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Le roi des ruines, Andoni Iturrioz…

22 Fév

Il y a quelques mois,  je découvrais « Le roi des ruines »…  L’album est sorti, et c’est un des grands albums de l’année…  Rien à ajouter à cette première chronique…

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Voici Andoni Iturrioz, un soir où il présentait de larges extraits de l’album à venir bientôt…
« La fin du monde en aquarelle » pourrait bien être le titre du spectacle  d’Andoni Iturrioz. C’est paradoxal, mais dans les tableaux menaçants d’une apocalypse dont les contours se dessinent de plus en plus précisément, les envolées  de cet imprécateur lyrique génèrent une force de vie envers et contre tout.  Peut-être que cette apocalypse est nécessaire pour remettre le monde en marche dans la bonne direction. Un autre sous-titre pourrait être, en filigrane « L’insolitude »… Cet état particulier de l’humain seul dans la foule,  cette foule bipolaire, qui protège, ou anesthésie? qui réduit à un fragment robotisé ? Dans un temps révolu -un ancien monde?-  Charlebois avait tatoué sur son bras Solidaritude, on y retrouve le solitaire embarqué dans l’humaine traversée et qui ne peut mettre des œillères pour ne voir que ce qui l’arrange…  Etre le roi des ruines, ou le gardien d’une oasis saharienne qui disparait sous le sable …  Sous le sable les oasis perdues ?  

C’est la palette de Vlaminck ou Goya qui suggère les décors des chansons d’Andoni Iturrioz. Les mots ont des couleurs de soleil couchant et d’incendie. Et on se prend à frémir  en pensant aux lointains parents qui se demandaient avec angoisse si le soleil couchant reviendrait le lendemain… On sait qu’il revient, mais si c’est pour éclairer Guernica My Laï ou Oradour, l’aquarelle de fin du monde est moins avenante. Par chez nous la couleur jaune devient dominante, comme le rire du prophète ?

C’était en 2014, prophétique n’est-ce pas?

 

Pour la sortie de l’album, « Le Roi des ruines »  le tam tam des étoiles nous informe que ça vient dans quelques jours ..  et en attendant

DIM., 15 SEPT. À 20:30  Nour et ses invités #3    BATEAU EL ALAMEIN · Paris

 

Un extrait de l’album à venir,

 

 

Le site  d’Andoni,  c’est là –>

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Norbert Gabriel

Scènes vivantes et plaisirs partagés, avec Nour et Cie ..

17 Fév

Au bon vieux temps de Trenet, on avait,

….du music-hall
On dira tout c’qu’on peut en dire
Mais ça restera toujours toujours l’école
Où l’on apprend à mieux voir,
Entendre, applaudir, à s’émouvoir
En s’fendant de larmes ou de rire.
Voilà pourquoi, la, do, mi, sol,
J’aim’rai toujours le music-hall

Pour les générations suivantes élevées à la TSF ou au transistor, il y eût les Discorama, puis les émissions de Foulquier, avec ces moments rares de rencontres inattendues, Juliette et Baloji, Thomas Dutronc et Tiken Jah Fakoly, et tant d’autres où les artistes se croisaient et réinventaient parfois leur art au gré de ces rendez-vous impromptus.

Il y a eu aussi les lundis de la Pépinière Opéra, dont on retrouve l’esprit avec les lundis chanson au Café Jazz Montparnasse:  un invité principal propose au public de découvrir des artistes qu’il aime. Et qu’il présente.
Récemment, en Janvier, Lise Martin avait réuni Nicolas Duclos, Nour, Valentin Vander, Alissa Wenz (ordre de passage en scène ) pour des séquences de deux chansons et un duo avec elle. Pour rappel, lire ICI

Et parcours logique après cette soirée exceptionnelle, c’était de suivre l’invitation de Nour  qui programme régulièrement des spectacles avec invités. Comme ce dimanche 16 Février, sur le bateau El Alamein, avec Automne Lajeat, Ben Herbert Larue, Katrin Wald’teufel (Cello Woman), Nicolas Duclos, Nicolas Jules, (ordre alphabétique) dans une formule où chaque invité-e a une chanson, accompagnée au piano par Nour, après une courte biographie de la meneuse de revue, dont nous dirons que la fantaisie est très réjouissante … Autant la bio que l’auteure. Puis un duo avec Nour, dans une de ses chansons. C’est du spectacle 100% vivant, avec tous les frissons inhérents à ce genre de funambulisme.

J’ai le corps et le cœur entier qui vibre encore de cette soirée d’hier soir!
À chaque fois je suis sur un fil, je ne sais jamais si mes doigts, ma tête vont réussir à se souvenir des chansons de chacun des invités, vu que j’ai souvent très peu de temps pour mettre en place et travailler les morceaux, le spectacle…

Et à chaque fois il y a quelque chose qui me dépasse, qui se passe, qui fait le funambule…
Je me sens remplie
. (Nour )

Pour faire un bref portrait de Nour, selon son école, je dirais que c’est une Shéhérazade dont la plume délurée et incisive décape sans complexe les choses de la vie, avec une voix de diva jazzy, , une sorte de Carmen aussi émancipée que celle de Mérimée, c’est la flamme et le feu, et j’en connais qui s’y brûleraient volontiers… Après cette présentation, des extraits musicaux s’imposent . Pour vérifier.

et ne nous privons pas de lumière ,

Suivez donc Nour la lumière clic  ici →

Après l’orage, ( ma préférence) vous pouvez écouter l’album..

et  voir quelques photos de plus,

 

That’s all folks et le spectacle continue !

Norbert Gabriel

Lise Martin et compagnie

23 Jan

Alissa Wenz, Lise Martin, Daniel Mizrahi, Valentin Vander, Nour, Nicolas Duclos, Lizzie. Photos ©NGabriel

Imaginez ça, vous êtes un old-timer quasi chenu, rôdeur impénitent dans les boîtes à chanson, cabarets, festivals, et autres rendez-vous de musiques cosmopolites, nourri des grandes heures de la chanson qui raconte, celle qui fait jouir l’âme plus que les pieds ou bouger le cul. Nourri aussi des opéras italiens, du jazz de Louis, de Sydney, de Django, du blues de Bessie, des paysages musicaux de Louisiane, le long du Mississippi, ou de la Volga avec les envolées fulminante de Vissotski.. Du spiritual de Mahalia et de la poésie de Paris avec Dimey et Mouloudji… et j’en oublie, dans cette grande famille de troubadours chroniqueurs du monde et de la vie.

D’où la difficulté, souvent, à trouver des pépites en orpaillant au hasard des vadrouilles en quête de ces trois petites notes de musique qui enchantent le quotidien. Eh bien alléluyah, youpi, hosanna, et caetera, Lise Martin vient de faire une synthèse réussie de tout ça. Si c’est pas un des beaux cadeaux de la vie, ça y ressemble beaucoup.

La tonalité générale pourrait se résumer ainsi : «  Lise Martin, chanson francophone enrichie d’harmonies folk élégantes pour ses compositions, interprète, elle fait revivre Marianne Oswald ou Damia en filles d’aujourd’hui. Ses propres chansons cousinent avec les grandes ACI contemporaines, et hasard des rencontres, Old Timer NorGab’ pense à Hélène Martin*, ses ballades jazzy, son timbre de voix entre violoncelle et alto, et la diversité de son répertoire. »

Pour cette soirée Lise avait invité, par ordre d’apparition en scène, Lizzie, Nicolas Duclos, Nour, Valentin Vander et Alissa Wenz. Considérons que la parité était respectée avec Daniel Mizhari, aux guitares… Mais l’impression finale si je résume en deux mots, ce serait Femmes Majuscules,  impression personnelle pour les invitées vues pour la première fois en scène. Et le choix d’avoir deux de leurs chansons plus un duo avec Lise Martin est suffisant pour noter leurs prochains spectacles en rouge dans l’agenda. Ce sera d’autant plus passionnant qu’ils ont tous des projets avec Lise Martin.

Parmi les soirées collectives vues au fil du temps, celle-ci fut un réel enchantement dans une succession fluide menée avec bonne humeur et excellence, aucun temps faible, le temps est suspendu, arrêté, casting parfait, répertoire impeccable, et surprises, la première avec Lizzie et son « Albatros » en fado, Nour avec une approche innovante de la Genèse, Alissa Wenz qui annonce ses « femmes dans la publicité » avec un sens de l’humour entre Devos et Bedos, Valentin Vander et ses drôles d’histoires d’amour qui, soit finissent mal, soit commencent mal, Nicolas Duclos étant entre les deux, avec tendresse, drôlerie, émotion, et pour conclure, il se fait jeter par la bergère Lise dans leur duo… Mésaventures et belles chansons, tout finit bien dans le meilleur des mondes chansonnesques.

En espérant vous avoir mis en appétence, attendez vous à savoir quelques bonnes nouvelles, dont voici un aperçu :

  • Lise Martin est en résidence au FLF , et le 30 janvier, ce sera le concert de sortie de résidence, « Léman sur Seine »
  • Nour vous emmènera en bateau, au sens propre sur le Bateau El Alamein dimanche 16 Février, avec invités voir sur son site,
  • Nicolas Duclos sera le 2 Février au Dimanche chanson
  • Lizzie promène son fado dans Paris,
  • Valentin Vander fêtera la sortie de son album au Café de la Danse, le 28 Février..
  • Alissa Wenz sera le samedi 8 février au FLF – Forum Léo Ferré

Les liens vous précisent tout, suffit de cliquer sur le nom, et vous y êtes.

Lise Martin      Lizzie    Nicolas Duclos   Nour    Valentin Vander    Alissa Wenz

Et bien entendu youtube est à votre service pour écouter quelques unes de leurs chansons. Comme celle-ci,  Lise Martin interprète  Jeu  de massacre, chanson de Henri-Georges Clouzot  et Jean Villard ‎‎(Gilles), musique Maurice Yvain, créée par  Marianne Oswald

et à la suite, Cicatrices de son dernier album, Personna.

 

 

Last but not least, le Café Jazz Montparnasse accueille la chanson tous les lundis, entrée libre, restauration et bar.. Qu’on se le dise ! Prochaine soirée Geneviève Morissette. Le 27 Janvier.

Toute la programmation  Jazz Café Montparnasse,

clic sur le sax –>

Et pour quelques photos de plus, qu’on peut voir en grand en cliquant dessus, voilà cette belle équipe, avec un salut à l’homme du son&lumière Hugo Vincent.

 

Photos ©NGabriel avec les lumières d’Hugo Vincent

Et si vous avez envie de savoir un peu d’Hélène Martin, c’est là:

Norbert Gabriel

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