Rencontres Marc Robine, mercredi 10 juillet

12 Juil

                         

Après une balade volvicoise De pierre et d’eau, organisée par le Pays d’art et d’histoire, le musée Marcel Sahut, installé dans le domaine de Bosredon, si vous voulez en savoir plus sur ce musée,
clic sur le portail –>

c’est la maison de l’artisanat, Sculpteurs, graveurs, émailleurs, créateurs de bijoux montrent aux visiteurs un savoir-faire ancestral grâce à cette pierre de lave de Volvic. 

Les chantiers des tailleurs et sculpteurs de pierre, Dès le 13eme siècle, la Pierre de Volvic fut extraite en galerie au cœur de la coulée de lave du volcan de la Nugère. Pierre qui a servie à construire, entre autres, la cathédrale de Clermont-Ferrand. 

 La première source des eaux de Volvic, les travaux du sculpteur volvicois, Mr Legay Chevalier, qui découvrit le premier le trésor de la vallée du goulet, mais ne put faire aboutir son projet faute de moyens, furent repris par le docteur Moity, maire de Volvic,  de 1925 à 1929, les travaux de forage, d’aménagement, de distribution par canalisation furent terminés, et en 1933, 30 communes de la plaine de la Limagne furent alimentées par cette source. 

Puis la maison de la pierre, les vieilles maisons, beaucoup avec des treilles qui grimpent sur les murs, et des bancs devant les portes , les nombreuses fontaines sculptées . Balade découverte pour certains, balade souvenirs pour moi. 

cuarteto Afunalhue photos DR

Et nous nous retrouvons à 17 h, au Centre Culturel La Source, le concert Afunalhue, qui signifie rencontre des âmes, au Chili : Quatre voix, et une dizaine d’instruments pour interpréter les grands poètes du Chili, d’Argentine, et d’autres pays d’Amérique latine : Emile Sanchis, chant, guitare, direction artistique, François Dumas, chant, tiple, bombo, Marusia Rebolledo, chant, flûte traversière, quena ou kena, zampona, et Simon Sanchis, chant, guitare, tiple, accordéon. Les paroles sont dites en français, et les chansons en espagnol, espagnol influencé dans ces pays d’Amérique latine, par les différentes civilisations, précolombiennes, incas, mayas, aztèques, qui ont laissé une forte empreinte dans la culture et la langue. Et  pour pouvoir apprécier toutes ces chansons, porteuses de sens, de partage et d’amitié, une petite explication entre chacune d’entre elles.

Chansons hommages aux poètes : Le cuarteto Afunalhue est né en 2007, de la volonté de poursuivre les expériences musicales diverses de chacun d’entre-nous, dans une démarche commune. …. Nous souhaitons servir, avec humilité mais conviction, cet héritage artistique dans lequel nous nous reconnaissons, que nous voulons faire connaître et partager, jusqu’à en prolonger l’expression par des compositions personnelles mettant en musique les textes des grands poètes, Gabriela Mistral, Pablo Neruda, ou d’autres, moins connus.

Nous avons pu écouter Kena, une danse traditionnelle du Pérou, Exiliada del sur, L’exilée du sud, ( Violeta Para / Patricio Manns) : 

J’ai perdu un œil à Los Lagos dans un moment d’inattention
L’autre est resté à Parral dans les vins d’une taverne
Je me souviens de tous les désastres que mon âme d’enfant a vus
Misères et tromperies s’entrelacent dans mes pensées.
Entre les eaux et le vent je me perds dans le lointain.

La guitarrera que toca ( Patricio Manns), La Vida viene cantando,  Parteaguas, Las Lavanderas( Emile Sanchis), et bien d’autres.

Pour en savoir plus sur ce groupe, voir des photos, lire les paroles de chansons, il existe aussi un album, c’est là —>

Et la conscience dit enfin :
Chante l’homme dans sa douleur,
Dans sa misère dans sa sueur,
Et dans sa raison d’exister.
Violeta Para, Cantores que reflexionan

Photo Martine Fargeix

 

On enchaîne à 20 h 30, avec le concert de Baptiste W. Hamon, prix Marc Robine 2019 : C’est le premier prix que je reçois, j’en suis très fier ! avec la participation de Frédéric Bobin, premier prix Marc Robine. Et nous restons dans l’ambiance folk, avec tout d’abord une chanson de Marc Robine : Alerte, d’après le poème du pasteur Martin Niemöller, écrit à Dachau : 

Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n’ai rien dit ; Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n’ai rien dit ; Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs, Je n’ai rien dit ; Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n’ai rien dit ; Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher, Et il ne restait plus personne pour protester.

Baptiste W. Hamon, on le dit le plus américain des chanteurs français, a d’abord chanté en anglais, dans le cadre de son projet Paris in Texas, il renoue avec ses racines françaises, en mélangeant ses influences folk et country. Découvert en 2014, avec sa chanson Les bords de l’Yonne, il publie trois  EP : Quitter l’enfance, Ballade d’Allan Seeger, et en 2015, Nouvel été, puis deux albums : L’insouciance, en 2016, et Soleil, soleil bleu, en 2019. Baptiste W. Hamon conjugue maintenant avec bonheur musique américaine et langue française. d’une voix grave et sonore qui tranche avec son air juvénile. Il chante des chansons de son dernier album Soleil, soleil bleu, enregistré aux Etats-Unis, pour chercher un peu d’inspiration, dit-il : En anglais : Coming Home, le plus ouvertement sous l’influence du vieux Sud américain, Annabelle, de Gillian Welch, Bloody Mary, une adaptation de Black Captain de Bonnie Prince Billy, Il rend hommage Townes Van Zandt : Van Zandt reste la figure qui m’a donné envie de chanter, comme s’il me murmurait à l’oreille. et des chansons de ses autres albums aussi, Joséphine, de son album L’insouciance : 

Moi j’aime une fille son nom, c’est Joséphine
Je prends sa main, on danse dans le noir
Moi j’aime une fille son nom, c’est Joséphine
Elle porte en elle les griffes du désespoir
Elle aime Wagner, elle bouquine Tropotkine
Elle cache des rimes, tout au fond de mon lit
Elle cache des larmes tout au fond d’un fou rire
Moi j’aime une fille qui a déjà songé au pire….

 Je brûle :

Pour toi tu sais, tu ne sais pas peut être
Je te l’dis alors
Pour toi souvent je suis comme dans un grand brasier
À la simple évocation de ton nom, de tes yeux
Je brule je brule peut être que je suis amoureux
Amoureux je ne sais pas je ne sais plus
De toutes façons je ne te le dirais pas
Pour ne pas t’effrayer pour ne pas m’effrayer aussi
Mais je brule je danse pour toi
Je ne me lasse plus d’être moi

Je brule je brule
Je brule de mille feux
Je brule de mille feux.

Ou encore, sur un tragique événement, les attentats de Novembre, et un un ami à lui qui s’en est sorti : Le visage des anges : 

Souvenir des brumes de novembre 
Le temps se tasse et grandi le silence 
J’ai chaud j’ai froid faut il ce soir que je flanche 
J’ai vu de près le visage des anges

Photo Martine Fargeix

Des chansons en duo avec Frédéric Bobin : Blowing in the wind de Bob Dylan, plus connue en France l’adaptation de Hugues Aufray : La réponse est dans le vent, ou encore une chanson cajun de Danielle Messia, que Marc Robine a aussi chantée : Le paradis des musiciens. 

Après les applaudissements chaleureux, et les rappels, Baptiste W. Hamon nous chante une chanson en hommage à Anne Vanderlove : Ballade en novembre, avec beaucoup d’émotion. 

Encore une belle soirée de ces rencontres. Hier, c’était la journée contes, et là, je file à Châtel-Guyon pour la journée québécoise, à suivre…

       

Le site Afunalhue –> 

Danièle Sala

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