Le jour où… j’ai rencontré Pierre Barouh

22 Nov

( Cette très belle lettre est un commentaire à la suite de l’article « Saravah 50 ans »  et elle mérite d’être à la une.)

 

« Toute caresse, toute confiance se survivent ! » (Paul Eluard)

Avec Pierre Barouh,
Je fis un jour une rencontre,
Plus mille et une découvertes.

Pierre Barouh, pour un jour ou pour toujours, c’est…

Un banc, (1)
Un arbre, (2)
Une rue, (3)
Une vie qui chemine,
Une maison qui sommeille
Mille cœurs qui y battent.
Une petite qui chante,
Un joli nom qui rime avec Bahia.
Un café qui fume,
Un chat qui somnole,
Des mots d’allégresse qui sonnent doux,
« Ce parfum qui me vient de vous »

Une voix,
Des notes,
Un parfum de sagesse,
Une chanson de Noël,
Paulette et Benjamin,
Des racines vagabondes,
Une toute première chance,
Un bocage vendéen,
Tokyo, Santiago, Rio,
Québec et puis Paris,
Mais Raphaël et Sarah
Qui lui rappelle sans cesse d’où il vient.

Des tiroirs secrets d’où sortiraient tour à tour
Jean Roger Caussimon,
Un lapin agile,
Un cinéma de quartier,
Un texte de Prévert,
Les amants de Doisneau,
Le tombeau de Jésus-Christ
Un journaliste Rabelaisien, (4)
Un ballon pas très rond,
Capricieux témoin,
Symbole d’ovalie,
Simple comme un état d’esprit.

De l’eau qui coule puis s’en va,
Des rivières surgissant un peu plus loin,
Une porte qui s’ouvre dès que l’on y frappe,
Des amitiés interminables,
Des fidélités infatigables,
Des trahisons minables dont on parle à demi- mots.
Un homme, une femme,
Saravah 50 ans plus tard,
Un accordéoniste Niçois,
Vinicius et puis Baden,
Une musique blanche de notes et de rimes,
Mais nègre bien nègre dans sa peau.

Coup de téléphone un matin,(5)
Irlande sous le soleil de janvier,
Envol d’Henri Salvador pour un bout de paradis.
Message sur boîte vocale,
Juste pour vous dire qu’il pense à vous.
Toute caresse, toute confiance avec lui se survivent.

Œil qui devient paysage
Quand il évoque ses voyages.
Puis vient le jardin,
Bambous en plein Paris,
Et les Yeux de ma mère sur mon magnéto.
Concert à Bruxelles…

Et puis, et puis …. non…

Pierre, je vais m’arrêter ici car je pourrais parler de toi pendant encore mille ans.
Pierrot, Pierrot, comme tu le chantes, nous on a ton soleil devant nous pour toujours.
Moi je voulais juste te dire sans pudeur que je t’aime et t’admire car tu fus l’une des plus belles rencontre de ma vie.
Oui infiniment comme le dirait tonton Georges, il faut aimer les gens vivants et le leur dire.

Emmanuel De Ryckel

Ce petit texte je le dois à la tendresse d’un homme que je rencontrai dans mes rêves d’adolescent au cinéma. Pas un instant je n’aurais pu imaginer que bien des années plus tard il me ferait le bonheur immense de m’accorder sans compter un peu de son amitié

Ces mots me sont venus aussi en écoutant en boucle sa chanson « Noël », puis « Sur un vœu de Paul Eluard » de Jean Roger Caussimon et puis « Les eaux de mars ».

Écrit en plusieurs fois entre Paris et Rio, et terminée un 29 avril de 2016 entre Amsterdam et Rio de Janeiro.

(1) celui que grava dans le bois un artiste japonais de ses amis et qui garni son domicile parisien
(2) le  » chevarbre » qui garnissait jadis son jardin de Vendée avant que des forces obscures ne le brise à la dérobade
(3) la rue de l’Estrapade
(4) Jean Cormier
(5) C’est d’un coup de téléphone le matin en Irlande que Pierre m’annonçant le décès d’Henri Salvador.

2 Réponses vers “Le jour où… j’ai rencontré Pierre Barouh”

  1. Danièle Sala novembre 22, 2016 à 13 h 59 min #

    Moi qui ne suis qu’une« amie» par procuration de Pierre Barouh, je suis jalouse de cette lettre, car ce sont les mots que j’aurais aimé lui écrire , de «Une maison qui sommeille
    Mille cœurs qui y battent.» à tous ses voyages, Emmanuel De Ryckel est vraiment digne de l’amitié de Pierre Barouh .

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