Yves Vessière Stop !

5 Nov

En ces temps difficiles où l’on manque cruellement de spectacle vivant, on se console en écoutant  les albums, et celui-ci m’a été offert gracieusement.

Merci à Yves Vessière , merci à Michel Lagarde d’avoir été le passeur de ce qui est pour moi,  oui, j’ai honte, une fabuleuse découverte, un voisin de Montluçon ! Et je n’en avais jamais entendu parler ! 

Et c’est avec son huitième album, STOP !, que je découvre cet artiste, qui, après une vie d’ouvrier, peut désormais se consacrer à l’essentiel pour lui, et pour notre plus grand plaisir, à sa passion d’ auteur, compositeur, interprète, le tout en parfait accord, une voix claire et chaleureuse, des mélodies qui balancent, blues, tango, bossa nova, jazz, musiques nomades où flânent des airs d’accordéon, il est parfaitement bien entouré de musiciens de talent pour cet album.

Mélodies qui, au gré des chansons, accompagnent les mots d’un poète humaniste, des mots de bon pain, du quotidien, des mots du coeur qui réveillent nos propres interrogations, blessures d’enfance : S’il te plaît, regarde moi, Papa… Colère contre ceux qui détruisent l’humanité en détruisant la nature. Comment  ne pas dire avec l’abeille, la coccinelle, le papillon tous les animaux, et la terre / Stop à la pollution, aux continent de plastiques et aux polychlorobiphényles. 

Comment ne pas être bouleversés par cette évocation d’un orchestre à Auschwitz, qui a tué à jamais le goût du violon d’un musicien : L’enfer aussi a son orchestre / Et il était premier violon.

Par l’histoire de Solitude, métisse guadeloupéenne qui s’est battue contre l’esclavage: Et elle a rejoint les rebelles, les nègres marrons / Elle a combattu les troupes de Napoléon / Plus jamais subir, se battre pour l’abolition.

Ou encore par l’histoire de ce vieux pianiste de jazz aux doigts paralysés, qui joue encore Dans ses rêves.

Un regard sans concession sur le monde, et sur les humains, on a beau avoir tout appris, fait le tour du monde, bien souvent, on ne se connait pas soi-même : T’as visité bien des pays / Vécu parmi les indigènes / Mais comme ce vieux Socrate, j’te dis / Tu connais tout, sauf toi-même.

 Yves Vessière a compris l’importance de rester soi-même :

Tout p’tit, je voulais être Zorro / Et puis aussi Robin des bois / Je m’imaginais en héros / Mais maintenant, j’veux bien rester moi. / Oscar Wilde dit :  » Restez vous-mêmes / Tous les autres sont déjà pris » / On va pas en faire un poème / Restez vous-mêmes, je vous le dis ! 

 Et Yves Vessière reste lui-même, jongleur de mots et de notes, avec lucidité, mais aussi  avec humour, avec tendresse, avec cet amour de la vie qui amène toujours un rayon d’espoir. C’est à  Victor Hugo qu’il fait appel pour dire : Aime et ne désespère pas. Ou encore à Francis Carco pour dire son amour : Il pleut -c’est merveilleux. Je t’aime / Nous resterons à la maison: / Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes / Par ce temps d’arrière-saison.

D’ailleurs, il ne peut Pas Vivre sans : Elle, c’est ma tourterelle, moi, son fou de Bassan / Fou d’elle de bas en haut, en elle rien de lassant / J’peux pas vivre, pas vivre, pas vivre sans.

Observateur de la nature, il préfère l’harmonie à l’ordre des sapins, Les sapins, ça se tient droit, c’est discipliné / C’est comme les militaires. … Et puis j’aime l’espace, la lumière, la pluie / Le soleil de la vie, les formes, les couleurs / Enfin la poésie.

Et Les chemins de Saint-Jacques, pour la marche et l’amitié : Les chemins de Saint-Jacques ne montent pas au ciel / Les chemins de Saint-Jacques ne mènent pas à Dieu / Même si parfois en rêve, il te pousse des ailes / Si, malgré toi, peut-être, ça t’en rapproche un peu.

Il reste encore tant de choses à vivre ou à rêver :  Je voudrais voir aux Galapagos / Les tortues et les fous à pieds bleus / Je voudrais voir, c’est un rêve de gosse, / Tombouctou et quelques autres lieux / Et un jour…

Un jour… Je voudrais rencontrer Yves Vessière,  le voir sur scène,  l’applaudir, car chacune des chansons de cet album est Une chanson qui vous touche, qui fait mouche. 

 

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Danièle Sala

 

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