Chope des Puces (2)

1 Juin

Photos©NGabriel 2020

C’est un de ces moments dont un acadien aurait pu dire:   » C’est un jour où la vie a mis sa robe blanche… »  Celle des bals joyeux dans un printemps éternel.  Ce deuxième dimanche à La Chope des Puces, avec la belle équipe qui a inauguré le retour de la musique vivante ( Voir ICI)  aurait plu Sarane Ferret, qui disait, au sujet du swing mitraillette,  il y a  bien des années:   » C’est bien toutes ces notes mais on n’a pas le temps de voir le paysage. »  Il aurait été ravi, parce qu’ici, les paysages, on les voit, c’est sensible, coloré, riche et généreux, et jamais dans la démonstration de virtuosité extrême mais gratuite … Dans ce petit espace en plein air, la sonorisation est impeccable, et  dans leurs envolées on part …
Là-bas …

Là-bas c’est le pays de l’étrange et du rêve
C’est l’horizon perdu par delà les sommets
C’est le bleu paradis c’est la lointaine grève
Où votre espoir banal n’abordera jamais. *

Il y a cette fraternité spontanée, naturelle, ici la musique abolit les différences, quelles qu’elles soient, c’est comme si on était tous des amis d’une enfance commune, bien que l’état civil constate quelques décennies d’écart, on ne peut pas expliquer, c’est comme ça … 

Peut-être faut-il approcher les fils du vent, les oiseaux de passage, et esquisser quelques pas dans leurs traces…

Peut-être …
Sur un air de chanson métèque ?

Je suis un  souvenir qui marche
Voyageur qui cherche  les pays imaginaires par delà l’horizon
J’ai l’âme tatouée d’un chemin destiné à n’arriver jamais
Je suis de ces oiseaux migrateurs
Jongleurs musiciens saltimbanques
Qui effacent les frontières au gré du vent
Guetteurs d’arc-en-ciel et de chemins d’étoiles
Ils inventent des musiques métissées de toutes les douleurs
Des chants de cœur battant
De cicatrices ouvertes
Et de ritournelles dansantes  bulles légères de champagne
Eclats de rêves et de vie   étincelles de bonheur
d’instants éparpillés gaiement le long du parcours

L’important,  manouche gitan ou bohémien
Touareg ou bédouin, zingaro, romani
Ce n’est pas le bout de la route,
C’est la route
Je suis un souvenir qui marche
porté par l’écho des notes d’une guitare

Ce chemin de nuage que le vent effiloche
Ce violon qui raconte dix mille ans de voyage
Cette guitare blues fragile au bord du grand fleuve
Ou rouge flamenco dans les rues de Séville

Ce chant éternel venu du fond des âges
Des baladins nomades  des tziganes
Des métèques flamboyants de soleils égyptiens
Des oiseaux de passage au regard étoilé

C’est la vie qui danse et renaît chaque matin

 Et pour quelques photos de plus,

Photos©NGabriel 2020

Photos©NGabriel 2020

Norbert Gabriel

  • * Extrait des « Oiseaux de passage »  de Jean Richepin

Et patchwork de traces  multiples, Garcia-Lorca, Elan Noir, Django Reinhardt, Nina Simone, Nazim Hikmet, Jean Ferrat, Aragon et Ferré.
Cette chanson métèque était inspirée, et dédicacée à Jo …  Le chat d’Alexandrie est parti en voyage, il paraît que les chats ont 7 vies, et en Egypte, le chat est un dieu… En un sens Moustaki est éternel. Au moins dans nos coeurs.

Pour le premier jour, c’est là !

ou là en cliquant sur l’image,

Une Réponse to “Chope des Puces (2)”

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  1. Jazz à la Chope des Puces | le blog du doigt dans l'oeil - juin 26, 2020

    […] Si vous voulez en savoir plus, voyez ICI. […]

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