AVIGNON, Chicayas, réalités et légendes…

29 Juil

Et la chanson dans tout ça ?

Dans les discussions FB il y a souvent des points de vue très précis qui vont plus loin que le simple diktat provoc, et ça a commencé comme ça avec Sarclo:

 

Les extraits qui suivent ne sont pas forcément dans la chronologie de la discussion, laquelle s’égare parfois, comme toute bonne discussion FB, mais les points de vue m’ont semblé assez argumentés pour éclairer un peu la situation d’une partie de la scène chanson, sa vie chaotique, où l’utopie est souvent l’évangile des saltimbanques.  (NG)

Marc David : Mon Sarclonounet chéri, comme quelqu’un te l’as déjà écrit dans un commentaire, j’espère qu’il ne t’a pas échappé qu’Avignon est un festival de théâtre. C’est par cousinage que la chanson est arrivée, et uniquement dans le festival Off. En ce qui concerne le festival Off, nous avions décidé de ne plus y aller en qualité de programmateurs d’ A Thou Bout d’Chant, car la dérive de multiplication des spectacles à des conditions forcément défavorables pour les artistes ne nous convenait pas. Et aller choisir des spectacles dans cette « foire aux spectacles » nous semblait participer de cette doxa libérale qui gangrène notre société. Mais une fois ceci énoncé, nous avons conscience que les artistes doivent « commercer » pour vendre leurs spectacles et toucher le public.

Mélanie Depuiset : (…) pas tout à fait d’accord. Je suis une théâtreuse, des Avignons j’en ai fait 7 ou 8, plus ceux que j’avais fait avant, avec des spectacles de rue. Avignon est devenu un grand grand fourre tout, du théâtre oui mais aussi de la danse, beaucoup de one man (woman) show, de « l’humour » comme ils disent, des spectacles musicaux… Et beaucoup de chanson aussi. Mais quelle chanson? Il y a une sacrée différence entre les auteurs de chansons et les sempiternels « machin chante Barbara » ou « trucmuche interprète Bobby Lapointe, Vian, Ferré et tutti quanti » et les premiers galèrent plus que les seconds il me semble.

Catherine Laugier : Il y a ceux qui chantent Boby Lapointe, Barbara, Ferré ou Dylan, et ceux qui en font de véritables créations. Plus qu’une foire je dirais que c’est un marché, encore un peu artisanal, avec des bons et des mauvais produits.
De belles surprises. Mais c’est vrai que les spectacles que j’ai le plus appréciés sont souvent théâtralisés.

Marc David : Pourtant, au départ, il s’appelait « Semaine d’art dramatique »… Même si différentes composantes du spectacle vivant ont été intégrées, cela reste un festival à dominante théâtrale. En ce qui concerne le Off, je n’appelle plus ça un festival puisque la sélection n’est pas faite par un directeur artistique. J’appelle cela une foire puisque c’est par la capacité économique à assumer ses frais et acheter son espace d’exposition que le commerçant en spectacle vivant pourra présenter son (ses) produit(s). On entend même des gens du métier dire « Cette année, il y a X spectacles en compétition ». En COM-PE-TI-TION ! Nous ne sommes donc plus dans un cadre de festival mais une foire ou un salon du spectacle vivant. Le festival, lui, est bien pour moi un festival de théâtre. C’est plus clair ?

Et en conclusion, sur l’économie du spectacle, ces deux compléments,

Marc David :Malgré tout mon soutien à la notion de droit d’auteur que la France à la chance d’avoir créé grâce à Beaumarchais, il n’y a pas plus injuste que les frais SACEM. Les droits à payer sont calculés sur le montant le plus élevé déclaré. J’explique : si lors de la création d’un spectacle les frais de création s’élèvent à 2000 € (chiffre fictif) et que les recettes dudit spectacle sont de 1500 € (chiffre fictif), les frais à payer seront calculés sur les dépenses de création et non sur les recettes.

Gilbert LaffailleJ’y suis passé en 85. Il y avait 300 spectacles par jour et (déjà) pas assez de public. J’ai fait le plein et je n’ai pas perdu d’argent. N’en ai pas gagné non plus. Je reverrai toujours le dernier soir le type de la Sacem arriver pour me réclamer de l’argent pour ce spectacle que j’avais écrit, composé, mis en scène, interprété (28 jours de suite sans relâche) et produit. Ce soir là, j’ai payé alors que je n’avais pas touché un centime mais beaucoup déboursé. Me suis juré de ne plus jamais y foutre les pieds. En plus, Avignon c’est une catastrophe écologique.

Last but not least, il y  a eu aussi un très riche débat,  sur la chanson,   Sarclo a ses règles,  7 épisodes, ou les 7 jours de la création  tout est là, c’est copieux …  clic sur le sarclo –>

Compil et sélection, NGabriel

 

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