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Clara Ysé au Silencio

23 Mai

Dans la voix de Clara Ysé, il y a les échos d’un chant profond, le chant venu du fond de l’être, un mouvement de rivière libre, de fleuve puissant , furieux ou nonchalant, irrésistible, une rhapsodie un peu sauvage, celle de Sydney Bechet dans « La nuit est une sorcière » ou « La colline du Delta »… Une voix ample comme le sax  ou le violoncelle, une voix à chanter toutes les couleurs du monde, quand la musique est l’étendard des combattants qui n’abdiquent jamais.

Dans la voix de Clara Ysé, il y a l’opéra de la vie, la liberté farouche de Carmen, la passionaria sans peur, qui flambe et force le destin, et rejoint ses frangines dans la marche en avant, celles des « Rimes féminines » de Juliette,

celles qui surent s’ébattre,
Qui surent aimer qui surent se battre,
pour toute arme ayant leur fierté ,
Et pour amante la liberté..

Dans la salle intime du Silencio, ce fut un moment intense, une présence qui fait exploser l’espace, avec ses musiciens, on voyageait aussi bien dans les grandes steppes que dans les vertigineux paysages de la Cordillère des Andes, là où la voix peut résonner pas delà les nuages.

Clara Ysé fait partie des auteures ayant une exigence d’écriture poussée à l’extrême… C’est une interprète aux choix d’un éclectisme allant de Barbara à « La Celestina » ou « La Llorona »…  Il me semble avoir entrevu dans un coin de la scène une ombre qui ressemblait à Billie Holiday, un mirage peut-être ?  ou peut-être pas…  Strange dream …

Une nouveauté pour finir: « La louve » qu’on espère trouver sur un CD à venir. C’était en concert au Silencio,  le 22 Mai,

et pour écouter quelques unes de ses chansons,

suivez la piste →

Sauf erreur, Clara Ysé était accompagnée de son groupe composé de Yulian Diamanti (chant, cocomposition), Camille El-Bacha (piano, arrangements), Marc Karapetian (basse), Saddam Novruzbayov (clarinette, balaban, flûte) et Naghib Shanbehzadeh (batterie, percussions).

Vous avez sans doute compris que j’ai beaucoup aimé, et que ce n’est qu’un début ..

 

Norbert Gabriel

Clin d’oeil à Sidney avec un extrait symbolique ..

La rencontre

Clara Ysé… Le monde s’est dédoublé …

10 Mai

 

Photo : © Sylvain Gripoix

Parfois il arrive des petits miracles … Il est presque minuit, de retour at home d’une flânerie noctambule printanière, dans le réflexe de l’âne qui se gratte, play the TSF, et les premières notes me scotchent au récepteur… Par bonheur l’animateur désannonce : Clara Ysé. En urgence absolue, je convoque le web, et youtube, c’est la confirmation d’une artiste hors du commun… La première image qui me vient est celle de « Tous les matins du monde » quand on entre dans un univers où tout est élégance sobre et raffinée, exigence et élévation, chatoiement des mots et des notes, avec la puissance sans esbrouffe et l’amplitude sensuelle de la viole de gambe qui fait entrer de plain-pied dans la beauté à l’état pur.

Au jeu un peu superflu des références disons que pour l’ensemble voix-textes-arrangements on pense à la grande Catherine Ribeiro, Hélène Martin aussi, de celles qui dès leur apparition marquent de leur empreinte unique le monde de la musique. Et certaines chansons portent en elles une densité émotionnelle dont on ne connait peut-être pas les ressorts intimes, mais elle touchent en plein coeur.

Voyez  pourquoi en écoutant …

 

 

La llorona

 

 

 

Le FB de Clara Ysé    clic ici—>

 

 

 

 

Last but not least,  il semble que cet album EP ne soit pas sur le marché « physique » mais on peut le télécharger
c’est ici : –>

Norbert Gabriel

On peut la retrouver   sous son nom Clara Dufourmantelle  dans « La Celestina »

 

 

 

 

 

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