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Cinquième et dernier jour des Rencontres Marc Robine 2018

18 Juil

           

Après un spectacle pour enfants, Tout ce qui me passe par la tête, avec Gil Chovet au chant et aux percussions, et Jean-Christophe Treille à la basse.

Alors, des bijoux, des cailloux, des histoires à dormir debout, la vie qui m’entoure, mes filles qui grandissent et qui n’en font qu’à leur tête, de ma maman un tout petit peu très vieille… Sur scène, je joue de la guitare, et je chante. Mon compère Jean Christophe, lui, joue de la basse acoustique, du cajun,  et du carillon. J’invente aussi des instruments rigolos, avec des bouteilles, des boîtes à thé ou des pots de confiture… Et puis, un rien nous amuse, donnez-nous un bidon, et c’est parti.

NDLR  Errata:  Ainsi que Danièle Sala l’explique ci dessous, elle n’a entendu que les applaudissements, mais c’est à Agnès Mollon qu’il faut les créditer, comme le dit Catherine ReverseauMoment jubilatoire!….. mais. Gilles Chovet n’a malheureusement pas pu chanter et a été remplacé in extrémis par Agnès Mollon également Émile Sanchis et d’autres.. Les enfants semblaient ravis..

Je n’ai pu assister à ce spectacle, mais quand nous sommes arrivées à Châtel-Guyon, avec Martine Fargeix, nous avons pu entendre les rires et les bravos des enfants. D’ailleurs, toute une rangée de ces enfants sont restés pour la Finale de la Coupe du monde de la chanson.

L’arbitre facétieux, et, entre nous pas très objectif, se présente, chaussettes violettes, caleçon rayé, c’est Patrice Mercier.

Et c’est l’attaquante belge Coline Malice qui entre sur le terrain,  pour le reste du monde, avec son accordéon et Hassen Ayèche à la guitare. Auteure, compositrice, interprète , Coline Malice a plus d’une corde à son arc, journaliste de formation, très tôt attachée aux mots, elle écrit depuis l’âge de 16 ans, entre tendresse et coups de gueule, mi-ange, mi-démon, elle nous parle des choses de la vie, les douleurs, les bonheurs, humaniste, insoumise, de sa voix chaude et ample, sur des musiques voyageuses, rythmes envoûtants, elle nous emmène sur les chemins de traverse, avec Les gens du voyage, Tarik, La petite Lola, et Gracias la vida, merci l’existence…Le match commence fort, on craint le pire !

Emile Sanchis, auteur, compositeur interprète et Simon, son fils, guitariste,  entrent à leur tour sur le terrain pour Auvergne-Rhône-Alpes, Emile Sanchis, conseiller municipal de Vic-le-Comte, auteur, compositeur interprète à l’univers intime, poétique, aux accents latino-américains : Il nous chante : Vidala, une chanson traditionnelle d’Argentine, Gracias à la vida de Violetta Parra, et Fabrice Péronnaud nous dit la traduction en français de cette chanson qui m’a tellement touchée que j’ai envie de la recopier ici :

Merci à la vie qui m’a tant donné
elle m’a donné deux étoiles et quand je les ouvre
je distingue parfaitement le noir du blanc
et en haut du ciel son fond étoilé
et parmi la multitude l’homme que j’aime.

Merci à la vie qui m’a tant donné
elle m’a donné l’ouïe qui dans toute son amplitude
enregistre nuit et jour grillons et canaris
marteaux, turbines, aboiements, averses
et la voix si tendre de mon bien-aimé.

Merci à la vie qui m’a tant donné
elle m’a donné le son et l’alphabet
avec lui les mots que je pense et déclare
mère, ami, frère et lumière qui éclaire
le chemin de l’âme de celui que j’aime.

Merci à la vie qui m’a tant donné
elle m’a donné la marche de mes pieds fatigués
avec eux j’ai parcouru des villes et des flaques d’eau
des plages et des déserts, des montagnes et des plaines
et ta maison, ta rue et ta cour.

Merci à la vie qui m’a tant donné
elle m’a donné un coeur qui vibre
quand je regarde le fruit du cerveau humain
quand je regarde le bien si éloigné du mal
quand je regarde le fond de tes yeux clairs.

Merci à la vie qui m’a tant donné .

Violeta Parra ( Cantores que reflexion)

Belle performance et c’est un match nul.  

Frédéric Bobin

Puis arrive Frédéric Bobin, avec Tant qu’il y aura des hommes et on remonte, mais Frédéric est blessé au poignet, un remplaçant entre sur le terrain, c’est l’anglo-altigérien Charles Graham, dont on ne sait pas trop si il joue pour l’Angleterre ou pour l’équipe régionale, les deux équipes s’étant arraché ses services, il chante On est des fous :Extrait de l’album du même nom. Belle découverte que ce chanteur aux accents pop rock latino, qui a aussi fait des courts métrages, notamment pour Patrice Laffont, Antenne2 et qui aimerait aussi écrire pour les autres.

Charles Graham

On est fous, fous,
Fous de toutes les envies
On s’en fout, fout
On ne vit qu’une vie
On est fous, fous,
Fous des nuits, fous des jours
On s’en fout, fout
D’être addict à l’amour…

Il se présente avec un fort accent anglais, mais chante en français :  Je vais chanter en français, par respect pour l’Auvergne.

Et  Frédéric Bobin  revient, gros pansement au poignet,  il nous chante Singapour, une chanson qui fait désormais partie des classiques, et que le public reprend avec lui. Il faut dire qu’il y a beaucoup de supporters auvergnats dans la salle !

L’arbitre donne un temps additionnel à Frédéric Bobin, car il y aurait eu sabotage du son par le technicien (payé par le reste du monde?)  

Frédéric chante alors Tant qu’il y aura des hommes, toujours très applaudi.

Nous dominons sur le terrain. Mais  l’arbitre siffle une faute : Je regrette que tu aies joué les célébrités dans un gratin de hooligans ! Vous avez déjà vu Frédéric Bobin jouer les célébrités ? Vraiment, il exagère cet arbitre !

La mi-temps nous permet d’écouter le tube de la chorale des festivaliers, dirigée par Agnès Mollon, que tout le monde reprend en choeur :

Quitte-moi pendant la coupe du monde :
Ah quitte-moi pendant la coupe du monde
Si possible, au tout début, quand elle vient juste de commencer
Si ça s’trouve, j’frais pas la différence
Et j’irai chanter sur nos amours passés..

Le match reprend, et c’est l’une des équipes favorites de cette finale,  redoutable adversaire, le Brésil qui entre sur le terrain, Luiz Paixao, et sa rebeca,  Guga Santos, aux percussions et au chant, ainsi que Jonathan Da Silva et Stéfane Moulin, percussions, basse, chant et rebeca. Luiz Paixao nous vient des champs de canne-à-sucre de Permanbouc, au nord est du Brésil, devenu un maître de la rebeca brésilienne, violon qui ressemble au rebab oriental, et du forro, musiques et danses traditionnelles de cette région du nord est, tous les quatre  nous entraînent dans des rythmes endiablés, des musiques festives ou lancinantes et mélancoliques, ou des airs de samba, musiques riches de sons et de sens, musiques et danses que les travailleurs des champs de coton aimaient retrouver après une dure journée de labeur.

Avec eux, c’était fatal, le reste du monde mène ! Mais l’arbitre, sans doute payé par les supporters de l’équipe Auvergne-Rhône-Alpes trouve des irrégularités dans le groupe ! Ils martèlent trop fort des pieds, et n’ont pas les crampons réglementaires… Et en plus ils ont fait entrer un joueur supplémentaire, Larsen, là, je soupçonne encore Antoine, le technicien du son, d’être responsable !

C’est un match très serré, heureusement, Emile Sanchis qui reviendra pour deux chansons de son propre cru, paroles et musique : La croisée des chemins, et Yasmine. et Frédéric Bobin, avec Tatiana sur le périph, feront définitivement pencher la victoire de notre côté.

Moi je dirais match nul, parce que je ne suis pas chauvine, et j’ai apprécié les deux équipes.

L’orage commence à menacer, c’est sous un kiosque du parc du parc thermal  que nous allons écouter ensuite des lectures sous les arbres, poèmes de Prévert par Marcel Col et Annick Lherm. Après, je ne saurais dire ce qui s’est passé, tout le monde s’est dispersé.

En conclusion, et pour finir sur ces Rencontres Marc Robine 2018, je suis partagée entre plusieurs sentiments. J’ai apprécié la programmation riche et variée, les belles découvertes, dans le désordre,  de Claire Elzière, Lise Martin, Lizzie, Luiz Paixao, Emile Sanchis, Charles Graham, Jean-Claude Drouot pour son approche de Jaurès, Jean-François Kahn et sa connaissance de la chanson française, Diane Tell, Alain Borer pour son amour de la langue française, Jacques Viallebesset pour sa poésie et son amour de l’Auvergne, Jean-Yves Lenoir pour son talent et sa fantaisie, et tous les autres philosophes ou mathématiciens pour leur pertinence, le spectacle de La feuille à l’envers pour l’audace, la coquinerie et la tradition orale et populaire, Guilam et sa fille Camille pour l’émotion, la pureté et la fraîcheur qu’ils ont su faire partager, et Patrice Mercier pour ses multiples talents. J’ai apprécié de retrouver Frédéric Bobin, très présent durant tous ces jours, Laurent Berger, Jacques Bertin, Coline Malice. Et, là, je suis très subjective, j’ai apprécié que tout se passe autour de chez moi.

Pour les bémols, je regrette le manque de communication, les changements d’artistes et les absences au dernier moment et sans préavis, je regrette que le prix Marc Robine n’ait pas été remis à Jacques Bertin, comme prévu, parce que «  Les circonstances ne s’y prêtaient pas ». Je regrette enfin qu’il n’y ait pas eu une chanson de Marc Robine à qui ces rencontres sont dédiées, et je regrette enfin l’absence de Radio Arverne, les émissions sur les rencontres que tout le monde pouvait écouter, en Auvergne et partout ailleurs sur internet.

Un espace agrandi pour ces rencontres, moins d’habitués que les autres années, plus de nouveaux, reviendront-ils l’an prochain ? Et où ?

Enfin, un grand merci à Coline Malice et à Emile Sanchis pour leur collaboration.

Danièle Sala

Photos Martine Fargeix ( sauf Gil Chovet)

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Plateaux Deuchansons avec Frédéric Bobin

10 Avr

Frédéric Bobin Archives NG

Une parenthèse amicale entre deux dates de concerts, c’est ce que nous a proposé Monique Monier Civiale, avec Michel Lagarde, deux de la bande des quatre : FormAt Quatre à Romagnat, ce samedi soir 7 avril, voisins, amis, et un invité prestigieux, qui n’est pas fait prier, car il a une tendresse particulière pour le Puy-de-Dôme,  ici on dit notre Frédéric ! Frédéric Bobin. Un peu intimidée, oserais-je aller vers lui ? C’est qu’il a fait l’Olympia depuis notre dernière rencontre ! Mais à son sourire avenant et complice, j’ai vite compris qu’il n’avait pas changé, c’est toujours notre Frédéric, aussi à l’aise sur une grande scène que dans ces soirées plus intimistes où les regards croisés avec l’entourage impliquent une présence, une mise à nue plus périlleuse.

Michel nous explique le concept de ses soirées, plusieurs associations organisent ce genre de concert:

L’association « Chant’appart » a inauguré ce concept suivi par d’autres , par exemple : « Chantons sous les toits » ou « Chante jardins…. Il y a quelques années déjà que j’organise des concerts privés pour des chanteurs que j’aime bien . J’en ai réalisé chez moi ( c’était le premier) ou chez des amis . Mais depuis 3 ans , nous avons créé  une association qui gère le bar et l’accueil de la salle « la 2deuche « à Lempdes et cette même association a aussi pour mission d’organiser les concerts privés que j’organisais auparavant à titre personnel . Cette association s’appelle « Les A’tractions de la 2deuche » avec pour Président Michel Bouchet qui était présent ce samedi soir et, moi je suis chargé de l’organisation de ces concerts chez l’habitant ou dans des lieux qui n’ont pas forcément vocation à recevoir des artistes ( recherche des artistes et des accueillants et formalités administratives ainsi que l’aide financière et matériel si besoin). Monique était donc l’accueillante d’hier soir , mais elle avait déjà accueilli d’autres « Plateaux Deuchansons » auparavant . Nous n’avons pas de souci pour trouver des artistes… mais c’est difficile de trouver des personnes qui veuillent bien accueillir ! Nous avons reçu déjà pas mal de chanteurs (  Eric Frasiak , Véronique  Pestel , David Sire, Laurent Berger , Michel Boutet , Frédéric Bobin ) , certains sont déjà venus plusieurs fois . Nous en organisons au maximum 5 par année .

Photo Maryse Roy. 2018

Une quarantaine de personnes, un coin de séjour aménagé en scène, sur fond de rideau noir, et entre guitare folk, guitare électrique,  et boîte à rythmes, Frédéric Bobin, mince silhouette en jean et haut noir, et Jean-Claude Pagès, encore un de FormAt Quatre à la sono.

Et durant plus d’une heure, Frédéric Bobin nous régale des nouvelles chansons de son 5ème album : Les larmes d’or, qui marque encore une étape vers la perfection,  en osmose avec son frère Philippe, auteur des textes, cinq années de travail, un choix de 12 chansons parmi une quarantaine.

Des mots qui cognent à la porte des cœurs en exil, désillusions, bilan d’un  monde à la dérive, avec réalisme, mais toujours avec une lueur d’espoir au bout.

Des regrets, mais faut pas regretter quoi qu’il arrive la vie qu’on aurait pu vivre.

Des souvenirs qui reviennent sous forme de rêves, nostalgie de l’enfance  dans la maison de son grand-père : J’aime ce qui n’est plus / J’aime le temps perdu / Les blessures éternelles  que personne n’opère / Les parfums surannés / Les illusions fanées / Tout ce qui vit dans la maison de mon grand-père.

Photo Maryse Roy. 2018

L’adolescence en Super 8 :  Mon histoire défile / Comme un drôle de film / Je prends la fuite / En super 8.

Des histoires d’amours éphémères ou contrariés, La fiancée au destin tragique, La vie qu’on aurait pu vivre, ou Les étreintes intermittentes  qui ont des vertus envoûtantes.

Ironique avec légèreté, parfois désespéré mais avec élégance,  il trace des portraits qui nous ressemblent, qui amènent la réflexion,  qui réveillent en nous des images, des émotions, des portraits de héros fatigué, Le dernier voyage de Sindbad,  de héros du quotidien, comme Jimmy  qui patrouille dans la zone : Encore un soir qui tombe / Comme une chape de plomb / Aucun vol de colombe / Dans ce ciel de béton / Et comme une marionnette / Frêle silhouette /  Il y a Jimmy / Patrouille de nuit.

Une musique ne peut pas changer le monde, mais faire lever l’espoir dans le cœur des hommes de bonne volonté, cette Musique blessée, c’est la musique d’un monde qui bouillonne et qui gronde…Si tu l’entends o mon frère / Dans le silence de la mer / Soulève toi / O mon frère / Même si tu cries dans le désert.

Tant qu’il y aura des hommes /  Y aura des kamikazes / Et la loi du talion / Y aura de l’eau dans le gaz / Des gazelles et des lions.
Mais pour un géranium / Qui pousse dans les charniers / Tant qu’il y aura des hommes / On pourra espérer.

Chanson enregistrée en duo avec Kent, mais  s’il  l’ a chantée seul ce samedi soir, il n’a pas oublié de nous faire applaudir Kent, qui est une de ses influences musicales depuis longtemps. Et nous avons aussi applaudi  Philippe, le frère de Frédéric, auteur prolifique qui lui taille des paroles sur mesure.

L’espoir ? Il suffit d’ Une goutte d’eau pour se ressourcer : Quand tous mes rêves mercantiles / Me seront arrivés / Quand les lumières de la ville / M’auront aveuglé / J’irai retrouver mon enfance / Mon vieux traîneau / Je reviendrai boire à la source une goutte d’eau.

Le soir tombe, mais si il n’a pas changé le monde : C’est un homme / Qui transforme / Ses chagrins / En doux refrains…

Un album d’une qualité exceptionnelle, classe, sobre, épuré, qui creuse encore plus le sillon vers l’authenticité, la sincérité,  le plus en phase avec le Frédéric Bobin d’aujourd’hui. Ce sont les chansons qui ont choisi les musiques, dit il, et son cœur balance entre folk et rock, avec un retour vers l’acoustique pour cet album.  Je dirais folksong à la française, avec des influences à la Dylan, et même parfois d’Ennio Morricone.

Mais revenons à cette soirée de samedi. Après Les larmes d’or, on en voulait encore ! Et il y eut de nombreux rappels, à la carte, et des incontournables chansons des albums précédents. Des corps, Torrents de bière, Tatiana sur le périph, Singapour, Ce siècle avait deux ans, sans oublier La vieille ouvrière, sa ville natale Le Creusot. etc…

Avant de partager les diverses spécialités culinaires et boissons apportées par tous, tout en  continuant les échanges, et en remerciant chaleureusement Monique, et ses deux filles épatantes  pour leur accueil.

Encore une soirée mémorable, à renouveler absolument !

 

Danièle Sala

Pour visiter Formatquatre  clic sur le Puy-->

 

 

Et pour Frédéric Bobin, actionnez la machine –>

 

 

Bruce Roucaute Bob Delorme et Léonard Bobin font le show..

10 Avr

Vous connaissez la réputation du Forum Léo Ferré dans sa mission de défendre la chanson francophone, CFQ pour les habitués, eh bien voilà une évolution quasi révolution, il y avait jeudi 7 Avril, une soirée de chansons américaines, mais en français. Really amazing, Isn’t it ?

Trio Bobin Roucaute Delorme AAA final bandeau AAA 07-04-2016 21-53-02 3416x1709

La soirée s’est passée en deux parties, Frédéric Bobin-Pierre Delorme pour une balade avec Dylan, Cohen, les plus connus, mais aussi Tom Paxton, et Townes Van Sandt que Pierre Delorme fait découvrir en les resituant dans la grande fratrie des songwriters, ces faiseurs de chansons qui ont tous plus ou moins flirté avec la route des hobos… Voyageurs mi-vagabonds mi-aventuriers, ou chemineaux, trimardeurs, avec cet insatiable besoin d’aller voir au bout de la route si c’est mieux. Et c’est toujours mieux ailleurs.

Bobin Delorme duo AAAA 07-04-2016 20-09-46 3584x2016Version éternelle du poor lonesome cowboy en version plus moderne, bien décriteBobin Delorme duo AAA 07-04-2016 20-00-43 3584x2016 par Léonard Cohen (et Graeme Allwright), The Stranger Song,  Létranger … Leur américan way of life, c’est le train clandestin, avec une guitare, ou un banjo, un harmonica, et la naissance du folk song, la poursuite d’un rêve flou, et comme les compagnons bâtisseurs de cathédrales, ils vont de chantier en chantier, et les chansons naissent de cette vie de vagabonds célestes. Le duo Bobin/Delorme s’accompagne avec des guitares acoustiques très fines, mélodieuses et raffinées, et on est emporté dans des rêveries enfantines, au temps où on croyait que l’Eden existait vers le lointain Ouest. Car malgré la vie rugueuse, le hobo folk singer est persuadé que  Le jour de clarté   est au bout de la route. Et sa  Sacrée bouteille  est un bon viatique pour garder le moral.

Au passage, Pierre Delorme resitue La complainte du partisan dans l’histoire, chanson oubliée en France au profit du Chant des Partisans. Texte signé par Emmanuel d’Astier de la Vigerie, il est revenu par Léonard Cohen en 1969, avec une fin différente de l’original, mais plus réaliste au final. (Musique d’Anna Marly)

C’est un très joli moment de spectacle, qui nous rappelle que les USA ce n’est pas que Miami, la Californie, ou Dallas, mais qu’il y a des frères humains avec qui on pourrait partager quelques tranches de vie normale… Une assiette de pommes de terre bien cuites, une part de tarte aux pommes, et quelques rasades de jus d’alambic bien raide.

Ce que Gilles Roucaute va conforter avec les chansons de Bruce Springsteen dans l’ambiance de l’album Nebraska ou The gost of Tom Joad, album acoustique, réalisé très simplement, guitare-harmonica, pour faire un portrait du pays en chroniques sociales ou faits divers qui sont des archétypes de l’Amérique quand elle n’est pas Disney Land. Roucaute  Verguet 07-04-2016 21-35-53 2420x1465Découverte pour ceux qui ne connaissaient de Springsteen que ses premiers tubes comme Born to run dont on n’a pas bien compris le fond du propos avec l’ambiance rock hyper boosté, et une connaissance très sommaire de l’anglais.

Gilles Roucaute est assisté de Matthieu Verguet, guitares, et guitare électrique très soyeuse.

Et en bonus final, le trio..

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Les deux french song-writers continuent leur route de chansons américaines, entres autres aventures musicales, dont vous trouverez les infos ICI. Avec un aperçu du duo, comme à la maison,

Et Gilles Roucaute vous propose son AMAP chansons, idée originale qu’il est bon de découvrir, comme il vous en montrera toutes les facettes, c’est là.

Et en musique. c’est là,

Et pour quelques images de plus…

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Norbert Gabriel

NB: précision de Pierre Delorme: la chanson emblématique de la Résistance s’appelle Le Chant des Partisans, (et non Partisans comme écrit précédemment) et  La Complainte du partisan   nous est bien revenue par la voix de Leonard Cohen, plutôt vers les années 70.  (Correction faite ) Song of the French Partisan, sous le titre The Partisan.

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