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La journée Ferré sur France Inter…

10 Sep

leo-ferre-et-la-poesie_792Des reprises et des surprises…

Au cours des différentes émissions, depuis la matinale, les programmateurs ont eu à coeur de faire découvrir quelques chansons parmi les moins connues, même si l’essentiel de cette play-list Ferré était la liste des grands succès.

A noter,  Affaires sensibles, à 15 h…  Léo Ferré rencontre enfin le succès, avec des albums devenus des références et des récitals dans les grands music-hall, tel Bobino qui deviendra l’un des rendez-vous rituels avec son public. La cinquantaine venue, Ferré semble apparemment se trouver et peut s’affirmer, comme un des « grands » de la chanson.

Mais, paradoxalement, cet éclatement de son talent, comme chanteur mais aussi comme musicien et poète, fruit d’un long travail acharné, épaulé par la présence et le soutien sans faille de Madeleine, est contrebalancé par une inexorable descente aux enfers de leur couple. L’isolement volontaire dans le camp retranché peuplé d’animaux en semi liberté, qu’est devenu le château de Perdrigal et la dépression consécutive de Madeleine, en sont la cause annoncée. Et vient le temps de l’impasse… »

Sujet bien traité, Ferré rend justice à Madeleine, mais « faire parler » Ferré à travers une autre voix n’est pas facile, et la voix du comédien qui l’interprète n’est pas du tout en accord, c’est dommage… C’est une « fiction »  à partir de la biographie de Ferré par Robert Belleret, l’expert Ferré, avec des extraits de déclarations de Léo, entre autres sur Madeleine.  Après la fiction, d’une trentaine de minutes, Fabrice Drouelle  s’entretient avec Robert Belleret.  ( Robert Belleret a débuté dans le journalisme en 1970 au Progrès de Lyon, avant de rejoindre Le Monde en 1986. Reporter puis Grand reporter jusqu’en 2008, il a réalisé des enquêtes dans des domaines très divers, couvert l’actualité sur les points chauds de la planète et signé de nombreux grands portraits de personnalités et d’artistes Il est l’auteur de Léo Ferré, une vie d’artiste , Jean Ferrat, le chant d’un révolté -l’Archipel, 2011-, Dictionnaire Ferré -Fayard, 2013-, Piaf, un mythe français -Fayard, 2013-, Edith Piaf, vivre pour chanter -Gründ, 2015-).

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Cette  journée anniversaire de Léo Ferré (France Inter) s’est terminée par une soirée de 3 h, une heure de concert symphonique, une heure un quart de chansons et une discussion débat de 45 mn. Léo reconnu comme musicien c’était superbe, espérons que ça fera comprendre aux « repriseurs » qui bidouillent et émasculent (au sens « mutiler ») sa musique que le respect d’un auteur se tient autant dans le texte que dans les notes. Romain Humeau ( et ses musiciens qui ont accompagné tous les invités dans une ambiance rock) a été le directeur artistique de la soirée, parmi les réussites Cali, très sobre dans « l’affiche rouge » Mokaïesh, Maissiat, Christian Olivier, Catherine Ringer… Tim Dup remplaçait Camélia Jordana (avec la chanson qu’elle avait choisie ou pas?)   Ala.Ni  sera l’anglaise de service,qui montre  la très belle musicalité de Ferré quand le texte passe au second plan, pour les déficients de l’anglaise langue,  Arno a fait du Arno, Lavilliers très bien, mais son commentaire sur Pépée montre qu’il a raté pas mal de choses sur cette histoire, et puisqu’il est question de Pépée, interprétée par Philippe Katerine, il aurait été bon que Katerine lise, et comprenne ce qu’il chante, au lieu de s’écouter chanter.. Quand Ferré écrit « on couche toujours avec DES morts » c’est pas « on couche toujours avec la mort » … Et pour en finir (!) avec Pépée, elle n’a pas été tuée parce que Madeleine a abandonné Perdrigal, comme l’a dit Lavilliers, sans être contredit par son interlocutrice, mais parce qu’elle avait une blessure gangrénée incurable. Ce qu’on sait depuis quelques années quand on s’intéresse à Ferré.
Plusieurs invités ont rappelé l’attachement sans faille de Ferré aux anarchistes et aux libertaires, ce qui n’était pas superflu. Et le débat final – de 23h15 à minuit) a donné quelques pistes sur « la discrétion » de Ferré dans les médias actuels. Si vous avez raté cette soirée, monsieur podcast est à votre service, c’est là clic sur la TSF. france-inter-magazine

 

Norbert Gabriel

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