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Lettre de Madame de Sévigné à Madame de Grignan, Cyrano 2019

15 Juil

Ma chère fille,

Je dois vous conter par le menu la plus mirifique aventure  qu’il m’a été donné de vivre ce dernier mardi 9 Juillet. Par  le truchement  d’une machine fantastique que messire Emmett Brown – un homme étonnant – mit à mon service, grâces soient rendues à ce savant de génie, je fus transportée dans le futur, vers un lieu où dans nos enfances parisiennes, s’alanguissait une agreste campagne bordée de saules,  dont il ne reste que le nom dans une rue, là, vous disais-je, s’élève un petit théâtre charmant, Le Funambule.  Et on y donnait une pièce qui vous aurait fort réjouie. Il y est question de ce poète spadassin, fine plume et fine lame, maître escrimeur expert, incorruptible et austère d’apparence mais flamboyant du verbe, je le nomme,  Savinien de Cyrano de Bergerac. Vous savez mon admiration pour cet illuminé à qui Molière emprunta toute une scène dont il fit un succès.  Mais revenons à mon voyage au Funambule pour ce Cyrano 2019.

Photo Fabienne Rappeneau.

J’eus la stupéfiante surprise de découvrir sur la scène trois femmes  pour ce Cyrano, Edmond Rostand aurait été étonné d’apprendre que sa pièce à 50 personnages renait avec trois comédiennes que je dirai frégoliennes dans leur virtuosité à changer de rôle, de costume, de personnage dans une virevolte magistrale organisée par Sébastien Ossart. C’est un carrousel, une farandole une tragi-comédie entre Racine et Molière. Racine pour le kaléidoscope des sentiments, Molière pour les situations drôlatiques. Et tout cela dans un petit théâtre de poche où nous avons frémi d’émotion, tremblé d’inquiétude, ri des avanies subies par Monsieur de Guiche,  vibré aux envolées lyriques de Cyrano,  et goûté les petits gâteaux de Ragueneau, sensiblement différents des tartelettes amandines ou des darioles, et pleuré un peu aussi, à la fin… Vous lirez dans d’autres gazettes, peut-être dans le Mercure François ou la Gazette de Monsieur Renaudot,  les louanges unanimes qui saluent la belle imagination de monsieur Ossart et le talent de ses trois comédiennes.  J’en suis encore toute émerveillée et ma plume , le croirez-vous? peine à trouver les mots, ce qui, vous en conviendrez,  est peu habituel dans mes babils épistolaires.  J’emprunte à monsieur Ossart quelques vers bien troussés pour conclure:

Après tout comme dit notre superbe héros
Peu me chaut le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse
Et si demain par chance, moi, feu Cyrano
Je dois céder mon trône à quelque friponnesse
J’avouerai sans honte du fond de mon tombeau
Cyrano mon ami, te voilà bien servi.

Photo  Fabienne Rappeneau.

Post Scriptum: dans le siècle 21 on a perdu l’usage de la lettre qui délabyrinthe les impressions, foin du parchemin aux encres colorées, la mode qui court recommande le bref, le concis, l’expurgé des fleurs bigarrées de la rhétorique buissonnière dont étaient friandes les précieuses. Nous ferons donc simple, citation:

A ceux qui gravissent les montagnes, deux choix s’offrent à eux
– raconter leur périple ou,
– raconter la beauté de la montagne.
Nous sommes de ceux qui voulons raconter la beauté de la montagne.

En puisant dans plusieurs formes de théâtre, baroque,  Nô, khatakali, le metteur en scène et les comédiennes exaltent la grâce et la puissance de ce poète de 21 ans, esthète indomptable . Au panache immaculé.


Avec mesdemoiselles Iana Serena de Freitas, Lucie Delpierre, Nataly Florez en alternance avec Marjorie de Larquier.

Photo  Fabienne Rappeneau. T

Dates et heures ici –> clic sur le rideau.

Ppc Norbert Gabriel

Rencontres Marc Robine, samedi 13 juillet 2019

15 Juil

                             

 

 Nous nous rendons chez les ursiniens, ce samedi, qui sont comme chacun sait les habitants de Saint-Ours-les-Roches, à la salle polyvalente, pour voir tout d’abord le spectacle d’Agnès Doherty : Le braconnier de Dieu, œuvres croisées de Fallet et Brassens. 

 

Agnès Doherty propose des créations en solo, depuis 2005,  après dix ans de contrebasse, et des dizaines de concerts avec divers groupes,  aussi compositrice et interprète de musique pour le théâtre, elle a mis en musique des contes pour enfants, avec son mari Joseph Doherty, comme Bulle ou La voix de l’océan, différents spectacles sur les arbres, Au pied de l’arbre, Au cœur de l’arbre, chroniqué ici–>

 

ou La petite souris et les arbres enchantés, et des spectacles avec contrebasse, croisant Fallet et Brassens. Les vieux de la vieille, le Beaujolais nouveau est arrivé, et celui que nous avons vu ce samedi : Le braconnier de Dieu. 

Quelle belle idée d’unir Georges Brassens et René Fallet, qui étaient les meilleurs amis du monde, en croisant romans de l’un et chansons de l’autre, dans une parfaite harmonie, une belle complicité. Le tout souligné par la belle voix d’Agnès, et et les graves de la contrebasse. Et tout le monde fredonnait les chansons de Brassens avec elle…

Venez, venez, pour écouter des contes encore. C’est l’histoire de Grégoire Quatresous, entré par hasard dans un couvent trappiste, et qui en sort en rencontrant l’amour.  C’est en allant voter Pompidou que frère Grégoire connu le péché ! 

Venez, vous dont l’oeil étincelle
Pour entendre une histoire encor
Approchez: je vous dirai celle
De doña Padilla del Flor
Elle était d’Alanje, où s’entassent
Les collines et les halliers
Enfants, voici des boeufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers…

Les sauterelles sautaient dans les prés : 

Un bon petit diable à la fleur de l’âge
La jambe légère et l’œil polisson
Et la bouche pleine de joyeux ramages
Allait à la chasse aux papillons …

Grégoire chez les trappistes ! le problème, c’est qu’il n’aimait pas les curés. On le conserva quand même, mais pourquoi faut il un président à la France ? Pourquoi trinquer avec une bonne bouteille est-il un péché ? Pourquoi ce qui fait du bien est mal ? Je n’irai plus jamais voter ! Et il rencontra Muscade,  Dans l’eau de la claire fontaine, elle se baignait toute nue... Muscade, petite créature du diable ? Je m’suis fait tout p’tit devant une poupée… Et Muscade lui répétait : N’oublie jamais que ce n’est pas mal ce qu’on fait. 

Si le Bon Dieu l’avait voulu – lanturette, lanturlu, – j’aurais connu la
Cléopâtre, et je t’aurais pas connue. J’aurais connu la Cléopâtre,
et je ne t’aurais pas connue. Sans ton amour que j’idolâtre, las !
que fussé-je devenu ? 

Et un jour, il rata l’office ! On peut deviner le sort qui l’attendait : Au village sans prétention, j’ai mauvaise réputation... Et aux accusations d’oeuvre de chair,  de gourmandise, et d’anarchisme qui l’accablèrent, il répondit : 

Si le péché s’appelle Pouilly et Muscade, je vais pécher jusqu’au cou ! Et il partit. La péniche sur laquelle il avait rencontré Muscade n’était plus là, Muscade avait levé l’ancre. Il a fallu qu’elle me quitte, après m’avoir dit grand merci... Grégoire s’en fut trouver refuge chez un copain de jeunesse, Baboulot, et ils arrosèrent tout ça de quelques bonnes bouteilles de Saint-Pourçain : 

Elle est à toi cette chanson
Toi l’auvergnat qui sans façon
M’a donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid … 

Frère Grégoire croyait quand même au ciel, le 7 ème ciel, et pensait : Muscade, elle sera là demain, ou après-demain : Je veux dédier ce poème

A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connait à peine
Qu’un destin différent entraîne

Et qu’on ne retrouve jamais .

Et il avait raison de croire, la preuve, il rencontra Jésus, sur un rocher, Jésus, qui lui assura que changer l’eau en vin et toutes ces balivernes n’étaient plus à la mode, et Muscade ? Tu veux pas que je te fasse les cartes non plus ? Attends là.. Il alla dire à ses amis Dieu existe !

Est-il en notre temps rien de plus odieux
De plus désespérant, que de n’pas croire en Dieu ?
J’voudrais avoir la foi, la foi d’mon charbonnier
Qui est heureux comme un pape et con comme un panier.

Et les compères  décidèrent de fonder une abbaye pour célébrer la sainte bouteille ! 

Grégoire Quatresous retrouvera t-il Muscade ? Qu’advient il de lui et de ses compères ? Vous le saurez si vous avez la chance d’aller voir ce spectacle, ça vaut le coup ! 

Pour en savoir plus sur cette œuvre croisée, et vous donner envie de savoir la suite, c’est là : https://youtu.be/4WLgez12suo .

Le site d’Agnès Doherty, c’est là : http://www.agnesdoherty.com/ 

Après une pizza, ou une salade au Piccola Fata, on revient à 21 h pour Petits crimes conjugaux, une pièce de théâtre d’Eric-Emmanuel Schmitt, par la compagnie Les Eruptifs. Nina Seita est Lisa, Christian de Remacle est Gilles, la mise en scène est de Philippe Chèze.

C’est ça un couple, un long chemin vers la mort qui laisse des cadavres sur la route. Quand vous voyez un couple, demandez-vous qui est l’assassin…

Le couple traverse la salle, imperméables beiges, parapluies et valises dans les mains, pour arriver sur scène, dans une demeure bourgeoise un peu surannée, canapé et fauteuil rouges, des tableaux aux murs, des livres sur les étagères, un lampadaire, un gros bouquet de fleurs au fond…Gilles a été victime d’un mystérieux accident et est devenu amnésique, étranger à lui-même, il questionne sa femme, qui est-il ? Qui est Lisa ? Et si elle mentait ? Il tente de reconstituer son existence, et s’ensuit une joute verbale, un combat pour la recherche de la vérité. Petits crimes conjugaux montre le rôle bénéfique de l’échange. Aussi cruelle soit-elle, ma pièce affirme un réel optimisme. Ce n’est pas l’habitude qui peut appuyer la passion, mais l’intelligence. Eric-Emmanuel Schmitt. 

 

Voilà pour ce samedi, dimanche 14 juillet, un repas-spectacle dans un bistrot de pays : Le Caveau du Fort, dernière journée des Rencontres, avec Simon Goldin, et beaucoup d’autres chanteurs, Emile Sanchis, Agnès Mollon, Gérard Brun, et un peu tout le monde, à suivre…

Danièle Sala

        

Rencontres Marc Robine, vendredi 12 juillet 2019

15 Juil

            

 

Journée québécoise ce vendredi à Châtel-Guyon, en partenariat avec Auvergne Québec. Après les présentations en présence d’Edith Matthieu, présidente d’Auvergne Québec francophonie, vice présidente de la fédération France Québec, de Dominique Rousseau, président de France Québec, et Laurence Bérubé, une jeune québécoise, venue exercer un job d’été à Issoire, dans le cadre des intermunicipalités, programme jeunesse, programme destiné aux jeunes qui souhaitent venir travailler et mieux connaître le pays d’en face. France Québec, qui vient de fêter ses cinquante ans d’existence, d’échanges, d’amitié, c’est 3500 adhérents en France, 1500 au Québec, de nombreux jumelages.  Et si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce que nous aimons le Québec, et les artistes québécois qui portent haut les couleurs de la francophonie. 

 

Photo MartineFargeix

Et c’est Claud Michaud qui arrive sur scène, avec sa guitare. Il nous raconte, qu’enfant, le sixième d’une famille de onze enfants, à la table familiale, son père disait aux enfants : Cessez de boire, de manger, de parler… Faites silence… C’est pour vous faire penser au bonheur, pour qu’il reste avec nous. On dit qu’il faut du courage pour être heureux disait Félix Leclerc. 

Et Claud Michaud nous parle de son admiration pour Félix Leclerc, homme de de mots, de parole, homme de radio, de théâtre, scénariste, metteur en scène, acteur, engagé pour la souveraineté du Québec, et pour la langue française : Il a allumé une petite flamme qui brille encore. Un géant qui a bâti. Et ses chansons sont plus actuelles que jamais. Et comment ne pas penser à lui, quand on entend la voix profonde tout en nuances de Claud Michaud ! Il incarne Félix Leclerc, avec sobriété et conviction,  ceux qui ont eu la chance de voir Félix Leclerc sur scène n’en revenaient pas. Et ce sont les plus belles chansons de Félix Leclerc que l’on écoute, avec enchantement, Bozo, Le train du Nord, nous rappelant cet accident ferroviaire au lac Mégantic, le déraillement  d’un convoi de 72 wagons citernes, contenant des millions de litres de pétrole brut, provocant un incendie, et tuant 47 personnes. La valse à Joseph, En attendant l’enfant, Les 100 000 façons de tuer un homme, Notre sentier, La drave, et il nous raconte ce qu’est la drave, fin mai, en forêt, on descend des billes de bois posées sur la glace épaisse, avec des bottes en caoutchouc percées, pour que l’eau s’écoule, un pic de métal dans une main, pour casser la glace, de la dynamite dans l’autre, et au cœur du courage. La fierté d’affronter la vie dure, de défier la mort, avec l’impression de s’amuser comme des enfants. :  Ça commence au fond du lac Brûlé,

Photo Martine Fargeix


Alentour du huit ou dix de mai.
La mort à longues manches,
Vêtue d’écume blanche,
Fait rouler le billot
Pour que tombe Sylvio.
Elle lui lance des perles,
Des morceaux d’arc-en-ciel
Pour lui crever les yeux
Et le briser en deux.
Sylvio danse et se déhanche
Comme les dimanches, les soirs de chance,

Remous qui hurlent, planchers qui roulent,
Parfums qui saoûlent, reste debout….

Une chanson que Claud Michaud chante en polonais, étant allé chanter Leclerc en Pologne, avec l’orchestre symphonique de Varsovie, il avait envie de leur faire ce cadeau, mais au début, en polonais ! Il finit en français : Moi, mes souliers, puis L’alouette en colère , et c’est Steve Normandin qui l’accompagne au piano pour la chanson testament de Félix Leclerc : Le tour de l’île. L’île d’Orléans, qui est comme un vaisseau qui traverse le temps…Le p’tit bonheur, que tout le monde reprend en choeur, une ovation debout, des rappels, et Claude Michaud nous chante L’hymne au printemps, une chanson de Maurice Fanon, L’écharpe, et une d’Henri Tachan : Pas vieillir, pas mourir. Un moment fort, où l’on a ressenti la présence de Félix Leclerc et apprécié tout le talent de Claud Michaud. 

Après avoir consacré des années à l’oeuvre de Félix Leclerc, et autres grands poètes, il revisite la chanson poétique au féminin , un vrai défi pour sa voix de basse,  avec son nouvel album, Comme si j’avais des elles,  Marie-Paule Belle, Danielle Messia, Pauline Julien, Michèle Bernard, Françoise Sagan, Marcelline Desbordes-Valmore, Mouffe… Le site de Claud Michaud :–> 

 

 

 

Photo MartineFargeix

On revient à 20 h 30, pour les concerts de Marion Cousineau, en première partie, et Paule-Andrée Cassidy.

La soirée commence par une chanson de Lawrence Lepage, reprise par Marc Robine : Le braconnier

Et Marion Cousineau arrive sur scène, avec sa guitare basse, pieds nus, pour son concert : Moi qui n’ai pas d’ailes : Même pas peur nous dit-elle, avec son doux sourire en coin, sourire de gamine, comme un paravent à ses fêlures, à sa fragilité, et elle nous embarque dans son univers, entre chansons et poésie, entre la basse et le piano, entre sourires et mélancolie, entre la France et le Québec, où elle a passé 8 ans de sa vie, après la Bretagne où elle est née, et la région parisienne où elle a passé une thèse de doctorat au département d’études cognitives de l’ENS à Paris. C’est au Québec où elle était venue pour approfondir ses recherches, qu’elle découvre et affine ses talents d’écriture, de musicienne, de conteuse, de tous les arts de la scène vivante, et du talent, elle en a , ses textes sont taillés au burin des émotions, et sa touche musicale très personnelle.

Photo Martine Fargeix

C’est un voyage au cœur de l’humain auquel on est conviés, tout en douceur, en subtilité, des portraits de femmes : Angèle, chanson née d’une rencontre dans un bar, La moitié de la beauté du monde s’est envolée en une seconde, quand on lui a pris son homme, Moi qui n’ai pas d’ailes, Vas y doucement, Comme une petite fille… Cap au Nord, etc… Et son interprétation de Sarment d’Allain Leprest, en rappel a mis toute la salle au bord des larmes, des larmes d’émotion. Et c’est sur ces mots qu’elle nous quitte: Si on laisse une trace, que ce soit celle d’un baiser. Je pars. Sûr qu’elle a laissé une trace,  un énorme coup de cœur pour moi qui la découvrais sur scène ce vendredi soir, et pour tous ceux à qui j’ai parlé à la fin de la soirée. 

 

On a pas le temps de se remettre de nos émotions, que c’est la pétillante Paule-Andrée Cassidy qui fait son entrée , en robe noire très sexy, qui souligne sa féminité à fleur de peau,  accompagnée de son pianiste, accordéoniste Steve Normandin. 

Paule-Andrée Cassidy, interprète hors normes, mais aussi compositrice, auteure, actrice, et metteur en scène auprès de jeunes artistes, promène dans le monde depuis 20 ans les chansons de Boby Lapointe, Léonard Cohen, Gilles Vigneault, Horacio Ferrer, Michel Rivard, Daniel Boucher, Brassens, Barbara, Reggie Brassard,  Sophie Anctil et d’autres auteurs-compositeurs de tous les pays… Et maintenant les siennes, de sa voix chaude et sensuelle. 

Elle a 7 albums à son actif et a obtenu de nombreux prix, dont le Grand prix de l’académie Charles Cros, et elle est la première québécoise à remporter le prix Jacques Douai, en 2015, conjointement avec Marie-Thérèse Orain. 

 Inclassable, elle peut être tango, quand elle chante en espagnol Garganta con arena, rock avec Perspective Nevski, ou chanteuse à texte avec Aragon , Gilles Vigneault, chansons à danser : Va danser de Gaston Couté, ou Libre-échange : Puisque nous sommes bénis deux fois par le désir et l’affection / Autant en profiter pour danser / Un tango panaméricain podorythmie, bandonéon / Levres de dulce de leche... chansons à s’émouvoir : Perlimpinpin de Barbara, Une branche à la fenêtre de Gilles Vigneault ,  qu’elle chante avec Steve Normandin . 

Jamais les fleurs du temps d’aimer
N’ont poussé dans un coeur fermé
La nuit, le jour, l’été, l’hiver
Il faut dormir le coeur ouvert…

Chansons à frissonner d’horreur avec La malédiction de l’ascension, mais Paule-Andrée chante cette chanson avec tant de jubilation qu’on arrive à  avoir une sympathie perverse pour cette Lottie aux yeux verts. 

 Inclassable, diverse, mais toujours au plus près de la sensibilité de l’auteur du texte. Et elle nous a offert la primeur de deux chansons qu’elle vient d’écrire, avec des compositions de Vincent Gagnon.

Evoluant sur la scène avec grâce et légèreté, déployant ses bras comme des ailes d’hirondelle, Paule-Andrée Cassidy, nous a charmés, enchantés.

Photos Martine Fargeix

 

Puis une finale-surprise en beauté pour clore cette soirée québécoise, les 4 artistes, Claud Michaud, Marion Cousineau, Paule-Andrée Cassidy, et Steve Normandin se sont rassemblés sur la scène pour chanter ensemble : Les gens de mon pays, de Gilles Vigneault : 

Je vous entends demain parler de liberté…

 

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Photo Martine Fargeix

Après une longue ovation debout du public, on a pu retrouver les artistes et leurs albums, dans le hall du théâtre. 

 Samedi 13, Oeuvres croisées : Le braconnier de Dieu, Brassens et Fallet, et du théâtre Petits crimes conjugaux, à Saint-Ours-les-Roches, à suivre…

 

Danièle Sala

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