Sylvain Luc

3 Oct

Le jazz qui  chante et nous enchante…  Au début des temps du jazz, les musiciens exprimaient leur créativité en réinterprétant des chants populaires, des airs connus, des rengaines ou des comptines, des chants de travail devenus blues, et du blues naquit le jazz. Depuis les eaux ont coulé le long du Mississippi, et le jazz a exploré d’autres horizons. Un jazz que des anciens avaient qualifié de musique « cubiste » …
(Dans la guerre picrocholine entre les raisins aigres et les figues moisies)

Dans ce nouvel album Sylvain Luc et Renaud Létang ont choisi de renouer avec la tradition, créer à partir de thèmes mélodiques, c’est la rencontre entre un maître de l’impro et un alchimiste des studios, pour 10 ballades musicales sans frontières…

Un aperçu ?

 

et un autre

L’album est dans les bacs depuis le 25 Septembre, et bientôt en concert:

Vendredi 13 novembre 2020  à 19h30  Au  Café de la Danse pour réserver 

c’est là –>   https://www.cafedeladanse.com/programmation/

 

Last but not least…

Il y a quelques années Sylvain Luc avait exploré ses souvenirs d’enfance musicale,  et voilà ce que ça a donné, un joli cadeau pour les enfants, mais pas seulement..

Il y a des jours où il est particulièrement agréable de retomber enfance , si en plus on aime la guitare et la musique, on a de quoi se régaler les oreilles. Sylvain Luc est un des plus fins guitaristes de sa génération. Tous ces souvenirs d’enfance qui renaissent à travers les grands classiques de carnets de chants de tous les temps, on les réentend dans des versions colorées d’un très swing élégant, racé comme un champagne de grande maison. C’est à la fois une farandole de tous les personnages qu’on a imaginés, Frère Jacques, Le meunier qui dort au clair de la lune, il y a des échos des lettres de mon moulin, des personnages de Daudet qui se mélangent dans la danse avec une bergère qui se baignait dans l’eau d’une claire fontaine. La bergère a grandi, elle partira peut-être avec Malbrough sur un petit navire chercher des rois mages qui viendront valser sur le pont d’Avignon, à l’automne avec quelques bouquets de colchiques (pour la bergère?) Mais vous ai-je dit, maman que Brahms était aussi invité avec une berceuse (voilà pourquoi le meunier s’est endormi, tout s’explique…) Ou alors il a forcé sur le bon tabac ? Et pendant ce temps le furet court dans les prés, où fleurissent les colchiques, parce qu’à cette saison les gentils coquelicots se font rares…

Sylvain Luc est un musicien inspiré, un toucher très subtil, une guitare charmeuse, très joueuse dans ces comptines qui prennent un nouvel envol, des notes légères comme des flocons de neige , ou comme le vol d’un papillon allant de fleur en fleur goûter des plaisirs toujours neufs.

Le livret avec les textes complets vient à point pour donner le fin mot du moussaillon destiné à finir en ragoût sur le petit navire… Comment ça finit ? En sauce ou en rôti, en fricassée ou en pot-au-feu ? Mes souvenirs d’enfance avaient oublié ce détail, me voilà informé. Dans la plus pure tradition du jazz Sylvain Luc prend ces mélodies épurées, il en fait des fresques musicales très inspirées, dans la ligne de Bix Beiderbecke ou plus près de nous de Chet Baker. La classe.

 

Norbert Gabriel

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