The labyrinth, ou l’album de famille, et la bande à Barouh…

29 Juin

Il y a quelques semaines Benjamin Barouh présentait le film The labyrinth, l’indispensable viatique pour vraiment connaître tous les ressorts de la création chez Pierre Barouh … Enfin presque tous…

Le seul titre de ce film, The Labyrinth est déjà une énigme, un labyrinthe n’offre qu’une seule issue cachée dans une multitude d’impasses. Alors que le parcours de Pierre Barouh est l’exact opposé du labyrinthe, quand on entre dans ce qui deviendra Saravah, il y a une multitude de sorties possibles et une seule impasse, celle du showbiz formaté. Et dans le cas de Pierre Barouh ce n’est pas un seul fil d’Ariane qui permet de trouver la sortie du labyrinthe, car chaque passant peut tisser son fil.

Dans ce DVD, on va suivre ses voyages de Levallois Perret, au Brésil, en passant par la Vendée, où la barque de l’oncle Léon partie du Petit Lay rejoint quelques voies aquatiques pour aborder au Brésil… C’est comme ça, ça va ça vient, au gré du fil du courant des rivières souterraines, celles qui n’abdiquent jamais, se faufilent, escamotent et contournent les obstacles, et arrivent toujours à trouver leur graal.

Voici  en quelques lignes les bases de ce qui a baladé sa vie aux quatre vents

  • la vertu des impondérables
  • la contrainte qui génère la création
  • je n’aime pas ce qui commence ou qui finit, mais j’aime ce qui se prolonge,
  • et trouver cet entre-deux qui boîte avec grâce, (ou bien on soigne trop son ouvrage, ou on ne le soigne pas assez, mais on trouve rarement cet entre-deux qui boîte avec grâce. Jean Cocteau)

La combinaison heureuse de ces quatre éléments a donné naissance à ce miracle atypique, Saravah.

On pourrait ajouter aussi que son choix de toujours s’effacer devant les amis rencontrés autour du monde, a fini par flouter son image, la diluer selon les angles réducteurs du journalisme, parolier de  La bicyclette  ou  celui de Chabada bada, pur détournement, devenu une sorte de vérité populaire. Dans le meilleur des cas, le plumitif un peu informé rappellera qu’il a « révélé » Brigitte Fontaine et Higelin…

Benjamin Barouh a initié une série de manifestations (à venir) autour des années Saravah-Les Abbesses, il a organisé cette soirée de présentation de L’album de famille » et outre sa connaissance du sujet,  il s’avère excellent conteur, on l’a retrouvé avec « La bande à Barouh.»

« Le Festival des cultures juives offre un clin d’œil à Pierre Barouh, le 25 Juin, à travers des extraits de sa carrière cinématographique comme acteur et réalisateur. Vous le reverrez ou le découvrirez dans « Une fille et des fusils » (1964) de Claude Lelouch ou « La dérive » (1963) de Paula Del Sol interprétant « Le Tour du monde » à une terrasse d’un café parisien, et bien sûr aux côtés de Baden Powel et Maria Bethania dans le film « Saravah »(1969). Les chansons seront au rendez-vous avec Margaux Guilleton qui visite quelques beaux titres de Pierre accompagnée par le pianiste Stéphane Binet et Aurélien Merle au chant et à la guitare. Je lirai à mon tour une sélection de textes inédits en les introduisant dans le parcours du navigateur des « rivières souterraines« . Benjamin Barouh.

Et c’est dans cette soirée du dimanche 25 juin que le public a été ébloui par Margaux Guilleton, quelques uns l’avaient aperçue dans ses duos déjantés avec papa Eric, elle a été une formidable meneuse de revue dans Guilleton père et fille (avec invités) au Forum Léo Ferré (lire ici….) et dans cette participation en illustration musicale de quelques chansons emblématiques de Pierre Barouh, Margaux s’est révélée une interprète d’une justesse et d’une sobriété qui peut évoquer Cora Vaucaire mais en robe noire… C’est un superbe hommage à Pierre, ouvert avec Les filles du dimanche  que je chéris particulièrement pour un tas de raisons… Etant prudent sur mes enthousiasmes, quoi que… j’ai fait un petit micro trottoir, histoire de vérifier, et c’est confirmé, Margaux Guilleton est une très belle interprète qui a bluffé celles et ceux qui la découvraient. En attendant ses prochains concerts quelques images au cours de cette soirée… Le ramage vaut bien le plumage, dit mon camarade La Fontaine qui ne dit pas n’importe quoi.  (Et réciproquement, ajoute Pierre Dac.)

Photos©NGabriel 2017

 

Pour « L’album de famille », voyez ici, clic sur l’album,

 

Et pour quelques images de plus….

 

Norbert Gabriel

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