Natasha Bezriche : lumière noire Rouge Ferré et vie d’artiste… et Dames brunes..

14 Fév

dames 3

Natasha Bezriche sera au Théâtre Clavel

le 8 mars 2020
pour Dames brunes, chansons de Barbara

Première d’une série, cette chronique de spectacle est de 2013, mais elle reste valable autant pour ce qui est des artistes de scènes, des interprètes, et des femmes qui chantent.

David Desreumaux  Hexagone

La vie d’artiste, c’est souvent ombre et lumière. Et la lumière est d’autant plus belle quand l’ombre est profonde. Avant d’arriver sous les projecteurs, il y a un long parcours, et les aléas de la vie quotidienne. Lorsque Natasha Bezriche a commencé avec Les anarchistes, il est apparu qu’elle n’était pas au top de sa forme vocale. Mais dès la troisième chanson, sur un tempo plus lent, plus mesuré, elle reprend le contrôle de son art avec maestria. Avec le talent et le métier d’une comédienne qui sait faire passer l’émotion vers le public pour l’embarquer dans les multiples chapitres de l’oeuvre de Ferré (car sans travail le talent n’est qu’une sale manie, disait Brassens).

On saura à la fin du spectacle qu’un coup de froid dans une précédente soirée à 10° de température ambiante avait quelque peu engourdi les cordes vocales. C’est avec Ni dieu ni maître, commencé mezzo voce et terminé en plénitude vocale retrouvée, que Natasha Bezriche boucle ce tour de piste spécial Ferré. Dans lequel elle a alterné quelques unes des chansons les plus connues, et mis en avant des chansons moins choyées par les médias et top divers. Et c’est dans celles-ci qu’on prend le plus de plaisir, par la découverte, ou la redécouverte, par le soin d’une comédienne chanteuse qui fait vivre ces textes de l’intérieur.

Léo Ferré a toujours été bien servi par ses interprètes, depuis la plus fidèle, Catherine Sauvage, ce sont celles et ceux qui ont mis en spectacle ses chansons qui l’ont le mieux honoré. On ne peut pas en dire autant de quelques compilations opportunistes dans lesquelles certains invités ont fait un passage très facultatif. Avec Natasha Bezriche, c’est une approche à la fois puissante et sensible… L’affiche rouge, pour la mémoire,  une Jolie môme qui a peut-être eu Vingt ans au Quartier latin, et qui fredonnait le Pacific blues, d’un petit soldat perdu dans une guerre lointaine, Est-ce ainsi que les hommes vivent, Tziganes sans frontières dans cette Lumière noire, mais quoi qu’il en soit, Ni dieu ni maître !

C’était au Vingtième Théâtre, lundi 16 décembre, à Paris. Pour quelques extraits musicaux de ce spectacle dont il existe un album, enregistré en concert, et les dates à venir,

Voyez le site de Natasha Bezriche.

Et pour réserver c’est là: https://www.theatre-clavel.com/index.asp#r1

En bonus, une chronique album signée de David Desreumaux en 2015 dans Hexagone.

Et pour quelques images de plus ,

 

Norbert Gabriel

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