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Eric Frasiak à l’Arthé Café

18 Déc

Photos Martine Fargeix

Salle bondée, chaude ambiance pour accueillir Eric Frasiak et son pianiste Benoît Dangien, ce dimanche soir à l’Arthé Café. Encore une première fois sur scène pour moi, et j’ai compris pourquoi il y avait tant de fans dans la salle.

En noir et gilet noir et rouge, avec son chapeau noir de San Francisco sous lequel bout une marmite de blues man contestataire et humaniste, avec son pianiste, en noir, casquette, lunettes et moustache assorties, pianiste aux multiples talents, chanteur et joueur de mélodica,  Eric est à la guitare, et la boite à rythme est chinoise, vu la scène un peu juste ! Il attaque avec Sous mon chapeau :

Sous mon chapeau, y’a tous ces vers qui prennent leur pied / A me bousculer les neurones / Qu’écrivent des trucs qui font chialer / Ou qui gueulent dans l’vent des cyclones / C’est pour pas qu’mes idées s’envolent / Qu’elles partent trop tôt / Que j’les garde au chaud, ces belles babioles / Sous mon chapeau…

Il chante surtout les chansons de son dernier album, le 7ème : Sous mon chapeau, en se racontant entre chaque chanson, et ça l’agace vraiment ce Z à son nom, tant qu’il en a fait une chanson :

Mais qu’est-ce que j’leur ai fait à tous 
Journaux, radios, télévisions 
Pour qu’à chaque fois sous ma frimousse 
Y’a ce Z qui m’file des boutons 
C’est pas comme un meuble IKEA 
ça s’écrit sans complications 
Juste F-R-A-S-I-A-K 

Il ne sera pas question de François Béranger ce soir, non pas qu’Eric Frasiak ait tué son père spirituel, mais il en est la réincarnation, François Béranger a dit : Chanter, c’est pas vivre mais l’espérer. Chanter, c’est survivre quand on est vidé.  Eric Frasiak a tout hérité de lui, la tendresse, l’humour, l’amour, la révolte contre les injustices et la bêtise humaine, un regard lucide sur l’actualité, et l’espoir malgré tout, il nous donne l’humanité en partage, avec tous ses travers, peintre  bouleversant d’une société à la dérive, il trempe sa plume dans tous les encriers de la vie, le noir quand toute la France est plongée dans l’horreur des attentats de Charlie Hebdo :

Je suis humain :

Il n’y a qu’une seule cartouche d’encre noire / Dans mon stylo désarmé / Juste une plume trempée d’espoir / D’un monde de fraternité.

Une encre d’eau qui pleure, pour un bouleversant hommage à Barbara Weldens :

La vie, la rage
C’est face où pile
De l’eau qui pleure
Sur le pavé
C’est le bonheur
Qui s’est taillé

Comme un éclair
Un courant d’air
Coup de tonnerre
L’amour par terre .

L’encre des yeux de son père, un polonais taiseux, sur le jardin abandonné, Le jardin de papa :

Si tu voyais l’jardin dans l’état
ça t’f’rait comme du chagrin, du tracas
Une des graines que t’as s’mé c’était moi
Et tu vas lui manquer, mon papa.

L’encre bleue des mers, passages pour les migrants qui tentent de survivre :

Je n’ai plus de terre
Plus aucun chez moi
Sous le feu, la guerre
Fous de Dieu et soldats
Je n’ai plus de terre
Que ce rêve là
Au bout de la mer
L’île de Lampedusa…

L’encre bleue de la tendresse, quand il chante : Je t’écris :

Je t’écris ces mots de silence
Pour que ces rimes parlent à tes sens
Parce que se taire en dit parfois
Plus que la grammaire à nos voix.

L’encre grise de la nostalgie du grand Est dont il est originaire, Charleville-Mézières, des cheminées des hauts fourneaux de l’est qui dorment dans un silence  qui peut être définitif, où l’on ne voit plus guère Monsieur Boulot, et pourtant :

On t’aimait bien dans le quartier 
On comptait tous un peu sur toi 
Pour la bagnole , pour le loyer 
Pour boucler la fin des douze mois 
Mais quand on t’vois à la télé 
Prendre la pause et faire le beau 
On s’dit qu’le fric t’a bien changé 
Pourtant tu m’manque M. Boulot

L’encre blues de sa ville d’adoption :

Barle-Duc City Blues :

C’est pas New York USA de Gainsbourg 
Ni la ville rose de Nougaro, Toulouse 
C’est pas Paris au mois d’mai d’Aznavour 
Mais c’est ma chanson, BAR LE DUC City Blues …

J’ai atterri là par hasard 
A une consonne des parisiens 
Parce qu’il faut bien vivr’ quelque part 
Et qu’ici c’était sur mon chemin 
J’ai pas dit qu’c’était l’amour fou 
C’est pas non plus la terre promise 
Mais quand j’reviens de je n’sais ou 

C’est là que j’pose mes valises

Mais c’est chez moi, BAR LE DUC City Blues.

L’encre blues des fonds de verres :

J’ traîne mon folk au fond des bars
Pour des loulous qui pensent qu’à boire…

  J’traîne mes mélodies , mes accords
Pour dire aux cons qu’j’suis pas d’accord
Pour moi aussi dans cette histoire
Semer ma p’tite graine d’ananar 

J’traîne mon blues à Bar Le Duc
Où c’est là qu’j’écris tous ces trucs
Qui m’emmèneront un peu partout
Simplement pour être avec vous.

L’encre en Technicolor de Noël :

Comme le beau sapin, j’ai les boules
Quand j’vois ces cadeaux de maboul
Qui par milliers finiront d’main
Sur E Bay ou sur le Bon Coin
Même le p’tit jésus dans sa crèche
Lui, qu’est plutôt né dans la dèche
Se dit qu’des ânes et puis des bœufs
Il en a fait beaucoup l ‘Bon Dieu.

L’encre couleur d’asphalte, le long des routes, au volant d’un 44 tonnes :

Dans mon bazar de 44 tonnes
Derrière mon volant, tout seul, peinard
Musique à fond, faut pas qu’je dorme
Long is the route for un bon plumard.

L’encre Tango de la jet’set :

C’est connaître Paris et dormir chez Hilton
Un string en haut des cuisses qu’a d’secret pour personne
C’est faire du cinéma sans réalisateur
C’est compter sur papa pour avoir son 4 heures
Au rendez-vous des snobs, pour la une de Gala :
« Ce soir avec ma robe, Porsche ou Testarossa. »

L’encre haut débit d’ADSL, pour les toqués d’internet :

Quand y’a une coupure internet 
C’est le monde entier qui s’arrête 
Les mots d’amour dans les modems 
Ca remplace pas les vrais « Je t’aime » 

J’t’avais même pas imaginé, 
T’étais pas né 

Puis une espèce hélas courante d’encre peu sympathique, celle là : Y’a pas d’danger qu’elle disparaisse, ça s’reproduit l’hiver, l’été, ça fait pas trop dans la finesse… Espèce de cons. Que l’on reprend à l’unisson.

L’encre amère du constat politique de notre pays :

Comme on compte pour des prunes faut nous lâcher la grappe
C’est jamais dans les urnes que le bonheur s’attrape

Mais l’encre pétillante de La poésie  reprend le dessus :

Ces p’tites pages de bonheur, un peu comme du Rimbaud 
Qu’on écrit dans nos cœurs sans rimes et sans dico 
Ces p’tits morceaux d’la vie, comme de la limonade 
Qui moussent et qui pétillent, ça mérite le Pléiade 
Les copains de nuits blanches qui passent à la maison 
Chanter quelques boutanches et vider des chansons 
Les histoires de ce mec vers les trois heures du mat’

 

De nombreux rappels, on tape dans les mains… Chacun à son rythme, comme nous le fait remarquer Eric Frasiak, et  après les traditionnelles dédicaces des albums, la fameuse soupe de Marc, suivie d’un repas pour une partie du public, Eric fait le tour des tables, parle avec les uns et les autres, et c’est un bonheur prolongé, en toute simplicité.

Encore une soirée mémorable, et l’on attend avec impatience le huitième album d’Eric Frasiak qui est en bonne voie.

Danièle Sala

Et pour quelques photos de plus,

 

Chez Frasiak, c’est là –>

Il y  a toutes les infos sur sa vie son oeuvre sa route ..  clic sur la borne.

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Hexagone Printemps 2017

31 Mar

En tournant la dernière page de ce numéro de printemps d’Hexagone, j’ai eu comme un regret, regret de quitter une maison amie où je me sentais bien, c’est pourquoi j’y reviens, histoire d’en parler et d’inciter peut être d’autres visiteurs à y rentrer. Je ne fais qu’entrouvrir, finissez d’entrer en vous abonnant .

Pour commencer, avec l’édito de David Desreumaux, on ferme, on ferme, on ferme à tout va, Le Limonaire, Le Centre de la Chanson, alors est-ce qu’on se lamente ? Que non ! On ouvre ! On ouvre le dialogue, à l’initiative de  Gilles Tcherniak, ( Forum Léo Ferré), aux côtés de Stéphane Riva (ACP Manufacture Chanson), et de Denis Collinot ( Festival de Marne), a lancé un appel au rassemblement auprès des personnes qui oeuvrent dans et pour la chanson … Il a insisté sur la nécessité d’appeler l’état et les sociétés civiles à entendre nos revendications. Une initiative à suivre de près donc, et à soutenir. S’ensuivent quelques mises en bouche humoristiques, et des brèves, comme celle là, savoureuse : GROS PLEINS DE SOUS : Résultats des victoires de la musique 2017: Sony et Universal au coude à coude, à un million d’euros près .

fantasioPuis, une découverte pour moi, suivie d’écoute, d’un drôle de Fantazio sous la plume de Roxane Joseph :  Quelques heures bleutées dans l’âme d’un poète. C’est bien .

Et voici Fred Hidalgo, lui-même en personne, qui nous fait l’éloge du tube, celui qui entre de moins en moins dans les mémoires, faute d’une belle union entre mélodies et paroles. C’est vrai que les chansons pour les pieds tiennent dans la mémoire d’un escarpin, le temps d’un été. Et Fred convoque  L’homme que j’aurai estimé et respecté le plus dans le métier, Jean-Michel Boris, dont on sait le rôle irremplaçable qu’il a joué à l’Olympia.

Et, tiens ! On retrouve quatre mooksquetaires, Autour de Patrick Engel, ( merci Patrick d’avoir adopté le mot), qui nous parlent, chacun à sa façon de l’univers Dylan .

Pour Alice Animal, « Peu importe comment on chante, ce qui touche ce n’est pas forcément une voix harmonieuse, tout est dans l’intention juste. » .

Jean Dubois, lui, aime toutes les chansons de Dylan, avec une petite préférence pour les albums des années 73-78 … Enfin , la période actuelle pour la route parcourue et le travail sans relâche.

Sarclo, qui s’y connait en Dylan :  Il n’y a pas à tortiller, quand la famille folk aura réussi à se familiariser avec les arpèges et les accordages de Dylan, elle aura peut être envie d’apprendre la suite. 

Pour Baptiste W.HamonSi celui qui crée comprend tout à fait ce qu’il écrit, on est davantage dans la technique que dans un degré supérieur d’art ou de poésie.

Et chacun de citer ses albums préférés , et bien d’autres choses encore … Avec ou sans arpèges, si vous voulez en savoir plus sur le prix Nobel de Littérature Bob Dylan, qui sera en concert au Zénith de Paris, le 20 avril prochain, lisez Hexagone . Ceux qui en parlent ici ont tous quelque chose de Dylan en eux .

Photo NG2012

David Desreumaux se demande ensuite : « Punk is dead ? » à propos de Mell et de son sixième album, qui est un double album inspiré par l’hiver québécois, la culture musicale montréalaise. Déprime et collation : Pour moi, il y a deux phases : la fulgurance et le travail derrière . C’est un métier où la maturation est nécessaire.

Ce, avant de faire l’éloge d’un clair-obscur, à propos du dernier album de Kent : La Grande illusion. Un album pop-rock fort réussi, marqué par la patte musicale de Tahiti Boy. Kent y aborde des thèmes sombres . Explication de Kent : C’est important la mélancolie. La tristesse et la mélancolie sont bannies de nos sociétés, or il faut vivre avec parce que c’est en nous . C’est une amertume de la vie, et cette saveur s’apprend . »

contrebrassens-19052014-1737Et d’avoir un regard admiratif sur Pauline Dupuis et sa contrebasse tout ContreBrassens, un album, une tournée , un succès mérité:  Des gens heureux à la fin du concert. Les chansons de  Brassens vont continuer à vivre de belle manière, avec brio, respect et originalité.

Toujours David Desreumaux pour Faire tomber le sacré de Jean Guidoni. Nouvel album : Légendes urbaines, nouveau spectacle en préparation, Jean Guidoni acteur ambigu de ses chansons sur scène :  Sur scène, je ne suis ni homme ni femme, autant à l’aise pour chanter Prévert ou Leprest que ses propres textes et pointilleux sur l’importance des éclairages :  je serai très sensible au travail d’éclairage. Je ne veux pas de décor, mais un vrai travail sur l’éclairage … Parce qu’ils sont primordiaux pour moi.

alice bRegards encore sur Alice Bénar, Au creux de l’art dont la singularité s’exprime déjà avec force et une incontestable grâce.

Et l’Arabstrait lyonnais Mehdi Krüger qui croit à la poésie de combat, manifeste romantique ou couplet de rap, elle est l’arme des faibles, fragile et insaisissable à la fois... »

Michel Gallas nous amène, lui, Entre deux caisses , ces lointains cousins des Frères Jacques et de Chanson Plus Bifluorée, pour faire plus ample connaissance avec quatre garçons fort sympathiques et talentueux, qui affirment qu’ Interpréter, c’est créer. C’est un acte de création.  Et pour les avoir rencontrés et vus sur scène, je confirme ce que dit Dominique :  La chanson et les tournées permettent les rencontres humaines, et c’est un plaisir. Ce ne serait pas un beau métier sans cela.

frasiakDe nombreuses sorties d’album et de livres sont commentées entre les articles phares, entre autres, celui de Frasiak : Sous mon chapeau. Frasiak, né au pays de Rimbaud, partage la philosophie de l’humaine condition de Montaigne, affirmant qu’il vaut mieux avoir Une tête bien faite que bien pleine.

Jules, lui, nous dit que c’était mieux maintenant, en réhabilitant l’oeuvre d’Hugues Aufray , qui n’est pas qu’un chanteur de feu de camp, mais qui a fait connaître le premier Dylan et la folk-song en France. Attention, si vous chercher des noises à Jules, il menace de réhabiliter Gérard Lenormand la prochaine fois !

Et on arrive à Imbert-Imbert sous les projecteurs de Flavie Girbal. Imbert-Imbert, c’est une œuvre qui, comme la vie, doit intégrer des paradoxes :  La chanson peut parfois faire pleurer-et les larmes sont comme une station d’épuration de l’âme-, parfois faire rire-et le rire est une bonne feinte pour échapper à la réalité.  Une chanson qui le décrit bien,  J’veux m’sentir :

J’veux m’sentir mourir

A tous les instants

Dépenser mes rires

Avant le printemps

A le saliver

Et avoir cent ans

Sans être arrivé …

Et pour le regard extérieur, Dimoné ne mâche pas ses mots pour faire à Imbert-Imbert une déclaration passionnée :  22, v’là Imbert-Imbert ! Ce n’est pas le Canadien Timber Timbre qui se cache sous cette martingale en nombre pair, mais le plus libertaire des bégaiements de sa majesté Chanson Française, un pour la moquer dans son envers en vers, un punk à la rime, individu à outrance qui te vide les sinus à faire du claping sur sa contrebasse, ou qui te dégorge la carotide à la faire vibrer à l’archet.

Après le retour en image du Limonaire, ceux qui l’ont fait vivre, les artistes qui l’ont fréquenté et apportent leur soutien à Noëlle Tartier et son équipe, c’est Romain Didier qui inaugure la Collection de printemps 2 : Piano confident par David Desreumaux .

Photo NG 2015

Romain Didier n’imagine pas sa vie sans piano , c’est en pianiste de bar qu’il a commencé sa carrière. Humaniste, discret, et pourtant très prolifique, il a écrit et composé pour lui même et pour beaucoup d’autres .

J’aime bien le récit de sa rencontre avec Leprest qui a abouti à une longue et fructueuse collaboration et à une solide amitié. Lui venant d’un milieu bourgeois, c’est Leprest qui, dit-il  m’a vraiment ouvert au monde du quartier, au monde du bistrot. Même si nous venions de milieux différents, nous étions bienveillants tous les deux … La vie ne suppose pas de faire une hiérarchie entre les malheurs et les bonheurs d’une princesse ou d’un ouvrier.

Si vous voulez en savoir plus sur Romain Didier, tout est dans le piano noir, enfin non, dans Hexagone, et c’est passionnant.

d SireEt David Sire? Vous connaissez? Moi, je croyais le connaître, mais là, j’en ai appris de belles sur lui ! C’est encore David Desreumaux qui l’a fait parler ! Par exemple, comment on fait pour laisser tomber une brillante carrière de chercheur pour entrer en chanson, comment aller de la philosophie à la bidulophie, il suffit d’une pompe à vélo, d’une bicyclette … Et de Fred ! Et si vous voulez tout savoir sur la bidulosophie, faut lire l’article. Un indice? : Le bidule est le matériau de la bidulosophie, la récolte, ce que les gens apportent, des petits trésors de vie dans des dispositifs circulaires où la parole circule .

parisQuant à Pauline Paris, selon David Desreumaux : Pauline questionne les relations humaines sur fond de ( fausse) candeur, et fait tourner ad libitum la grande roue des thèmes inépuisables que sont l’amour, le désir, etc… Elle tourne, intemporelle, donc contemporaine.

Yves Jamait, lui, en grande conversation avec Flavie Girbal, voudrait bien se débarrasser de sa casquette d’ouvrier qui lui colle à la peau, mais pas des maladresses :  Beaucoup de premiers albums sont léchés à l’extrême. J’ai envie de leur dire : hey les gars, un peu de maladresse ne nuit pas, c’est les défauts qu’on cherche, on s’en fout que vous n’en ayez pas!

Marion Dieufoulet porte un regard sur Stef, sincérité, drôlerie, à fleur de peau quand elle chante ses maux de femme et tous les possibles sur scène .

Un beau moment de Peauésie avec Clément Bertrand , un ilien féru de poésie depuis l’enfance : On se tend des sourires ratés / Qu’on prend toujours pour des grimaces/ Il y a à boire et à jeter/ Sous le bordel de nos tignasses.  Le mieux, c’est de l’écouter: Peau Bleue , un album de 12 titres, 2016 .

Marie-Hélène Blanchet nous assure que l’album de Dom Colmé qui verra le jour en 2017 sera un bon cru et de l’ Inquiétante étrangeté de K : « Il y a des gens qui écrivent des chansons en pensant à Brel, moi je pense à Terry Gillian. »

Camille Hardouin par David Desreumaux

Michel Gallas a recueilli les clés de chaque chanson du futur premier album de Camille Hardouin, on pourra ainsi les écouter en connaissance de cause : Mille bouches .

Après une visite du Watson Studio, un lieu convivial qui accueille les artistes pour créer, enregistrer, travailler, et lors de concerts privés, à Courçon ( Charente-Maritime) , et au Printival Boby Lapointe à Pézenas, où il est impossible de s’ennuyer sur une journée, vu l’abondance des concerts, on va faire un tour dans les médiathèques de Paris, avec le secrétaire de la commission d’écoute Patrick Engel. Une passion, et un sacré boulot :  Il importe d’avoir les oreilles grandes ouvertes en permanence, d’être curieux, fouineur, éclectique et plus encore . C’est un vrai sacerdoce, en fait !. On fait confiance à Patrick, il connaît la chanson !

Retours de concerts, vus sur scène, affiches de spectacles à venir, la Blackroom où l’on chante toujours, Hexagone est sur le tout-terrain chanson. Et même dans les pièces détachées d’Eric Mie qui est Tombé dans les Pomme, ce qui ne plaît pas du tout à Big Brother de facebook qui censure régulièrement les rondeurs de son héroïne, il nous la présente pourtant fort joliment :

Comme le fruit défendu rond et charnu qui nous fait tomber dedans

Comme celle d’amour ou de douche

Qu’on aime toucher de la bouche

J’ai nommé ma nana…

Et ne me dites pas que les hommes préfèrent les prunes !…

A lire d’Eric Mie Si tu veux te changer en gomme, florilège de chansons écrites entre 1988 et 2014, illustrées par lui-même. Préface d’Agnès Bihl .

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Si vous voulez savoir comment naît une chanson, Jeanne Rochette nous raconte : Quand je m’aime pas en long et en large , avec paroles à l’appui .

Et pour finir, Rosbif Saignant, Mad s’insurge contre son rôle ingrat d’exécuteur des basses œuvres, faire du porte à porte , voire du rentre-dedans à de pauvres libraires innocents pour leur vendre du mook en veux-tu en voilà. Sa conclusion est sans appel:  Pour vendre ce foutu mook, faut plus de cul…ture consensuelle … Et tant qu’à faire, osons, osons changer de nom, Sexhagone, ça claquerait bien, non ?  On attend les réactions qui ne vont pas manquer, encore une fois, d’assaillir ce pauvre Mad .

Voilà, un peu long, mais il y aurait tant à dire encore ! Et il y a tant à lire, à découvrir, à voir, à écouter, que le mieux c’est de s’abonner, ça évitera à Mad de faire du porte à porte !

Danièle Sala, de Mozac.

Last but not least, pour les abonnements, clic sur la dame, mais gentiment.

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Trio Utgé-Royo « L’Espoir têtu »

3 Jan

Utgé-Royo Serge bandeau 2408x2210VIVEZ,  frères humains, comme vous le pouvez,

Chacun fait comme il sait, de l’hiver au printemps.

Cachez vos désespoirs sous des rites sacrés si vous tremblez d’effroi en songeant au néant…

Mais, je vous le demande, laissez ma liberté danser comme un oiseau dans le jour qui va naître.

Ne priez pas pour moi, j’ai besoin d’amitié…

Je vous aime sans dieu et vous souhaite sans maître.

Je te salue, la vie.*

Dans toutes les options et propositions de bons vœux pour l’année qui vient, on peut retenir comme idée de base « L’Espoir têtu »… Ce vieux rêve têtu qui nous tenait debout** … 

Trio Utgé-Royo trio AAAIl y a quelques semaines, le Trio Serge Utgé-Royo a fait le plein au Vingtième Théâtre, plus que le plein d’ailleurs, voilà pourquoi ces deux soirées sont reprogrammées en ce début d’année, au Théâtre de Trévise. Thème global : « Les exils et les résistances » … C’est dans l’air du temps.

Témoignages et chansons de ces républicains espagnols, héros oubliés de l’histoire officielle, jamais résignés, lucides et narquois, « Nous avons perdu toutes les batailles, mais c’est nous qui avions les meilleures chansons »

Il y en aura de ces chansons de la guerre d’Espagne, il y aura aussi les témoignages de ces exilés dont une partie a libéré Paris, la veille de la date enseignée dans les livres d’histoire de France. Parfois, il vaut mieux faire confiance aux chansons… Exils résistances groupe AA 2950x1624-001

Donc, Bienvenue au théâtre Trévise

les 15 et 16 janvier 2016, à 20 h

Trio Utgé-Royo : Serge Utgé-Royo (chant) Léo Nissim (piano, clavier) Jean My Truong (batterie)

– Vendredi 15 janvier:  No pasarán !... Première partie : Paroles de Républicain(e)s et Résistant(e)s exilé(e)s

– Samedi 16 janvier:  L’espoir têtuPremière partie: Éric Frasiak, avec Jean-Pierre Fara

(Réservations au 06 12 25 52 85) Théâtre Trévise – 14, rue de Trévise – Paris (9e)

  • *Des gouttes de bonheur (Serge Utgé-Royo)
  • ** Amis soyez toujours …  (Jean Vasca)
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