Entretien avec La Maison Tellier, en tournée de l’album « Atlas » lors du concert à Cenon (33)

27 Mai

LMT6

Samedi 09 avril, La Maison Tellier venait au Rocher de Palmer de Cenon (33) présenter les chansons de son nouvel album « Atlas », et, naturellement réveiller aussi des souvenirs avec des titres passés qui nous restent tous au cœur (« Amazone », « Sur un volcan », « Badouin »), parmi lesquels le groupe avait glissé une reprise de la chanson « L’amour et la violence » de Sébastien Telllier. La formation qui se présente avec un nouveau batteur, Jeff Tellier, retrouvait un public chaleureusement enjoué, et très attentif, avec les chansons de ce nouvel album qui signe, après l’escapade Rock tinté de synthétiseurs « Primitifs Modernes », un retour aux inspirations et à l’esprit musical originels qui ont fait la singularité de l’identité de La Maison Tellier, au croisement d’une chanson folk francophone moderne et des musiques américaines insufflés des grands vents farwestiens qui balayent les routes et les étendues sauvages et font respirer les harmonies venues d’un ailleurs pour poursuivre vers un autre ailleurs. Les grands espaces s’entendent d’ailleurs surgir et remplir le monde sur cet album, à travers la prise et le traitement du son, et rutiler dans le souffle des cuivres de Léopold Tellier. Des paysages y défilent, des moments de vie s’y écrivent, des souvenirs s’y relisent, et des cieux y remuent d’orages et de pensées contemplatives et introspectives au dessus des montagnes où s’éparpillent les étincelles d’un crépuscule. La traversée d’« Atlas » se déroule comme un voyage imaginaire où les questionnements philosophiques et les références littéraires desquelles Helmut Tellier nourrit son écriture viennent par alternance conscientiser ou évader l’auditeur. Mais c’est encore Helmut lui-même et son faux frère, le guitariste Raoul Tellier, qui parlent le mieux de ce qui a mûrit, enfanté et rempli ce douze titres qui s’achève par la chanson autobiographique « Les douze travaux d’Heltmut », en répondant aux douze questions, et plus, parce qu’affinités, du Doigt dans l’œil…

LMT2– Bonjour tous les deux et merci de nous accorder cet entretien. Après quelques dates en public à présenter les chansons d’« Atlas », comment sentez-vous l’accueil que le public fait à l’album?

– Raoul : C’est notre troisième date. Donc on l’a joué, mais pas beaucoup. Après le titre « Atlas » avait été joué l’an dernier pendant la tournée « 1881 ». Il semblait un peu saisir les gens. Les deux dates qu’on vient de faire se sont très bien passées. Je ne saurais pas te dire si c’est un effet post-crise sanitaire qui fait que les gens sont contents d’aller à des concerts, quels qu’ils soient, ou si ce sont les titres d’  « Atlas » qui les attirent. Ce n’est pas facile à déterminer.

– En quoi consistait cette tournée à deux « 1881 »?

– Raoul : Quand on a commencé La Maison Tellier, on était que tous les deux. Et très vite, après plusieurs concerts, on état déjà cinq. Avant la crise sanitaire, notre rythme normal était de sortir un album, puis faire une tournée, prendre le temps d’avoir une vie et pendant ce temps de pause, réfléchir à l’album suivant, qui sort peut-être trois ans plus tard. Et donc durant ce laps de temps y a un gros trou où on ne tourne pas, on n’enregistre pas. Donc on s’est dit que plutôt que de faire comme d’habitude, pourquoi ne pas remplir ce trou temporel par une tournée, qui est en réalité une tournée de La Maison Tellier, mais différente. Le principe de cette tournée était donc de revenir à nos sources, mais aussi notre rencontre, la création. C’est la thématique du spectacle, autour du répertoire de La Maison Tellier joué en duo. Ca nous permettait d’aller dans des endroits où on ne pouvait pas venir avec le groupe entier, soit parce que c’est trop petit, soit parce que ce n’est pas la ligne éditoriale de l’endroit, comme certains petits théâtres ou centres culturels qui programment de la musique, mais pas du Rock, ou des lieux atypiques. Par exemple on a joué dans une église avec cette tournée. Au départ c’était notre envie, et puis la crise sanitaire est arrivée, et ça tombait très bien, parce que du coup même si on ne l’avait pas prévu, notre format passait très bien là où les autres spectacles ont été annulés à cause des questions de jauges. Nous avons quasiment pu faire tout ce qui était prévu en termes de dates, malgré la crise sanitaire, les restrictions de jauges, le pass sanitaire, le port du masque obligatoire, et compagnie, dans des petits lieux devant un public assis qui ne vient pas voir un concert, mais un spectacle. Nous avons donc beaucoup moins souffert de la crise que nos collègues, et pu faire toutes les dates, saufs celles que nous faisons maintenant qui étaient prévues il y a deux ans et ont été reportées. Au-delà de ça, c’est une tournée qui a largement nourri l’écriture d’« Atlas », car on l’a écrit en parallèle de l’album, et même si ce n’était pas du tout une démarche consciente, on s’est rendus compte que l’un et l’autre se nourrissaient mutuellement. Nous voulions que la chanson « Atlas » soit la seule nouvelle chanson jouée dans la tournée « 1881 », et que ce soit une espèce de fil rouge dans tout le spectacle, comme si on nous voyait en train de l’écrire. Dans ce spectacle où nous sommes tous les deux, il y a une voix off qui, de temps en temps, intervient pour lire des textes ou nous interpeller sur la question sous-jacente de tout le spectacle, qui est :qu’est-ce que la création d’une chanson? Donc en symétrique, on parle de notre rencontre, notre relation, ce qu’est pour nous la Maison Tellier, et le sens de l’écriture d’une chanson. C’est ce qui nous a donné envie de revenir à ce qu’on aimait faire, l’essence du projet, un délire de grands espaces, d’Americana, de musiques qui respirent. Alors que « Primitifs Modernes » respirait moins.

– Ceci explique-t-il un retour au son, aux couleurs et aux ambiances qui esquissaient l’identité de La Maison Tellier dès le début, après l’album plus rock qu’était « Primitifs Modernes » ?

– Helmut : Le précédent était rock, accès sur les guitares électriques et les synthétiseurs. Avec « Atlas » on est revenus à ce qu’on a toujours su faire, mais avec un nouveau batteur. Je pense qu’il amène une dynamique différente, et c’est peut-être ce qui donne cette impression d’être plus rock dans l’esprit.

– Raoul : Le couple basse-batterie est plus vivant.

-Helmut : Pour autant on est revenus à nos premières amours, voix-guitare acoustique. L’idée était de retourner vers le grand Ouest.

LMT8– Comment avez-vous travaillé le son pour rendre ces impressions de grands espaces qui respirent sur le disque?

– Raoul : Ça, ça vient aussi du fait que déjà, on avait envie de ça, et ensuite de la façon dont on a enregistré, sur la scène de la Sirène de La Rochelle. De fait quand tu es dans un grand espace, si le gars qui t’enregistre fait bien son travail, ça s’entend. On n’a pas besoin de simuler le spacieux. Nous n’avons pas accès à des studios avec de grands volumes habituellement. Pour le coup le covid a permis cela, puisque beaucoup de salles de concert comme La Sirène se retrouvant vides et sans activité, on a pu profiter de la situation pour s’y poser durant trois semaines et faire de ce grand volume notre pièce de musique. Sans la crise sanitaire il est certain que nous n’aurions pas pu avoir accès, pour des raisons budgétaires, à des studios qui offrent les mêmes volumes, et enregistrer le disque ainsi. Cette sensation de grands espaces n’est pas qu’une sensation : nous étions vraiment dans un grand espace.

– Pour vous faire une confidence, exerçant le métier alimentaire de conductrice routière, les longues heures de conduite dans une solitude paradoxalement  peuplée de paysages qui défilent étant un moment privilégié pour s’imprégner de tout ce que la musique et les chansons peuvent exprimer et faire ressentir, cet album m’a véritablement envahie, tant il est lui-même peuplé de chansons « pour faire la route ».

– Helmut : C’est super, ça fait plaisir !

– Raoul : Ah, cool! Pendant un moment, c’est comme ça qu’on testait nos différents mix, en faisant des trajets en voiture : je mettais les différentes versions, et je voyais ce qui se passait durant le trajet, ce qu’on ressentait.

 

LMT9– Ceci dit, la vision cinématographique de concevoir les chansons comme des routes qui se déroulent avec des paysages qui défilent, en action, est une dimension récurrente à travers votre discographie. La vivez-vous comme intentionnellement constitutive de l’univers proposé ?

Raoul : Oui, j’aime bien cette idée là, un truc un peu impressionniste. Quand tu voyages, alors en voiture c’est peut-être plus prégnant qu’en train, car en train, ça va plus vite, tu chopes des petites touches d’endroits. J’ai des souvenirs de trajets lorsque j’étais gamin et qu’on partait en vacances, de Normandie à la Côte d’Azur ou à la montagne dans les Alpes, on traversait la France de par en par. Il y a plein d’endroits que j’ai l’impression de connaitre depuis tout gamin, alors qu’en fait je n’y ai pas passé plus de cinq minutes en temps cumulé. Sur l’A6, quand on descend la Bourgogne, je connais tous les paysages qui sont à cent mètres de l’autoroute, mais je n’ai aucune idée de ce que qu’est vraiment de passer une heure dans ces endroits. Ce sont des impressions. Et j’aime cette idée là. J’ai un peu ce rapport là avec certaines pièces de musique classique que je vais écouter, mais sans avoir une écoute poussée, comme je peux avoir avec le Rock ou la Folk, parce que là je suis dans mon élément avec plein de codes qui me parlent. En revanche de certaines symphonies ou certains opéras, je ne vais capter que des bribes, et j’ai beau les écouter plusieurs fois de suite, je vais rester sur ma première impression.  Quand tu traverses la France, il y a des coins où tu te dis que tu aimerais habiter et d’autres pas, mais ça n’est lié à aucune vérité tangible ; c’est juste lié à une impression, parce qu’une colline te fait de l’œil, ou que tu ne vois des usines, alors que si tu fais cinq kilomètres à droite, t’es en pleine nature. Voilà pour moi. Helmut ?

– Helmut : J’avais même oublié la question… La musique pour rouler, oui. C’est un bon endroit pour écouter de la musique ; il y a une espèce de transe, un truc un peu lancinant dans les routes qui défilent, qui met dans un état semi-méditatif, et qui est propice aux idées créatives en plus. Et l’aspect cinématographique me va très bien.

– Pour cet album, avez-vous eu la volonté de donner plus de place aux autres musiciens ?

– Helmut : Ce n’est pas tant comme ça qu’on bosse. Chacun propose et prend sa place. Et au septième album, j’ai l’impression que les choses se font plus naturellement. Léopold voit l’esprit du groupe ; on ne lui a jamais dit de faire ci ou ça ; on sait qu’on peut lui laisser carte blanche, avec quelques indications si besoin. Là en l’occurrence, s’il y a eu quelques indications, c’était plutôt du côté d la Soul et de groupes de Soul moderne comme Black Pumas, éventuellement Calexico sur certaines envolées de trompette, et si on remonte ce fil, on arrive à Ennio Morricone. C’est plutôt comme ça qu’on bosse : plutôt que de donner en amont des directives, on écoute si on est contents de ce que chacun propose.

– La chanson « Atlas » aborde une écriture introspective et à la fois qu’on pourrait entendre comme métaphorique par la personnification d’un élément de la nature, une montagne, qui parle. Comment t’a-t-elle été inspirée ?

– Helmut : C’est un trip, qui se fait un peu par hasard. Peut-être que les dessins animés de Myazaki Totora, les arbres, les pierres ont une vie m’ont influencé. Ce sont des personnages qui vont se réveiller. Ca a peut-être infusé.

– Raoul : C’est marrant que tu en parles, car m’évoquait le petit bout dans Fantasia, qui est la nuit sur un mont, et y a une montagne terrifiante qui prend forme. Certains passages me font penser à cette montagne qui prend vie.

– Helmut : De toute façon quand tu écris des chansons, tu te mets dans la peau d’autres gens. Donc c’est rigolo aussi de se mettre dans la peau d’une montagne. Mais vraiment je ne me suis pas dit que j’allais faire ça et le faire comme ça ; ça vient comme ça vient. C’est le point de vue d’un élément qui a une durée de vie bien plus longue que 80 ou 90 ans, comme tout être humain, et voit ce torrent d’humains qui se déverse depuis la nuit des temps et continue. C’est toujours vertigineux quand tu commences à penser à ça.

– Y a-t-il peut-être des références aussi au paganisme des cultures amérindiennes ?

– Helmut : Pas conscientes, infusées sans doute. Mais ça me va très bien ; entre les cowboys et les indiens, j’ai toujours préféré les indiens. Je n’ai pas creusé ces choses, mais bien sur que je suis sensible aux animismes. Je trouve plutôt cool que les Indiens aient eu comme divinité une montagne plutôt qu’un dieu avec une barbiche perché sur un nuage. Ca me semble plus cohérent. Si tu as besoin de croire et de craindre une force supérieure, autant que ce soit la nature, plutôt qu’une invention du cerveau humain. Et elle se rappelle bien à nous quand même.

– Raoul : Il y a un truc plus tangible.

LMT5– En quelle langue est écrite la chanson « Nili Pona » ?

– Helmut : C’est un instrumental de Raoul, dont on avait envie de faire quelque chose et qui ne se mariait pas forcément bien avec du Français. Cette musique m’évoquait des chants polynésiens, des choses qu’on chante quand on dit « au revoir » à un équipage qui part pêcher. Donc on a choisit d’écrire dans une langue imaginaire qui s’appelle le Toki Pona, qui est une langue inventée par la linguiste Sonja Lang. Elle a créé une langue simplissime composée de concepts concrets et ne comportant pas de négation. Il n’y a pas de négativité ; le concept même de négation n’existe pas dans cette langue. Le pari de cette linguiste était de se dire que si on parle dans une langue dans laquelle la négativité n’existe pas, les mauvais sentiments ou les choses négatives qui peuvent t’habiter dans l’échange avec l’autre disparaissent. Il se trouve que les sonorités de cette langue étaient proches des sonorités polynésiennes. On a donc écrit ce texte très simple, très contemplatif. Tu peux trouver des dictionnaires de Toki Pona pour traduire la chanson ; ça demande un petit exercice du cerveau. Cet album est une manière de créer un folklore qui nous appartient, et d’inviter les gens sur notre continent à nous. Donc tu vois sur la pochette, on a des masques de guerre, un territoire limité et des langues qu’on s’est appropriées. On a voulu que l’album soit ludique, que tu ne puisses pas l’épuiser en une fois et que tu aies envie d’y revenir, et d’y redécouvrir des choses.

– C’est l’effet qu’il provoque. Il est de ces albums qui parviennent à présenter une certaine homogénéité dans l’âme, mais sans être linéaires et en se composant de titres qui ont chacun leur singularité, mais s’assemblent et s’imbriquent pour créer un petit monde. Est-ce ainsi que le vous le ressentez ?

– Helmut : Linéaire, on n’a jamais su faire ça de toute façon. Pourquoi ne pas créer un son qui appartienne à un album et soit très définissable ? Mais il faut qu’il y ait de bonnes chansons derrière aussi.

– Raoul : Nos albums les plus linéaires seraient peut-être « Avalanche » et « Primitifs Modernes », et encore, je ne suis même pas sûr qu’ils le soient. De fait les albums que j’aime bien ne sont pas des albums très linéaires, à quelques rares exceptions, où il y a une qualité de composition indéniable.

– Le titre « Facile a dire » peut faire écho à des banalités un peu poreuses et dénuées de profondeur qu’on entend beaucoup se répéter avec la mode des spiritualités du développement personnel et de la réinterprétation -ou modification de la perception- de la réalité. Qu’est-ce qui vous l’a inspiré ?

– Helmut : C’est parti d’un libre de Clément Rosset qui s’appelle Le Réel : Traité de l’idiotie. C’est un philosophe du réel. C’est-à-dire qu’il s’est battu toute sa vie pour dire aux gens d’arrêter de croire qu’il y avait quelque chose derrière la réalité. C’est quelque chose que j’entends souvent, ce truc de quelqu’un que tu vas trouver complètement con et dont on te dit « non, mais en fait il est sympa à l’intérieur ». Est-ce qu’on est ce qu’on fait ? Est-ce qu’on est ce que des gens pensent de nous ? C’est parti de ça. Mais ça reste une chanson légère. Ce n’est pas non plus un essai de philosophie. Je n’ai rien contre les spiritualités ; il n’y a jamais de mal à ce que des gens essayent de s’améliorer, peu importe le chemin choisit. C’est toujours bon à prendre pour les autres, même s’il y a des dérives et des gourous.

– Raoul : Le problème n’est pas que des gens cherchent à s’améliorer, mais que d’autres cherchent à faire du profit sur les gens qui cherchent à s’améliorer. Et il y a quand même une dimension prosélyte aussi. Ce n’est pas le contenu, le problème, c’est l’humain.

– Helmut : Après, le souci de l’utilisation de ces spiritualités aussi pour imposer des règles aux autres est humain ; c’est humain de vouloir expliquer aux autres comment ils doivent penser. Dans « développement personnel », il y a « personnel ». Donc si chacun fait ça dans son coin, y a pas de soucis.

– De qui parle la chanson « Un beau salaud » ?

– Helmut : Ben, c’est sur un coach de développement personnel… [fous rires]. Non. Il y a plein de choses. Il y a le réplique, une de mes répliques préférées du cinéma, de Jean-Pierre Bacri à Philippe Khorsand dans le film Mes meilleurs copains, où le second est un espèce de metteur en scène qui se prend la tête et n’a aucune idée de ce que les autres traversent et se montre méprisant avec ses potes, et Bacri finit par lui demander si ses « ailes de géant » ne l’empêchent pas de marcher, en référence au poème de Baudelaire. Il y avait Donald Trump. Il y avait cette petite voix intérieure qui parfois te dit « mais quand même, tu n’aurais pas du faire ça ». Tu mets tout ça dans un mixer, et ça fait cette chanson.

– La chanson « Copie carbone » utilise-t-elle un clin d’œil à la parole de la Genèse « Dieu créa l’homme à son image » pour dénoncer l’uniformisation et le calque des vies humaines se ressemblant comme de pâles copies d’un même rêve peut-être ?

– Raoul : Ah ! Intéressant !

– Helmut : Oui, c’était un peu ça. La standardisation. Mais c’est parti de s « cc » et « cci » qu’on a dans les envois et réceptions de mails. « Cc », à l’origine signifiait « copie carbone », mais lorsque ça avait du sens de parler de copie carbone, c’est à dire faites à la machine. Maintenant ça n’a plus de sens, puisque c’est numérique. Cette notion de reproduction, réplique, identité me fascinait. Et après, tu cherches des rimes en « one » qui ne soient pas des gros mots, ni des redits, parce qu’on a déjà fait ça dans « Amazone ». C’est un peu notre chanson « Souchon méchant », on va dire. Elle n’était pas dans les candidates les plus légitimes pour être sur l’album. Mais en fait c’est la chanson qui nous a permis de travailler avec Jeff à la batterie ; c’est la première sur laquelle il a proposé des drums, et une chose en a amené une autre.

– Depuis combien de temps joue-t-il avec vous en remplacement de votre batteur d’origine ?

– Raoul : Deux concerts !

– Helmut : Non. On joue tous les deux avec lui dans notre autre projet, Animal Triste ; il est musicien rouennais depuis toujours. On se connait depuis longtemps.

– Qui entend-t-on dans l’extrait utilisé pour la chanson « Trois degrés de séparation » ?

– Helmut : C’est G. Bush père en campagne électorale en 1998, avec la phrase « read my lips » devenue le symbole du mec qui ment les yeux dans les yeux, en disant « regardez-moi bien ». On a les mêmes en France, mais c’est toujours moins flamboyant. Et ça ne rime pas avec « apocalypse ».

Miren Funke

Photos : Carolyn C

LMT7

Liens : https://lamaisontellierofficiel.fr/

https://www.facebook.com/lamaisontellier

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