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La bohème

29 Nov

Après avoir chanté sur tous les chemins du monde, et dans plusieurs langues, Charles Aznavour, le chanteur français le plus connu au niveau international,  promène désormais sa bohème dans les champs d’étoiles. La bohème, un de ses plus grands succès a fait le tour de la planète, cette chanson, dont il a composé la musique, sur des paroles de Jacques Plante, est née en 1965, alors qu’ Aznavour avait 12 ans de scène derrière lui, et commençait  à avoir du succès. Un peu autobiographique, Aznavour a pas mal galéré, beaucoup critiqué à ses débuts, il a mis des années à s’imposer sur scène, c’est la chanson d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, la nostalgie d’un Montmartre où les artistes avaient la vie dure,  mais d’une richesse artistique exceptionnelle.

Si vous voulez suivre ma caravane pour un choix subjectif de versions de La bohème par Aznavour, et par quelques uns de ceux qui ont repris cette chanson, en français, et dans bien d’autres langues, je vous emmène…

Cette chanson  avait été proposée tout d’abord à Georges Guétary pour son opérette Monsieur Carnaval, mais la maison de disque de Charles Aznavour, flairant le succès, le  presse d’enregistrer sa propre version, et ce fut aussitôt un immense succès,  la querelle déclenchée par Georges Guétary, on comprend sa déception, et par les maisons de disque, s’arrêtera, grâce à Frédéric Dard, et  avec le succès de Georges Guétary avec cette même chanson :

La version de Charles Aznavour en français, qui commence en piano voix, et continue avec l’orchestre :

Charles Aznavour, qui multipliait les versions internationales de ses chansons, chante ici La bohème en cinq langues, signalées sur la vidéo par des drapeaux :

Toujours Aznavour, et La bohème en anglais   :

En italien :

En espagnol, toujours avec une belle orchestration  :

La bohème a été interprétée  par des chanteurs du monde entier dans de nombreuses langues, ici Idir chante la bohème en kabyle :

En arabe, par Rarah Messai Mahjoub :

En arménien, par Erg Ergoc :

Toujours en arménien, avec des vues et des peintures de Montmartre :

Une version envoûtante, en japonais, par Naomi Chiaki :

En brésilien et la musique qui va avec,  par le Trio Esperança, sous le titre Uma Bela História  :

Une version plus jazzy avec Nicolas Jaar :

En espagnol par Concha Buika, une version dépouillée en piano voix, qui met en valeur la voix de diva du jazz de cette chanteuse espagnole :

Rythmes guitares, swing,  avec Kenji Girac  :

Electro-pop avec le groupe anglais Dubstar :

Catherine Ringer et Corneille, un duo de choc, apprécié et applaudi par Aznavour :

L’étonnant vibrato d’Erza :

Et Pierre Richard, dans le film On peut toujours rêver :

Aznavour avec Les enfoirés, clic sur l’image, ou sur le lien..

https://www.deezer.com/fr/track/108966924

 

L’ interprétation sobre de Bénabar en piano voix :

 

Une version en russe :

Et bien d’autres encore, plus ou moins réussies, et toutes celles qui restent à découvrir.

Voilà, j’ai parcouru, ce jour, avec grand plaisir, et Un brin de nostalgie, les chemins nomades d’une très belle chanson dite de variétés,  d’un chanteur populaire, pour moi, ça n’a rien de péjoratif, je ne suis d’aucune chapelle,  et je plussoie Christian Camerlynck pour dire qu’il n’y a pas de hiérarchie dans les émotions. Les chansons d’Aznavour, comme celles de Bécaud, et beaucoup d’autres, ont jalonné ma vie, simplement, tout comme Charles Trenet,

Moi, j’aime le Music-Hall
C’est le refuge des chanteurs poètes
Ceux qui se montent pas du col
Et qui restent pour ça de grandes gentilles vedettes

J’aime à tous les échos
Charles Aznavour, Gilbert Bécaud

On dira tout c’qu’on peut en dire
Mais ça restera toujours toujours l’école
Où l’on apprend à mieux voir,
Entendre, applaudir, à s’émouvoir
En s’fendant de larmes ou de rire.
Voilà pourquoi, la, do, mi, sol,

J’aim’rai toujours le music-hall

 

Danièle Sala

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