Archive | 9 h 26 min

Callas Nikoff, Castafiore Bazooka et compagnie…

18 Sep

Il se murmure que les Castafiore Bazooka pourraient reprendre la route des quatre chansons, on n’est jamais à l’abri d’une bonne nouvelle.  Une piqûre de rappel s’impose. 

La Manufacture Chanson le 20 Avril 2012

Elisabeth Wiener revient en Callas Nikoff, une bande de filles qui ont dû avoir sur leurs berceaux quelques bonnes fées, modèle Tex Avery mixé avec Cab Calloway dans un de ses meilleurs jours. Lesquelles fées ont été généreuses, et ont rivalisé de fantaisie débridée en dotant ces demoiselles de talents multiples façon Frégoli, déesses ou clowns, divas dingues ou sirènes enchanteresses, ça fuse dans tous les sens, mais surtout les bons sens, ceux des délires musicaux panachés de blues gospel ou slam verlan, le kaléïdoscope tourne et embarque dans le manège les passants éblouis. Totalement séduits.

 Elisabeth Wiener est une récidiviste de la musique en groupes multiformes, elle a toujours eu le jeu collectif, parfois des albums solos et des compositions magistrales, et souvent des aventures en troupe protéïforme. Pour rester dans la lignée d’où vient Callas Nikoff, il y a eu le mythique Castafiore Bazooka, sextet vocal puis quintette à géométrie variable, mais toujours dans un foisonnement créatif scénique exceptionnel. Avec des partenaires qui n’ont pour seule limite que la volonté de ne pas avoir de limite.

C’est une sorte de sarabande mi Helzappopin, mi Alice au pays des merveilles, dans laquelle l’improbable est la logique normale. C’est joyeux, impertinent, percutant, car dans ce con-cert, on conjugue quelques considérations relatives à la connerie et aux cons en général, voire les con-sommateurs… Prescrivons donc à titre préventif, en cure  anti-connerie et anti-morosité une soirée avec ces inter-générationnelles rebelles songs !

Cookie Demaia,  Ophélia Bard, Pascale Valenta,  Shaïda Kazemi, Elisabeth Wiener

Avec des compositions nouvelles spécifiques Callas Nikoff, on retrouve  deux titres des Castafiore « Mec chelou » et « Kyrie beguine« , ça n’a pas vieilli, et puis cette   chanson tendre et sensible d’Elisabeth Wiener « Tu me  manques » (Pouëtesse)**  Les jeux de lumières très élaborés dessinent à chaque scène un décor personnalisé pour un spectacle total formidablement tonique. Et les heureux spectateurs ayant assisté au concert peuvent avoir un souvenir musical, (ou deux) avec un disque « fait main »* disponible pour quelques euros à la sortie, avec le sourire des chanteuses en supplément gratuit. Autant de raisons de suivre les Callas Nikoff, c’est là:  http://www.callasnikoff.com/

 

* pour le « fait main », 3000  privilégiés  avaient eu le premier album des Castafiore Bazooka, boite entièrement faite à la main par ces dames, avec le livret « accordéon » peint par Ricardo Mosner, que voici, avec un conseil utile pour les distraits …

Norbert Gabriel

**  « Pouëtesse »  cette pure merveille figure sur le CD « Elisa et la Beth » avec 10 autres chansons de sa composition, et une  ou deux en collaboration.  Chaque album  montre  le talent d’auteur exceptionnel d’Elisabeth Wiener, elle  passe par toutes les nuances des émotions pour chanter la vie, amoureuse, baroque, foutraque, sensible, la vie, quoi !

« Je suis une flèche sans cible  mais trop sensible
le moindre souffle de vent
me fait dévier d’un but d’ailleurs inexistant
Sans cible sans but  ma vie est toute nue

Et le retour de  la sémillante Luna Mosner, si c’est pas une bonne nouvelle, ça …

luna

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :