Festival Musicalarue, édition 2016 : entretien avec Yves Jamait

28 Août

luxey

 

Les 12, 13 et 14 août dernier avait lieu la 27ème édition du festival Musicalarue qui se tient à Luxey (Landes) depuis plus de deux décennies. Musicalarue, c’est un festival qu’on affectionne particulièrement, d’abord pour la singularité de son ambiance conviviale, à dimension humaine, ensuite pour l’éclectisme de ses programmations artistiques, qui assure toujours de satisfaire tous les goûts et surtout la curiosité et le besoin d’ouverture. Musicalarue, c’est tout un village qui se transforme, le temps d’un week-end, en gigantesque festival, orchestré par les membres de l’association et tous les bénévoles, venus parfois de plus de 100km à la ronde pour participer. On déambule dans ses rues pour y apprécier des spectacles et animations pour grands et petits ; on y croise les artistes dans la simplicité d’une proximité naturelle ; on s’y restaure au goût de produits régionaux et artisanaux. Les programmations musicales de soirée ont le souci de proposer aussi bien des concerts d’artistes émergents ou non, à public alternatif ou restreint, que des spectacles de chanteur à très large public et fédérant plusieurs générations (Maxime Le Forestier ou Hugues Aufray par exemple pour les éditions passées) : c’est donc toujours l’assurance de pouvoir vivre un événement culturel en famille, y compris avec des enfants. Pour raisons de restriction budgétaires, l’an passé, le festival n’avait pu être organisé que sur deux jours. Regain d’activité cette année : jouissant d’une croissance de fréquentation, avec 48000 festivaliers présents, Musicalarue a pu se tenir sur 3 journées complètes et jusqu’à tard dans les nuits.

Coeur de Pirate, Tryo, La Rue Ketanou, Steve’N’Seagulls, Yves Jamait, Radio Elvis, Hippocampe Fou, Afro Social Club, Opsa Dehëli, Coldust, Rue de la Muette, V.I.R.U.S, L.E.J, Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra, Vianney, Balkan Beat Box, The Inspector Cluzo, Cie Lubat, Louise Attaque, Les Sheriff, Salvatore Adamo, Hk et les Saltimbanks, Fredo (les Ogres de Barback), Les Hurlements d’Léo, Scarecrow, et tellement d’autres étaient présents sur les diverses scènes du village. Si certains ont pu, notamment autour des plus grandes scènes, regretter le sentiment d’étouffement dû au trop grand nombre de festivaliers présents pour écouter des têtes d’affiche, et se sont demander si Musicalarue ne risquait pas de glisser lentement vers un événement industriel massif et d’être en train de tomber dans des déviances qu’il avait su éviter jusque là, il suffisait de rester aux abords des scènes moyennes ou plus modestes pour respirer une atmosphère plus tranquille et humaine. Autre bémol : la programmation a fait parfois se chevaucher les horaires de concert d’artistes partageant un même public. Dommage. Mais peut-être l’association n’a pas eu le choix de faire autrement.

Reste que Musicalarue fut une fois de plus l’occasion de découvrir, de partager, de se remplir d’émotions et de beaux souvenirs, et de profiter d’un weekend de rencontres chaleureuses entre les participants. C’est dans ce cadre qu’Yves Jamait a accepté de nous recevoir avant son concert pour répondre à quelques questions.

 

©Carolyn.C

– Yves, bonjour et merci de nous recevoir. Ce n’est pas ta première participation à Musicalarue. Dans quel esprit abordes-tu ce festival ?

– Je suis déjà venu en effet ; c’est la quatrième fois que je viens. J’aime bien ce festival, et en plus je suis revenu jouer en janvier à Luxey, et je suis actuellement en vacances pas loin. Cela a un côté presque familial de venir ici. Je n’appréhende pas ce festival dans la crainte ; d’ailleurs le verbe appréhender a toujours un côté péjoratif. J’ai fait 5 ou 6 dates cet été, et Musicalarue est la dernière.  Ensuite à partir de septembre, je reprends la route pour 55 ou 60 dates, jusqu’en mars.

Musicalarue 2016©Yves Jamait – Ton dernier album diverge des précédents par la couleur sonore de ses arrangements et le fait que ces derniers aient été confiés à d’autres artistes. Comment s’est imposée l’idée de cette collaboration ?

– C’est à cause des Tryo ! Ils sont là d’ailleurs, et jouent ce soir. Ce sont Manu Eveno et Daniel Bravo du groupe Tryo, qui ont réalisé ces arrangements. En fait ça faisait déjà depuis 2 ou 3 albums que j’avais envie de faire appel à des arrangeurs ; mais chaque fois, on finissait par faire les arrangements nous-mêmes pour des raisons pratiques. Et puis, en parlant de ce souhait à ma maison de disque et autour de moi, j’ai rencontré Manu de Tryo et Bibou, le manager du groupe aux Nuits de Champagne. Ils m’ont fait part de leur intérêt pour ce projet. On a convenu de faire un essai avec deux titres : essai concluant. Je leur ai donc envoyé tout le reste de l’album à arranger. Cependant il manquait deux ingrédients qui me plaisent dans la chanson : l’accordéon et le clavier. Donc Samuel Garcia, qui m’accompagne et est mon metteur en musique, a réalisé le complément d’arrangements.

– As-tu envie de réitérer l’expérience pour le prochain album ?

– Peut-être, mais en même temps, j’essaye toujours de faire attention à ne pas être dans le répétitif, donc ce n’est pas sûr. Je pense que je confierais la chose aux musiciens qui m’accompagnent sur scène, parce que j’aime bien la dynamique qu’ils ont.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

 

-Sont-ce les mêmes musiciens qui t’accompagnent depuis le début ?

– Non. J’ai gardé Samuel Garcia mais changé les autres musiciens. J’avais prévenu l’ancienne équipe KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA en 2015 que je souhaitais une formation plus compacte autour de moi, d’abord pour des raisons économiques, et puis surtout pour des raisons de créativité, car une formation instrumentale réduite oblige à être très créatif, à se bousculer et aller un peu ailleurs. Avec mes trois musiciens actuels, non seulement ça fonctionne bien musicalement entre nous, mais en plus on sent l’accueil du public très chaleureux.

– A propos de restriction économique, avez-vous été touchés par les baisses de budget octroyé à la culture et l’art ?

– Oui, nous l’avons senti sur les derniers albums. Sur une année de tournée par exemple, nous avons perdu 7 dates, à cause des réductions de subventions. Certains artistes sont donc passés à la trappe et on du être déprogrammés, ce qui a été mon cas, parce que mon nom est moins connu que celui de certains autres, tout simplement. Ce n’était pas une question d’accueil du public, puisque les salles sont pleines lors de nos concerts ; juste qu’entre une célébrité et un artiste moins renommé, le choix se fait vite. Et puis les gens aussi ont moins de budget privé pour sortir écouter et voir des spectacles. Du fait d’avoir réduit mon équipe de musiciens, cette année j’ai fait plus de dates, dans des salles qui ne pouvaient pas en proposer à notre tourneur avant, par manque de moyen. 

– Les thématiques sociales sont souvent présentes dans tes chansons. Toi qui a vécu une vie de travailleur ouvrier avant de vivre de ta musique, est-ce un sujet qui te préoccupe sur le plan d’un militantisme politique ?

Musicalarue 2016©Yves Jamait– Je dirais que les thématiques sociales sont en filigrane dans mes chansons. Si on parle de la vie, quand on enlève le social, il ne reste plus grand-chose à raconter. Bien sur les thèmes sociaux sont présents ; mais je pense que même si je n’avais jamais travaillé en usine, il y aurait quand même eu du thème social dans mes chansons. C’est un peu comme parler de la campagne dans le décor. En revanche j’essaye d’éviter le côté chanteur engagé. On lève tous le poing ; même moi, en concert, mais plus par complicité ou clin d’œil que par posture d’être dans une critique sociale ou de prétendre avoir la solution. Si on parle de tragédie humaine, la tragédie se trouve ailleurs et le social devient un peu le décor.

– Mais le fait d’avoir connu une vie de travailleur avant la vie d’artiste et notoriété ne permet-il pas d’avoir plus facilement du recul et de l’humilité ?

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA– En tous cas j’ai vite compris que ce que je faisais avait une valeur relative ; ça m’évite de me prendre pour ma photo. Et ça évite de trop croire qu’on est génial, juste parce qu’on nous le dit. Je reste un artisan ; je fais la chanson de manière artisanale et j’ai peut-être plus conscience de ça, et du fait qu’il ne faut pas se prendre pour ce qu’on n’est pas. Enfin, peut-être plus…pas forcément. J’ai vu des gens qui se comportaient très bien et qui pourtant n’avaient pas connu autre chose que ce métier d’artiste.

– Tu fais partie des artistes qui ont su séduire un public et faire leur chemin dans le milieu musical, sans soutien radiophonique exagéré. Quelle est ton regard sur les médias ?

– J’ai quand même eu la chance d’avoir Patrick Sébastien qui a été là pour moi et m’a fait passer à son émission devant 9 millions de spectateurs. J’ai eu deux ou trois petits coups de pouce ; mais je ne tiens pas à être visible via la télévision. Je ne regarde pas la télé ; ça fait 8 ans que j’ai définitivement éteint cet objet. C’est tellement insupportable que je ne regarde pas ce genre de chose. Mais il est vrai que dès qu’on y passe, ça a un impact énorme : quand on est passés chez Sébastien, dans les deux ans qui ont suivi, on a rempli les salles de spectacle. J’avais déjà un petit succès populaire, mais pour eux, tu n’existes pas si tu ne passes pas à la télé. Quand tu n’y vas plus pendant 5 ans, les gens se demandent si tu es mort ; et quand tu reviens, on se questionne sur ce que tu as bien pu faire pendant ces 5 ans. C’est pour ça que la télé devrait être interdite aux moins de 18 ans. C’est assez marrant d’ailleurs, parce que je ne passe pas beaucoup dans les médias, et les médias me demandent régulièrement pourquoi je ne passe pas beaucoup dans les médias : je dois me justifier auprès des médias de la raison pour laquelle ils ne s’intéressent pas à moi. Je n’ai jamais refusé d’interview pourtant, et même accepté des passages en télé, parce que j’ai conscience d’être entouré de gens qui travaillent dur et que ça peut leur servir. J’ai donc été 2 ou 3 fois faire le clown à la télé. Mais maintenant que j’ai 15 ans de carrière et une petite assise, je peux me permettre d’arrêter ça et de dire que je n’ai pas envie d’aller chanter sous un néon devant des gens qui n’en ont rien à foutre et qui ne pense qu’à la question qu’ils pourront poser après. Surtout qu’à l’époque, lorsque tu passais à la télé, tu vendais 5000 albums la semaine qui suivait ; aujourd’hui ce n’est plus le cas. Si la promotion n’a pas d’autre intérêt qu’elle-même, ce n’est pas intéressant. Musicalarue 2016©Yves Jamait

– Quel est le premier artiste ou peut-être la première chanson qui a fait naitre en toi l’envie de faire de la chanson ?

– Le premier qui m’a donné envie de chanter et de créer des chansons, c’était Maxime Le Forestier. Mais le véritable déclencheur qui m’a poussé à passer à l’acte, c’est Renaud. Quand tu écoutes une chanson de Renaud tu as l’impression que c’est facile ; c’est de la poésie populaire avec des mots simples. Maxime Le Forestier reste assez précieux à côté de Renaud. Et puis j’ai ensuite écouté des chanteurs à textes. Mais en même temps les premiers qui m’ont donné envie de chanter quand j’étais petit sont Johnny Hallyday et Claude François ! Je suis capable de te chanter des chansons de Johnny que même les bobos qui l’écoutent aujourd’hui ne connaissent pas. Je n’ai aucun problème avec la chanson à texte et la variété. Je mêle tout. Je ne suis pas capable de faire ce que fait Frédéric François, mais je le respecte. Je ne me sentirais absolument pas glorieux en chiant sur un chanteur de variété. Je ne fais pas de l’art ; je fais des chansons. Et je suis bien d’accord avec Gainsbourg qui disait que la chanson est un art mineur. Je pense que la chanson provoque des émotions majeures, mais que ce n’est pas un art majeur. Pour faire un art majeur, il faut s’y connaitre un peu. Si tu regardes « Guernica » de Picasso et que tu n’y connais rien, tu vas te dire que ça ressemble à un tableau d’enfant et qu’il aurait pu dessiner un peu mieux. Et si on t’explique un peu, tu vas voir, apprécier et comprendre autre chose.  

– Mais n’y a-t-il pas à ton sens dans cet « art mineur » des œuvres majeures ?

– Je pense qu’y a des gens qui peuvent amener la chanson à un niveau très haut ; il existe de la chanson très référencée, comme Dominique A. Il  fait plaisir aux Inrockuptibles ; mais les Inrockuptibles n’écoutent pas de chanson. J’ai besoin que la chanson reste accessible. Je suis assez d’accord avec Charles Trenet qui disait que la chanson est réussie quand le peintre la siffle. J’aime assez cette image. Alors bien sûr on peut dire la même chose du « Petit bonhomme en mousse ». Et alors ? Ce n’est pas parce qu’une chanson est niaise qu’elle n’est pas réussie. On peut écrire des chansons très intelligentes, mais qui en terme d’impact et d’émotion ne sont pas très intéressantes. Je suis très content que Benjamin Biolay fasse de belles chansons et je les apprécie ; mais j’attends le tube. Il y a aujourd’hui beaucoup de gens issus des Beaux-Arts qui font de la chanson pour la « dépoussiérer ». Mais pourquoi n’ont-ils pas fait des « beaux arts » ? Pour moi, il n’y a pas de snobisme à avoir en disant « ceci est de la bonne chanson ; cela de la mauvaise » : la chanson a surtout besoin d’avoir un public. Bien sur, on passe aisément de la soupe dans les radios et les médias télévisuels ; ça, c’est du surimi de chanson : on y met tous les ingrédients, mais c’est du surimi. Je ne sais pas si je suis très clair…

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA– Ce que tu dis m’évoque Nino Ferrer, qui écrivait des chansons sublimes qui n’ont jamais eu de reconnaissance, et a parallèlement connu des succès populaires et discographiques énormes en chantant des inepties, mais que tout le monde sait fredonner…

– Tout à fait, en chantant des conneries, mais des conneries qui étaient balaises à faire, que ce soit « Mirza », « Le télefon » ou autre. Ils veulent tous être Gainsbourg ; mais Gainsbourg a fait aussi « L’ami caouette » et des choses plus légères. C’est un artiste qui savait jouer de tout ça, en ayant à chaque fois du talent. Quand Patrick Sébastien est devenu mon producteur, combien de gens m’ont amené des choses pour lui qui étaient des grosses daubes ! Alors on peut penser que « Les sardines » est une grosse daube ; mais en même temps, il faut l’écrire et c’est une chanson qui fonctionne. Beaucoup de gens prennent Sébastien pour un abruti fini, incapable de juger si une chanson est bonne. Mais il est dans une recherche véritable, certes, sa recherche de perfection à lui, qui est d’amuser les gens et de faire en sorte que tout le monde chante. Mais c’est une recherche quand même. J’ai vu, lors d’un concert de lui les gens s’éclater et se lever ensemble. Moi qui ai horreur d’aller aux mariages, c’était  affreux… mais je dois reconnaitre que ça fonctionne, en tous cas auprès des gens qui ont envie de s’amuser là-dessus. Après tous ce n’est pas pire qu’M. Pokora. Ceci dit je ne veux pas en faire la publicité… C’est juste pour dire que je n’aime pas être rangé dans un camp de la chanson française soi-disant de qualité, contre la chanson populaire.

– Ne sembles-tu pas pourtant appartenir à une famille d’artistes, plutôt considérés comme chanteurs et chanteuses « à textes » de qualité justement, comme Allain Leprest, Anne Sylvestre ?

– Oui. Et ce sont mes amis en plus, et des gens que j’aime. Mais ce n’est pas parce qu’on fait de la chanson qu’on doit être triste ou glauque pour autant. Même chez tous ces gens, il y a toujours la petite chanson « cu-cul, con-con » et légère. Mais je n’aime pas le clanisme. Je ne crache pas sur la variété. On ne parle pas des « tubes » calibrés et préfabriqués qui ne sont rien d’autre que des chansons de chef de projet ou de produit. Mais le reste, c’est de la chanson ; ce n’est pas grave. Si on n’aime pas, personne ne nous oblige à écouter. A quoi ça sert de brailler devant des émissions de télé stupides quand il suffit d’éteindre le poste pour ne pas les voir ? Si j’ai des copains dans un certain camp de la chanson, c’est surtout parce qu’il existe un petit circuit dans la chanson où on se retrouve souvent, et que j’ai plaisir à les voir. Et puis j’ai aussi un petit spectacle qui s’appelle « Le Bar à Jamait » dans lequel j’invite mes copains et copines à venir chanter, et effectivement, ce sont plutôt des artisans de la chanson qui travaillent avec leurs tripes, comme Agnès Bihl, Anne Sylvestre, Romain Didier. Il n’y a pas longtemps le Zénith de Dijon, que j’ai rempli 5 ou 6 fois déjà, m’a demandé pour fêter ses 10 ans de monter un « Bar à jamait ». J’ai accepté sous la condition que j’invitais qui je voulais, à commencer par mon noyau dur de complices c’est à dire Anne Sylvestre, Agnès Bihl, Bernard Joyet, Gérard Morel, Gilbert Laffaille, Daniel Fernandez, et Nathalie Miravette, plus quelques invités comme SanSeverino, Art Mengo, Aldebert , Louis Delort, Thierry Chazelle et Lili Cros entre autres. On a fait 4500 personnes !

 

Sur ces mots, nous laissons Yves Jamait avant de le retrouver pour un concert pétillant d’énergie, devant un public ravi.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

 

A suivre, prochainement dans notre revue pour Musicalarue : les entretiens de Rue de la Muette, Radio Elvis, Salvatore Adamo, The Inspector Cluzo, les Hurlements d’Léo, et HK et les Saltimbanks pour le mot de la fin.

 

Miren Funke

Photos : Carolyn C (1, 2, 5 et 7) et Miren Funke (3, 4, 6, 8 et 9)

Nous remercions tous les bénévoles et membres de l’association de Musicalarue et tout particulièrement Madeline pour son accueil et son aide.

 

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Une Réponse to “Festival Musicalarue, édition 2016 : entretien avec Yves Jamait”

  1. leblogdudoigtdansloeil août 28, 2016 à 11 h 26 min #

    Quand Yves Jamait parle de « ses petits spectacles » comme le Bar à Jamait, il vaut mieux voir une image, qui remet les choses en perspective, comme à Saulieu, il y a 2 ou 3 ans, et c’est toujours comme ça.. Il y a du monde, et du beau …

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