Archive | mars, 2018

Urbain Kinga, C’est une parisienne…

30 Mar

La parisienne

Urbain Kinga. On ne sait pas grand chose de lui, sinon qu’il continue son bonhomme de chemin en chansons, et en musique, avec talent, très discret, mais toujours amoureux, des femmes, qu’il aime belles au naturel, de la vie, avec une philosophie de la sagesse universelle et mystérieuse à la fois. Humaniste sans être moraliste. Toutes ses chansons ici encore en témoignent, le thème principal étant l’amour : L’amour est une énergie qui fait vivre, nous dit il.

Il en est à son quatrième album. Après Kercy en 1993, Zouc Frisson en 1998, et Maison hantée en 2012,  C’est une parisienne, dix chansons, dont deux reprises des précédents album, Belle au naturel, et Dis lui.

Album qui commence par un remerciement, la santé est ici représentée par la marche  :  Marcher, nous marchons tous / Chacun son rythme, certains avec assurance… Merci aux professionnels de santé, ces femmes et ces hommes qui nous aiment et nous soignent.

Et l’on entre dans la danse, sur des musiques aux multiples couleurs. Urbain, comment qualifierais-tu ces musiques ?

 Pop-musique teintée de  rock, funk, et world- Music .

Merci pour ces précisions. Pas très bavard, Urbain !

Pour en savoir un peu plus sur l’univers musical d’Urbain Kinga, c’est son arrangeur Grégory Boutinon, que j’ai alors questionné, voici sa réponse, et merci à lui :

  • Cela fait plusieurs années que nous travaillons ensemble avec Urbain Kinga, depuis l’album « Maison hantée » (2012). Généralement, Urbain apporte des idées de textes et mélodies que nous retravaillons ensemble. Dans un premier temps, nous essayons les chansons piano/voix, puis essayons d’envisager leurs univers sonores. Nous avions la volonté pour ce dernier opus de nous orienter vers des couleurs  un peu moins rock que précédemment, en explorant des couleurs funk, électro, musiques du monde. Les instruments choisis ont découlé de cette volonté, avec des machines pour les rythmiques, des synthétiseurs, mais aussi des guitares acoustiques, électriques, des percussions traditionnelles. 

En tout cas, ça balance pas mal ! Même la parisienne danse le Kassa, sur une musique virevoltante rythmée par le djembé et le dunun, et ça fait vibrer !

La parisienne, une femme libre, au cœur généreux, aux yeux pleins d’amours, : à la beauté sauvage elle fait rêver / Au caractère libre elle fait rêver… Mais noon noon noon… Inaccessible ?

Invitation à la danse, invitation à s’aimer :

Aimez-vous : Aimez-vous sans détour / Vous irez bien. Dans ce monde qui brûle / aimez vous, vous irez mieux / …Sans détour, j’en suis fier / Sans détour, je vous aime / Croyez moi, sans manière, sans filet / Je vous aime.

Aimer rend les femmes plus belles : Aimer sans rien attendre / Aimer sans rien espérer / Aimer tout simplement / Tu seras plus belle.

Ah ! Nos histoires d’amour !  Nos moments d’enfance, ancrés dans nos mémoires / Nos histoires d’amour restent gravées dans nos mémoires / On l’appelle madame depuis des années / Elle en rêve encore de son premier amour…

Mais comment lui dire, comment leur dire, à toutes ces femmes, aux yeux bleus, verts,  marrons, ou noirs, alors, Dis lui, toi : A cette femme si belle qui danse, qui sourit, qui a de jolis yeux / Dis lui qu’elle a de très beaux yeux / Dis lui qu’elle a un très joli sourire / Mais comment faire ?

L’amour, toujours, même après une déception : Mais pourquoi je t’aime ? La vie semble s’arrêter après une déception / La vie semble s’arrêter après un chagrin d’amour…Mais Il y a des raisons que la raison ne connaît pas. ..Et je me demande pourquoi je t’aime…

Ce ne sont pas les filles formatées à l’idée d’une beauté artificielle qu’il aime, non, il aime la femme Belle au naturel : Tu es belle au naturel, tu es belle au réveil, je t’aime comme tu es, malgré la nuit qui s’invite, ton regard n’a pas changé…

C’est l’amour qui mène la danse tout au long de cet album, avec ses interrogations, ses joies et ses peines, très agréable à écouter, ça met des fourmis dans les pieds, et du baume au cœur.

On peut se procurer l’album d’Urbain Kinga en lui envoyant un message privé sur Messenger, son facebook : https//fr-fr.facebook.com/public/Urbain-    Kinga

Des extraits de l’album sont disponibles sur SOUNDCLOUD .COM

https://fr-fr.facebook.com/public/Urbain-Kinga

https://soundcloud.com/urbain-kinga/urbain-kinga-aimez-vous-extrait

Danièle Sala

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Interprètes et Claud Michaud, et Elles…

29 Mar

C’était pour la sortie officielle de son nouvel album, Comme si j’avais des Elles ..

Claud Michaud a offert mardi une très belle soirée au cours de laquelle il a interprété des chansons écrites par des femmes et ce fut la redécouverte de ces paroles&musiques, rajeunies, réactualisées, non pas que les versions originelles par leurs auteures soient obsolètes, mais inconsciemment, on les relie à leur année de naissance. Et lorsque Claud Michaud les chante, elles sont d’ici et maintenant. Et elles prennent un relief nouveau. Avec « De la main gauche » marquée par la voix de Danièle Messia,  sa touche féminine, son timbre frémissant, un peu voilé, une voix aux nuances violettes*, Claud Michaud apporte sa voix virile de baryton, et pourtant la fragilité est sous-jacente.

Parmi les redécouvertes, il y a La petite fugue  écrite à deux mains Catherine et Maxime Le Forestier, et chantée à 3 voix, celle de Claud Michaud, celle de Clélia Bressat-Blum – l’excellente partenaire pianiste- et la voix de son piano, une merveille de musicalité..

Photos NGabriel 2018

Après les chansons de l’album, Claud Michaud prolonge la soirée en guitare voix, avec un bonus très spécial en rappel:  Moi mes souliers … en polonais… ça change du joual … ou du ch’ti de nos amis des Hauts de France, nouvelle nomenclature de cette  région chère à Christian Camerlynck qui prend le relais dans deux billets dont il nous fit la primeur en début de soirée. Et dans ce moment de prolongations, un de ces petits miracles du spectacle vivant, un sifflement très doux venu de la salle accompagne le chanteur dans un duo spontané, harmonieux  et inattendu..  Un vrai moment de grâce …

La chanson art populaire majeur ?

La chanson est peut-être un art mineur,  je n’en sais rien et je m’en fiche parce que je sais que c’est le seul art ou on n’a  pas forcément besoin d’apprendre le solfège, ou un instrument de musique. La chanson, c’est le plus grand dénominateur commun des arts. Chacun peut se la voler et se la garder rien que pour soi. Bien sur qu’il y en aura d’autres qui chanteront la même chanson mais pas pour les mêmes raisons. Chaque chanson entre, un jour, dans le jardin secret de quelqu’une, de quelqu’un.  Une chanson c’est un chant d’amour, mais c’est aussi un cri de colère, un cri de guerre contre le malheur et les souffrances. Les chansons sont des mots dont on se souvient grâce à une mélodie, grâce à une petite musique de nos jours et de nos nuits. Des mots qui nous disent, sans qu’on ait besoin de se raconter.
C’est une berceuse que l’on chante aux autres pour dire : tendresse, douceur, bonheur, vivre.
C’est une berceuse que l’on se chante à soi-même comme un « doudou d’enfant » que l’on serre sur le coeur avant de s’endormir.
C’est une petite chanson que l’on chante pour se donner du courage pour le jour qui nait.
Ce sont musiques et paroles qui s’envolent à la rencontre d’autres musiques, d’autres langues, d’autres cultures.

La gloire des interprètes…

Un interprète c’est quoi ? C’est un voleur de chanson des autres, c’est un usurpateur, un imposteur. C’est aussi un artisan des mots et des mélodies qui écrit, compose des tours de chant, qui fait un patchwork avec les mots des autres et qui, réunissant la chanson d’une telle la marie avec la chanson d’un tel et engendre alors un regard différent.  Un regard, une écoute différente. J’ai posé la question à l’ami Bruno Ruiz et il m’a dit : « C’est un serveur qui commence par se servir lui-même » Je suis assez d’accord et il goûte les plats avant de les servir.

Certains même écrivent des spectacles complets, racontent des vies avec les chansons des autres et c’est passionnant. Madame Raymonde (Denis D’Arcangelo), Laurent Viel, Elsa Gelly….)  

Qu’auraient été les chansons de Gilles Vigneault, de Ferré sans Catherine Sauvage, les poèmes et chansons de Prévert et Kosma sans Cora Vaucaire, Yves Montand, celles de Debronckart sans Marie Thérèse Orain. Aragon et Ferrat sans Francesca Solleville.

Johnny Hallyday en personne était surtout un interprète. Piaf était une interprète d’abord, elle a écrit des chansons, certaines très célèbres, La vie en rose, pour Marianne Michel, et L’hymne à l’amour, pour elle, mais elle a toujours fait appel à des auteurs multiples pour enrichir sa palette d’interprète, et Colette Renard et Patachou…

Les interprètes sont rarement mis en valeur. Il serait temps d’en parler ils gardent, préservent et font vivre le patrimoine chanson

J’ai entendu Anne Sylvestre dire , « et pourquoi les femmes chantent des chansons écrites par des hommes ?.  Aujourd’hui les chansons d’Anne Sylvestre sont chantées par de nombreux interprètes femmes ou hommes et c’est tant mieux.

PS : Demande-t-on à un comédien de réécrire Molière, Shakespeare, Dumas, Feydeau, Courteline, Guitry, NON Alors pourquoi le demander aux chanteurs ?

Christian Camerlynck

Tout est dit et bien dit, et j’ajoute ces vers de Moustaki

Tu me diras que j’ai tort de chanter
La révolution et la liberté,
Que tout cela ne sert à rien,
Que ce n’est pas encore pour demain …
Tu me diras que j’ai tort ou raison,
Ça ne me fera pas changer de chanson,
Je te la donne comme elle est,
Tu pourras en faire ce qu’il te plaît.

Avec la voix des interprètes qui font vivre ces chansons…

Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu,  leurs chansons courent encore dans les rues..

Last, but not last, dans ses remerciements, Claud Michaud a salué avec chaleur une photographe qui le suit depuis quelques années, Chantal Bou-Hanna  dont voici une de ses photos de l’artiste… et pour en voir d’autres, clic sur la guitare.

*Herbert Pagani demandait à ses compositeurs des accords « rouge-orange »  des harmonies « jaune d’or.. »  et ça marchait..

Norbert Gabriel

*

La vie en rose à travers le monde…

26 Mar

Autre chanson française (sans équivoque*) qui  fait le tour du monde dans différentes voix et dans différents courants du jazz… Presque 2000 versions connues à ce jour… Pour mémoire, et l’histoire de cette chanson, clic sur la partition.

 

En tête de play-list, la grande Melody Gardot, qui comme son nom ne l’indique pas est américaine

Melody Gardot

 

et en tête de liste pour le jazz instrumental, mais pas que, Louis Armstrong en 1950

 

Anat Cohen (Clarinette, Sax sœur d’Avishai Cohen )

 

RichardGalliano et Winton Marsalis

 

Sophie Milman

 

Le Maître Jazz Manouche, et María Eugenia Lauría

 

Marlon Geles – Sax

 

Audrey Hepburn

et en français

 

 

Et aussi en français par l’excellente Rhiannon Giddens dans une version d’une grande élégance, mais pas spécialement folk (Rhiannon étant une des grandes du blues et du folk, certains voient du folk partout..  )

 

 

 

Joséphine Baker

 

Iggy Pop

 

ZAZ (un des relais contemporains les plus efficaces de la chanson française , c’est une des artistes qui bat des records avec ses tournées à l’étranger)

 

Daniela Andrade

 

Madonna

 

Grace Jones

 

Lady Gaga

 

Laura &Anton

Marlène Dietrich

 

Diane Dufresne la plus .. tout …

 

Au gré de ces écoutes, vous aurez le loisir de découvrir pas mal d’autres choses, mais pour finir, voici la créatrice de cette chanson…

Marianne Michel

Norbert Gabriel

 

  • * chanson française « sans équivoque »  car identifiée clairement, ce qui n’est pas tout-à-fait le cas de « My way »  Comme d’habitude, perçue souvent comme américaine. Idem pour  » La Mer  été adaptée en anglais par Jack Lawrence en 1946 sous le titre Beyond the Sea, interprétée notamment par Bobby Darin en 1960 et George Benson en 1984. On dénombrait en 2001 près de 4 000 interprétations de cette chanson en différentes langues, mais sous le titre Beyond the sea le plus souvent.

Les feuilles mortes spécial guitare…

24 Mar

Quelques notes de guitare, avec Les feuilles mortes en voyage dans tous les genres de musiques… Suite à la précédente page sur quelques  interprétations des Feuilles mortes dans le monde

Sélection subjective très ciblée autour de la guitare dans presque toutes ses déclinaisons..

 

Commençons  avec cette séquence qui terminait  la petite suite sur les feuilles mortes, bis répétita avec Biréli à la guitare, et Stochelo Rosenberg et des amis…

Retrouvons Rosenberg un des plus fins musiciens du moment..

Et Bireli Lagrene – Autumn Leaves ( Gypsy Jazz Improvisation )

Intermède classique avec Yenne Lee ( with her arrangement of the Joseph Kosma standard Autumn Leaves. She’s playing a great 2004 Pepe Romero Jr. classical guitar in cedar and maple.

Pour les non initiés le luthier Pepe Romero est un genre de Stradivarius de la guitare..

Sylvain Luc

Et même avec une guitare à 7 cordes par Jeremy Choi

Satoshi Gogo

Shunga Jung (repéré par Michel Haumont)

Retour vers les USA

Chet Atkins

Chet Atkins/Pascal Paulhe

 

Et Joe Pass ( un des guitaristes que Crolla aimait beaucoup)

Jim Hall et Ron Carter duo guitares jazz

-Clive Carroll  Dream Guitars Performance

 

Larry Carlton quartet

Quelques festivals

Ladi Geisler Trio SUMMERJAZZ-Festival in Pinneberg 7.August 2010

 

Et dans le genre acrobatique Stanley Jordan

 Adrien Moignard : Festival Jazz d’Houlgate (Août 2011)

 

Une des conclusions possibles?  La chanson c’est paroles et musiques, et c’est par la musique qu’elle voyage le plus souvent, et qu’elle fait découvrir un pays et sa culture.  Avec une guitare, un bout de trottoir et deux spectateurs, il  y a un début de spectacle, et peut-être une rencontre… (Saravah  Pierre Barouh…) Je me demande parfois si les musiques urbaines souvent peu mélodiques pourront traverser les frontières et les années …  Mais ceci est une autre histoire, ce n’est qu’un début continuons le débat…

Norbert Gabriel

Féminine(s) au Forum Léo Ferré..

19 Mar

La vie d’une chanson peut parfois s’enrichir quand elle a la chance d’être adoptée par d’autres voix, qui vont lui donner des couleurs ravivées, des dentelles nouvelle mode. C’est la gloire des interprètes, comme Céline Faucher et Christine Laville, frangines de scène, d’inviter la fine fleur des « sorcières comme les autres » à cette célébration amoureuse de leurs belles histoires de femmes, émouvantes, drôles, sensibles, caustiques, enragées, fragiles, indestructibles, vivantes.

Voici donc dans leurs voix mêlées, Anne Sylvestre, Pauline Julien, Diane Dufresne, Véronique Sanson, Clémence Desrochers, Véronique Pestel, Lili Cros, Evelyne Gallet, Marie-Claire Seguin, Sylvie Tremblay, Manon Vincent,Barbara, Denise Boucher, Michèle Bernard, Marie-Paule Belle, pour illustrer avec délicatesse, fantaisie, verdeur, toutes les nuances de la féminitude dans une sorte de rhapsodie baroque et tonique…

Suggestion à l’attention des instances culturelles francophones, et plus si affinités, cette soirée pourrait être programmée, mettons le titre long*,

« Chansons pour l’édification des jeunes générations, les instruire sur l’histoire des femmes battantes avec leurs plumes alertes aux encres décomplexées. » (Proposition validée par l’ENA et La Sorbonne)

Et même si une peine d’amour minable vient nuancer la marche en avant vers l’utopie possible de l’égalité fraternelle ,

Je veux me saouler de printemps,
Je veux m’en payer, des nuits blanches,
A cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l’heure blême
Et jusqu’à mon souffle dernier,
Je veux encore dire « je t’aime »
Et vouloir mourir d’aimer.

Pour bien terminer la soirée, la carte postale de Pauline,

Ce soir j’ai l’âme à la tendresse , Tendre tendre, douce douce, Ce soir j’ai l’âme à la tendresse Tendre tendre, douce douce…. Tresser avec vous ce lien et cette délicatesse, Vous mes amis d’hier et d’aujourd’hui, Cette amitié dans la continuité , Un mot un regard un silence un sourire une lettre…

( L’âme à la tendresse, Pauline Julien).

  • *Emprunt à Félix Leclerc  ‘La veuve’.

Pour une approche plus complète de ce spectacle,

voir ici –>

 

 

 

Norbert Gabriel

 

Et pour quelques images de plus,

Photos NGabriel 2018

David Desreumaux, photographe…

16 Mar

Quand la photographie est un art majeur.

Allez le vérifier en faisant un tour vers La Manufacture Chanson  (Métro Père  Lachaise) vous y admirerez quelques portraits de femmes…  qui chantent,  pas des photos de scène, plutôt des portraits sensibles, intimes,  femmes mises en image par un maître des lumières.  Regarder, admirer, c’est tout.

Et pour les derniers vers, cette chanson de Nougaro, parce que tout finit par des chansons…

 

Norbert Gabriel

 

PS  Et bravo pour l’accrochage des photos, aéré, chacune impeccablement encadrée a son espace de respiration si on peut dire…

Sortie de l’album « It’s Never Too Late » de M. Dewis : entretien avec l’auteur-compositeur et interprète pour parler de Chanson Folk francophone

16 Mar

L’album s’ouvre avec le morceau « Nick Drake ». D’entrée, l’hommage à l’artiste britannique revendique sans équivoque une influence majeure qui annonce sinon le décor d’un univers, néanmoins loin de s’orienter à ce seul repère, les teintes mélancoliques qui l’ombragent et l’enluminent aussi. Premier disque solo du chanteur M.Dewis, qui sortira officiellement le 06 avril, « It’s Never Too Late » porte un titre trompeur : si la phrase anglaise tirée de la chanson éponyme baptise l’album, c’est bel et bien la Chanson Francophone que l’artiste invite à s’incarner dans la chair de la musique Folk. Une proposition originale qui sème dans nos oreilles des compositions harmonieuses dans lesquelles le Français engage son habileté à jouer avec une culture musicale, trop souvent considérée à tort comme réservée à la tradition anglo-américaine, et qui fait écho à quelques années de distances à l’inventivité du groupe rennais Dahlia. L’enregistrement, au respect du son naturel et organique, parfois cristallin, des guitares et à la présence envoutante de cordes (violoncelle, violon alto, contrebasse, mandoline), s’écoutent comme un voyage qui nous fait passer d’un paysage à l’autre, au gré d’humeurs mélancoliques et d’une sombre douceur, ou de moments plus rythmés emballant la cadence avec entrain. On pourrait certes trouver, au fil de ces morceaux, l’écho de plus d’une influence musicale. Pourtant il est impossible d’en préciser une dominante sur la créativité de l’artiste, tant celui-ci propose, développe, recentre et dépolarise, recroqueville puis élargit un univers tout personnel traversé d’émotions. Un entretien récent avec Dewis Mira (M.Dewis) nous fournissait l’occasion de nous pencher sur le propos de l’artiste.

 

– Dewis, bonjour et merci de nous accorder cet entretien. Tu es un artiste assez impliqué dans la vie musicale locale avec ton groupe Sons on Acoustic qui reprend des classiques de folk. Comment le projet parallèle de ce premier album solo de compositions originales est-il né ?

– Dans un premier temps, on morpionne localement, et si on arrive à faire prendre le projet sur le reste du territoire, tant mieux. Jusqu’à présent, j’avais surtout des groupes de reprise. Depuis trois ans je joue avec Sons of Acoustic, que j’ai crée, c’est une formation qui interprète des reprises de musique folk / pop et se produit à raison de 30 / 40 dates par an. Cela fait longtemps que j’écris de mon côté, mais j’avais gardé ça pour moi ; je voulais le murir au fur et à mesure. Avant de faire un album complet, il faut toujours avoir 25 ou 30 titres pour avoir une sélection. Je souhaitais allez plus vers le qualitatif pour pouvoir démarcher des lieux de spectacle avec un public venu pour ça. Je ne veux pas mélanger Sons of Acoustic, qui se produit essentiellement dans des restaurants, des campings, des pubs, pour jouer des reprises, et ce que je fais avec mon projet M.Dewis : ce sont deux projets vraiment distincts. Nous avons juste fait 3-4 dates avant la sortie de mon album pour tester les chansons et les présenter au public. Mais tout est différent pour chacun des projets : quand je fais les concerts de mes productions, on a un éclairagiste, un ingénieur du son ; on essaye de faire de beaux spectacles un peu plus haut de gamme. Non pas que nos concerts avec le groupe de reprises soient sans soucis de qualité, mais ce n’est pas la même chose de jouer dans un restaurant que de jouer devant un public venu exprès pour t’écouter. Ce n’est pas la même clientèle, si on peut dire. En plus je ne pense pas que la clientèle d’un bar attende ça : elle vient autant pour faire un repas convivial qu’entendre de la musique, sans forcément devoir écouter attentivement, et aime bien retrouver ses repères, avec des standards. Les coûts engagés ne sont pas les mêmes non plus : faire un album coûte cher, et les rémunérations des musiciens ne sont pas les mêmes. Mes compositions sont travaillées pour être jouées dans des théâtres, amphithéâtres, salles de concert et les festivals.

 

– Parlons de tes influences : Nick Drake en est une énorme, et revendiquée. Or le chanteur n’est pas le plus populaire et accessible des artistes de Folk. En quoi sa musique te parle-t-elle particulièrement ?

Pour moi, c’est le summum de ce qui se fait en musique. C’est vraiment l’univers qui me touche le plus. Bien sur il n’y a pas que lui dans la musique Folk. J’adore Bob Dylan, Neil Young, John Mayer et tant d’autres…  aussi. Mais chez Drake il y a cet esprit mélancolique qui nous plonge tout de suite dans un univers particulier. C’est vraiment mon artiste favori. Mon album comporte d’ailleurs un titre en son hommage. Je l’ai découvert il n’y a pas si longtemps, peut-être trois ans, en fouinant. Ce sont des univers pseudo « parallèles » : en France les gens ne connaissent pas bien la musique folk. Du coup il faut fouiner sur internet, dans les magazines spécialisés, chez les petits disquaires… Et à force, je suis tombé dessus un jour, et dès le premier titre, j’ai pris une grosse claque. Je pense m’être rapproché de lui en écoutant Scott Matthews, qui, lui, joue toujours, et s’est énormément inspiré de Nick Drake. Il avait d’ailleurs fait un album complet de reprises en hommage à Drake. Ce que j’aime dans la musique folk c’est la largesse de style qui peut  tirer vers le rock, le blues, la chanson, les musiques traditionnelles, irlandaises ou autres… Il reste toujours une base accès guitare-voix, avec des textes ; mais autour beaucoup de choses peuvent se greffer. Ce qui laisse une liberté artistique vraiment large. Je n’écoute pas que ça ; mais c’est vraiment ce que j’aime jouer. A l’écoute de mon album, on peut entendre qu’il y a un ensemble d’influences, mais  on ne peut pas m’identifier vraiment à un autre artiste en particulier. Et pour moi, c’est une réussite, car la base artistique est là : avoir son univers propre. 

 

– Contrairement à la plupart des artistes qui s’insèrent dans l’univers folk, tu n’as pas choisi d’utiliser l’anglais pour tes textes. Comment articules-tu ta musique avec l’usage du français et pour exprimer quoi ?

Je n’ai pas de thématique privilégiée a priori. Quand  on est artiste, on a toujours un univers propre, beaucoup de choses se passent à l’intérieur de nous, ce qui a du arriver à Nick Drake. Et il est vrai qu’il ne faut pas écrire des chansons pour que ça marche, surtout dans la Folk mélancolique qui porte des genres de sentiment qui ne vont pas du tout avec le commercial. Mais il ne faut pas non plus tomber dans le piège de rentrer dans une spirale. Si je m’écoutais, je ne ferais que des chansons très tristes, avec des accords qui tirent vers le bas, avec des textes assez pessimistes. Il faut de temps en temps essayer de se forcer à sortir de ça aussi. Mais pour moi ce n’est pas du tout déprimant d’écouter de la musique mélancolique : c’est l’effet inverse qu’elle me procure. C’est presque un exutoire. Le fait d’en écouter ou d’en jouer et de partager ça, d’être en communion avec des personnes, plutôt que seul dans cet univers, fait beaucoup de bien. Je ne me retrouve pas du tout dans l’époque actuelle, un peu volage et superficielle, où on écoute des chansons plutôt anecdotiques et légères. Je ne me force jamais à écrire ; ça me vient. Ce qui explique que je n’ai pas de thématiques pré-choisies. Pour ce qui est du Français, d’abord je ne parle pas couramment anglais, donc étant « jusqu’au boutiste » ce serait très compliqué pour moi d’écrire dans une langue où je ne peux pas exprimer exactement mon sentiment. J’ai fait l’essai, puisque « I live in New York » et un autre titre que je n’ai pas retenu pour l’album avaient été écrits en anglais à la base. Et en prenant l’avis de plusieurs anglophones différents, je me suis aperçu qu’ils n’avaient pas la même correction, bien qu’étant tous très calés en anglais… . C’est très complexe d’avoir les bons termes, les bonnes expressions. Quand on écrit des chansons, même déjà en français, il y a des choses abstraites, ou des expressions qui ne sont pas parfaites : on se permet des libertés avec la langue. Mais c’est très complexe à faire lorsqu’on ne maîtrise pas parfaitement une langue. De toute manière, je n’aurais pas fait un album complet en anglais ; mais j’aurais bien voulu inclure un ou deux titres dans la langue de Shakespeare, ne serait-ce que pour m’ouvrir d’autres portes… Et puis il y a déjà de plus en plus de groupes français qui veulent « copier » ce qu’ils ne sont pas, et du coup de moins en moins d’artistes francophones. Ce qui peut s’expliquer également par le fait que le français est beaucoup plus difficile à faire sonner en chant ; les sons et les articulations ne sont pas chantants comme ceux de l’anglais. Si je devais comparer mon style à un artiste français connu, je penserais à Gerald de Palmas, (bien que cet exercice soit difficile, car je pense avoir mon style propre… ). J’aime bien l’exploration du côté pessimiste et déprimé chez lui, associé au fait que bien qu’étant une star, il a toujours quelque chose d’authentique, à part peut-être sur son dernier album où il a dévié dans des recherches sonores synthétiques avec notamment des boîtes à rythme…. J’aime aussi beaucoup Francis Cabrel. Je trouve qu’il se bonifie avec le temps ainsi que la qualité de ses albums, et qu’il sait s’entourer de musiciens de haut vol, qui ont tout compris de ce qu’il veut faire passer, ce qui n’est pas chose facile…. Ceci dit  J’aime bien la musique douée de simplicité. Et paradoxalement c’est ce qu’il y a de plus dur à jouer, car tout doit être au bon endroit. Parfois on a l’impression que c’est simple, mais c’est finalement très compliqué à réaliser. Pour moi une chanson bien écrite est belle interprétée juste en guitare-voix : ce ne sont pas les arrangements qui font une chanson. Les arrangements sont des cerises sur le gâteau, qui peuvent le rendre meilleur s’il est bon à la base, mais qui ne le rendront pas bon s’il est mauvais. C’est un peu ce qu’on peut reprocher à pas mal de musiques actuelles : si on enlève les arrangements, il ne reste rien qui tienne la route.

 

– Le son de ton disque est pourtant très travaillé, et on y entend un dessein singulier. Le résultat correspond-il au sens dans lequel tu voulais que ta musique se dirige ?

J’aime beaucoup le travail du son ; je trouve ça très important. D’ailleurs si tu écoutes bien l’album, tu entendras un cachet particulier, un grain. Je m’y intéresse beaucoup et m’y entends pas trop mal. J’ai été présent tout au long de la production et j’ai vraiment tenu à ce qu’il soit réalisé à mon oreille. Je savais exactement où je voulais aller. Mon univers est assez large : quand on passe d’un titre comme « I live in New York » à « Les cœurs d’hiver », c’est le jour et la nuit. Je ne voulais pas les mêmes sons tout le long, et c’est d’autant plus difficile de garder un fil conducteur avec des univers bien séparés d’un titre à l’autre. En définitive, c’est un peu comme un voyage : des choses différentes se passent au fur et à mesure. J’ai du me battre pour ça, car même dans les studios régionaux, il y a cette volonté de formater selon des habitudes. En plus depuis plusieurs années, il y a une grosse guerre du volume : on pousse les compressions à fond pour rehausser les petits sons et tasser les gros pics sonores, et optimiser ainsi l’ensemble du signal. C’est bien d’en user, mais quand c’est bien dosé. Hélas sur la plupart des productions actuelles, il s’agit juste de faire du volume, au détriment de la dynamique. Je ne voulais vraiment pas aller vers ça ; d’ailleurs le volume de l’album est légèrement en dessous des grosses productions, mais pas le son ! Selon moi (car le son c’est aussi beaucoup une affaire de goût), la qualité du son de l’album est vraiment bonne, avec beaucoup de travail dans les medium, sans dénaturer la voix, beaucoup de chaleur, le respect du son boisé des guitares. Je voulais que ce soit un peu feutré, organique, tout en étant suffisamment moderne et « punchy » quand c’est nécessaire. Par exemple il arrive à De Palmas en voulant faire trop feutré de produire des sons trop mats à mon goût. Je préfère les sons plus ouverts, aérés, un peu à la Bashung sur ses derniers albums, qui sont de pures merveilles.  C’est ce qui rend le son naturel, acoustique. Les productions commerciales obéissent souvent à des structures précises. Quand on veut inscrire des sentiments un peu plus profonds, ça ne fonctionne pas. Je suis obligé de jouer en m’écartant de ces structures pour créer des espaces d’attente et jouer ainsi avec les émotions. C’est un ensemble de choses qui permet aux émotions de passer ou pas. Si on part avec des structures préétablies qu’on doit respecter pour faire un titre radio, on est bloqué dès le départ dans sa création. Après j’aime bien la pop aussi ; il y a des titres « commerciaux » qui me plaisent beaucoup et mon album lui-même compte quelques titres qui peuvent passer en format radio sans aucuns soucis, quand le sentiment va bien avec et que le but de base n’était pas de se réduire à un format type, ça peu aussi fonctionner ! C’est un peu comme dans la vie : quand quelque chose doit être beau ou bon, on prend le temps de le réaliser, et quand ça doit être vif et dynamique, on va vite. Ce n’est pas pour forcément faire du compliqué qu’on prend le temps : par exemple Nick Drake possède des morceaux qui jouent la même ritournelle tout le long ; mais c’est la ritournelle parfaite, jouée parfaitement et avec les mots parfaits posés dessus. Plein de chansons tournent autour de 4 accords et sont très belles ainsi. Parfois certains musiciens donnent l’impression de vouloir un peu trop faire dans la démonstration et l’affirmation que si ce n’est pas complexe, ce n’est pas de la musique. Je ne suis pas du tout d’accord avec ça. J’adore le vieux blues rural tout comme la musique folk, qui sont des styles assez simple à la base, qui portent une intention, une émotion, et les tripes de l’interprète. C’est plus ça qui compte que la recherche du trop.

 

– Jouer parallèlement avec ton groupe des reprises de folk nourrit-il ta création personnelle ou est-ce pour toi un métier « alimentaire » ?

Je n’ai jamais pris la musique dans un esprit nourricier. Avant je faisais des animations, et effectivement c’était pour gagner ma vie. Et ça ne me plaisait pas trop, alors j’ai arrêté, pour pouvoir réaliser mon projet personnel. Il faut savoir qu’hélas les animations marchent beaucoup mieux que les concerts de nos jours, et j’étais vraiment débordé : je tournais aux alentours de 80 dates par an, entre les animations et les concerts. A mon grand regret beaucoup de gens sortent non pas pour faire une découverte culturelle ou artistique, mais pour se mettre un coup dans le nez et danser. Ce qui fait qu’un karaoké est plein, et une soirée DJ est noire de monde, alors que pour faire se déplacer les gens pour un concert, il faut vraiment se battre, du moins lorsqu’on n’est pas passé à la télé. Telle est la triste réalité ; j’espère qu’en diffusant le message, petit à petit, cela aidera à faire changer les mentalités.  Et je pense que c’est le cas, car pour les premiers concerts qu’on a faits, il y avait  du monde, et ça a plu. Il y a pas mal de précommande pour l’album, et quelques radios s’intéressent au projet. Donc ça ne s’annonce pas trop mal. Mais je suis quand même terre à terre et je ne suis jamais parti du principe que j’allais devenir une star. Le but est de se professionnaliser et de faire ce métier correctement : mettre sur papier et en musique ce qu’on a sur le cœur et dans la tête et le partager ; faire de beaux concerts avec de beaux musiciens, pour un bon public. Et toujours dans l’esprit acoustique : la musique folk, c’est vraiment mon esprit.

 

– Combien de musiciens t’accompagnent ?

Le plus souvent, nous jouons en trio sur scène. Parfois un quatrième musicien nous rejoint ; parfois il m’arrive de jouer seul pour une petite salle et de petits concerts intimistes que je nomme : « juste vous et moi ». Pour le moment nous sommes en plein démarchage pour trouver des dates, avec mon association SDL04 Production. Nous l’avons créé pour aider à produire mon album dans un premier temps, puis  par la suite produire aussi d’autres artistes et promouvoir, pourquoi pas, un festival de musique Folk. C’était nécessaire d’avoir un coup de main, car c’est un travail de fou que de trouver à la fois des distributeurs pour l’album, des dates de concert, des propositions de radios ou télés locales ou nationales, le presse, l’administratif, les visuels, les répétitions, séances studio, et j’en passe….

 

– Quels sont les media qui vous soutiennent ?

France Bleue Provence va nous consacrer une émission. Fréquence Mistral, une radio locale, mais qui est tout de même la plus grosse radio régionale de France, car elle possède plusieurs pôles, nous diffuse sur tout son réseau. Elle a une approche avec une liberté de ton et de temps qui permet de diffuser de la qualité et de s’intéresser à l’art avant tout. Il y a aussi Radio Meuse FM, Stud FM, LRDR, pas mal de quotidiens comme La Provence ou encore HPI,  ainsi que quelques web radios qui nous diffusent. Donc ça fait son chemin petit à petit, et c’est beau, car c’est quand même un métier de business où il est difficile de se faire écouter. Bien sur il est trop tôt pour faire un bilan, mais peu à peu, on se crée un réseau.

 

Miren Funke

 

Sortie le 06/04 sur www.mdewis.com et sur toutes les plateformes de téléchargement légal et de streaming.Disponible en prévente via : www.mdewis.com/boutique

 

Contact : SDL04 Production, sdl04production@gmail.com, tél : 06 50 38 37 63

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Féminine(s). Au Forum Léo Ferré

15 Mar

cel for

Parisiennes, Parisiens, Citoyennes Citoyens, Français Françaises et gens de tous les pays, venez applaudir  les Féminine(s) avec Céline Faucher et Christine Laville. Elles sont passées en Auvergne, à l’Arthé-Café, l’an dernier, et Danièle Sala y était.  Après lecture, vous trouverez les infos pour réserver.

Novembre 2017… Avec Céline Faucher et Christine Laville, une grande ballade en chansons féminines, dans le bel Arthé Café…

Je range des jupons 
des années fanées 
au fond d’une armoire 
Minuit a sonné les choses ont changé 
j’m’en fais pus accroire 
et c’est l’ménage à fond 
j’me ramasse en boule 
comme quand j’étais p’tite… 

C’est par cette chanson de Diane Dufresne et Marie Bernard, Cendrillon coton, que Christine Laville et Céline Faucher attaquent leur tour de chant, chansons exclusivement féminines. Elles sont là, devant nous, à portée d’oreilles, à portée de vue, à portée d’émotions, comme si elles chantaient pour chacun d’entre nous, dans ce lieu chaleureux où tout se passe comme dans les veillées d’autrefois, entre voisins, entre amis. Deux filles rayonnantes, dont on sent tout de suite la complicité et le bonheur de chanter ensemble.

Christine Laville, comédienne de profession, mais aussi metteuse en scène, musicienne, et chanteuse, et Céline Faucher, chanteuse québécoise qui fait perdurer la mémoire des gens de son pays, en recréant leurs chansons, à sa manière, avec sa propre sensibilité, une voix exceptionnelle, et toutes les nuances du vécu, humour, colère, passion, gaieté, nostalgie, tendresse, à en oublier les interprètes premiers.   Il n’y a rien d’aussi beau que d’être l’interprète des autres, disait Barbara, et quand on écoute ces deux filles, on ne peut qu’approuver.

Céline a débuté au Québec, en 1992, finaliste d’un concours radio parrainé par Robert Charlebois, mais c’est en 2005 qu’elle s’est vraiment fait connaître en France, avec la création de son tour de chant : A la rencontre de Pauline Julien. Elle a aujourd’hui plusieurs spectacles en alternance, dont Féminine(s), avec Christine Laville. Toutes les deux ont mêlé leur répertoire et se complètent à merveille dans ce spectacle où les femmes, dans tous leurs états, sont à l’honneur, mise en scène impeccable, et accompagnement sur mesure de Stephane Plouvin à l’accordéon. Stéphane, on t’aime ! ( Ceux qui étaient là ce dimanche soir comprendront!).

Les chansons s’enchaînent en deux parties, faisant un ensemble cohérent, où les femmes sont mises en scène, pour un long récit de leurs peines, de leurs joies, petites histoires de la vraie vie. J’ai tout essayé, parler, chanter…Et chanter, créer,c’est une façon de vivre : Créer, c’est amorcer un mouvement au lieu d’attendre que la vie nous pousse à trouver des solutions, comme le dit Marie-Claire Séguin, auteur de cette chanson.

La vie, parfois Une drôle de vie, comme celle de Véronique Sanson, mais Comment faire, quand on a pas envie de rencontrer l’homme de sa vie ? Belle surprise et interprétation magistrale de cette chanson de Lili Cros.

Souvenirs d’enfance avec Les confitures d’Evelyne Gallet :

Jolie mémé en haut d’ l’armoire
Que reste-t-il du temps béni
Où tu jouais de la passoire
Dans le parfum sucré des fruits ?
S’il est vrai qu’ la vie éternelle
Existe autant que tu le crois
T’as plus qu’à cueillir des airelles
Pour quand nous reviendrons chez toi.

J’te l’ai pas dit ( Manon Vincent) : Entre le quotidien et la vie / Entre le cœur et les idées / J’y ai pensé, mais j’te l’ai pas dit / Le temps est long quand t’es pas là…

Mais Je me fous du prix Goncourt 
Je me fous des prix tout court 
Les championnats, les grands chelems 
Je t’aime… 

(Michèle Bernard)

Et oui, féminines, mais on aime quand même les hommes ! Nous dit en confidence Céline Faucher.

Et de renchérir avec Vive l’amour de Catherine Ringer.

 

 

On trouve parmi ces portraits de femmes, celle qui connaît la langue de l’eau, avec la fable écologique d’Anne Sylvestre : Le lac Saint-Sébastien :

Tiens, 
Se dit le lac Saint-Sébastien 
Je vais rêver à ces humains 
Ils seront encore là, j’espère, 
Quand mes eaux redeviendront claires 
Et que se poseront les huards 
Pourvu qu’ils n’aient pas de retard 

Et que près de moi cette humaine 
Ait traversé l’hiver sans peine 
Qu’elle vienne avec les oiseaux 
Me parler la langue de l’eau.

 

Le quotidien des femmes, qui n’est pas toujours drôle, comme la vie des ouvrières dans la factrie de coton, qui nous vient de Clémence Desrochers et Jacques Fortier :

Comme on dit dans la fleur de l’âge
J’suis entrée à factrie d’coton
Vu qu’les machines font trop d’tapage
J’suis pas causeuse de profession
La seule chose qu’j’peux vous apprendre
C’est d’enfiler le bas d’coton
Sur un séchoir en forme de jambe
En partant d’la cuisse au talon…

Ou la nostalgie de ces dames aux cheveux blancs :

Quand elles ne seront plus   Au jardin des lilas Les dames aux cheveux blancs

Quand elles ne seront plus Marguerites et pivoines  Alors je pleurerai

Et mes larmes auront La douceur des baisers Qu’enfant elles me donnèrent

La douceur des baisers Car elles ne voudraient pas Le chagrin que j’aurai

Et je danserai pour elles Et je danserai pour elles

Et je chanterai quand même…

(Paroles et musique de Sylvie Tremblay).

C’est un siècle d’engagements, de Jaurès à l’art d’être grand-mère, en passant par le Front populaire, la guerre, le maquis, mai 68, qu’elles nous racontent ensuite la vie de Vanina, et à travers elle, de toute une génération de femmes :

Vanina s’en va
Vanina s’en va, c’est pas grave
L’a bien vécu, va
Son grand siècle de bout en bout
De guerre en paix, de droite à gauche à rien du tout.
( Véronique Pestel).

Et quoi de plus normal, dans une vie de femme, oui, c’est vrai :

C’est l’habitude qui nous manque
On ne sait pas jeter des cris
Hurler contre ce qui nous flanque
La tête au murs certaines nuits
On ne sait pas claquer les portes
Fermer ses oreilles et ses yeux
Jeter au diable et qu’il emporte
Tout ce qui nous déchire en deux.

Mais : Rien qu’une fois faire des vagues et que ça tangue
Et que l’on parle la même langue
Et qu’on chavire une fois pour de bon
Qu’on aille vraiment toucher le fond
Qu’on puisse leur répondre enfin
Ce n’était rien… ( Anne Sylvestre).

Oui, faire des vagues et que ça tangue : Je veux encore rouler des hanches,
Je veux me saouler de printemps,
Je veux m’en payer, des nuits blanches,
A cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l’heure blême
Et jusqu’à mon souffle dernier,
Je veux encore dire « je t’aime »
Et vouloir mourir d’aimer.

Mais hélas : Elle est revenue, elle est là,
La solitude, la solitude…( Barbara).
Quoi, ce n’est pas une petite Peine d’amour minable qui va nous faire pleurer ! D’ailleurs, c’est l’occasion d’une saynète très drôle de nos deux filles qui interprètent délicieusement cette chanson de Denise Boucher, écrivaine et poète québécoise, et Jacques Marchand. Seulement, il n’y a pas que ça ! C’est ce foutu régime qui fait flipper les femmes !

J’aurais bien dû me satisfaire
De mes succès au lit
Mais j’avais lu dans Marie-Pierre
Perdez vos calories
Maintenant ma minceur étonne
Je n’plais qu’aux couturiers
Ils m’habillent
Mais y a plus personne
Pour me déshabiller

Où` sont mes bourrelets d’antan
Mes doubles mentons séduisants
J’ai tout perdu avec ce régime
Mes grammes superflus et mes amants

( Marie-Paule Belle).

Eh oui, on y arrive ! La Ménopause : Je vis, je vis, je vis ma ménopause, c’est la nature, c’est naturel et c’est normal,je vois la vie en rose, car j’attends l’os, oui j’attends l’os, j’attends l’ostéoporose…( Clémence Desrochers / Marc Larochelle). Et nos filles, dans l’attente des rêves qui ressemblent aux nôtres, courent après demain, et s’en vont en guerre, sans ennemis. ( Tu cours après demain, Manon Vincent. Ma fille s’en va t-en guerre. (Manon Vincent / Sylvie Bourdeau / François Richard).

Pourtant, c’est Maintenant ou jamais, qu’il faut s’aimer. ( Michèle Bernard). Et si vous avez parfois l’ Insomnie blues, comme Pauline Julien :

Prendre des grandes respirations / Ouvrir un œil, jamais le bon / Descendre nourrir les poissons / Et Dieu que le temps me semble long. Mais : Si on se retrouvait frangines 
On n’aurait pas perdu son temps 
Unissant nos voix, j’imagine 
Qu’on en dirait vingt fois autant 
Et qu’on ferait changer les choses 
Et je suppose, aussi, les gens 

Et qu’on ferait changer les choses 
Allez ! On ose 
Il est grand temps !

( Anne Sylvestre, Frangines).

paulinejulienOn ose penser à un monde meilleur :

Croyez-vous qu’il soit possible d’inventer un monde
Où les hommes s’aiment entre eux
Croyez-vous qu’il soit possible d’inventer un monde
Où les hommes soient heureux
Croyez-vous qu’il soit possible d’inventer un monde
Un monde amoureux
Croyez-vous qu’il soit possible d’inventer un monde
Où il n’y aurait plus d’étranger ? 

(L’Etranger, Pauline Julien).

Mais il arrive qu’on soit découragées par ce monde qui va de travers, et l’on se dit :

Quand j’n’aurai plus le temps
De trouver tout l’temps du courage
Quand j’aurai mis vingt ans
A voir que tout était mirage
Je tire ma révérence
Ma révérence.
( Véronique Sanson).

 

Autant de chansons qui font rire, réfléchir ou pleurer, de grands textes portés par deux interprètes talentueuses, avec sobriété, élégance, générosité, et par le souffle inspiré de l’accordéoniste. Et c’est tout le public, après deux rappels, qui chante avec Christine et Céline :

Ce soir j’ai l’âme à la tendresse Tendre tendre, douce douce Ce soir j’ai l’âme à la tendresse Tendre tendre, douce douce Tresser avec vous ce lien et cette délicatesse Vous mes amis d’hier et d’aujourd’hui Cette amitié dans la continuité Un mot un regard un silence un sourire une lettre… ( L’âme à la tendresse, Pauline Julien).

Et comme d’habitude dans ce lieu convivial où Maï et Marc savent nous régaler des plus belles chansons, des artistes qu’on aime, et des meilleures soupes, la soirée s’est prolongée par un repas très animé, Marc s’est mis au saxophone, révélant son talent de musicien, et Stéphane à l’accordéon, pour une improvisation musicale, et l’on a chanté encore, certains même ont dansé ! Une soirée très chaleureuse sous le signe des femmes, mais avec des hommes de bonne compagnie ! Et l’on s’est quitté avec une bonne nouvelle. Céline Faucher revient l’année prochaine pour une nouvelle rencontre avec Pauline Julien, à l’occasion des 20 ans de sa disparition.


Danièle Sala

Le Forum, c’est là, pour réserver–>forum bandeau


 

Les feuilles mortes, petite histoire d’une chanson…

14 Mar

C’est une chanson, qui nous ressemble… et qui a rassemblé plus de 600 versions dans le monde entier, et ça continue.

En résumé, cette chanson du film « Les portes de la nuit » 1945-46 apparaît sur la scène très vite, la première à l’enregistrer est Cora Vaucaire, ensuite Montand qui mettra 4 ans à l’imposer à un public peu réceptif. Mais en 1951, ça décolle, qu’y a-t-il eu de changé dans le contexte ? Mystère. Ensuite c’est une déferlante d’interprétations, plus de 600 à ce jour officiellement enregistrées dans les grands studios/majors.

Honneur à la première, Cora Vaucaire, qui a chanté la version simplifiée par Montand (Mouloudji doit être le premier à chanter la version intégrale)

et 50 ans après en 1999 aux Bouffes du Nord, toujours en version courte

ensuite retour aux années 50, avec Montand qui en fait un succès, dans une version revue sur ses suggestions, et qui est celle qui a été le plus souvent reprise … la version des années 48-50

plus tard après 1960 il a fait une version avec intro parlée

 

 Edith Piaf dans sa version américaine …

Une découverte 1950 Lucille Dumont

 

Une des versions plus intéressantes par Mouloudji, en 1958 , avec de jolis arrangements, à noter qu’il chante la version intégrale,  il est un des seuls avec Marianne Oswald.

sa première version publiée en 1956 (toujours intégrale)

 

Charles Aznavour, en 1950 , étonnante cette version un peu étirée, et un peu guimauve… encore que joliment jazzy parfois dans la voix… mais trop de violon…

Françoise Hardy, version qu’on pourrait dire adolescente.. mais bon…

Et après l’adolescence une chanson de femme, Laura Fygi, (At the North Sea Jazz Festival 2003 ) une découverte et une révélation

 

Le jazz en en fait un standard américain que nos amis étatsuniens croient de chez eux , Autumn Leaves voici Miles Davis Jazz à Empury

Idem avec Chet Baker

et Stan Getz

 

Autre belle grande version Ute Lemper

Juliette Gréco Live Berlin 1967, avec un environnement musical très inspiré du quintet Montand, et un formidable guitariste très Crolla.. (qui trouvera le nom de ce musicien? Liébrard peut-être?)

 

 

 

Et the falling leaves by Eric Clapton

et aussi Monica Passos avec Archie Shepp, ce soir ou jamais..

 

Iggy Pop en live France Inter 2009

(Iggy Pop performs live at France Inter in Studio 105 on May 29th 2009 for the release of his album PRELIMINAIRES.=

Mariusz Boruta and Sibylline Duo Voix basse (avec très peu de musique.. et pas celle de Kosma.. .)

Nana Mouskouri album:  »Hommages » – 1997

Et Mireille Mathieu

Et n’oublions pas les duos même les plus improbables.. (bi-lingue ici)

et Juliette et Julio en 1981..

 

Et made in Japan, par Yoko Kishi, sobre et fidèle.

 

Revenons au premier ricain Johnny Mercer en 1949 (Johnny Mercer adapte Les Feuilles Mortes en anglais : il supprime le couplet et chante Les Feuilles d’Automne sur le refrain. Le titre est ainsi rebaptisé Autumn Leaves. Et c’est en raison de cette amputation que Johnny Mercer est crédité au même titre que Kosma dans les interprétations d’Autumn Leaves)

Et bien sûr Bob Dylan Lucca Summer Festival 01/07/2015

Lavilliers… Titre tiré de l’album « La Marge » de 2003

 

et la grande Marianne Oswald, dans une version bi lingue intégrale

 

Je termine avec Lagrène Lockwood Galliano Rosenberg, au Festival de Jazz de Strasbourg en 2010

 

Mais au fil des écoutes, si vous êtes arrivés jusque là, vous avez encore plus de 550 versions à découvrir…  Rendez-vous dans un an ou deux ? Et en attendant, si vous avez des versions à faire découvrir, ne nous en privez pas.

 

NB: Montand a chanté Les feuilles mortes pendant 4 ans dans une indifférence presque totale du public, et en 51, tout change… Une explication possible peut être liée au fait qu’en 48-49 les crooners et jazzmen américains enregistrent la chanson, parfois dans une version américaine un peu modifiée, ce qui permet de co-signer la mélodie…  La reconnaissance des USA a-t-elle séduit le public français ? 

 

Norbert Gabriel

Saravah 1967-77 C’est où l’horizon ?

13 Mar

 

On pourrait dire que nous avons tous en nous quelque chose de Saravah quand on se passionne pour la scène vivante du spectacle et de la chanson. Quand elle est un court-métrage de 3 ou 4 mn qui raconte le monde ouvert à la fenêtre, quand elle raconte la vie, les rencontres d’un funambule de l’utopie, baladin éternel sur tous les chemins buissonniers qui n’ont jamais été concernés par la dictature du code barre… Quand on a le goût des choses penchées, la quête permanente de la beauté fragile des musiques portées par les vents oiseleurs de la Vendée à Rio de Janeiro, de Montmartre à Shibuya (Tokyo) … Quand on fait sa vie comme une rivière qui atteint toujours son océan en méandres nonchalants pour mieux goûter l’instant présent et les charmes du hasard.

Il y a des années où on a envie de ne rien faire… Parce qu’on a envie d’être totalement disponible à l’imprévu, à l’inconnu, à la découverte, parce qu’on a envie de répondre à la question « C’est où l’horizon ? » sans être trop téléguidé par une boussole autoritaire… Et parce qu’on a peut-être envie de découvrir plusieurs horizons de couleurs et de goûts différents.

A travers ce préambule nourri du pollen Saravah il y a quelques pistes sur le voyage de la mémoire que vient de faire Benjamin Barouh dans l’histoire du plus ancien label de chanson français en activité ; les dix années de funambulisme permanent qui ont construit la légende de cette utopie réalisée. Si on ne connait pas bien Saravah, ce livre est la base indispensable pour comprendre comment ce miracle a pu exister… Fluctuat toujours, mergitur jamais. Si on connait bien Saravah, on va y trouver de quoi affiner et compléter les portraits des différents acteurs connus ou moins connus qui ont construit ce label.

avec Claude Lelouch, 10 Mars 2018 photoNGabriel

Benjamin Barouh est un excellent conteur d’un part, et d’autre part dans son travail de collecteur, il a rencontré et mis en perspective, tous les témoins, chacun apportant un éclairage personnel, et argumenté sur ces dix ans de genèse… Tout est nuancé par l’ensemble, sans parti pris tranché et réducteur. Regards intimes ou distanciés, critiques ou amoureux, subjectifs ou objectifs, s’il y avait des zones d’ombre – avec le temps, parfois tout s’en va de travers- elles se révèlent, comme sur un vieux négatif photo qu’on n’aurait pas exploité à fond, et le tableau se complète, s’enrichit.

Emouvant, et drôle, parfois une phrase situe bien les rapports à la chanson, ainsi le point de vue sur les yé-yés est explicite quand Dominique Barouh voyait dans l’idole des jeunes une sorte de lombric… Passionnant quand David Mc Neil raconte que John Mc Neil a parcouru l’Ecosse pendant 20 ans pour collecter toutes les mélodies écossaises, qu’il jouait à la guitare sur 3 accords, et qui ont façonné la musique américaine au début du XX ème siècle.

Il y a tous les acteurs de Saravah des Abbesses, et aussi l’autre point de rencontre, les lundis de la Mouff », Mouffetard futur lieu de résidence parisienne de la famille Barouh. Il y a tout pour comprendre Saravah , ce qui l’a constitué, ce qui continue et se prolonge aujourd’hui.

10 ans de saravahC’est une grande fresque bigarrée, une leçon de créativité tout azimut, un bréviaire de liberté, qu’on pourrait sous-titrer : «Mode d’emploi de la réalisation d’une utopie à l’usage des jeunes générations qui ne savent pas qu’il y a d’autres chemins que les autoroutes formatées au code barre.»

Ou en bref, «  Histoire d’un caravansérail musico-cosmopolite »,  une soirée Saravah c’est une rencontre avec des musiciens, des chanteurs, des cinéastes, des graphistes, des comédiens, des auteurs de toutes origines cherchant à communiquer avec tous… et dans la boutique Saravah, il y avait aussi les confitures aux prunes de mamie (Sarah, la maman de Pierre) …

Dans les grands témoins rencontrés, Francis Lai, Claude Lelouch, Dominique Barouh, Areski Belkacem, David Mc Neil, Raphael Caussimon, Aram Sédéfian, Jean Querlier, Christian Gence, Jacqueline Cauet, Gilles Sallé, Claudine Cormerais, Jean Michel Humeau, Gérard Delassus, Philippe Beaupoil, Christophe Rambault de Barathon, et Fernand Boruso, dont on a le point de vue pour la première fois sur les fluctuations financières de Saravah.

Ces quelques lignes et anecdotes ne résument pas cet excellent livre de 300 pages, (Editions Le Mot et le reste) qui sera en librairie le 15 Mars, mais qu’on trouve néanmoins depuis hier lundi chez les grands distributeurs parisiens, Gibert entre autres… C’est juste pour donner envie…

C’est le complément indispensable aux Rivières souterraines, pour les plus anciens, et avec la compilation 50 ans de Saravah, c’est l’entrée en Saravah pour les plus jeunes. Avec la mémoire du vent…

Pour qu’un souvenir ami

garde dans son tamis

Le bleu de nos nostalgies

Pour que la mémoire du vent

Retienne nos chansons, amis recommençons..

Norbert Gabriel

Saravah, c’est là —>

 

 

 

 Le mot et le reste c’est là→>

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