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Angélique Ionatos

9 Juil

angélique photo

Photo  de Thomas Dorn

Alexis Sevenier

Ma mère Angélique Ionatos s’est éteinte ce mercredi 7 Juillet.
J’ai du mal à trouver les mots, ils étaient si importants à ses yeux, elle qui leur a dédié sa vie.
Et puis comment résumer une carrière comme la sienne, comment parler de la mère qu’elle était.
Elle a façonné la définition de l’artiste à mes yeux, et son départ me laisse un vide immense tout en ayant conscience qu’il sera à jamais comblé par son œuvre, éternelle, et essentielle et évidemment par mes souvenirs.
Elle s’inscrit à jamais dans la dynastie des plus grands artistes de son époque, des plus grandes, des plus audacieux et des plus audacieuses.
Pour elle, l’artiste devait témoigner de son temps, et résister.
C’est ce qu’elle a fait continuellement.

Pour elle encore, la poésie était mère de tous les arts, et comme disait René Char, poète si cher à ses yeux, à ceux de mon père, et aux miens “Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la beauté, toute la place est pour la beauté”
Ses mots, ou ceux qu’elle a empruntés à d’autres, résonneront à jamais comme un guide et ne résonnent que plus fort, comme jamais auparavant, depuis qu’elle est partie.
Elle me manque déjà terriblement, mais je l’imagine aux côtés de ses pairs, de mon père, quelque part en Grèce sans aucun doute.
Le regard d’aigle c’était mon père, et elle définitivement les effusions de mésanges, René Char, encore.
Son héritage dépasse l’entendement, mon amour pour elle aussi

Une rétrospective d’Eric Delhaye est à lire ici –>  https://www.telerama.fr/…/la-chanteuse-angelique…

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