Les mélancolies pirates…

3 Fév

 

Ceci n’est pas une chronique d’album, quoi que …

Photo NGabriel

Ils sont venus, ils sont tous là, ils sont d’accord, ce Bossone, il en a dans sa guitare ! Qui pourrait être celle de Woody Guthrie, ou de La Boétie, ou d’Albert Londres:  « Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus que de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie . »

Il me semble les entendre dans leur bistrot de nuages, Béranger, Ferré, Higelin, Hugo et Gavroche, Mandrin et Villon, plus quelques autres de même réputation, les spadassins du verbe, les escrimeurs du vers, les desperados  du quatrain, les voir se régaler des envolées somptueuses de cet imprécateur lyrique dans cette rhapsodie sauvage et rebelle. (Parfois rap/sodie…)

Jérémie Bossone, c’est en quelque sorte le dernier des Mohicans, version coureur des mers, ou peut-être  un de ces guerriers séminoles qui ne se sont jamais rendus, n’ont jamais abdiqué devant les tuniques bleues, seuls les poissons morts vont avec le courant, le capitaine d’une flottille, avec le Crimson Glory, le Wolf Walk et quelques autres voiliers voltigeurs de la flibuste. Pas question de caresser dans le sens du poil les émasculés de la vie qui ne rêvent qu’en terme de placement et économie, le rêve en tête de gondole ? Non merci ! Mais au bout du poing levé, oui !

Avoir le désespoir qui chante, tel Cyrano ou Don Quichotte, que les ailes des moulins ont projeté dans les étoiles, sur un radeau céleste,

Mais… chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, – ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
À tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !

Le temps est à l’orage, ça fluctuat et pas dans le bon sens, on n’en sortira probablement pas vivants, mais en attendant la fin du monde, c’est le drapeau noir qu’il faut lever. Les autres n’ayant pas tellement réussi. Marcher n’est rien, c’est voler qui compte. Survivre vers le haut (…) Le pirate pousse le dernier cri du monde, et nos oreilles enfantines en recueillent la mélancolie.

Les mélancolies pirates de Jérémie Bossone, c’est le bréviaire des derniers vivants qui ne capituleront jamais, si vous êtes de cette tribu, prenez le cap vers les îles sous le vent de la colère, avec l’équipage de captain Kapuche, à l’abordage, à la vie, à l’amour !

C’est ici que ça se passe, clic sur le drapeau →

L’équipage: Benjamin Bossone, Sébastien Max Petit, Brice Willis Guillon, Laeticia Defendini, Pap et Mam’, Violaine de Shawn et son Quatuor, et une ribambelle de potos de tout acabit… 

 

Norbert Gabriel
Brève sur la flibuste : démocratie et sécurité sociale ?  Dans les équipages pirates le capitaine était élu et l’équipage pouvait voter son remplacement. Le capitaine devait être un chef et un combattant : dans une attaque, tous s’attendent à ce qu’il se batte aux côtés de ses hommes et non pas qu’il donne des ordres à distance. Les gains étaient divisés en parts égales, et si les officiers recevaient un nombre plus élevé de parts, c’est qu’ils prenaient plus de risques ou possédaient des compétences particulières. Les équipages naviguaient souvent sans salaire, leurs captures s’accumulant au cours des mois avant d’être réparties. Ils avaient, pendant quelque temps, mis au point un système garantissant une compensation en argent, or, pour les blessures invalidantes reçues pendant une bataille.
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  1. Jérémie Bossone à l’Arthé Café… | le blog du doigt dans l'oeil - avril 2, 2019

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