot, Jean Dufour, Marie-Hélène Fraïssé-Bérimont, Elizabeth Gagnon, Philippe Geoffroy, Pierre Jobin, Jofroi, Cyril Lafaurie, Tariel Lourdin, Hélène Mathieu, Floréal Melgar, Jean-Claude Mézière, Christine Pagava-Boulez, Martin Pénet, Francesca Solleville, Jean Sommer, Anne Sylvestre, Jacques Vassal,
et Gérard Pierron (Prix 2007), Luc ou Sylvie Renaud (Prix 2007), Rémo Gary (Prix 2008), Hélène Martin et Philippe Forcioli (Prix 2009), Véronique Pestel et Bernard ou Dany Kéryhuel (Prix 2010), Gilbert Laffaille et Nathalie Fortin (Prix 2011), Claude Semal et Noëlle Tartier (Prix 2012) , Michel Bühler et Eric Nadot (Prix 2013), Michel Boutet et Thibaud Defever (Prix 2014) qui ont été invités à rejoindre le jury.

 

Norbert Gabriel

Photo prise  par un des amis d’Albert Weber lors de la remise des prix:

prix douai photo

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