Archive | juin, 2016

TaParole Première !

30 Juin
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Photos NGabriel2016

Premier des trois grands soirs de TaParole Errante, il y a quelques jours, avec Estelle Meyer, Baptiste W Hamon et BabX.

Estelle Meyer Taparole 2016 17-06-2016 19-18-22 1463x2548Et en ouverture l’explosive Estelle Meyer. Puncheuse, charmeuse, conteuse, rageuse, son infusion d’anges captive, fascine, étonne, séduit. Pour toutes les femmes, elle chante, elle crie, elle joue, elle jouit, dans une sarabande extravertie de femme de tous les combats pour la vie et l’amour. C’est un cocktail de Catherine Ringer, d’Elisabeth Wiener et de Shéhérazade. En double  dames avec Donia Berriri, elles font flamber la scène des feux de la passion, et des jeux décomplexés, libres et généreuses. Pas d’album dispo, mais ce serait en gestation, et en attendant, suivez le lien, il se passe beaucoup de choses avec Estelle Meyer. https://www.facebook.com/EstelleMeyerLaLouve

Baptiste w Hamon 17-06-2016 21-30-24 3648x2736Deuxième invité Baptiste W Hamon, un homme de french folk qui a fait ses humanités musicales autant avec la chanson française de Jacque Bertin qu’avec les grands anciens : Leonard Cohen, Johnny Cash, Townes Van Zandt, et ces inspirations croisées l’ont amené à écrire et composer quelques authentiques folk songs de France quand il a trouvé un carnet/journal de son grandpère qui a vécu la grande guerre… Tranchées, la ballade d’Alan Seeger, sont dans la meilleure veine des ballades nord américaines lucides et désespérées. En trio, avec deux guitaristes, c’est la combinaison heureuse de la guitare acoustique folk de Noé Beaucardet et de la guitare électrique rock Raphaël Thyss, pour dessiner des décors musicaux aux éclats lumineux sur fond soyeux.

Un album est dispo depuis le printemps, voyez ici : https://baptistewhamon.bandcamp.com/album/ballade-dalan-seeger

Et enfin BabX … et les poètes.

BabX Taparole 2016 17-06-2016 22-17-39 2879x2265Cette poésie ne se déclame pas en minauderies affectées, elle jaillit, elle rugit, elle crache tous les alcools de vie les plus âpres, les plus raides, qui l’ont brûlée, assommée, ressuscitée, enflammée, elle est comme un cracheur de feu qui envoie des jets de lumières sauvages… Cette poésie ne s’accompagne pas d’un doux flutiau, d’un clavecin bien tempéré ou d’un luth gracile, il lui faut un piano magistral, qui a fait ses classes avec Chopin, Art Tatum, Keith Jarrett, Gershwin ou Kurt Weill, un piano BabX. Accompagné d’une batterie puissante, d’un violoncelle (ou guitare) sorcier, BabX donne à Genet, Baudelaire , Artaud, Gaston Miron, Kerouac, Césaire, Rimbaud la majesté, la violence, la subtilité de leurs écrits, dans toutes les nuances, toutes les couleurs et toutes les douleurs.

Chez BabX c’est là : ============>BabX Taparole nb 2016 17-06-2016 22-56-22 2441x2250 17-06-2016 22-56-023

TaParole, outre les diverses animations qui ont essaimé dans la ville, c’est surtout les trois soirées de grands concerts, je passe donc la parole au sémillantissime Patrick Engel pour vous narrer les deux autres grands concerts, c’est lyrique, exhaustif, et c’est là, toca la guitarra, y l’Engel cantara, (et contera)

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Pour la troisième chronique, c’est là http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2016/06/25/taparole-est-dor-22/

Et pour quelques images de plus ,

Taparole 2016 montage 30-06-2016 17-20-16 4308x3377.jpg

Norbert Gabriel

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Country, ou la leçon de showbiznesse

28 Juin

C’était en 2012, mais ça sonne toujours actuel, tant sur le plan chanson que sur un plan plus élargi sociétal…

(By Carmen Maria Vega)

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C’est les vacances, et même la Fête Nationale, que dans certains festivals de chanson, on honore par une programmation de chanteurs français s’exprimant en anglais. (Pour mémoire, aux Francofolies de La Rochelle en 2012)

Si ces mystères vous laissent bouche bée et muets d’incompréhension, vous allez savoir en 4 minutes le pourquoi du comment de la colonisation britishe au pays de Villon, Voltaire et Hugo. Carmen Maria Vega va vous faire la leçon de choses du show bizz, et si vous avez des enfants qui veulent faire stars de la pop, vous allez avoir des arguments pour leur faire gagner du temps. Et en même temps, ça les motivera pour bosser l’anglais, ça ne peut pas faire de mal.

Cette délurée de Carmen Maria, bien aussi impertinente que la Carmen de Bizet, explore toutes les arcanes des recettes qui font les tubes, ou qui prétendent avoir la recette pour être dans le top de la pop du moment. Ecoutez ça, ça devrait vous rappeler quelques exemples récents de la chanson vue à la télé.

Je sens que vous avez reconnu quelques étoiles filantes potentielles dans ces judicieux conseils. Une fois ces recettes bien assimilées, faites comme Carmen, celle d’aujourd’hui, Carmen Maria Vega, qui s’est fait un répertoire costaud, des textes solides bien servis par une équipe de musiciens qui savent faire de la musique, et pas seulement du bruit.

Pas de faux nez et de faux semblants en chantant du simili rock de bazar, dans un anglais de Brive la Gaillarde, ou de St Etienne, la lyonnaise incandescente taille dans le vif pour épingler les travers de la société. Avec un aplomb imperturbable elle balance les quatre vérités qui peuvent fâcher, mais qui réveillent. Après la leçon de showbiznesse, Carmen Maria vous fait en décryptage acidulé de la situation globale dans le monde moderne bien encadré par nos chers gouvernants, avec une savoureuse interpellation signée Matthieu Côte. C’est là. (Brexit song?)

 

Après cette belle profession de foi de candidate modèle libéral avancé, il faut un antidote, une pirouette, qui sera très bien illustrée par ce dernier extrait juste pour vous faire patienter jusqu’à l’ouverture de votre boutique de disques préférée, pour ramener chez vous « Du chaos naissent les étoiles » son dernier album. (Si vous ne l’avez déjà..)

Et d’ailleurs Véga c’est l’étoile la plus brillante de la Lyre, tout s’explique, Vega prénom Carmen, la meilleure médication contre la morosité et le moral flageolant.

Allez encore une leçon de bonne recette de chanson, en version familiale

 

et c’est dans quelques jours, le 4 Juillet qu’elle revient avec deux collègues pour faire Garçons II aux Trois Baudets.  Je ferai donc mon coming out la semaine prochaine, avec Zaza Fournier et Cléa Vincent. Clic sur l’affiche pour tout savoir…

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Norbert Gabriel

Un coup de blues ? Oui mais…

27 Juin

Suite des livres possibles pour l’été.  Aujourd’hui, le blues.

blues man dessinLe blues, c’est les racines, le jazz, c’est les branches, le rock, la soul et tout le reste, ce sont les pommes. Dit un musicien.

Depuis quelques années, nombre de chanteurs se réfèrent au blues, mais le résultat est rarement convaincant, sauf à admettre que la guimauve peut se comparer au Jim Beam ou au Four Roses.

Si toute la musique qu’il aime vient du blues, notre idole des jeunes n’a pas vraiment rendu hommage au blues dans ses chansons. Et puis, le blues est-il vraiment compatible avec nos histoires européennes ? Une réponse possible se trouve dans le livre présenté ci-après.

« Le peuple de blues » ( Leroi Jones) Folio 3003 (7 € 55)

le peuple du bluesDeuxième proposition pour les lectures de vacances, un livre de poche qui va vous emmener dans tous les méandres du blues, comment il est né, mais surtout comment il a constitué l’identité et l’âme d’un peuple. Exemple unique dans l’histoire humaine.

Dans ce témoignage à la fois histoire et essai, premier livre sur le jazz par un écrivain noir, on comprend comment le blues a été un des éléments majeurs de la construction du peuple afro-américain.

Ce n’est pas le bouquin qu’on va survoler à la va-vite, et laisser dans un coin. Si on est vaguement néophyte, c’est une formidable histoire, et si on connait un peu le blues, on élargit le panorama, on affine, on creuse des sujets dont on ne soupçonnait pas forcément les tenants et aboutissants. On peut le lire d’une traite, mais ça se fait pas en 5 mn, on peut y revenir et on y revient, en ouvrant au hasard pour refaire un bout de chemin soit dans une histoire de musique, soit dans un chapitre très fouillé sur les implications socio-culturelles. Et d’autres fenêtres s’ouvrent sur des paysages inconnus.

Pour l’entendre, il y a pas mal de monde le long du Mississippi, mon choix ira à deux artistes majeurs de l’histoire du jazz, Sidney Bechet pour sa puissance lyrique irrésistible, et Robert Johnson, pour ses diaboliques ballades…

 Sidney Bechet – Old Stack O’Lee Blues

et   Bechet Créole blues

 Robert Johnson Crossroad

Pour Robert Johnson, son histoire et ses histoires, c’est là :http://resistancechanson.hautetfort.com/archive/2012/02/14/robert-johnson.html

Norbert Gabriel

PIERRE BAROUH, Les rivières souterraines

26 Juin
Photo©NGabriel

Photo©NGabriel

Premier de la série des livres pour l’été, retour…

Si on devait définir une règle de vie selon Pierre Barouh, ce serait sans doute celle qui cultive l’art des rencontres, avec en filigrane, « Je n’aime pas ce qui commence et ce qui finit, j’aime ce qui se prolonge. » La combinaison des deux a tracé une ligne fluide, qui a toujours laissé la place à l’accident heureux, cet imprévu magique offert à ceux qui rêvent les yeux ouverts, pour ne pas rater un rêve qui passe. Dans son parcours de papillon curieux et en éveil, Barouh a pollénisé sans compter, et Saravah continue son chemin d’exploration et de révélations de talents rares. Souvent en avance, parfois trop en avance, comme Pierre Akedengue, ou Gérard Ansaloni précurseur des slameurs. Mais là où le plus souvent on trouve un fast food langagier un peu artificiel, sur des rimes téléphonées et un rythme mécanique, Ansaloni offre un opéra de mots somptueux. Et un banquet superbe.

Tous ces éclats d’artistes révélés par Saravah ont souvent fait oublier que Pierre Barouh est d’abord un auteur, un passeur d’émotions, un voyageur de l’intime qui raconte des souvenirs personnels qui deviennent les nôtres. On doit être quelques uns à avoir rêvé d’emmener une fille du dimanche sur une barque devenue goélette ou trois mâts sorti d’un port secret entre Vendée et les îles sous le vent. On doit être quelques uns à avoir pédalé dans le sillage d’une bicyclette et d’une jupe dansante sur les jambes d’une belle indifférente avec qui on aurait bien effeuillé la marguerite, seul un instant, sur l’herbe tendre d’un bosquet complice.

Avec son histoire faite de rencontres qui, chaque fois ajoutent une couleur dans le kaléïdoscope, Pierre Barouh a ouvert tant de portes sur les paysages humains qu’il est l’arbre initial caché par la forêt qu’il a engendrée. Qu’il a pollénisée.

Dans un monde qui a la très fâcheuse tendance à tout étiqueter de la façon la plus sommaire qui soit, et à regarder de travers les originaux multi-cartes, Barouh est une anomalie difficile à réduire à un portrait monochrome. Pour peu qu’il soit à Vancouver quand on le cherche à Tokyo, ou qu’on l’attende à Paris, qu’il fasse un reportage vidéo au Cambodge quand on le voudrait chanteur, il décourage la plupart des médias dont la curiosité se limite à ce qu’on peut résumer en moins de 3 lignes.

«Pour bien comprendre les gens, le mieux c’est encore d’écouter ce qu’ils disent.» selon Pierre Dac.

Rien n’est plus vrai en ce qui concerne Pierre Barouh, le mieux c’est d’écouter ses chansons, puisque tout a commencé par là, de cette envie de partager les ronds dans l’eau dans le Petit Lay ou de faire une ballade sur la barque de l’oncle Léon, sur le Grand Lay, de faire une samba Saravah, et ce partage a eu un vecteur privilégié, la chanson. Eclats de vie et de rêves, qu’un baladin met sur le papier, avec quelques notes, et qu’il peut offrir à tous vents, aux passants, dans la rue, à quelques paumés de l’univers dans un bistrot, qui feront un public de hasard, et de rencontre.

C’est la symbolique du prisme, qui peut transformer un rayon de lumière blanche, en faisceau arc-en-ciel, ou reconstituer le rayon à partir de l’arc-en-ciel.

barouh les rivièresEt comme un alchimiste, les mots qu’il pose deviennent images, sensations, détonateurs. Avec des effets secondaires inattendus, comme faire revivre des émotions, et un film oublié, dont on n’a gardé que le titre, et quand Pierrot chante « Les filles du dimanche » ressurgit une sorte de flash back avec un titre et des images floues en noir et blanc, « Quand passent les cigognes » mais les émotions sont nettes.

C’est ce que vous trouverez, et plus encore, dans « Les rivières souterraines » un carnet de vie, de vies voyageuses, de vie partageuse, de vie panoramique

Pour qu’un souvenir ami

garde dans son tamis

Le bleu de nos nostalgies

Pour que la mémoire du vent

Retienne nos chansons, amis recommençons..

pierrebarouh_cdjacket-19-9-11Dans ce voyage, un fil rouge, la quête de l’utopie ; si elle reste pour beaucoup un chemin inexploré, une chimère globale, on verra que sur la route de Pierre Barouh, elle a été réalisée à échelle réduite, mais réelle, et ces semis éparpillés sont le commencement de quelque chose qui se prolonge, un effet Pollen. Celui d’un auteur.

Dont vous aurez la bande son avec le double album : « Dit vert…Divers .» 37 chansons de 1951 à 2007, ce n’est pas un best off compil’ qui juxtapose les succès, les tubes, c’est une biographie musicale, 60 ans de chansons, dans une chronologie* d’écriture des textes et non l’agencement plus ou moins artificiel sur des critères de marketing, une notion totalement étrangère à cet auteur créateur. Qui a beaucoup contribué à générer un peu de beauté humaine.

C’est un de ces albums qu’on écoute en continuïté, et cet ensemble livre et album constitue l’indispensable bréviaire des disciples et adeptes du SLOW BIZZ, un art de vivre et de chanter.

Norbert Gabriel

« Les rivières souterraines » 2012 (Edition A vos pages)

« Dit vert divers » 2012 chez Saravah

*Une petite rectification « Les filles du dimanche » sont créditées de l’année 1952, c’est 1959 ou 1960, mais ça ne change rien sur le fond.

En fin d’année, un bel évènement se prépare avec les 50 ans de Saravah…

– Pour que tout cela continue de se prolonger en d’autres aventures et spectacles, voyez ci-dessous, un clic et hop !

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Si ça vous chante? Mais oui …

24 Juin

C’est pas d’la pub, c’est d’l’info…

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CHANSON FRANÇAISE

NOUVEAU LIVRE DE FRED HIDALGO ?

OUI AVEC VOTRE SOUTIEN !

Avis aux amateurs de chanson !

Que pensez-vous des questions lancées par Fred Hidalgo ?

« Seriez-vous prêt à mettre entre 25 et 30 euros pour un ouvrage de 650 pages environ (provisoirement intitulé “Si ça vous chante”), port compris pour la France ?

Resterait à calculer le meilleur prix pour la Belgique et la Suisse (et je ne vous parle même pas du Québec…).

Ou, du moins (puisque c’est la formule du “financement participatif”) de contribuer à son édition, ne serait-ce qu’avec un apport symbolique ? »

« Si ça vous chante », prenez donc le temps de lire INTÉGRALEMENT son texte publié ci-dessous et …

…. et FAITES CIRCULER L’INFO, d’accord ?

Albert Weber

« SI ÇA VOUS CHANTE », LE LIVRE :  

Faites chorus… si ça vous chante !

Message personnel à mes ami(e)s d’ici, de “Si ça vous chante” (le blog) et précédemment de “Paroles et Musique” et/ou de “Chorus” (donc plus de trente-cinq ans de fréquentation pour les moins jeunes !),

Vous savez qu’on se dit tout ou presque, alors voilà : j’ai passé de nombreux mois à travailler sur un livre dérivé de mon blog, qui est achevé depuis le début de l’année. A partir d’un florilège d’articles de “Si ça vous chante”, revus, corrigés et complétés avec des textes inédits, je suis arrivé à un gros ouvrage d’environ 650 pages qui constitue à travers des chapitres spécifiques (mais avec des passerelles entre eux, de façon à former un ensemble homogène, avec un début, un milieu et une fin, et non un simple recueil de chroniques) une sorte d’histoire de la chanson francophone des années 1950 à aujourd’hui. Mais – vous me connaissez, hein ? – une histoire vue et même vécue de l’intérieur par votre serviteur à travers le parcours des artistes qui étaient (ou sont toujours) mes amis : d’Allain Leprest à Alain Souchon en passant par tous ceux que vous savez ou pensez (Cabrel, Cali, Juliette, Leny Escudero, Moustaki, Luc Romann, Mano Solo, Anne Sylvestre, Thiéfaine, Vasca, etc.).

Et donc, j’ai proposé mon gros oeuvre (au sens maçonnique du terme !!!) à un gros éditeur, qui a pris son temps et m’a dit texto : “C’est très original et plein d’émotion, mais c’est trop original pour nous. Ce genre d’ouvrage, on ne sait pas faire, on ne saurait pas le vendre… Voyez plutôt avec un éditeur de taille moyenne qui publie moins de livres mais sait mieux les travailler, l’un après l’autre.”

Dont acte.
J’envoie le manuscrit à un excellent éditeur qui a publié de non moins excellents livres sur la chanson, genre artisan mais avec un gros catalogue depuis quelques décennies déjà qu’il existe… Il prend son temps, fait lire et relire mon texte par plusieurs éditeurs de la maison et me répond finalement : “On aurait adoré le publier, mais il est trop lourd pour nous*, il coûterait beaucoup trop cher à la fabrication alors que l’édition se porte de plus en plus mal. Il n’y a quasiment plus de place chez les libraires qui restent pour des livres comme celui-ci, qui ne toucheront pas le grand public. Nous ne pouvons pas prendre ce genre de risques...”

Bon, ben d’accord. Alors, j’en fais quoi, de mon manuscrit ? Je le jette aux orties et tant pis pour l’année (ou presque) passée à le cajoler amoureusement ?… Depuis mai dernier (la date que je m’étais fixée pour sa parution), je m’y étais presque résigné, et d’ailleurs je me suis mis aussitôt à en écrire un autre (ben oui, on s’refait pas)… et puis ces jours-ci, plusieurs amis qui étaient dans le “secret” m’ont donné un même conseil, sans se concerter : “Et si tu l’éditais toi-même à travers un financement participatif ?”

Financement participatif ? Je me renseigne. Il faut calculer la somme nécessaire à l’équilibre et arrêter un délai, genre 45 jours, pour y parvenir. Si elle n’est pas atteinte dans ce délai, les contributions individuelles sont aussitôt remboursées. Bien. Je fais faire des devis de fabrication auprès de certains imprimeurs avec lesquels nous avons travaillé dans le passé. Pas de problème dans la forme : la qualité sera optimale. Problème, s’agissant d’un livre important (au sens formel du terme : plus ou moins un kilo) : il faut atteindre une somme correspondant à plusieurs centaines d’exemplaires vendus. Un nombre ridicule dans l’absolu, si le livre était normalement distribué en librairie ; mais peut-être impossible à atteindre rien qu’avec ces réseaux sociaux. Non seulement le prix de fabrication à l’exemplaire est assez élevé, mais les frais d’envoi aussi (pas de tarif préférentiel en France pour le livre…), or il n’y aurait, a priori, pas d’autre distribution possible.

En résumé, en conclusion : seriez-vous prêt à mettre entre 25 et 30 euros pour un ouvrage de 650 pages environ (provisoirement intitulé “Si ça vous chante”), port compris pour la France ? Resterait à calculer le meilleur prix pour la Belgique et la Suisse (et je ne vous parle même pas du Québec…). Ou, du moins (puisque c’est la formule du “financement participatif”) de contribuer à son édition, ne serait-ce qu’avec un apport symbolique ?

L’idée de ce message personnel est de pouvoir se compter : si vous répondez présent(e) ici (ou mieux : en message privé sur ma page ou encore par courriel à partir de mon blog**) et que vous soyez assez nombreux – ce qui me réjouirait au plus haut point –, nous lancerons l’opération dans les prochains jours et nous aurons en gros tout l’été pour arriver à la somme nécessaire à l’équilibre.

Dans ce cas, le livre sera édité à la rentrée, à la mi-octobre au plus tard et vous le recevrez aussitôt chez vous, avec un petit mot personnel. Sinon, eh ben tant pis, la faute à personne ! En m’attachant passionnément à cet ouvrage mort-né, j’aurais au moins pris mon pied dans mon coin de façon onaniste… C’est déjà ça, comme chante la Souche.

Jean-Louis, dont c'est l'anniversaire ce 24 Juin, et le médaillé Chevaliers dans l’Ordre National du Mérite et dans l’Ordre des Arts et des Lettres : décernées à Fred et Mauricette Hidalgo.

Jean-Louis, dont c’est l’anniversaire ce 24 Juin, et le médaillé Chevaliers dans l’Ordre National du Mérite et dans l’Ordre des Arts et des Lettres : décernées à Fred et Mauricette Hidalgo.

Mauricette et Fred Hidalgo, médaillés.

Mauricette et Fred Hidalgo, médaillés.

Précision : si ça vous chante (ce dont je serais fort aise), dites-le moi sans tarder… sans que cela soit pour autant une obligation de commande. Simplement une ferme intention de le faire si tout se passe bien et, surtout, si les précisions que je vous apporterai plus tard sur le contenu du livre ont l’heur de vous plaire.

A vous de jouer !
Nous sommes jeudi. Disons que lundi prochain nous prendrons la décision qui convient : foncer ou renoncer (mais au moins, avec le sentiment d’avoir tout tenté – vous m’connaissez !).

Merci à vous tous et toutes… d’avoir eu la patience de me lire jusqu’ici, et peut-être de me faire l’amitié, ensuite, de lire (ou de le feuilleter au gré de vos envies) mon pavé chansonnier !

Fred Hidalgo

 

*Pensez donc : environ un million de signes, 650 pages d’un “grand format” – le même que celui de mon Brel aux Marquises.
**Cliquer sur “Contact” en haut à gauche de la page d’accueil sous le petit texte “Présentation/Description” du blog http://sicavouschante.over-blog.com/

Comme ils ont tout dit, j’ajoute simplement, à vos cassettes…  (pas les K7, les tire-lires…)

Norbert Gabriel

Play List… et Mixtapes…

22 Juin

Souvent la play-list déplait fort à ceux qui la considèrent comme la plaie de la radio, avec ses complaisances suspectes aux colonisateurs anglo-saxons. Il y a du vrai, le débat est toujours animé avec plaies et bosses dans les vitupérations molto vivace. Une bonne raison de faire un grand tour dans les arcanes de la création chanson.. Comment naissent les chansons ? Dans les roses ou dans les choux ? Dans le sirop ou dans les alcools de vie les plus âpres ? Ces Mixtapes sont une réponse, une proposition originale… Et si vous ne connaissez pas Jérémie Bossone, c’était une occasion à ne pas rater. Pourquoi « c’était » ? Parce que l’offre a été limitée dans le temps et réservée aux souscripteurs, mais si un milliard deux cent trente cinq mille demandes affluent, peut-être que la Wolf Walk fera un geste…

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Ce qu’en disent l’auteur et son équipe:

Les Mixtapes Acoustiques, qu’est-ce que c’est ?
Ce sont les démos enregistrées par Jérémie au fil des ans. Celles-ci présentent pour la première fois au public le versant plus intime d’une oeuvre protéiforme.
Ici, pas de prouesses sonores ou vocales, mais de simples guitares/voix maquettés à la bonne franquette et présentant une ribambelle de chansons pour la plupart inédites.
Objet rare donc, et qui compte nombre de perles…

Il s’agit d’un travail précieux pour qui s’intéresse à la genèse d’une chanson.
Ecouter ces Mixtapes, c’est jeter un regard par un trou de serrure sur l’œuvre en train de naître. On découvre les chansons à mesure qu’elles s’engendrent, sous leur versant le plus épuré, le plus râpeux, le plus intime.

Jérémie « En présentant ces chansons sans autres ornements que ceux d’une guitare et de quelques bricolages, je souhaitais que l’auditeur puisse entrer dans une relation plus immédiate avec elles, qu’il s’y sente chez lui, à l’aise comme le sont nos pieds lorsqu’ils s’enfoncent dans une paire de vieilles pantoufles, déglinguées mais confortables« .

Ces Mixtapes, c’est un ensemble hétéroclite, où sont rassemblées les chansons composées dutant ce que j’appelle « mes sessions intensives »… Deux semaines de composition à temps plein, (..) et qui s’articulent autour d’un principe simple : créer une chanson chaque jour. (…)

A l’heure du formatage systématique, c’est aussi l’occasion d’une autre écoute.(…)

Avec ces Mixtapes Acoustiques : ni virtuosité sonore, ni performance épique. Plutôt un micro qui souffle, une guitare qui frise, une chaise qui grince, l’odeur du bois, des mélodies en copeaux, des refrains fraîchement taillés. Bienvenue dans l’atelier du charpentier. (..)

D’ailleurs, je ne vois pas de meilleure façon d’écouter ces chansons que posé le soir dans un fauteuil, en sirotant un bon verre de vin à mesure qu’elles égrainent leurs arpèges, leurs images, leurs histoire. (…)

J’avais envie de partager avec vous cette autre manière d’écouter, manière plus intime, plus confidentielle qui invite l’auditeur à prendre place devant les songs presqu’au moment où celles-ci s’engendrent.(…)

C’est donc avant tout aux curieux aux amateurs d’objets artisanaux, aux amoureux du verbe chantant, que ces Mixtapes acoustiques s’adressent. A tous ceux qui le cœur éveillé, regardent partit les trains pressés sans courir derrière.

Jérémie Bossone

Ce qu’en dit une Bossone fan de la première heure, c’est là :logo_chanter_cest_lancer_des_balles

gloiresCe que j’en dis ? C’est un privilège d’avoir découvert Jérémie Bossone il y a quelques années, et je ne peux que vous panneau bossone 22-06-2016 16-43-07 986x1330encourager à partager ce privilège, par exemple avec cet album « GLOIRES » qui est en vente libre, et surtout à aller passer une soirée avec lui, il tourne, il tourne, suivez le panneau…

Norbert Gabriel

Pour une vraie Fête de la musique…

21 Juin

 

Spéciale Foulquier 11 Déc 2013

Jean-Louis Foulquier, born June 24, 1943 in La Rochelle, is an actor and radio host. He directs the Francofolies festival in La Rochelle for 20 years (1985-2005). On 29 August 2008, after more than forty years of service, he was fired by France Inter. Paris (75), France on March, 2012. Photo by Nicolas Messyasz / Abacapress.COM

Paris (75), France on March, 2012. Photo by Nicolas Messyasz /

Si la Fête de la Musique ne vous envoie pas à la pêche à la traine dans les rues qui font souvent plus de bruit que de musique, on peut écouter, réécouter, découvrir peut-être, cette spéciale Foulquier, 179 minutes, ça remet de beaux moments en mémoire… Et Foulquier, homme de découvertes, et d’ouverture, avait soutenu Bruel, en 1987, Abd Al Malik plus tard, et bien avant, Reggiani… Et pas mal d’autres qui ont témoigné, c’est dans cette émission…

Ni oeillères, ni sectarisme juste un homme de bonne volonté, c’est de plus en plus rare. Pour les vieux qu’ont de l’âge, assez pour avoir connu Studio de nuit, Saltimbanque, Y a d’la chanson dans l’air, ça rappelle des beaux souvenirs, pour ceux qui ont des trous dans leur culture, ça peut faire une petite leçon d’histoire de la chanson.

Voilà cliquez sur la platine, et vous retrouverez les copains d’abord… Et des bons copains…

France inter rouge

Norbert Gabriel

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A l’occasion, lisez « Au large de la nuit »   (autobiographie dialogue avec Didier Varrod qui en a été la plume) en attendant un livre de témoignages à venir, ce sera annoncé avec tambours et trompettes très bientôt ici même…

 

 

Il y aussi cette émission hommage de Philippe Meyer, quelques jours avant la mort de Jean-Louis, qui avait très touché, et très ému, il se sentait reconnu, c’est là : la prochaine fois

Buscavida, un petit bout du monde si loin et en même temps si proche : entretien avec le chanteur, Ludo

21 Juin

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En fermant les yeux, à l’écoute des chansons du groupe Buscavida, ce sont des images dépaysantes et pourtant étrangement familières qui me sont venues sous les paupières. Des récits évasifs de marins d’ici et du bout du monde, des errances de voyageur, des vérités intimes de cœur abîmé par le roulement de la vie et les écorchures des relations : de l’abstraction et du concret, un monde si loin et en même temps si proche. J’imaginais le comptoir du « Jean Louis » d’Yves Jamait transposé dans quelque ville portuaire d’Amérique latine, un extrait du carnet de voyage d’un François Hadji-Lazaro en exil non loin de la « Rua Madureira » de Nino Ferrer. Buscavida, c’est le son et la mélancolie que Ludo, chanteur de la formation Laréplik, qui, après 20 années d’existence, continue de se produire dans les festivals et d’enjouer le public avec ses chansons java-punk aux textes engagés, drôles et poétiques, a ramenés d’un périple en roue libre à travers plusieurs pays d’Amérique du Sud. La chanson alternative française s’y incarne dans la peau de musiques folkloriques ibériques et latines pour façonner un métissage acoustique ne manquant pas d’esprit punk et populaire. Fidèle à sa philosophie, le chanteur fait fonctionner son groupe dans une logique d’autonomie économique, via l’autoproduction et la distribution par circuits courts et directs. C’est donc en allant écouter Buscavida en concert dans les petits bars à taille humaine que vous aurez le plus de chance de vous procurer son disque, disponible également via le facebook. Quelques heures avant un concert au Bar de l’Etoile à Bordeaux, Ludo acceptait de nous raconter cette nouvelle aventure.

 

– Bonjour Ludo, et merci de nous recevoir. On t’a connu pendant 20 ans à la tête du groupe Laréplik, et on te retrouve dans un registre plus calme et folklorique aujourd’hui avec Buscavida. Comment a démarré cette aventure  et comment sont arrivées les influences musicales latines dans ta musique ?

– J’avais mis Laréplik en pause durant trois années, et je suis parti en Amérique Latine, où j’ai écrit des chansons. Lorsque je suis revenu de mon périple, j’ai rappelé des vieux potes du Crashmoon Project, avec qui je jouais avant Laréplik, c’est-à-dire il y a une vingtaine d’année. Musicalement Buscavida est moins nerveux que mes précédentes aventures, mais en même temps j’ai 50 ans ! C’est très bizarre d’ailleurs, d’avoir parfois le sentiment en écoutant les chansons de l’époque où j’ai commencé à jouer qu’elles ont été écrites par une autre personne que moi, ou plutôt que j’étais une autre personne il y a 20 ans.  

 Comme j’ai voyagé, en Argentine et Uruguay principalement, les influences musicales latines sont venues naturellement. J’ai repiqué quelques mélodies, une dans un stade, une autre dans une manifestation… Et j’ai joué là bas, avec beaucoup de musiciens, dans des bars, des auberges de jeunesse, matin, midi et soir, tout le temps. J’ai rencontré des tas de gens, des Français parfois même. Un jour à Buenos Aires, dans un petit bar, un couple est venu me parler et m’a demandé si je n’étais pas le chanteur de Laréplik ! J’en étais étonné, mais après tout, comme le groupe a dû faire 1000 concerts en 20 ans, à force, il y a des tas de gens qui nous ont vus et nous reconnaissent. Et puis quelques artistes de groupes français issus du milieu alternatif avaient d’ailleurs déjà entrepris la démarche de partir en Amérique latine, parmi lesquels et pour ne citer qu’eux les Garçons Bouchers, Noir Désir et Mano Negra.

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– Pour autant, on sent plus l’influence du Fado que celle du Tango dans ta musique. Est-ce un genre qui te séduit plus ?

– Le Tango a été popularisé par Carlos Gardel, qui était un Français, toulousain, de naissance, même s’il a adopté les nationalités uruguayenne, puis argentine. Bien sur il ne l’a pas inventé, mais c’est après qu’il s’en soit emparé que la Tango est redevenu populaire en Argentine. C’est une musique qui au départ se jouait dans les bordels, où les marins dansaient entre eux ; c’est de la chanson de marlous et de prostituées à la base, d’homosexuels aussi. L’Argentine est d’ailleurs le pays le moins homophobe d’Amérique latine ; le mariage entre personnes de même sexe y est autorisé et il n’est pas rare de croiser des couples homos dans la rue, sans que personne ne les harcèle. L’Uruguay aussi a légalisé le mariage pour tous. Alors qu’en France, des gens continuent de s’insurger contre cette mesure sociétale qui ne fait de tort à personne. Je n’ai jamais compris en quoi ça peut gêner des gens que des couples qui s’aiment puissent se marier et vivre leur amour au grand jour.

En ce qui concerne le Fado, c’est une musique qui m’éclate. En plus, comme je vais souvent au Portugal, j’ai pu repérer déjà plusieurs endroits où le Fado est joué par des non-professionnels, et c’est ce qui m’intéresse. Les professionnels du Fado jouent dans les bars à touristes. En revanche dans les petits troquets, il y a beaucoup d’occasions de se poser avec sa guitare et de jouer avec les gens. C’est très différent de la France, où dès que tu arrives quelque part avec ta guitare, les gens craignent que tu fasses du bruit et les dérangent ou leur quémande une pièce. C’est une démarche que je vais entreprendre également à Barcelone et Hambourg. Mais pour l’instant, mon petit paradis, c’est Lisbonne, et d’une manière générale toutes les villes portuaires de l’Atlantique où on peut jouer dans les bars. Un jour j’ai joué dans un bar d’un port argentin une chanson bretonne, qui est typiquement une chanson de marin, et les locaux avaient l’impression d’entendre une chanson argentine : les marins ont toujours échangé leurs musiques et du coup, on ne peut jamais dire d’un morceau d’où il vient précisément à l’origine. Je n’ai pas de plan de carrière ; en revanche, j’ai besoin de voir le monde, si je veux pouvoir raconter des choses. Alors, pour le moment, c’est sur Lisbonne que je veux mettre le cap. C’est ville petite ville, très chouette, qui d’ailleurs me fait par moment penser à Bordeaux.

 – Mais Bordeaux n’a-t-elle pas été au trois quart construite par des ouvriers portugais ?

– Si ; ça, il ne fut pas l’oublier ! Cependant à Bordeaux, ce qu’on connait particulièrement du Portugal, ce sont les ouvriers qui viennent du nord du pays, de la région de Porto. Lisbonne, c’est encore une autre mentalité. C’est très proche de l’Andalousie et de la musique gitane, bien sur, et aussi de l’Orient en termes de musicalité. Et puis évidemment il y a le Fado ; néanmoins Buscavida gardera malgré tout toujours une énergie venant du Rock alternatif des années 80, parce que c’est ce qui nous a formés à la musique, et qu’on travaille encore beaucoup avec des structures qui perdurent de cette époque, comme Les Tanneries à Dijon ou l’Athénée Libertaire ici.

 – Tu as également tiré un livre de ton périple sud-américain. Qu’est-ce qui a inspiré ton écriture?

– Je prenais des notes tous les jours, pour mes chansons et aussi pour le bouquin que je préparais. Mais la rédaction du livre s’est faite plus vite que l’écriture des chansons. C’est une sorte de carnet de voyage, rédigé sur le ton de la dérision, à propos de choses insolites vues dans ces pays qui peuvent nous sembler incompréhensibles. Par exemple en Argentine, ils ont privatisé les bus, c’est-à-dire pas les lignes, mais chaque bus, dont le chauffeur est propriétaire : il faut imaginer que dans une ville comme Buenos Aires, les bus se font la course et se doublent par la gauche et par la droite pour arriver les premiers à l’arrêt et ramasser les passagers. Sur le plan de l’architecture, ce pays est européen, et si tu regardes dans les rues en bas, tu voies des clochards morts, des chiens à deux pattes, une pauvreté entretenue, parce que le pays n’a jamais eu de président progressiste, à la différence de l’Uruguay. C’est un mélange qui frappe, quand tu arrives là bas avec des images d’Epinal en tête, du genre tout le monde est chic et danse le Tango. Ce que j’ai mis dans mes chansons, c’est ce que je peux raconter sans être  ridicule, dans l’optique de récits de voyages. Le livre relate plus mon état d’esprit, dépassé, un peu déjanté, à essayer de draguer les douanières, du grand n’importe quoi ! Je me suis rendu compte, lors de ce voyage, que j’avais jusqu’alors l’habitude de sillonner les routes toujours accompagné de mon groupe, à 8 dans un camion. Et puis je n’ai pas vraiment voyagé durant cette période : on jouait tous les weekends, on enregistrait des albums, on partait en tournée… C’est un peu comme si ton plat préféré était la choucroute et que tu en mangeais tous les jours. Là, j’étais enfin livré à moi-même. Mais les gens là bas sont très accueillants et adorent la musique, en particulier quand ce n’est pas du Tango. Ils en entendent tellement tout le temps ! C’est un peu l’équivalent de la Musette à Paris. Ceci dit, beaucoup d’artistes se sont approprié cette musique et font du Tango alternatif, et des choses vraiment intéressantes, des chansons de contestation sociale ou politique. Et ce sont aussi des thématiques qui me tiennent à cœur. Ce sont des pays où les gens sont souvent dans la rue ; je pense avoir vécu là bas les plus grosses manifestations auxquelles j’ai participé de toute ma vie. Et puis les manifestations populaires sont assez virulentes, parce que ces peuples ont connu des dictatures, des démocraties plus que corrompues, et qu’ils ne sont toujours pas sortis des ronces. Il y a une disparité impressionnante entre la misère des bidonvilles et l’énorme richesse détenue par une classe très aisée.

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– D’où vient le nom du groupe ?

– Buscavida est le nom qu’on donne aux immigrés d’origine européenne arrivés en Argentine avec des rêves de gloire et de fortune. C’était un peu mon cas, puisque je suis parti avec l’idée que peut-être je resterais là bas, si la vie y était moins pourrie qu’ici. Et puis finalement la vie y est encore plus dure ; l’Uruguay connait moins de conflits et est un peu plus tranquille. J’envisage peut-être de finir au Portugal, où je vais très régulièrement.

 

– Pour revenir à l’Argentine, c’est un pays polyethnique qui a accueilli beaucoup de vagues d’immigration successives en provenance de la vieille Europe : des Russes, des Juifs d’Europe centrale, des nazis fuyant après 1945 aussi. As-tu senti là bas les influences des musiques Klezmer, Slave ou Tzigane ou encore indigènes par exemple ?

– Klezmer, oui. Et puis aussi de musiques allemandes, puisqu’énormément d’Allemands ont émigré en Argentine, des opposants au fascisme d’abord avant la guerre, et d’autres ensuite. Beaucoup d’Argentins avec des noms à consonance germanique  se retrouvent dans les milieux gauchistes. Quant aux nazis ou à leurs descendants, ils se font plus discrets, mais tout est biaisé là bas. J’ai vu une manifestation, qui devait rassembler 500 000 personnes pour réclamer qu’on rende le corps d’un étudiant syndicaliste qui avait été kidnappé par la C.G.T. Il faut savoir qu’en Argentine, la C.G.T, bien qu’étant sensée être de gauche, était affiliée au pouvoir péroniste. Sur le plan ethnique, l’argentine n’est pas un pays en lien avec ses populations autochtones. On a coutume de dire que les Mexicains descendent des Aztèques, les Péruviens des Incas, et les Argentins descendent du bateau. Il n’y a quasiment que des blancs.  Les Indigènes –Mapuche au sud et Guarani au nord- ont été exterminés par les Européens ; ils doivent représenter 0,4% de la population et ceux qu’il en reste sont encore très méfiants à l’égard des blancs et ne les fréquentent pas. Quant aux descendants d’esclaves africains, il n’en reste plus, car ils ont tous été tués durant la guerre de la Triple-Alliance, qui a opposé entre 1865 et 1870 une union du Brésil, de l’Uruguay et de l’Argentine au Paraguay, qui à l’époque était d’une richesse insolente, trop pour ses trois voisins. A la fin de la guerre, il ne restait plus que 10 000 Paraguayens en vie, soit un tiers de la population ! C’est-à-dire qu’on a quasiment tué une population. Sans parler des assassinats perpétrés sous ce qu’on a  nommé « Opération Condor » ; ce sont des anciens de l’O.A.S qui ont formé les dirigeants et tortionnaires des dictatures de ces pays. Je renvois à ce sujet aux livres de Caryl Férey, Mapuche et Condor qui décrivent cela très bien.  Les différences culturelles qu’on peut ressentir en tant qu’Européen constituent une thématique qui revient assez souvent dans mes chansons, qui parlent aussi d’exil, de désillusion, des dégâts de l’ultra-capitalisme.          

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– Votre Cd est un 4 titres. Est-ce un début timide ou un choix stratégique ?

– Le prochain disque va être également un 4 titres, des titres écrits lors de mon voyage, que je n’ai pas enregistrés sur celui-ci, et peut-être une ou deux chansons composées ici, mais qui ne correspondaient pas à l’identité sonore de La Réplique et ont donc été gardées de côté. J’aurais bien aimé que Laréplik ait d’autres couleurs sonores que ce côté java-punk nerveux enrichi de musiques de l’Est, mais ça ne s’est pas fait ; et pour ce qui concerne les musiques latines, c’est l’essence de Buscavida. L’idée d’un Cd 4 titres est un fonctionnement simple et efficace : on répète à la maison en acoustique, et on enregistre chez nous, puis on fait presser par une petite boite. Nous n’avons pas de distributeur, et n’en voulons pas. Pas de maison de disque non plus. On finance avec l’argent des disques précédemment vendus, le plus souvent à nos concerts, ou alors dans quelques lieux où les disques sont en dépôt-vente. L’année suivante, on refera un 4 titres, et au bout d’un moment, pourquoi pas un album qui sera la compilation de 3 ou 4 Cds. L’important est de diffuser notre musique ; c’est pourquoi elle est aussi disponible gratuitement sur internet. Ce n’est plus la peine de sortir des albums onéreux avec de belles pochettes ; il vaut bien mieux réaliser des Cds accessibles en termes financiers et pouvoir diffuser sa musique le plus largement possible. C’est une économie de crise, mais puisque les gens sont dans une logique de survie et qu’on s’adresse surtout à des pauvres, l’idée est de leur rendre notre musique accessible.

 – Parvenez-vous à exister dans cette démarche alternative et artisanale ?

– Il faut dire que les musiciens et moi avons tous une activité alimentaire en dehors, ce qui nous permet de ne pas être dépendants des revenus du groupe pour vivre. A titre personnel, j’encadre des groupes pour les enregistrements, et j’anime des ateliers d’écriture. Le régime d’intermittent du spectacle n’est pas spécifiquement enviable, loin de là. Depuis que ça existe, dans la musique, on a toujours vu des artistes obligés de déclarer des faux cachets et de se payer eux-mêmes, en étant ensuite imposés sur des cachets qu’ils n’ont pas touchés, et passer parfois plus de temps à pousser des caisses ou exécuter des tâches ingrates qui n’ont rien d’artistique juste pour pouvoir maintenir leur statut. Mais au final, malgré un statut de professionnel de la musique, tu n’as pas le temps de jouer ta propre musique, et ça revient au même que si tu avais un job alimentaire et faisais de la musique comme loisir. Moi, ça ne m’intéresse pas du tout. Buscavida fonctionne totalement en autarcie, en s’appuyant sur les réseaux sociaux. On est revenus à l’alternatif des années 80, mais en plus radical encore. Cela évite de revivre tout ce que j’ai pu connaitre de nocif au moment où Laréplik a commencé à être un « petit » groupe dans la cour des grands, et qui ne correspondait pas à l’existence qu’on avait souhaiter, Vigie et moi, en formant le groupe : nous avions voulu revendiquer des choses, vivre selon des valeurs et on s’était retrouvé malgré nous dans le business musical. Vigie et moi étions le noyau dur du groupe, et à peu près 50 autres personnes ont du s’y succéder, autour de nous. Donc au bout d’un moment, nous avions le sentiment de tenir une entreprise et d’employer des gens à jouer avec nous. Buscavida ne jouera que dans des bars ou pour des concerts de soutien. Je pense avoir rien que dans le Sud-ouest une centaine de potes qui tiennent des bars à concerts ; donc on a largement de quoi tourner : il suffit pour ça d’un kangoo avec des congas, la contrebasse et deux guitares dedans.

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– Des concerts de soutien ? L’engagement avec la musique fait toujours donc partie de ta vie…

-Bien sur ! En plus, comme souvent les concerts de soutien se font avec des groupes de punk, de grindcore ou autres musiques bruyantes, notre originalité est de pouvoir conjuguer notre démarche politique avec une musique différente que ce qui s’y entend traditionnellement. Et puis, j’ai aussi un troisième groupe, un duo de reprises de chansons, Yves Remord, avec lequel je joue entre les groupes ou sur des scènes parallèles ; nous faisons un concert ce weekend justement, contre la « californisation » du sud des Landes, c’est-à-dire le projet de créer sur le littoral landais des piscines à vague pour les surfeurs, des parcours géants de golf, et de « marchandiser » en somme le coin ; c’est une lutte écologique qui se joue là bas. Les combats sociaux universalistes ne sont pas évidents à mener, même si bien sur je soutiens de tout mon cœur les intermittents et les luttes actuelles contre la privatisation accrue de tout ce qui était intéressant en France. Pour être allé dans des pays où l’expérience a été déjà tentée, je me suis rendu compte que le tout libéral n’est pas la bonne solution, et que ça ne fonctionne pas. Mais lutter pour défendre les circuits courts et la vie locale me tient vraiment à cœur ; c’est pour moi la base de la contestation. En outre mes rapports avec les gens ont changé ; j’ai arrondi les angles et j’arrive à tolérer ceux qui ont des opinions différentes de moi. Enfin légèrement… Je ne vais pas non plus me retrouver bras dessus, bras dessous avec un élu de droite ! Mais je peux concevoir que certaines personnes n’ont jamais eu accès à la culture ou la chance de s’intéresser aux autres, et qu’on ne peut même pas leur en vouloir de voter Front National, parce que c’est plus un acte dû à la bêtise et au manque d’instruction ou à l’abrutissement qu’à une adhésion pleine à des idées d’extrême-droite. Il n’y a pas très longtemps, on a organisé un concert pour les réfugiés dans les Landes et rempli deux camions de biens pour eux : la démarche se pratique déjà à Bordeaux, donc on a choisi de le faire dans un endroit où ça ne se fait pas, et on a été très agréablement surpris de la mobilisation des gens qui apportaient tous quelque chose. Le nord des Landes est un terroir où il reste de la population ouvrière qui a travaillé dans les briqueteries ou les usines un fond de pensée progressiste, communiste même, encore très vivace.

 

Laréplik en concert– Qu’en est-il de Laréplik ?

– Le groupe dure depuis 20 ans, puisque nous faisons cette année la tournée des festivals pour le 20ème anniversaire. Mais justement, ça faisait 20 ans que j’avais la même vie avec ce groupe, que je racontais les mêmes choses, avec l’impression de ne plus avoir grand-chose de neuf à exprimer. Mon départ pour l’Amérique du sud était donc l’occasion de changer de fenêtre et de me ressourcer. Et puis avec Laréplik, à 6 plus un technicien, c’est hyper compliqué d’organiser une tournée, suivant la disponibilité des locaux, le montant des cachets, le calcul des frais de déplacement. On le fait, parce que ça nous fait plaisir, et puis que cette année, contrairement à d’habitude, les portes se sont ouvertes et on a obtenu tout ce qu’on demandait, y compris sur de gros festivals. Donc exceptionnellement cette année Laréplik -c’est-à-dire moi, Vigie et ceux que l’on nomme « la garde réplikaine »-, va tourner dans des festivals, et puis jouer, comme de tradition pour la St Roger [NDLR : Laréplik a pour coutume de jouer un concert pour célébrer la St Roger au 30 décembre, une façon de revendiquer un décalage avec la tradition de fêter la St Sylvestre].

Laréplik St Roger

 

– Tu parles d’avoir eu le sentiment que certaines de tes chansons n’étaient pas pour Laréplik. Comment procèdes-tu dans ton travail de composition et comment sens-tu lorsqu’une chanson nait à quelle identité de groupe elle correspond le mieux?

– Souvent le texte et la musique me viennent en même temps, enfin parlons d’une bribe de texte ou de musique autour de laquelle la chanson progresse selon une sorte d’évidence. De toute façon, je n’écris plus pour Laréplik. Quand les gens viennent nous voir, ils attendent qu’on leur joue nos anciens titres. Nous en sommes très contents, car ça nous permet de jouer devant des publics qui connaissent déjà les chansons, parfois par cœur. Avec Buscavida, nous jouons souvent pour la première fois devant les gens. J’aime cela, mais ça fait aussi plaisir de jouer sur de grosses scènes devant un public venu exprès pour nous.

 

Miren Funke

crédits photos : Benjamin Pavone (2 et 5), Erwan Raphalen (6)

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Liens : facebook : https://www.facebook.com/Buscavida-572263182785786/?fref=ts

Vidéos :

https://vimeo.com/104902168

https://vimeo.com/99145785

https://vimeo.com/147582370?ref=fb-share&1

Pour Laréplik : https://myspace.com/lareplikbx

https://www.facebook.com/la.replik.pirates/

 

 

La lutte de Patrice Claude, intermittent immolé devant la Caisse de Retraite de Marseille

19 Juin

Le 27 avril dernier, Patrice Claude, intermittent arrivant en retraite, s’est immolé devant la Caisse de Retraite de Marseille (CARSAT 13). Une preuve de folie et de tendance dépressive selon la direction de l’administration, qui se dégage sans le moindre état d’âme de toute responsabilité. Un peu facile… Ses proches dressent le portrait d’un homme combatif, courageux, engagé et impliqué dans les luttes sociales, poussé à un geste spectaculaire pour enfin se faire entendre et attirer la lumière sur les dysfonctionnements d’une administration et l’inhumanité avec laquelle elle traite les ayant-droits, à qui il ne reste souvent que le désespoir pour répondre à l’indifférence. Car les allocataires jetés dans une situation précaire dramatique par l’inertie de la CARSAT ne sont pas exception.

Arrivant en retraite en mai 2016, Patrice Claude perdait tous ses droits au 30 avril et se heurtait depuis des mois à l’impossibilité de constituer son dossier, qu’on lui expliquait être « compliqué » à cause du handicap dont il souffre. Il manquait toujours un papier, un document… Lorsque fin avril, on l’a informé que le dossier ne serait pas constitué à temps pour qu’il touche sa retraite et ses droits, car la personne en charge était en vacance, n’y avait-il pas de quoi « péter les plombs » face à la légèreté avec laquelle l’administration porte si peu de considération à la détresse de certaines situations?

Depuis lors au chevet de son père, qui a subi plusieurs greffes et doit maintenant vivre dans la perspective d’une longue rééducation, la fille, Coraline, mène un combat pour que la Caisse de Retraite en question valide enfin le dossier et qu’elle tienne sa promesse en prenant en charge les frais de santé et d’hospitalisation comme elle s’y était engagée, sans toutefois que cet engagement soit suivit d’acte. Et tenant compte du comportement de la CARSAT, on peut raisonnablement avoir des craintes quant à la sincérité de sa parole. La facture de l’hôpital va être conséquente, et ni Coraline ni son père ne sont en capacité de la régler. Ils ont été rejoints dans cette croisade par des personnes se trouvant dans la même situation que Patrice ; et ce sont, outre diverses organisations syndicales, citoyennes et associatives, plus d’une centaine de personnes qui les soutiennent et ont accompagné Coraline le 09 juin jusqu’au siège de la CARSAT. Mais, sur place, c’est un comité de vigiles, auquel des effectifs de police sont venus prêter main forte, qui les attendait pour les empêcher de pénétrer dans le bâtiment. Un seul responsable a daigné s’adresser à la jeune femme, sur le trottoir, et pour lui exprimer son impuissance.

Le combat mené par Coraline transcende désormais de loin la situation personnelle de son père, et concerne plus d’une vingtaine de dossiers et de gens victimes du fonctionnement de la CARSAT. Elle a créé une adresse mail où on peut témoigner son soutien ou envoyer un mot d’encouragement, et également une caisse solidaire en ligne, que les Coordinations d’Intermittents et Précaires relayent. Nous aussi.

C’est là :

pourpapa13@gmail.com

https://morning.com/c/Q6kALb/Dons-suite-a-limmolation-de-Patric-Claude

 

 

Miren

Golden Gasoline : sortie du premier album « No Friends in Paradise »

18 Juin

pochette du disque

 

Dire qu’à l’occasion de l’entretien qu’ils nous avaient accordé il y a peu, les deux membres fondateurs de Golden Gasoline, Arthur Frétier (guitares) et David Peiffer (batterie) nous confiaient qu’ils espéraient pouvoir produire un enregistrement d’album dans les prochains mois, tant l’enchainement des événements et la concrétisation de leurs idées progressaient naturellement à une vitesse qui les surprenait eux-mêmes… [https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2016/04/13/rock-et-regeneration-rencontre-avec-golden-gasoline/]. Nous ne croyions pas si bien entendre ! Un premier album de 8 titres vient de voir le jour, comme si les circonstances précipitaient le groupe dans son avenir.

Réalisé au théâtre Barbey à Bordeaux, l’enregistrement du trio batterie/guitare/chant a été retravaillé à domicile avec des guitares additionnelles, dont certaines branchées sur des amplis de basse, au son saturé et démultiplié avec des octavers, puis mixé et masterisé par le guitariste lui-même. Un traitement des voix par overdrives imprègne la couleur déjà annoncée : la volonté de créer un son rock massif, puissant, avec des influences stoner, mais malgré tout riche mélodiquement, à partir de deux musiciens. Quant à la présence vocale de la chanteuse, Ekaterina, dont Arthur nous avouait qu’elle avait jusqu’alors une expérience de choriste dans son précédent groupe, Tranzam, et que tenir le chant principal serait un baptême du feu pour elle, nul doute possible à l’écoute de cet enregistrement qui vient confirmer l’impression laissée par les concerts du groupe : la « patronne » est bien là, et assure pleinement le rôle, avec le charisme androgyne d’une voix blues aux accents soul qui donne le cap à l’ensemble.

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Si on peut, à première écoute, regretter un peu l’évanescence du côté brouillon des prises précédentes faites « à l’arrache », qui donnait un son « garage », savoureusement sale, aux chansons, sans lequel cependant la vivacité et le sens du nécessaire restent intacts, à réécouter avec attention, on s’initie au goût de la minutie avec laquelle les titres ont été travaillés et on se laisse charmer par l’affinement (et le raffinement) des détails. Le tout signe la pureté d’une identité sonore qui demeure la griffe singulière de Golden Gasoline. Certes le propos du groupe n’est pas issu d’une homogénéité musicale, mais se source à plusieurs genres, principalement le Blues-rock, la Country et le Hard (Stoner). Mais l’accord s’accomplit et se révèle inventif et prolifique –évitons le cliché du « 1er disque prometteur », même celui-ci l’est-. Reste encore bien des choses à en dire. Mais il serait inutile, voire un peu pernicieux, de s’enferrer dans une analyse qui disséquerait méticuleusement les chansons de l’album. Ce sont les cadavres et la matière morte qu’on dissèque, pas les êtres vivants, dont le cœur bat sauvagement. Et la musique de Golden Gasoline en est un. Alors, tous à vos haut-parleurs pour l’écouter palpiter !

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On peut commander le CD et soutenir le groupe, via un site financement participatif (à partir de 5 euros et en paiement sécurisé) ici :

https://www.leetchi.com/c/cagnotte-de-golden-gasoline

Contact du groupe sur facebook : https://www.facebook.com/GoldenGasoline/?fref=ts

Golden Gasoline sera en concert :

– le 23 Juin au Le Bus 111 à Toulouse/ New Age Of A French Stone + Jusquiame
https://www.facebook.com/events/252566285100908/

– le 24 Juin au Music’Oloron Skateshop près de Pau/ New Age Of A French Stone
https://www.facebook.com/events/238540679859300/

– le 25 Juin à La cocotte électrique à Bordeaux pour la Release party  New Age Of A French Stone + Blackbird Hill
https://www.facebook.com/events/999699590084054/

 

Miren Funke

 

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