Ça va ça vient… Pierre Barouh

30 Août
Photo C.Chatverre

Photo C.Chatverre

L’artisan et l’artiste ont un même but:  Enfanter un peu de beauté humaine… *

Ce qui les différencie, c’est que l’artiste ne sait pas à l’avance quel chemin il va prendre. Voilà exactement ce qui caractérise Pierre Barouh, cette liberté fondamentale du papillon toujours disponible à butiner la fleur croisée en chemin, un chemin fluide tracé en pointillé pour avoir toujours une option détour et tour de chant. Impromptu.

Pierre Barouh est une sorte d’homme chat qui vivrait ses sept vies en même temps. Dans un entrelacs qui aboutit à une polyphonie de son et d’images, une samba japonaise pour accompagner la barque rêveuse de ce poète vagabond, une samba parisienne sur un air d’accordéon porté par la mémoire des quatre vents, une fanfare Kabocha Shokaï dans le bocage vendéen… Effet pollen à tous vents.

Les rivières souterraines  ont déroulé le panoramique de sa vie foisonnante. Avec ce film  Ça va ça vient,  voici les images. Presque la genèse, le prégénérique de ses éclats de vie. Il y a une sorte de filiation avec l’Illustre Théâtre, le Groupe Octobre et la belle équipe, avec ces aventures qui naissent du grippage des grands systèmes qui robotisent les humains.

L’histoire: une grève générale bloque toute la circulation d’une métropole, les ouvriers d’un chantier de construction restent sur place, se mélangent à la vie du quartier, le maçon et le boulanger, le camelot et la secrétaire, la concierge et le contremaître, les vieux et les jeunes, et dans cette chienlit comme disait l’un, émerge un air de liberté quand arrive un cirque bricolo qui casse tous les codes. C’est le grand magic circus et ses animaux tristes qui va ouvrir des chemins insoupçonnés à l’ouvrier du bâtiment, et à ses collègues. C’est le grand cirque de tous les possibles, on y a remplacé les lions et les tigres par des poules saltimbanques, les acrobates, les musiciens et les jongleurs sont des évadés de la vie enchaînée aux machines à produire. A surproduire. Ils réinventent un art premier, celui de l’art spontané, le spectacle de la vie qui devient la vie d’artiste. Et voici les rois du slow biz en route pour la gloire. Et on suit les nuages vers des horizons changeants, ce n’est pas le bout de la route qui compte, mais la route. Où, un jour, on fera une halte dans un Kabaret où la maison accepte l’échec. Et ceux qu’on croise, rencontres éphémères ou définitives pour des instants éternels, s’inscrivent dans une galaxie Saravah riche de scintillements multiples sous le signe du daltonien qui ne veut dépendre des couleurs pour choisir les humains à qui tendre la main.*

kabocha Ça va ça vient (bis) c’est vingt ans après, ou plutôt 30 ans après, une autre aventure de saltimbanques, avec une fanfare japonaise venue en France, avec comme trait d’union Maïa Barouh, chanteuse, musicienne, et interprète (au deux sens du terme) qui embarque cette fanfare Kabocha Shokaï de Tokyo dans les rues de Paris de Toulouse d’Avignon et sur les chemins de Vendée. Le melting potes prend tout son sens avec une soirée concert dans la cour de la maison de la vie rurale de la Flocelière, Sansévérino et ses musiciens, la fanfare, et une soirée événement unique en son genre.

Ce film sur le périple de cette fanfare est dans la droite ligne baroque du premier « ça va ça vient » dans lequel on revoit Jérôme Savary prendre la route avec son grand magic circus qui tient dans une camionnette Citroën modèle Louis la brocante.

Les héros de la voltige et des rêves en ribambelle vous saluent, il y a des années où on a envie de ne rien faire… mais de vivre, les héros ne meurent jamais … Hasta siempre compañero.

Depuis 50 ans Saravah, le plus ancien label de chanson en activité, pollénise le paysage de la chanson.

Parmi les belles hiel duendestoires nées d’une samba et d’un inventeur d’utopie, il y a celle du Théâtre Aleph, puis celle du Centre Artistique du Duende, pour la visite, clic sur le panneau ==============>

et Pierre Barouh, c’est là , dans le livre,

barouh les rivières

 

Pour Saravah et ses multiples activités , clic sur le roi du slow biz…

saravah-logo

* extraits de Pierre Barouh

 

Norbert Gabriel

Chronique de 2013, ça va et ça revient, car après le Japon et le Brésil qui ont fêté les 50 ans de Saravah, ce sera en automne que la France fera sa fête d’anniversaire à Saravah.
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