Panier de printemps…

21 Mar
Histoire de bien partir vers les beaux jours, même si parfois on a des raisons de se tempérer l’optimisme, une pause musicale peut être une bonne alternative et un remède à la morosité, voici donc quelques pistes possibles.

 

Nathalie Lillo   » La brèche »

Des chroniques du temps présent, du temps passé, comme un cahier d’école façon Colette, (ou Maupassant), qui aurait vidé ses poches pour retrouver les souvenirs pastel des sourires d’une enfance toujours présente.

C’est la douce présence des jolies choses de nos vies, qu’on oublie parfois, et qui reviennent toutes pimpantes… Des rencontres et des fêtes, des retours de jours de soleil ancien qui retrouvent la lumière, c’est plein de tendresses, à vous donner foi dans le genre humaine… J’ai bien dit « humaine ». C’est aussi la mémoire sépia dans un étrange désert qui pourrait préfigurer des pages sombres à venir. Comme un passé qui ressurgit, des cauchemars aigüs ou des images doucement fanées, le kaléïdoscope de la vie… Et on se dit parfois que ce meuble banal que vous croisez tous les jours porte les échos d’un arbre venu de loin dans le temps … Contes ou fables sensibles, « La brèche » de Nathalie Lillo, c’est un parcours du cœur battant, couleur fraternité.

Il n’y a pas d’amour superflu … Monsieur, quand vous recevrez cette lettre, vous irez aussitôt dans la rue, une passante vous y attend probablement pour une fête impromptue, je ne vous en dis pas plus, mais c’est le genre de lettre qu’on ne peut recevoir sans émotion, comme cet album d’ailleurs..

J’ajoute volontiers les mots de Lili Cros,

 » La brèche, c’est un beau titre de premier album. Ça sonne cru, ça questionne, ça a du sens. Être sur la brèche, c’est être toujours prêt à combattre.  Dans cet album, Nathalie a dégainé sa plume de poétesse indignée pour dénoncer des injustices d’hier et d’aujourd’hui. 

À l’écouter, je ne peux m’empêcher de penser à Allain Leprest. Comme lui, elle maîtrise l’alchimie des contrastes, entre détails poignants et tendresse à chavirer les cœurs.
La brèche, c’est aussi le trou creusé dans la muraille. Celui par lequel on observe, qu’on élargit peu à peu puis dans lequel on finit par se glisser pour passer de l’autre côté.
C’est la percée de Nathalie dans ce monde de la chanson qu’elle aime tant, réalisée en treize chansons.
Bravo chère amie, et bienvenue !  » Lili Cros

 

 

Le site de Nathalie, clic sur le carnet –>

 

 

 

 

 

 

Autres jolis moments à partager, Bertille des Fontaines,

Entre La valse ivre et vol de nuit, Bertille des Fontaines, ouvre les portes d’une poésie musicale onirique quasi unique en son genre… Une esthétique presque mystique qu’on pourrait relier aux chants mystérieux des vestales des dieux des forêts et leurs sortilèges.

Chacun y trouvera son chemin, son voyage, comme un parcours initiatique esquissé en deux chansons, à vous de voir pour la suite.

 

 

Le FB de Bertille —>

 

 

 

 

 

Le roi des ruines, Andoni Iturrioz…

Et voici Andoni Iturrioz, un soir où il présentait de larges extraits de l’album à venir bientôt… « La fin du monde en aquarelle » pourrait bien être le titre du spectacle  d’Andoni Iturrioz. C’est paradoxal, mais dans les tableaux menaçants d’une apocalypse dont les contours se dessinent de plus en plus précisément, les envolées  de cet imprécateur lyrique génèrent une force de vie envers et contre tout.  Peut-être que cette apocalypse est nécessaire pour remettre le monde en marche dans la bonne direction. Un autre sous-titre pourrait être, en filigrane « L’insolitude »… Cet état particulier de l’humain seul dans la foule,  cette foule bipolaire, qui protège, ou anesthésie? qui réduit à un fragment robotisé ? Dans un temps révolu -un ancien monde?-  Charlebois avait tatoué sur son bras Solidaritude, on y retrouve le solitaire embarqué dans l’humaine traversée et qui ne peut mettre des œillères pour ne voir que ce qui l’arrange…  Etre le roi des ruines, ou le gardien d’une oasis saharienne qui disparait sous le sable …  Sous le sable les oasis perdues ?  

C’est la palette de Vlaminck ou Goya qui suggère les décors des chansons d’Andoni Iturrioz. Les mots ont des couleurs de soleil couchant et d’incendie. Et on se prend à frémir  en pensant aux lointains parents qui se demandaient avec angoisse si le soleil couchant reviendrait le lendemain… On sait qu’il revient, mais si c’est pour éclairer Guernica My Laï ou Oradour, l’aquarelle de fin du monde est moins avenante. Par chez nous la couleur jaune devient dominante, comme le rire du prophète ?

C’était en 2014, prophétique n’est-ce pas?

Pour la sortie de l’album, le tam tam des étoiles vous alertera.

Le site d’Andoni, c’est ICI —–>

 

 

 

 

 

 

Norbert Gabriel

2 Réponses to “Panier de printemps…”

  1. systemea mars 22, 2019 à 10 h 15 min #

    Merci pour vos découvertes et la magie, notamment de Bertille des Fontaines !

    J'aime

Trackbacks/Pingbacks

  1. A suivre : Toutes les actus de Bertille des Fontaines ! | le Clan des Carpates - mars 22, 2019

    […] Le Blog du doigt dans l'oeil […]

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :