Nicolas Jules – Le yéti.*

25 Juil

yéti17 pistes à suivre

L’intitulé sème le doute.
La pochette* ne le lève pas :  un arbre. Caché derrière, un humanoïde apparemment civilisé mais c’est peut-être une ruse.
Nicolas Jules – Le Yéti.

Tournons l’objet. 17 titres où là encore le yéti joue à cache-cache. Il est mort, ressuscité, ici on prétend imiter son cri et là exhiber son putatif scalp ; quant à sa fiancée, disons pour faire court qu’elle ne donne pas dans le détail.
Nicolas Jules, le yéti ? Qui sait.
Justement, ceux qui savent – peut-être – ne pipent mot. Ce sont les musiciens : Roland Bourbon aux percussions/ batterie, Frédéric Jouhannet au violon, et parfois Nicolas Moro au dobro et Dani Brouillard à la guitare. Ils accompagnent, ils jouent, ils évoquent, ils suggèrent : des ambiances de partout sur terre et ailleurs, des battements qui mènent la danse (Records), des humeurs délirantes (Perdu), torrides (L’aventure), carrément secouées (Lavomatic),  exténuées ou apaisées (Le yéti voyage incognito). Ils font tout ça et plus encore, mais ils ne disent rien. Seuls les – fort jolis – choeurs* laissent échapper : « Vous êtes dingue » (Records) … le mystère demeure.
Sur les chansons où le yéti n’est pas, il y a des mots et non des moindres, des qui foutent les poils dans des chansons d’amour mal peignées et où ça saigne encore un peu à cause des « épines et des roses » (Colère). Il y a du mouvement, un parfait déséquilibre car Nicolas Jules a souvent un pied d’avance ou de côté, enfin bref, la rime n’est jamais où on l’attend : « vos pensées par milliers, vos baisers parfumés, vos courriers par la poste ». (Records). Il a un pied levé, pour Fuir au plus vite et son cri de ralliement est follement rafraîchissant « j’ai de l’imagination à revendre, mais je ne tiens pas à m’enrichir ». Le pied, il le met dans le plat pour lui donner un fameux relief, loin des copies fades en deux dimensions (Mort aux photocopieuses).
Le pied donc. La patte de Nicolas Jules, voire son empreinte.
Alors Nicolas Jules est-il yéti ? Peut-être… qu’importe. Il y a un monde et il y est, bien vivant, ça au moins c’est une certitude.

* album disponible sur –>    www.nicolasjules.com
* les photos de l’album sont de Thibaut Derien
* Marie Lecomte et Julie Leyder

Mélanie Plumail

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