Archive | janvier, 2017

Pierre Selos… Avec les juifs…

18 Jan

18 janvier, sortie du film   » Un sac de billes »  qui aurait avoir comme bande son une chanson de Pierre Selos, avec cette question qu’on peut considérer comme actuelle,

Mais il me vient une question Avant que s’achève le drame Qu’un peu plus de six millions d’âmes Posent à la civilisation Quand on nous prenait par wagons Pour nous conduire à nos bourreaux Que faisiez-vous tas de salauds L’amour était-il en prison ?

Allez chantons maintenant…

 

Le texte intégral, pour bien préciser les choses au cas où…

Jette encore un dernier regard
Puisque c’est ton dernier matin
Dans ce pays de cauchemar
Où nous espérions notre fin
Serrons-nous plus fort, mon amour
Entre la chaleur de nos corps
Petit David ignore encore
Que la mort vient au petit jour

{Refrain}
Avec les juifs
Ils font du suif

Adieu le camp et les baraques
Les barbelés, les miradors
L’éclair des coups de feu qui claquent
Tout va finir et je t’adore
Dans cette humanité qui meurt
Il se peut encore que l’on s’aime
Et qu’au-delà de toute haine
On puisse pleurer de bonheur

{au Refrain}

Bientôt va s’ouvrir cette porte
Sur l’antichambre de la mort
Si nous voulons qu’elle nous emporte
Il faudra respirer bien fort
Et quand nous perdrons la lumière
Bleutée qui tombe du plafond
Yahvé, nous dirons la prière
Chantant la gloire de ton nom

{au Refrain,}

Mais il me vient une question
Avant que s’achève le drame
Qu’un peu plus de six millions d’âmes
Posent à la civilisation
Quand on nous prenait par wagons
Pour nous conduire à nos bourreaux
Que faisiez-vous tas de salauds
L’amour était-il en prison ?

{au Refrain}

Mais voici que la porte s’ouvre
Bientôt nous monterons là-haut
Plus haut que l’aile des corbeaux
Plus loin que le regard découvre
Dans la grisaille des nuages
Nous retournerons en poussière
Et nous irons au ciel d’hiver
Accrocher les toits des villages …

Vivitar

 

Pierre Selos est né le 1er février 1940, à Toulouse, il commence à chanter dans la mouvance des mouvements de jeunesses chrétiennes ouvrières, agricoles et étudiantes. Ensuite, devenu athée,  avec Jean Vasca ou Jacques Bertin, il chante en marge du show business. Et va se consacrer à des actions éducatives avec des enfants, puis à l’écriture…  Il va avoir 77 ans le 1 er Février…

 

 

Norbert Gabriel

Les Chansons du Dimanche…

17 Jan

Après les lundis de la chanson, disparus avec le Vingtième Théâtre reconditionné en projet de centre d’animation amateur, l’équipe de battants d’Edito Musiques repart en mission  sans céder un pouce aux mauvais vents qui maltraitent la ritournelle, celle de l’âme des poètes et d’une tradition  séculaire.  Ah ça ira, ça ira donc sur les hauteurs de Belleville, altius, citius,  fortius, pour que ça essaime toujours vaillamment.  Selon la bonne parole de Jean d’Antraigues, en groupe en ligue en procession, mais jamais seul,  allons enfants de l’amusique, faire chanter l’hiver, en attendant le printemps.

 

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C’est ici que ça se passe, il y a 120 places, c’est dire si vous avez intérêt à réserver, voyez ci-dessus.

Et rendez-vous le 22 Janvier pour la première de cette saison, on se retrouve au bar avant de faire un triomphe à Bernard&Nathalie, Miravette&Joyet, il y a  de beaux dimanches…

Cinoche !

16 Jan

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Dans quelques jours, à partir du  18 janvier ce film sera sur les grands écrans. Vu en pré-test il y a quelques mois, il a une résonnance particulière en raison de quelques échos venus des écoles, des enfants de 7 ou 8 ans ayant déclaré avec conviction, en France, « le juif c’est l’ennemi à exterminer » … Je ne sais pas s’il y a beaucoup d’enfants dans cette radicalisation, mais ce que je sais c’est que l’école de la république est assez absente dans l’enseignement de cette page de notre histoire contemporaine…

un-sac-de-bille-couverture-a2f8fLe livre ayant été publié il y a 43 ans, bien que traduit en 18 langues et vendu dans 23 pays, il est bien possible que des moins de 30 ans n’en sachent rien, ni de l’histoire, et pas tellement non plus sur ce qui en fut l’origine.

Donc un rappel en résumé,

Ça se passe France en 1941/43.  Joseph Joffo, âgé de 10 ans au début du récit, est un parisien assez heureux vivant dans le 18e arrondissement de Paris, dernier d’une famille de 7 enfants ( Madeleine, Henri, Albert, Rosette, Esther, Maurice et lui, Joseph). Il est très proche de son frère Maurice, de deux ans plus âgé . Ils fréquentent l’école Ferdinand-Flocon. (le bas Montmartre) Les Allemands occupent Paris et imposent le port de l’étoile jaune. Et comme la famille Barouh a envoyé ses enfants en Vendée, les parents de Joseph organisent la fuite de la famille vers Menton, en zone libre. Mais les deux enfants partent seuls dans un premier temps. Le père fait le pari qu’ils seront moins visibles que si la famille se déplace en groupe.

C’est comme un road movie sur fond de tragédie, mais avec la part d’insouciance d’enfants de 10/12 ans sur une route d’aventure, où le danger est présent à chaque instant.

etoile-jauneLe livre pointe avec un regard d’enfant l’absurdité d’une situation où deux enfants innocents doivent fuir et se cacher pour survivre. D’absurdité, il en est aussi question lorsque la famille Joffo se retrouve en 1943 en sécurité à Nice occupée par les Italiens, alliés des nazis mais ne réalisant pas la persécution des Juifs dans leur zone d’occupation.

Le comble de la folie nazie est atteint lorsque la Gestapo niçoise s’acharne à déterminer si les deux garçons sont juifs pendant des semaines alors que l’armée allemande enchaîne les défaites.
Le traitement de ce film est tout indiqué pour un public familial, et pour susciter quelques réflexions sur ce qu’est la devise de la République, Liberté Egalité Fraternité, et aussi ouvrir quelques pistes sur l’attitude à avoir sur les réfugiés, ces migrants qu’on ne saurait voir. Et qui ont subi quelques opérations étonnantes, comme celle, récente, dans une nuit de pluie glacée, où les forces de police, notre police, ont détruit les tentes et arraché les couvertures et duvets d’un camp dans lequel il y avait aussi des enfants. Et ce, dans un pays dont pas mal de citoyens se revendiquent de racines chrétiennes.

En 1942/44, beaucoup trop de français ne «voyaient» pas, n’entendaient pas, ne savaient pas. Eh bien aujourd’hui on sait. Et ce serait pas mal que nos enfants sachent aussi ce qu’implique dans les faits, Liberté Egalité Fraternité, et aussi ce que disait cet agitateur de Jésus, Aimez-vous les uns les autres … Sans ajouter  sauf ceux là et ceux là…. » Même si Dieu est absent du débat, le message de son fils putatif reste valable.

Ce film me semble exemplaire par les temps qui courent… Et j’ajoute que c’est un très beau film, très bien interprèté. Avec des reconstitutions épatantes. Ou formidables… Ou hyper méga top…

Générique :

Réalisateur Christian Duguay

Les parents Elsa Zilberstein et Patrick Bruel

Les deux enfants Dorian Le Clech et Batyste Fleurial

La suite ici, clic sur le clap ——->cinema

Dédié

à Luc 15 ans en 2 ème générale à Aurillac, qui a eu des infos sur la Shoah par l’enseignement public,

à Roman, 14 ans en 4 ème qui  n’a jamais entendu parler de la Shoah au collège (Auvergne)

et Clara 13 ans en 4 ème à Aurillac qui n’a eu aucune info .

Norbert Gabriel

Pour Noêl 2016, sur l’école Anne Frank, à Montreuil, à deux pas de Paris,

il y a eu ça…

tagsantisemitesmontreuil

Mon année Saravah

15 Jan

saravah-logoLes heureuses coïncidences (ou rencontres) du hasard… et des pensées nocturnes. Ça m’est venu cette nuit, 2017 sera mon année Saravah : « Il y a des années où on a envie de ne rien faire. » Voilà ce que je vais faire cette année… D’autant qu’au réveil, avec le premier café délicieux comme la première gorgée de bière, je trouve dans ma boitalett’ virtuelle un écho en situation, dont voici un extrait:

Le travail laborieux et contraint change l’homme en une amibe éreintée et croupissant dans les eaux émollientes de la paralysie mentale. C’est en réveillant le paresseux qui sommeillait en lui qu’il put enfin bâiller amplement aux corneilles. (Faut-il toujours que quelqu’un paie pour nos rêves ?) Le travail comme valeur, comme éducation, comme respect, n’est-il pas précisément l’inverse de ce que l’on nomme aujourd’hui l’emploi ? L’image que l’on cherche à donner de soi tient le plus souvent de la coquetterie, de la mise en scène, du mensonge. Le nez de Pinocchio qui s’allonge, qui s’allonge, qui s’allonge, est le prototype idéal de la perche à selfie.  ( Cyril C.Sarot La poétique du moineau)

C’est comme si un ange tutélaire en forme de Moustaki était passé pour rappeler quelque valeurs essentielles de la vie dilettante, disponible à tout ou à rien, avec la légèreté du moineau sans souci autre que le chat de la voisine qui aime les moineaux d’un amour (g)astronomique. Trop c’est trop.

Ce sera donc une année de dimanches quotidiens, et selon le principe « Guilleton », un cahier, des crayons de couleurs et en route pour les dessins du dimanche. Ou mes photos du dimanche…

Un rappel pour les distraits, Mes dessins du dimanche, c’est un très joli livre plein de couleurs, et de vie, une invitation à un voyage onirique sans frontière, parfait pour accompagner cette année Saravah…

Quelques images en situation:

Editions Vox Scriba, www.voxscriba.com

Editions Vox Scriba, www.voxscriba.com

Qu’il est doux de ne rien faire
Quand tout s’agite autour de soi …
Il y a des années où on a envie de ne rien faire.

Action!

Norbert Gabriel

A quoi sert la chanson? Elle nous rassemble ?

14 Jan
camerlinck-9-bras-leveCe cri de coeur, ou coup de gueule de Christian Camerlynck est salutaire, s’il pouvait être entendu et compris, l’air serait plus sain dans nos agoras chansonnistes, et Bruel pourrait chanter Barbara sans déclencher des tsunamis de commentaires, surtout acerbes…  Et parfois, conséquences de postures en préjugés sectaires.  Ce n’est pas la chanson qui nous ressemble; il vaudrait mieux qu’elle nous rassemble. 
Le fond de l’article est publié sur le FB de Christian Camerlynck. (N.G.)

Je participe à un débat à propos de Jean Jacques Goldman. Et cela me met en colère. J’en ai marre des sectaires, des ayatollahs qu’ils soient de la religion ou de la chanson. Ras le bol de la notion chanson à texte. UNE CHANSON SANS TEXTE, C’EST DE LA MUSIQUE… Voilà 40 ans que je travaille dans le domaine de la chanson, 30 ans que j’anime des stages pour amateurs, que j’entends des chansons que je n’aime pas forcément, et que des amateurs me font aimer parce que ces chansons populaires, sans prétention poétique, sans prétention littéraire leurs parlent à eux…. C’est par cette petite chanson de « merde » qu’ils finiront par écouter Anne Sylvestre, Michèle Bernard, Léo Ferré.
Moi, fils de pauvre, né à Steenvoorde chez les culs terreux, n’ayant même pas mon Bac, ni mon certificat d’étude, incapable d’écrire une chanson, je suis venu à ce que certains appellent la Culture par l’Opérette L’Auberge du Cheval Blanc qu’avec des économies j’ai offert à ma maman. Nous avons fait 6 kms à pied pour aller au nouveau théâtre de Dunkerque j’ai économisé deux ans pour m’offrir ces places. Dix ans plus tard quelqu’un m’a fait découvrir l’Ecluse où j’ai vu des chanteurs que je ne connaissais pas. J’aime Léo Ferré, Allain Leprest, Anne Sylvestre, Bernard joyet, mon frangin, j’aime le Jazz, le classique l’Opéra, j’aime toujours l’Auberge du Cheval Blanc, j’aime Zizi Jeanmaire, Joséphine Baker, j’aime JEAN JACQUES GOLDMAN. À chaque fois que quelqu’un attaque la chanson populaire, je me sens attaqué dans mes racines, dans mes origines, je me sens exclu. J’ai le droit de ne pas me sentir concerné, sensible à certaines formes d’écritures, de ne pas aimer Jacques Bertin, Bruno Ruiz, Jean Vasca…
Petite précision : La première personne qui m’a fait pleurer quand je suis allé le voir en scène, c’est Jacques Bertin au Théâtre Mouffetard, Bruno Ruiz j’aimerais le connaitre plus encore, je suis dingue de son écriture, Jean Vasca,  j’ai hâte de le connaitre davantage. Rémo Gary me fascine, me bouscule, m’oblige, Allain Leprest,  j’aimerais tant le protéger encore, Véronique Pestel c’est ma ‘tite soeur, Michèle Bernard mon étoile, Anne Sylvestre ma référence à moi, je ne souhaite qu’être son modeste serviteur. Gilbert Lafaille et Lou Reed,  Debronckart, Mouron et Pauline Julien, Hélène Martin et Joan Baez;  Juliette et Colette Magny, Lhasa, Mèche, et M T Orain, Lise Médini, Camille, Tom Waits, Diane Dufresne, David Bowie… Frédéric Bobin, Laurent Berger, Elsa Gelly, Laurent Viel, Cyril Mokaïesch, Myriam Makeba, Pablo Milanès, Angélique Ionatos, Maeria Farandouri, Paco Ibanez, Jérémie Bossone m’aident à relever la tête. Gilles Vigneault, je le chante. Quant à ceux qui n’aiment pas la variétoche, la chanson que j’aime en fait étroitement partie. Que vous le vouliez ou non. Et je continuerai à aimer Lys Gauty, Damia, Yvette Guilbert, Dalida, certaines chansons de Dave. Je n’en peux plus de ces sectarismes. Les artistes que vous aimez Leprest, Vigneault Sylvestre, Debronckart, Ferré Caussimon, cela fait 40 ans que je les défends, que je les chante. Etes-vous un jour venu me voir faire mon travail? Combien de programmateurs, font le choix de programmer des interprètes, Madame Raymonde, Laurent Viel, Claire Elzière, Elsa Gelly, votre serviteur. Les spectacles que je fais à Paris pendant 3 semaines je les paie de mes deniers et de ceux de mon mari. Les professionnels et amis saltimbanques que j’invite n’ont même pas la gentillesse de me répondre par un gros merde. Et on ose encore dire que l’on défend « La bonne chanson » Dès que je rentre en France, je publierai un scan d’article d’une revue qui s’appelait la Bonne Chanson ainsi que l’éditorial du directeur.
Qu’attendons-nous pour nous organiser sans ego pour défendre la chanson, pour investir le service public, pour voter contre certaines résolutions de la SACEM, de l’ADAMI… Excusez ma colère mais personnellement je défends toute la CHANSON, la bonne comme la supposée mauvaise. Ce qui est mauvais pour moi peut être une révélation pour d’autres. MERCI CHORUS ET FRED HIDALGO, LE LIMONAIRE, AILLEURS, LES CABARETTISTES, AU THÉÂTRE DE L’OPPRIMÉ, À MATILA MALLIARAKIS, AU FORUM LÉO FERRÉ, LES ASSOCIATIONS BÉNÉVOLES DE LA FRANCE ENTIÈRE, MERCI À HEXAGONE CETTE NOUVELLE REVUE QUI, SI ELLE MEURT, CE SERA DE NOTRE FAUTE. OUI LA NOTRE.

MERCI À DIDOUDA, À DIDIER PASCALIS, À CHANSONS BUISSONNIÈRES, À STÉPHANE HIRSCHI, À GERARD MOREL ET A TOUT LE CENTRE DE LA CHANSON, À CÉCILE PREVOST-THOMAS , À L’ACADÉMIE CHARLES CROS, AU PRIX JACQUES DOUAI, J’EN OUBLIE DES OBSCURS DES SANS NOM, MAIS JE N’OUBLIE PAS JOFROI, JEAN VASCA, ET AUJOURD’HUI JEAN CLAUDE BARENS ET LE CONSEIL MUNICIPAL DE LA VILLE DE BARJAC AINSI QU’EDOUARD CHAULET,  ET TOUS LES BENEVOLES DE BARLAC M’ENCHANTE… MERCI AUSSI À MA FILLE ET AUX ATELIERS CORPS VOIX, AU PERSONNEL HOSPITALIER DU SERVICE DES SOINS PALLIATIFS DE L’HOPITAL DE TROYES MERCI À LA CHANSON ET AUX AUTEURS COMPOSITEURS D’EXISTER, DE POURSUIVRE CET ART MAJEUR PARCE QUE POPULAIRE, C’EST LE SEUL ART QUE L’ON PEUT CHANTER À TUE TÊTE SOUS SA DOUCHE ET DANS SES WC. ET AUSSI SOUS LES LAMBRIS DORÉS DES THÉÂTRES.

Christian Camerlynck

NB: Le débat sur le Face Book  de Christian Camerlynck est riche et passionné, quelques un des propos les plus significatifs ont été ajoutés dans les commentaires ci-dessous.  (N Gabriel)

Soyez clown, soyez vivants…

12 Jan

Nous relayons  volontiers ce communiqué de CRé- la Compagnie Rayon d’écrits, elles et ils le valent bien.

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2017 c’est l’année des 20 ans de CRé- la Compagnie Rayon d’écrits! Oui, 20 ans déjà… ah! le bel âge, celui où l’on prend la route, où l’on doute, où l’on se cherche, où l’on quitte ses repères pour aller vers de nouveaux horizons…
Fondée en 1997, CRé- la Compagnie Rayon d’écrits a grandi, évolué, sous la houlette de ses fondateurs Michel TRILLOT son directeur artistique, rejoint depuis une dizaine d’années par Colombe BARSACQ qui a insuflé de nouveaux projets; deux artistes en quête d’écriture scénique sous toutes ses formes, et en quête de l’Autre; compagnons de la première heure, ils ont jalonné le parcours de CRé de créations et d’innovations bilingues, étant parfois précurseurs dans une démarche d’accès universel à la culture.
A vous tous ils veulent exprimer leur gratitude, que vous soyez dans le silence ou dans les tumultes du quotidien :
 
 » A vous camarades de la première heure, amis et créateurs à nos côtés, techniciens de nos spectacles, partenaires fidèles de nos rêves, spectateurs au fil des créations, supporters occasionnels, voyageurs entre nos esthétiques à cheval entre le théâtre, le clown, la chanson, visiteurs de nos parcours ludiques et interactifs, buveurs de café et amateurs de nos visites en Noétomalalie, et enfin acteurs de nos ateliers et stages,  CRé – Compagnie Rayon d’écrits  fête ses 20 ans cette année!!! Nous avons enfoncé des portes et ouvert des fenêtres pour faire découvrir le travail d’artistes exceptionnels, sourds et entendants, et voir le monde à travers leurs yeux, nous vous avons invités tout au long des 10 dernières années à participer à des rencontres au cœur du vivant, à des productions bilingues en FR/LSF, du spectacle vivant …nous avons pris des risques pour avancer, créer, nous rapprocher chaque fois un peu plus de ce qui nous tenait à cœur, et tout ceci n’a été possible que parce que vous étiez là à nos cotés!
A vous toutes et tous, Merci « 
Colombe et Michel 
 
En 2017, nous démarrons avec de nombreuses occasions de vous retrouver ou vous rencontrer au travers des stages et ateliers.
Cette année 2017 est une année de transition et de bilan avec des échéances importantes, pour toutes les raisons politiques que l’ont sait. 2016 a été une année difficile pour nos activités aussi, et pour notre équipe. Il a fallu faire des choix, dans un contexte économique difficile, et malgré de nombreuses occasions de déployer notre savoir faire, avec des représentations de ChanSon ChanSigne et des représentation de clown, ou des cafés noétomalalie, nos spectacles sont toujours en quête de lieux de diffusion et ne demandent qu’à tourner… être entrepreneur de spectacle vivant relève du parcours d’un couteau suisse, il faut toujours savoir remettre l’ouvrage sur son métier…
2017, c’est aussi une année de réflexion à l’échelle de nombreuses associations, incertaines face à leur avenir, dans le monde de la culture dans son ensemble, secteur fragilisé par de nombreuses secousses du monde comme il va, pourtant l’on sait que l’Art est une des clefs du vivre ensemble.
L’agora du théâtre, est notre espace naturel de création et le lieu fondateur de la démocratie.
 
Nous espérons donc vous retrouver nombreux sur les scènes et dans les salles de théâtre pour que l’accès à la culture continue d’exister pour tous.
 
Vous pouvez nous soutenir de 1001 une manière, en participant à nos actions, en nous suggérant des pistes de travail, en nous invitant à prendre rendez-vous pour vous rencontrer sur le terrain, en nous apportant votre soutien par une adhésion ou un don… mais surtout surtout, en nous faisant savoir que vous souhaitez poursuivre la route à nos cotés… Que vous ne soyez pas calé en culture, ou que vous ne maitrisez pas la LSF ne pose pas de problème, nous sommes une équipe bilingue, avec des interprètes professionnels à nos cotés et nous sommes toujours partant pour de nouvelles rencontres.

STAGES et ATELIERS

 

[Contes et LSF] – Stage d’Hiver – 13 au 17 février 2017 – Théâtre de l’Usine (95)

LES INSCRIPTIONS se poursuivent et il reste encore des places… alors n’hésitez pas! (stages de 5 jours payable en 4 X)

Ouverts à tous à partir de 15 ans – que vous soyez sourd(e)s ou entendant(e)s

Que l’on maitrise ou non l’art du Conte, et que l’on maitrise ou non la Langue des Signes Française.
+ d’infos : formation(a)rayondecrits.fr – sms 06 80 05 51 36 – webcam possible
 
Stage co-animé par Colombe BARSACQ et Gaëlle LECERF avec Guylaine PARIS (interprète de LSF) et l’intervention de Michel TRILLOT.
Ces 4 professionnels, sourds et entendants, sont des pédagogues, metteurs en scène, conteurs, comédiens; ils seront là pour vous conseiller et vous guider à partir de vos envies, de vos questions, de vos axes de recherche, de vos contes…
 
Vous êtes professeur, interprète, éducateur, comédien, bibliothécaire, grand-mère ou papa…Sourd ou entendant, et surtout, surtout, vous êtes curieux et vous avez envie de progresser.  Bienvenue à vous ! Pour partager 5 jours pour vous ressourcer! Accomplir de nombreuses explorations en racontant des histoires par le jeu.
 
Ce stage, proposé pour la 4ème année consécutive est comme un laboratoire de recherche.
Imaginez un grand chaudron, avec des potions magiques et des personnages étranges qui sortent chacun un grand chapeau, vous arrivez dans un monde extraordinaire et étrange ou vous serez au coeur du processus de création… ou votre corps va prendre toute sa place dans un parcours en solo, en duo, en trio, en collectif.
Vous serez invité à partager un conte que vous aurez choisi ou un récit en Français et en Langue des Signes Française. Nous explorerons la construction des personnages de votre conte : entre incarnation et distanciation; nous aborderons le travail de création des personnages et la question de la place de conteur…
Nous vous entrainerons dans des jeux et exercices autour de la lecture décalée, la narration, l’aparté, la digression et tout ce qui compose l’essence du conte.
 
 A vos baguettes magiques, livre en main !
Pour la fiche d’inscription , envoyez nous un mail.   formation@rayondecrits.fr
 

 
[CLOWN EN SCENE] – 1 WEEK-END /MOIS de janvier à MAI 2017 – Théâtre de l’Usine (95)

Vous pouvez nous rejoindre même en cours d’année; ces ateliers, sont ouverts à tous à partir de 15 ans – que vous soyez sourd(e)s ou entendant(e)s

Que l’on maitrise ou non l’art du Clown, et que l’on maitrise ou non la Langue des Signes Française.
+ d’infos : formation(a)rayondecrits.fr – sms 06 80 05 51 36 – webcam possible
 
« Une journée sans rire est une journée perdue!«  disait Charlie Chaplin.
 
Venez vous détendre lors de ces week-end et mettre tous vos sens en mouvement au travers de votre clown et de son nez rouge… rire jaune, rire à pleins poumons, pleurer de rire, enfin rire du pire car le meilleur est à venir!
 
Horaires : les samedis : 13h00 – 19h30 et les dimanches : 9h30 – 17h00 – Chacun apporte son repas le dimanche midi.
☐ 14 – 15 janvier     ☐  4 – 5 février       ☐ 11 – 12 mars          ☐ 22 – 23 avril         ☐ 20 – 21 mai
 

 
[CLOWN EN LANGUE DES SIGNES FRANÇAISE] – du 03 au 07 avril 2017 – CRTH/ACTE 21 (Paris)

Vous pouvez nous rejoindre ces ateliers sont ouverts à tous à partir de 15 ans – que vous soyez sourd(e)s ou entendant(e)s

Que l’on maitrise ou non l’art du Clown – Niveau de base de Langue des Signes Française obligatoire. Stage en LSF.
+ d’infos : formation(a)rayondecrits.fr – sms 06 80 05 51 36 – webcam possible
 
Un témoignage joyeux sur les bénéfices de ce stage :
«  Avec la formation du clown, j’ai vraiment l’impression d’avoir voyagé!!! C’est étrange comme sensation!! C’était vraiment génial !!  Depuis la formation, j’essaie d’écouter plus mon corps, et de me respecter! (…) Voilà il est super de vivre la vie avec un grand plaisir, et donc de laisser mon corps s’exprimer !
La formation m’a aussi aidé à être moi-même tout simplement, sans jugement. Ça a même évolué un peu dans ma pratique « éduc », et dans ma vie quotidienne ! J’ai vraiment adoré !!!  » Aurélie F.
 

Confidences d’un mec bien .

10 Jan

goldman-livreFaut dire que les albums de Jean-Jacques Goldman n’envahissent pas mes étagères .

Faut dire que le matraquage radiophonique de ses chansons , dans les années 80 m’agaçait plutôt, même si je me surprenais parfois à fredonner Envole moi, Au bout de mes rêves, Il suffira d’un signe, à force de les entendre .

Faut dire que, si j’étais abonnée à Paroles et Musique, je suis hélas passée à côté de Chorus, et si il y a le pire et le meilleur sur internet, ça m’a au moins permis de renouer avec la chanson et tous les sites, blogs qui tiennent au courant de l’actualité musicale et artistique .

Enfin, il faut dire que je ne m’étais jamais vraiment penchée sur le cas Goldman quand j’ai ouvert le livre de Fred Hidalgo : Jean-Jacques Goldman Confidentiel .

La curiosité ? L’envie de savoir qui était ce chanteur , le plus populaire de sa génération, aux nombreuses victoires de la musique, plafonnant en tête des personnalités préférées des français, si adulé, si critiqué, sollicité ? Peut être aussi, comme le suggère Fred Hidalgo, pour rester fidèle quand il est moins facile de l’être .

Et au delà du talent de ce faiseur de chansons qui n’imagine pas le mot sans la note, j’ai tout d’abord découvert ce gamin timide et solitaire, né à Paris en 1951, qui a commencé à chanter du godspel dans les églises, qui a appris la débrouille et la solidarité avec les scouts des Eclaireurs laïcs, puis se met au violon, au piano, premiers groupes, premier 45 tr en 1966 , The Red Mountain Gospellers, et devient chanteur de bals, tout en décrochant sa maîtrise de sociologie .

jean-jacques_goldman__tai_phong-les_annees_warner_aAprès la période Taï Phong, et trois albums, en travaillant au magasin de ses parents avec son frère, et quelques essais solo, vient son premier succès en 1981 : Il suffira d’un signe . Dès lors, il enchaînera les tubes et les tournées en France et dans le monde , devenant chanteur à temps complet en 1983 , chanteur préféré des français en 1986, et il le restera longtemps , malgré ses protestations, disant qu’un faiseur de chansons n’avait pas sa place à côté d’un abbé Pierre .

Celui qui refuse d’être considéré comme un héros est pourtant engagé dans toutes les causes humanitaires, donnant de son temps et de son talent sans compter, il a notamment orchestré les concerts des Enfoirés durant 30 ans, créant la chanson des Restos du cœur en 1986, à la demande de son ami Coluche, et bien d’autres par la suite . Il a participé activement à la défense de la chanson française sur les ondes, a écrit un livre avec Alain Etchegoyen : Les pères ont des enfants, etc .

On découvre tout au long du livre un homme modeste, simple, authentique, qui se veut et vit comme un gars bien ordinaire, partageant la vie des gens de son quartier, s’occupant de ses enfants, se déplaçant à vélo, à moto ou en métro .

collectif-chorus-01-1998-n-22-jean-jacques-goldmanchorus-4Une vie liée à Paroles et Musique, puis Chorus, à travers échanges, messages, entretiens, rencontres, et les fameuses tables rondes des mousquetaires, avec Souchon, Cabrel et Yves Simon .

Stoïque devant les attaques, les campagnes de dénigrement, les violations de sa vie privée, et peu enclin aux honneurs, il n’aime pas parler de lui à la presse . C’est à Fred Hidalgo, à l’équipe de Paroles et Musique, puis de Chorus qu’il se livre en toute confiance, en toute franchise , disant son respect et son admiration pour ces journalistes qui préfèrent le travail de fond aux vraies ou fausses annonces pour faire le buzz .

fredericks-goldman-jones-jean-jacques-goldman-24252875-1722-1127Et de ces rencontres naît une solide amitié entre Jean-Jacques Goldman et Fred Hidalgo , tous deux solidaires dans les bons moments, comme dans les mauvais coups portés à la chanson, à Chorus, et les événements tristes comme le décès des parents de Jean-Jacques Goldman, de Frédéric Dard , leur ami commun, ou de Carole Fredericks ( Fredericks-Goldman-Jones) .

Fred Hidalgo avait ce livre en tête en 2005, quand lui et Jean-Jacques Goldman ont été choqués par l’annonce brutale dans un journal belge de la parution du livre pour novembre 2005, et l’arrêt de la carrière de Jean-Jacques Goldman !

jjg-fred-hidalgoDu coup, c’est quand l’envie est revenue, puis le besoin qui a fait place à l’envie, pour que ce livre voit le jour, plus de 10 ans après , étoffé des nouvelles rencontres, des moments forts, émouvants, à travers l’histoire de la chanson, des années 80 à nos jours, et l’histoire tout court de la France et du monde .

J’écoute maintenant les chansons de Jean-Jacques Goldman en toute connaissance de cause, et de cause à effet, je les écoute et les ressens autrement . Et j’adhère complètement à ce passage :

Il n’y a donc rien à jeter, tout est bon aujourd’hui chez JJG ? C’est bien possible en effet et l’on ne peut que se réjouir du bon goût des jeunes des années 80 qui se reconnaissent entièrement dans ces textes à coloration Citoyens du monde . Je te donne nos doutes et notre indicible espoir/Les questions que les routes ont laissées dans l’histoire…

Je te donne/Tout ce que je vaux, ce que je suis, mes dons, mes défauts/

Mes plus belles chances, mes différences. 

Quand, en plus, la musique est bonne… Pas de doute, cet artiste-là qui invite à chanter spontanément, qui renie rien de ses racines sans jamais tomber dans le passéisme, c’est le talent à l’état pur et sa chanson est de la meilleure veine . »

Jean-Jacques Goldman s’est mis en marge de la chanson, de la scène, des Restos du cœurs, pour vivre une autre histoire. Il vit à Londres avec son épouse et ses trois dernières filles, mais n’a pas abandonné ses convictions, toujours présent pour donner un coup de main , il a écrit un texte pour le clip de l’ association qui s’occupe des enfants malades de Margency :

On me dit que des gens sont toujours en auto parce qu’ils n’ont pas le temps ou qu’il ne fait pas beau . Derrière ma fenêtre, moi je rêve d’un pas, même au vent, même au froid, bientôt, bientôt peut être ?

Bientôt, peut être …Il suffira d’un signe …

 

Danièle Sala

Jacques Yvart, Enfants de Bretagne / Bugaled Breizh

9 Jan

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La semaine dernière, la barque de l’oncle Léon s’est faite goélette, pirogue, sampan, brick, jonque, drakkar, caravelle, kayak, chébec, corvette, brigantine, frégate, clipper, schonner,  chaloupe, chasse-marée, dundee, flambart, caraque, gabare, lougre, sinago, bisquine, sloop, dinghy, ketch, Pen Duick ou Joshua, Manureva ou Santa Maria , pour nous emmener avec Pierre Barouh aux quatre vents des mers et des terres de rencontres. Pour y cueillir des chansons chroniques, des chansons poésies, des chansons à rire et à danser, des chansons révoltes, des chansons de toutes les couleurs, pourvu qu’elles soient couleur saravah, comprend qui veut…

Aujourd’hui, c’est un des plus bourlingueurs chanteurs qui donne à la chanson une de ses chroniques sociales dans la tradition des Couté, Béranger, et autres Woody Guthrie, à quoi sert une chanson si elle désarmée...

Enfants de Bretagne / Bugaled Breizh

Paroles : Joseph Moalic Musique et interprétation : Jacques Yvart

Georges, Eric, Yves, Pascal, Patrick, c’est pour vous.

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Il était un petit navire ….

Le Bugaled Breizh

Le Bugaled Breizh

Norbert Gabriel

Si vous ne connaissez pas Jacques Yvart, est-ce possible ?  séance de rattrapage ici, clic sur la guitare, ou le micro… 

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Saravah du dimanche

8 Jan

S’il y a une chanson qui s’impose aujourd’hui c’est bien celle-là …

Les filles du dimanche

(Auteur et compositeur Pierre Barouh)

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Et on peut leur offrir ce coquelicot, qui va aussi bien aux filles de toutes les couleurs ( Le coquelicot est d’Eric Guilleton*)

A noter qu’en attrapant ces chansons sur youtube, on peut entendre que les assemblages avec celles qui suivent sont des choix qui pourraient être personnels, effet Pollen qui s’est répandu et rassemble par delà le temps et l’espace ?

Aujourd’hui, Je suis ce que je suis

Nous sommes qui nous sommes

Et tout ça, c’est la somme

Du pollen dont on s’est nourri.

Et voici ce que fut le pollen qui a nourri Pierre Barouh

Norbert Gabriel

*extrait de « Mes dessins du dimanche »  aux Editions Vox Scriba. Textes et dessins d’Eric Guilleton.

Saravah du samedi

7 Jan

C’était un temps de cinéma en habits du dimanche que l’on mettait le sam’di soir, pour des soirées de fête hebdomadaire.

le-p-tit-cine-20110530214907Avec une séance au p’tit ciné, pour un grand spectacle de gala, pour quelques sous, on avait les actualités, un documentaire, un dessin animé, un entr’acte, bonbons-esquimaux-chocolats, et le grand film. C’est ainsi que « les enfants du paradis » ont ouvert à Pierrot les portes de l’infini.

Dans le p’tit ciné de Levallois, Prévert comme un phare, Arletty et ses amoureux, Charlot et ses fantaisies humanistes, Gary Cooper et son Colt justicier, Pierrot de Vendée découvrait la magie des images.

Ensuite c’est la vie saravah, ça va ça vient, une histoire belle comme un film de Capra, un film où les anges peuvent avoir l’allure de Clarence Odbody ange de deuxième classe, plus près de Michel Simon que de Gérard Philipe, mais,

T’es grand t’es p’tit,  t’es beau t’es moche,

T’as dans la tête c’qui manque dans tes poches...

(…)

 J’ai tout l’univers  Comme un livre ouvert,

Ma pensée prolifère sur aujourd’hui, demain, hier...

Et dans ce scénario, Clarence était déjà un personnage de  La maison accepte l’échec,  et il y a toujours pour les Clarence un cabaret de la deuxième chance… Ou la troisième…

Quand l’élastique de la mémoire joue tout seul au yoyo dans le noir… on se fait son p’tit ciné intérieur, on rejoue l’histoire, et sur l’écran noir d’un sommeil  rêveur,  dansent quelques mots joueurs,

Qu’un matin sur sa palette un doux soleil farceur

Invente une autre couleur

et on refait le tour de la terre, avec des danses des rires et des chansons…

C’est dans ce p’tit ciné qu’on termine ce saravah du samedi, avec Cab, the old man et Betty, en moins de 7 mn, un de ces moments cultes du cinéma américain quand il réunit, la musique, la fantaisie la plus débridée, des personnages de légende, venez rêver… LA ! Venez flaner… LA ! Venez jouer… LA !

 

Norbert Gabriel

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