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Paule-Andrée Cassidy Libre échange …

5 Juin

Avec Libre échange cette magnifique artiste offre un spectacle d’une richesse et d’une diversité rares. Privilège de l’interprète qui peut composer son univers musical en élaborant un patchwork sur mesure avec les auteurs et compositeurs de tous les pays. Le Québec et quelques uns de ses auteurs majeurs, Sophie Anctil et Gilles Vigneault, et Leonard Cohen, pour la France et le tango humoristique Boby Lapointe, et aussi un vrai tango sensuel et argentin, Atahualpa Yupanqui y sus hermanos, et la fabuleuse fresque sanglante de La malédiction de l’Ascension, avec sa délicieuse Lottie blonde irrésistible aux yeux verts … et le Perlimpinpin de Barbara…

Ce dimanche, en trio avec Lou-Adriane et Vincent Gagnon, on a retrouvé quelques chansons familières, et exception anglophone Dance me to the end of love, mais avec mademoiselle Cassidy tout est redécouverte à chaque passage.

Le mieux est d’écouter ces  trois extraits qui vous donneront envie d’en savoir plus, le cas échéant, et de faire du lobbying dans votre région pour l’inviter et découvrir ce Libre échange.  Vous pourrez vérifier la saveur de la langue québécoise, quand elle ne tombe pas  dans la caricature pléonasme trop souvent associée aux artistes venus de la Belle Province.

Et depuis la première rencontre, le charme perdure…

Paule-Andrée Cassidy est une de ces shéharazades de la chanson, qui porte les mots et les notes en allant chercher au plus intime du texte les nuances émotionnelles les plus subtiles. 

Rien à ajouter .

Moi Elsie en superbe duo avec Lou-Adriane

 

Déficit,  prophétique constat qui a plus de 20 ans, 

La malédiction de l’Ascension,

 

 

Le site de Paule-Andrée Cassidy, c’est ici →

Et pour quelques images de plus,

Photos©NGabriel2018

C’était au Théâtre Clavel un des derniers lieux de résistance chanson, qui vous attend pour ‘Les chansons du dimanche. Demandez l’programme ? C’est par là –→  Clic sur le rideau

 

 

 

Un aperçu ? Voilà :

Les chansons du dimanche au théâtre Clavel

8 Octobre 2017 : Michel Boutet
12 Novembre : Bruno Daraquy chante et dit François Villon
3 Décembre : Coline Malice
10 Décembre : Bruno Brel
14 Janvier 2018 : Alain Sourigues
4 Février Philippe Séranne
11 Mars : François Gaillard
6 Mai : Nathalie Solence
3 Juin : Paule-Andrée Cassidy
10 Juin : Cello Woman (Katrin’ Waldteufel)

Un Dimanche par mois à 20h00. 18 € TP, 15/12 € TR. Réservations : 01.43.52.20.40 / 06.15.69.41.15.
www.edito-musiques.com

 

Norbert Gabriel

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Chansons, partage, et amitié, et Paule-Andrée Cassidy…

20 Mar

Tout d’abord, c’est l’histoire de quatre passionnés de chansons, FormAt Quatre, trois gars et une fille, qui se sont rencontrés dans un atelier d’écriture et ne se sont plus quittés. Tous quatre guitaristes, ils composent, écrivent et interprètent, leurs chansons, et aussi celles de Leprest, Brassens, Brel, Moustaki, ou Bobin , un répertoire de choix qu’ils colportent aux quatre coins de l’Auvergne. Monique Monier, Michel Pavy, Jean-Claude Pagès, Michel Lagarde . Je les ai découverts avec bonheur ce vendredi soir à la Muscade de Blanzat, où ils assuraient la première partie de Paule-Andrée Cassidy. Ils chantent La vie qui va, sur tous les tons, tendres souvenirs d’adolescence, avec Cousin, cousine: Ce fut nos dernières vacances, dans la maison de Normandie, en laissant notre adolescence, dans un petit coin de pays … Chanté en duo complice par Monique Monier et Michel Pavy .

La vie qui va et qui invite : Je t’invite le temps d’une chanson, j’ai remis côte à côte les deux chaises au salon, en quête d’un saint graal, à mes heures oubliées, je tisse un peu la trame de nos tissus croisés … (Michel Lagarde sur une musique d’Emile Sanchis). La vie qui va parfois à cloche-pieds, à petits pas, toujours là où on ne l’attend pas . La vie qui fait naufrage parfois, Lampedusa : Dans l’embarcation, sur la mer moirée, hommes entassés, femmes et enfants, et tous épuisés, sans eau, ballottés, portés par leurs ailes jusqu’à l’occident, sans savoir tout ce qui les attend, l’adresse, le nom du cousin lointain, le toit pour dormir au moins pour un temps, trouver du travail, changer le destin

Ce quatuor qui a en commun la passion de la chanson, qui chante sur tous les tons, poésie, gravité,humour et une belle complicité ont pour devise Un peu de douceur dans ce monde de brutes .

Et après un rappel mérité et désiré, c’est avec la version de l’Estaca de Marc Robine, Le pieu, qu’ils ont clos cette première partie.

Photos Martine Fargeix2017

Et la diva arriva !

Je ne sais pas si diva lui convient bien, tellement simple et naturelle dans sa légère robe noire pailletée, fine silhouette, sans aucun maquillage, accompagnée de sa fille Lou-Adriane et de son pianiste Gabriel Desjardins.

Mais quand elle commence à chanter, bras déployés comme des ailes de mouette, elle survole le public, le soumet à son charme irrésistible :

Je chante pour ne pas courir, je chante pour ne pas mourir, pour oublier que mon chemin, ne va pas plus loin que ma main, pour oublier que l’escalier, n’est pas plus haut que mon soulier

Elle chante , Paule-Andrée Cassidy, elle promène ses valises et ses chansons dans le monde depuis 20 ans, et comme elle dit 20 ans, ça toffe ! Grand prix de l’Académie Charles Cros en 2002, pour son album Lever du jour, prix Jacques Douai en 2015 avec Marie-Thérèse Orain, entre autres , et neuf albums . En plus des nombreux paroliers (lières) et musiciens qui collaborent avec elle, elle interprète Anne Sylvestre, Boby Lapointe (Méli-mélodies, album 1999) , dont elle revendique l’influence, Gilles Vigneault, Prévert, Pierre Perret, Cohen, Barbara… Et même Gaston Couté !

Son interprétation de Perlimpinpin ce vendredi soir fut époustouflante ! Chaque chanson lui colle à la peau, faite sur mesure, pour elle, elle est inclassable, tantôt tendre ou sauvage, charmeuse ou diabolique, influence tango glanée durant son séjour en Argentine, séjour qui, dit elle, a marqué un tournant dans sa carrière, c’est sur la plage de Puerto Piramides qu’est née l’idée de la chanson Les étoiles du sud , parce qu’ici, quand on regarde le ciel, on a des repères. Là, même le ciel parle une langue étrangère … Et cet endroit lui fait penser à Tadoussac .

Tout son album Libre échange s’inscrit entre tango et chansons. Elle est rockeuse avec Je chante : Je chante, le monde s’écroule autour de nous, ceux qui chantent, ça passe pour des fous, je chante, ma musique est juste assez forte, pour étouffer le bruit des bottes

Et elle devient ensorceleuse pour chanter La Malédiction de l’Ascension, un étrange frisson parcourt la salle, elle est tellement envoûtante que la métamorphose s’impose, elle est Loretta, la blondinette aux yeux verts qui trucide un à un les habitants d’un village, elle est tellement dans la peau de Loretta, qu’on finit par l’aimer cette Loretta !

Et pour chaque chanson, elle s’investit totalement, elle chante de sa voix chaude et grave, du murmure caressant au cri, elle chante avec ses bras déployés , avec toutes les nuances d’émotions à lire sur son visage, elle chante à fleur de peau , elle se donne corps et âme dans chaque chanson , et c’est un enchantement. Elle est phénoménale !

Accompagnée avec brio par le pianiste Gabriel Desjardins, elle chante plusieurs duos avec sa fille, Lou-Adrianne, qui est en bonne voie, et voix, sur les traces de sa mère .

Cette belle soirée dans la salle de La Muscade, sous l’égide de On connaît la chanson, s’est prolongée par un repas , et encore des chansons, et des poèmes dits par Fabrice Peronnaud, dans le partage , l’amitié , et la bonne humeur.

Nul doute que les excellents échos de cette soirée promettent un retour très suivi quand elle reviendra en Auvergne, l’an prochain ? Et qu’on se le dise sans modération.

Danièle Sala

Martine Fargeix a assuré le reportage photo de cette soirée, voici quelques unes de ses images.

Et pour suivre les artistes, pour FormAt Quatre, c’est là: clic sur le Puy de Dôme, 

Et Paule-Andrée Cassidy, c’est ici, clic sur Loretta, 

Last but not least, comme on dit à London, Paule-Andrée Cassidy a été à l’honneur ici même pour le Prix Jacques Douai,

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2015/07/27/prix-jacques-douai-2015/https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2015/07/27/prix-jacques-douai-2015/

Prix Jacques Douai 2015

27 Juil

Année faste qui voit deux lauréates chanteuses à ce prix remis à Barjac ce lundi 27 Juillet à Marie-Thérèse Orain, et Paule-Andrée Cassidy. Deux belles interprètes qui ont fait vibrer le Forum Léo Ferré et quelques autres salles où la chanson qui raconte  fait vivre des personnages tendres ou burlesques de notre monde plus ou moins en équilibre entre le rêve et la réalité.

MT Orain Forum 14 octobre AAA-001 prix 2 14-10-2014 21-12-08

Les artistes et les papillons ont des points communs: le goût des couleurs qui font chanter la vie, et ce goût d’aller vers le but qu’ils ont choisi en improvisant le chemin au gré du bonheur des rencontres, des surprises, des chutes ou des virages. L’important, finalement, ce n’est pas le bout de la route, mais la route. Ce Prix Jacques Douai salue un parcours assez exceptionnel dans les arts de le scène, du cabaret à l’opéra, avec de très belles rencontres, qui ont illuminé sa vie, et en 2015, elle est « Intacte »…

La belle vie d’artiste de Marie-Thérèse Orain, c’est là en feuilleton, sur Résistance chanson.

 

PA Cassidy 4 Juin 2015  et Lou AAA 04-06-2015 22-48-35Et c’est Paule-Andrée Cassidy qui partage ce prix,

La gloire des interprètes… Dans le très riche répertoire de la chanson, il y a un choix très étendu de textes aux résonances intemporelles. Paule-Andrée Cassidy est une de ces interprètes, dans la lignée de Pauline Julien, ou de Catherine Sauvage, qui ont su trouver les pépites à découvrir ou à redécouvrir chez les auteurs les plus divers, à l’écriture exigeante. .

Et ressusciter des chansons qui malgré leur création il y a une trentaine d’années, sont de plus en plus actuelles, « J’coûte trop cher » dit une salariée de notre nouveau monde tout économique. « « Si on en croit les statistiques de notre monde économique j’coûte trop cher c’est ma seule et unique caractéristique j’coûte cher », Sophie Anctil (…) On peut paraphraser Moustaki, « Paule-Andrée Cassidy est l’auteur de pas mal de chansons qu’elle n’a pas écrites » Dans ce spectacle « Ombres et lumières » elle est accompagnée par Vincent Gagnon au piano.(…)

Spectacle qui a tourné en France au printemps 2015 (et en Suisse) et pour les passages printaniers de Mademoiselle Cassidy à Paris on en trouve les échos dans les archives du quotidien de la chanson , NosEnchanteurs. Creusez, et vous trouverez.

Le Prix Jacques Douai, remis à Barjac en ce lundi de Juillet du 20 ème anniversaire s’avère de plus en plus une œuvre d’utilité publique.

portrait jacques douaiLe Prix Jacques-Douai distingue depuis sa fondation en 2007 un artiste, une personnalité ou une structure qui, par son action ou son oeuvre artistique, fait vivre la chanson francophone, le répertoire et les idéaux portés par Jacques Douai : célébration de l’art de la chanson, respect et souci d’élévation du public, émancipation par la culture et l’éducation populaire.

Les membres du jury sont :
Ethery Pagava-Douai (présidente d’honneur), Michèle Bernard, Jacques Bertin, Jacques Bonnadier, Francis Chenot, Jean Dufour, Marie-Hélène Fraïssé-Bérimont, Elizabeth Gagnon, Philippe Geoffroy, Pierre Jobin, Jofroi, Cyril Lafaurie, Tariel Lourdin, Hélène Mathieu, Floréal Melgar, Jean-Claude Mézière, Christine Pagava-Boulez, Martin Pénet, Francesca Solleville, Jean Sommer, Anne Sylvestre, Jacques Vassal,
et Gérard Pierron (Prix 2007), Luc ou Sylvie Renaud (Prix 2007), Rémo Gary (Prix 2008), Hélène Martin et Philippe Forcioli (Prix 2009), Véronique Pestel et Bernard ou Dany Kéryhuel (Prix 2010), Gilbert Laffaille et Nathalie Fortin (Prix 2011), Claude Semal et Noëlle Tartier (Prix 2012) , Michel Bühler et Eric Nadot (Prix 2013), Michel Boutet et Thibaud Defever (Prix 2014) qui ont été invités à rejoindre le jury.

 

Norbert Gabriel

Photo prise  par un des amis d’Albert Weber lors de la remise des prix:

prix douai photo

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