Tag Archives: Jacques Yvart

Brassens international

23 Août

Il était fréquent il y a quelques décennies de proclamer que Brassens était inexportable. Les choses ont bien changé. Eric Vincent qui bat tous les records de pays visités en chantant, je veux dire en faisant son métier de chanteur, avait témoigné qu’au contraire il était un de ceux les plus chantés, « parce que lorsqu’on est seul en scène avec sa guitare, il faut du solide pour faire passer sa chanson. » Même quand on chante en français en Indonésie.

Un bref (!) panorama et une sélection personnelle subjective et aléatoire montre des interprétations riches de diversité… C’est à vous, à fond les baffles !!

Commençons avec le grand Jacques Yvart* qui chante en esperanto,  Chanson pour l’auvergnat. Avec la guitare de Sylvain Brailly. **

 

Gare au gorille Gian Maria Testa

 

Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part.. suivi de La mauvaise réputation Alberto Patrucco

 

Amori marinai (La marine di Georges Brassens) – Sotto il pavé la spiaggia

 

Pénélope  Fortunato Baslinsky

 

La mauvaise réputation Bïa

 

La mauvaise réputation en anglais Ninety Five Percent (avec Joël Favreau)

 

Les copains d’abord Mountain Men

Le mouton de Panurge  Mountain men

 

Le temps ne fait rien à l’affaire – Giants of Jazz Play Brassens : Cat Anderson

 

La Non-Demande En Mariage – Giants of Jazz Play Brassens Les Petits Français, Eddie « Lockjaw » Davis, Harry « Sweets » Edison, Dorothy Donegan, Joe Newman, Cat Anderson, Jo Daly, Zanini, Joel Favreau, Teddy Martin, Michel Attenoux, Irakli, François Guin, Charles Donadieu, Pierre Nicolas, Benny Vasseur.

 

Maxime Le Forestier et Danyel Waro chantent Brassens

 

Les amoureux des bancs publics  par Koshiji Fubuki

 

Умереть за идею » – « Mourir pour des idées   Vissotsky

 

Et en arabe,   « Une jolie fleur…’   (Merci à Floréal Melgar)

 

Various Artists – Brassens, Echos Du Monde

Avec 14 artistes du Japon de Cuba, de Russie d’Afrique, Espagne et même corses !

  • *Jacques Yvart l’autre grand globe-trotter de la chanson, qui a porté la poésie et la chanson francophone urbi et orbi, et pour finir « La marine.. » ça s’impose pour ce troubadour marin..

** Je ne résiste au plaisir de vous montrer la réponse de Jacques Yvart sur l’excellent guitariste en question Sylvain Brailly.

« Pour Kanto por la kampul, la seconde guitare (qui, de fait, devient la première…) est jouée par Sylvain Brailly.

Je cherchais un guitariste manouche pour cette chanson et étais même allé du côté des « puces ». Je l’ai finalement trouvé dans la banlieue lilloise, ce qui m’arrangeait. Je ne l’ai rencontré que deux fois, la première pour une répétition, la seconde, en studio. Je trouve qu’il est excellent. » (Jacques Yvart)

 

 

That’s all folks !

 

Norbert Gabriel

Jacques Yvart, Enfants de Bretagne / Bugaled Breizh

9 Jan

bugaled-breizh-le-j-accuse-de-yann-queffelec

La semaine dernière, la barque de l’oncle Léon s’est faite goélette, pirogue, sampan, brick, jonque, drakkar, caravelle, kayak, chébec, corvette, brigantine, frégate, clipper, schonner,  chaloupe, chasse-marée, dundee, flambart, caraque, gabare, lougre, sinago, bisquine, sloop, dinghy, ketch, Pen Duick ou Joshua, Manureva ou Santa Maria , pour nous emmener avec Pierre Barouh aux quatre vents des mers et des terres de rencontres. Pour y cueillir des chansons chroniques, des chansons poésies, des chansons à rire et à danser, des chansons révoltes, des chansons de toutes les couleurs, pourvu qu’elles soient couleur saravah, comprend qui veut…

Aujourd’hui, c’est un des plus bourlingueurs chanteurs qui donne à la chanson une de ses chroniques sociales dans la tradition des Couté, Béranger, et autres Woody Guthrie, à quoi sert une chanson si elle désarmée...

Enfants de Bretagne / Bugaled Breizh

Paroles : Joseph Moalic Musique et interprétation : Jacques Yvart

Georges, Eric, Yves, Pascal, Patrick, c’est pour vous.

disparus-du-bugaleid

Il était un petit navire ….

Le Bugaled Breizh

Le Bugaled Breizh

Norbert Gabriel

Si vous ne connaissez pas Jacques Yvart, est-ce possible ?  séance de rattrapage ici, clic sur la guitare, ou le micro… 

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

Mes immortels, Jacques Yvart…

18 Juil

Suite Pollen, Y a d’la chanson dans l’air..

J Yvart Chansons insulaires couv 17-07-2016 15-59-48 2379x2396Si j’étais d’un naturel chafouin, voire machiavélique, je vous ferais la louange dithyrambique de ce conte musical de 9’15 figurant sur un des albums quasi introuvables, Chansons insulaires, « La saga de l’aigle, de l’ours de mer  et de la petite fille » c’est une pure merveille de voyage poétique, musical, onirique, à emmener petits et grands dans des bourlingues béates toujours renouvelées.. Mais comme c’est les vacances, que certains vont batifoler sur les routes de France, croiser des foires à la J Yvart Echelle de Beaufort 1 17-07-2016 15-59-06 2710x2700brocante, des festivals, et autres folâstreries estivales, vous verrez peut-être dans une malle aux trésors (celle de Long John Silver?) des albums 33T, et comme personne n’est à l’abri d’un petit miracle, vous pouvez dénicher les Chansons Insulaires. Si vous trouvez aussi L’échelle de Beaufort, n’hésitez pas.

 

 

jacques-yvart-2Bon, parlons d’autre chose. Concernant ce bourlingueur des mers, des vers, toujours porté par les vents oiseleurs, de Dunkerque à Los Angeles, en passant par Reading ou Buenos Aires, on a eu la bonne surprise de trouver dans une jolie collection de chanson française, un CD de 24 chansons pêchées sur différents albums, pas tous, il y en a 30 au compteur, mais c’est plutôt bien fait pour faire une bio musicale de Jacques Yvart, pas exhaustive, mais c’est déjà ça. On y trouve aussi un inédit d’une comédie musicale disparue Paris Populi (de Francis Lemarque) Voyages, poésie, légendes des mers, actualités écologiques , c’est un beau panorama illustré de musiques somptueuses. Un aperçu ? Voilà,

La Mouette

et voici un extrait de L’échelle de Beaufort, l’album avec lequel j’ai découvert Jacques Yvart, en 82 ou 83, grâce à Jean-Louis Foulquier « Y a d’la chanson dans l’air »

Chanson de la mer blanche

Fin 2011, Jacques Yvart a enregistré son 30 ème album, et celui là, heureux passants, il est disponible. Voici la chronique à sa sortie.

album-niama-niamaNamia Namia… (Revue Le Doigt dans l’Oeil N° 44)

En avant propos, permettez quelques lignes d’un heureux humanoïde qui a le privilège de faire tourner cet album en boucle depuis ce matin . Si vous passez sur ce forum, Jacques Yvart ne doit pas vous être inconnu, mais si c’est le cas, vous allez faire une découverte qui ne vous laissera pas indemne.

C’est son 30 ème! Comme qui dirait une soirée réveillon fastueuse au cours de laquelle un ami conteur fabuliste, musicien, voyageur dans les mots et les mers vous fera partager quelques petites choses, comme « La sagesse d’un citoyen du monde jamais résigné » des petites choses qui vous amuseront parfois, même si c’est pas toujours marrant. Peut-être vous sentirez-vous frère de ce ver de terre qui refuse d’être embarqué dans la guerre au poisson, malgré lui, et qui ira, comme tout le monde ou presque, en trainant la patte, ce qui pour un ver est assez utopique. N’empêche…
Peut-être vous sentirez-vous gentiment interpellé par Zones d’ombre, et toutes ces choses qu’on nous dit sans tout dire, ou en disant juste ce qu’il faut pour noyer le poisson (mais sur ce coup le ver de terre n’y est pour rien) Et vous aurez sûrement un attendrissement secret pour ces « Baisers perdus » qu’on n’a pas su prendre ou rendre, à quelque belle passante (c’est moi qui cite)

Chaque chanson est un voyage que nous offre ce Magellan de la chanson, ce vieux sage tendre et lucide, qui n’a jamais désespéré des hommes en général, malgré tout.

Dans son ADN poético musical, il y a quelques traces de Brassens, Devynck, Dimey, Dylan ou Woody Guthrie, les notes de quelques guitares qui sonnent et résonnent comme un toscin, ou comme le carillon de Dunkerque, ou de partout … Des notes qui chantent les souvenirs et les espoirs d’un indigné, « Il y a ceux qui voient les choses telles qu’elles sont et se demandent pourquoi, et il y a ceux qui imaginent les choses telles qu’elles pourraient être et se disent… pourquoi pas? » Oui pourquoi pas ? Monsieur quand vas-tu ouvrir les yeux chantait Yvart il y a quelques années.. Des notes qui chantent les vers de ces hérauts parfois des héros qui ont pour arme un tour de chant.

Cet album est une petite série destinée aux happy few qui ont envie d’enrichir leur quotidien et leur discothèque d’un de ces albums rares, ceux dont on ne peut vraiment extraire une chanson, on a envie de les écouter toutes, chaque fois. Donc voyez ci-dessous les modalités pour que l’album arrive dans vos petits souliers le 31 décembre, voire même pour Noël ; ça doit être possible.

C’est hors commerce, direct de l’artiste à votre home sweet home.

(NDLA : C’était pour Noël 2011)

Clic sur la guitare et la boutique s’ouvrira,

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

Norbert Gabriel

Chanter, ou déchanter ?

2 Jan

Daniel_Balavoine_timbreProphétique:   Nous sommes maintenant à un point, pour les générations futures, le monde est à faire,  et il n’est même pas besoin de défaire celui qui est passé, puisqu’il se défait tout seul.
Il est en train de se décomposer religieusement, idéologiquement, c’est un vrai merdier.
Mais je crois que c’est pas une raison pour avoir peur, je crois au contraire,que c’est une excellente raison pour avancer. 

Daniel Balavoine

Un bémol toutefois, quand tu disais ça il y a plus de 30 ans, cher Daniel, tu espérais une prise de conscience, et des actes. Je ne suis pas sûr que tu aies été vraiment entendu, ni compris. A regarder le monde à travers son smartphone,et à philosopher en tweets de 160 signes, on avance, l’oeil dans un écran réduit, avec une perspective à courte vue.

Monsieur vas-tu ouvrir les yeux ?

YvartCes chansons et ces écrits prophétiques ont plus de 30 ans, voire 40, et depuis, on peut avoir la très nette impression que nous, les bipèdes humanoïdes, nous sommes sur le Titanic. On voit assez bien l’iceberg qui va barrer la route, mais la plupart des passagers regardent avec passivité, en attendant que le capitaine se débrouille pour éviter la rencontre. Mais le capitaine a toute confiance dans son paquebot hyper moderne, insubmersible, géant des mers, porte drapeau des technologies de pointe, et on ne va pas se laisser emmerder par un morceau de banquise  flottante quasi-préhistorique…

On connait la suite, le monstre d’acier a été mis KO par le bout de glace, touché-coulé. On n’a pas eu de nouvelles de l’iceberg, peut-être a-t-il continué à dériver vers des mers plus chaudes où il s’est dilué lentement, doucement, pour renaître en Gulf Stream, refaire le cycle de l’eau, nuages qui vont faire des flocons, des masses de neige et de glaces qui feront de nouveaux icebergs. Mais le Titanic restera toujours au fond de l’océan, et ses passagers auront nourri quelques poissons. La vie continue. Pour les poissons, il y a aussi péril pour la survie de pas mal d’espèces, mais bon, avec un peu de chance, les bipèdes humanoïdes disparaitront avant eux, c’est une bonne nouvelle pour les baleines, peut-être aussi pour les éléphants… Pour les rhinocéros blancs, c’est trop tard, comme pour le cougar américain et quelques dizaines d’autres espèces.

Et au train où ça va, les indiens d’Amazonie seront dans l’album de famille des souvenirs, comme les Natchez, Les Powhatan les Narragansetts, les Mohaawks, les Pokanokets…

Qui seront les prochains sur la liste ?

Herbert Pagani,  Messieurs les présidents (Bobino 1976)

Meilleurs Voeux malgré tout,

Norbert Gabriel

%d blogueurs aiment cette page :