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Chansons, partage, et amitié, et Paule-Andrée Cassidy…

20 Mar

Tout d’abord, c’est l’histoire de quatre passionnés de chansons, FormAt Quatre, trois gars et une fille, qui se sont rencontrés dans un atelier d’écriture et ne se sont plus quittés. Tous quatre guitaristes, ils composent, écrivent et interprètent, leurs chansons, et aussi celles de Leprest, Brassens, Brel, Moustaki, ou Bobin , un répertoire de choix qu’ils colportent aux quatre coins de l’Auvergne. Monique Monier, Michel Pavy, Jean-Claude Pagès, Michel Lagarde . Je les ai découverts avec bonheur ce vendredi soir à la Muscade de Blanzat, où ils assuraient la première partie de Paule-Andrée Cassidy. Ils chantent La vie qui va, sur tous les tons, tendres souvenirs d’adolescence, avec Cousin, cousine: Ce fut nos dernières vacances, dans la maison de Normandie, en laissant notre adolescence, dans un petit coin de pays … Chanté en duo complice par Monique Monier et Michel Pavy .

La vie qui va et qui invite : Je t’invite le temps d’une chanson, j’ai remis côte à côte les deux chaises au salon, en quête d’un saint graal, à mes heures oubliées, je tisse un peu la trame de nos tissus croisés … (Michel Lagarde sur une musique d’Emile Sanchis). La vie qui va parfois à cloche-pieds, à petits pas, toujours là où on ne l’attend pas . La vie qui fait naufrage parfois, Lampedusa : Dans l’embarcation, sur la mer moirée, hommes entassés, femmes et enfants, et tous épuisés, sans eau, ballottés, portés par leurs ailes jusqu’à l’occident, sans savoir tout ce qui les attend, l’adresse, le nom du cousin lointain, le toit pour dormir au moins pour un temps, trouver du travail, changer le destin

Ce quatuor qui a en commun la passion de la chanson, qui chante sur tous les tons, poésie, gravité,humour et une belle complicité ont pour devise Un peu de douceur dans ce monde de brutes .

Et après un rappel mérité et désiré, c’est avec la version de l’Estaca de Marc Robine, Le pieu, qu’ils ont clos cette première partie.

Photos Martine Fargeix2017

Et la diva arriva !

Je ne sais pas si diva lui convient bien, tellement simple et naturelle dans sa légère robe noire pailletée, fine silhouette, sans aucun maquillage, accompagnée de sa fille Lou-Adriane et de son pianiste Gabriel Desjardins.

Mais quand elle commence à chanter, bras déployés comme des ailes de mouette, elle survole le public, le soumet à son charme irrésistible :

Je chante pour ne pas courir, je chante pour ne pas mourir, pour oublier que mon chemin, ne va pas plus loin que ma main, pour oublier que l’escalier, n’est pas plus haut que mon soulier

Elle chante , Paule-Andrée Cassidy, elle promène ses valises et ses chansons dans le monde depuis 20 ans, et comme elle dit 20 ans, ça toffe ! Grand prix de l’Académie Charles Cros en 2002, pour son album Lever du jour, prix Jacques Douai en 2015 avec Marie-Thérèse Orain, entre autres , et neuf albums . En plus des nombreux paroliers (lières) et musiciens qui collaborent avec elle, elle interprète Anne Sylvestre, Boby Lapointe (Méli-mélodies, album 1999) , dont elle revendique l’influence, Gilles Vigneault, Prévert, Pierre Perret, Cohen, Barbara… Et même Gaston Couté !

Son interprétation de Perlimpinpin ce vendredi soir fut époustouflante ! Chaque chanson lui colle à la peau, faite sur mesure, pour elle, elle est inclassable, tantôt tendre ou sauvage, charmeuse ou diabolique, influence tango glanée durant son séjour en Argentine, séjour qui, dit elle, a marqué un tournant dans sa carrière, c’est sur la plage de Puerto Piramides qu’est née l’idée de la chanson Les étoiles du sud , parce qu’ici, quand on regarde le ciel, on a des repères. Là, même le ciel parle une langue étrangère … Et cet endroit lui fait penser à Tadoussac .

Tout son album Libre échange s’inscrit entre tango et chansons. Elle est rockeuse avec Je chante : Je chante, le monde s’écroule autour de nous, ceux qui chantent, ça passe pour des fous, je chante, ma musique est juste assez forte, pour étouffer le bruit des bottes

Et elle devient ensorceleuse pour chanter La Malédiction de l’Ascension, un étrange frisson parcourt la salle, elle est tellement envoûtante que la métamorphose s’impose, elle est Loretta, la blondinette aux yeux verts qui trucide un à un les habitants d’un village, elle est tellement dans la peau de Loretta, qu’on finit par l’aimer cette Loretta !

Et pour chaque chanson, elle s’investit totalement, elle chante de sa voix chaude et grave, du murmure caressant au cri, elle chante avec ses bras déployés , avec toutes les nuances d’émotions à lire sur son visage, elle chante à fleur de peau , elle se donne corps et âme dans chaque chanson , et c’est un enchantement. Elle est phénoménale !

Accompagnée avec brio par le pianiste Gabriel Desjardins, elle chante plusieurs duos avec sa fille, Lou-Adrianne, qui est en bonne voie, et voix, sur les traces de sa mère .

Cette belle soirée dans la salle de La Muscade, sous l’égide de On connaît la chanson, s’est prolongée par un repas , et encore des chansons, et des poèmes dits par Fabrice Peronnaud, dans le partage , l’amitié , et la bonne humeur.

Nul doute que les excellents échos de cette soirée promettent un retour très suivi quand elle reviendra en Auvergne, l’an prochain ? Et qu’on se le dise sans modération.

Danièle Sala

Martine Fargeix a assuré le reportage photo de cette soirée, voici quelques unes de ses images.

Et pour suivre les artistes, pour FormAt Quatre, c’est là: clic sur le Puy de Dôme, 

Et Paule-Andrée Cassidy, c’est ici, clic sur Loretta, 

Last but not least, comme on dit à London, Paule-Andrée Cassidy a été à l’honneur ici même pour le Prix Jacques Douai,

https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2015/07/27/prix-jacques-douai-2015/https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2015/07/27/prix-jacques-douai-2015/

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