Archive | février, 2016

Demandez l’programme !

18 Fév

lebelâgePierre Lebelâge sera VENDREDI  19 Février aux Trois Baudets, avec musiciens.

(..) c’est dans un silence total que la salle est séduite, la dernière chanson « Chiffon » -la plus belle sur les paumés de la rue- est suivie d’une longue salve d’applaudissements, pas de cris hystériques de fans ébaubis, mais le remerciement du public qui vient de découvrir, ou redécouvrir un talent.

C’était à La Cigale, en première partie de MEC ! Et ce vendredi 19, Pierre Lebelâge fêtera la sortie de Babel, son premier album, accompagné de musiciens, venez lui faire sa fête aux Trois Baudets.

Toutes les infos ICI.

 

Les Magnifiques

les-magnifiques-ce-sont-christian-paccoud-et-les-soeurs-sisters-les-2-et-3-avril-photo-ghislaine-mathieu-1363798912VENDREDI  19 Février, Au Forum Léo Ferré, Christian Paccoud et les Soeurs sisters seront là pour témoigner de la vivacité de la parole et de la diversité de la vie, dans une certaine joie. en ces temps troublés, Les Magnifiques nous rassemblent autour de la parole de notre jeunesse et des gens dits « à côté », mais la marge fait aussi partie de la page… !

On réserve ICI.

et enfin, au Connétable VENDREDI  19 Février à 19H30 PRéCISES,  « Tout Feu Tout femme… »

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Et ce soir Manu Lods fait le Zèbre à Belleville, ce qu’en dit Hexagone, le mag sans papier, c’est là.

Mise en page 1

 

Mec, le spectacle…

16 Fév

Dire du «Leprest» comme on dirait du «Rimbaud», pour l’écriture elle-même… *

Mec AAA AA1800x1980 1800x1980Ovation debout pour Philippe Torreton et Edward Perraud à La Cigale qui a fait le plein pour partager les vers de Leprest , servis avec générosité, envoyés comme un direct au cœur par un boxeur du verbe, un enragé de la vie, Torreton est un athlète de la scène, Leprestophile passionné. Qui réunit dans cette aventure deux des producteurs d’Allain Leprest, Jean-René Pouilly, et Didier Pascalis, le premier, et le dernier, les plus actifs, les seuls avec Pierre Barouh**, à donner à Leprest une tribune élargie. Pouilly a suggéré ce spectacle à Torreton, Pascalis en a fait un album, carton plein. Salut mecs !

lebelâgeLa soirée a commencé avec Pierre Lebelâge, pour 4 chansons en lever de rideau. Malgré la perturbation de quelques arrivées tardives de spectateurs, placés dans les premiers rangs, la salle est vite captivée, Pierre Lebelâge seul avec sa guitare, n’a pas changé grand chose depuis ses premières apparitions en scène, et pourtant il y a quelque chose de plus. Peut être plus de confiance en lui, ce petit plus qui change tout. Et c’est dans un silence total que la salle est séduite, la dernière chanson « Chiffon » -la plus belle sur les paumés de la rue- est suivie d’une longue salve d’applaudissements, pas de cris hystériques de fans ébaubis, mais le remerciement du public qui vient de découvrir, ou redécouvrir un talent. Pierre Lebelâge sera VENDREDI  19 Février aux Trois Baudets, avec musiciens.

Brève coupure, et le rideau s’ouvre sur la scène, à gauche Edward Perraud, à droite, Philippe Torreton. (à droite sur la photo, pour le reste, il n’y a pas d ‘ambiguïté)

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Le spectacle déroule dans l’ordre ce qui est enregistré sur l’album, toutefois quelques variations dans le fond et la forme apportent des nuances, voire des surprises qui peuvent décontenancer. L’écoute de l’album, il y a quelques semaines, ouvre sur « Mec » perçu dans cet album comme un dialogue en face à face avec une personne, vous peut-être, en scène, c’est pour la salle entière, ce n’est plus une confidence, c’est presque une harangue. Et puis les évolutions de l’image d’un comédien aussi polymorphe que Torreton induit aussi une perception orientée : le rôle qu’il joue au théâtre en ce moment est particulier, pas forcément en rapport avec l’image qu’il avait à la création de « Mec » il y a plus d’un an et demi. (Oct 2014) J’ai entendu cet Philippe_Torreton©I.Mathiealbum avec cette image de Torreton, ( à gauche) et j’ai vu le spectacle avec celle là,Mec Torreton couleur AAA 2 1905x2028 1703x1700.JPG (à droite) et les mêmes mots n’ont plus tout-à-fait la même musique.

Il n’empêche que l’essentiel est de donner à Allain Leprest d’autres publics, de mettre en avant son formidable talent d’écrivain… Peut-être que -point de vue personnel- le public a plus applaudi le formidable Torreton dans ce spectacle, c’est la loi du genre, un interprète est aussi un créateur qui apporte sa vision, son ressenti d’une œuvre. Et l’essentiel reste le salut à Leprest qui continue à être parmi nous grâce aux artistes qui perpétuent son œuvre.

L’unanimité est aussi dans l’éloge d’Edward Perraud, musicien, comédien, et mime, et qui fait parfois entendre des musiques sans les notes.

Edward est un génial percussionniste, un poète du son, un chercheur-fonceur ; sur scène nous dialoguons, nous sommes unis et libres comme le demande le jazz et cette liberté colle bien aux textes d’Allain.*

MECA défaut d’avoir le spectacle près de chez vous, l’album vous le fera vivre comme si vous y étiez. (Chez Tacet, et dans toutes les bonnes maisons, chez MistiMusicShop par exemple une maison indépendante, qui propose la plupart de la production française indépendante : chanson française, musique du monde, traditionnel, chanson pour enfants, rock…

Spectacle produit par Karavane.

*Philippe Torreton

** Pierre Barouh, Saravah, a produit « Voce a mano » l’album mythique de Leprest.

Norbert Gabriel.

Photos d’archives: Pierre Lebelâge, ©Chantal Bou-Hanna,  Philippe Torreton © Ivan Mathie

Ivan Tirtiaux, L’envol

15 Fév

 

En préambule, ce portrait interview vidéo. Avec un passage très pertinent sur le fait de chanter en français, et comment on découvre qu’il faut résister à la colonisation, surtout quand ce sont des anglais et des brésiliens s’étonnant qu’un francophone ne chante pas dans sa langue.. Et puis un homme qui cite Caussimon, Leprest, ça mérite attention. Et quand il chante Aragon, Ô la guitare, me vient un souvenir, il y a quelques années, je me souviens avoir entendu Ivan Tirtiaux dans un tremplin, et je ne sais plus qui avait gagné, mais je me souviens bien d’Ivan Tirtiaux. C’est un signe qui ne trompe pas.

 

ivan-tirtiaux couvDans son album « L’envol » baigné de fines harmonies folk -mais pas que- un peu bluesy, un peu bossa- qui donnent aux mots un bel écrin musical. Bien qu’il revendique avoir en priorité la musique, peut-être par modestie d’auteur, les textes sont très bien écrits, de cette écriture fluide, naturelle, qui fait les bonnes chansons. Il y une sorte de nonchalance élégante, comme la pudeur des sentiment. Ma préférence ira dans cet album à « Graines d’arbres »… C’est comme un cantique à l’humanité, 

Il suffit d’une chute pour connaître l’envol.. je plie comme des roseaux, nous ne sommes que des graines d’arbres qu’un coup de vent détache par mégarde... et détourne vers le large »

et en route pour l’aventure de la vie, pour que ton âme sereine retrouve son berceau. »

Notez : Concert aux Trois Baudets ce mercredi 17 à 20H

Pour en savoir plus, c’est là.

En extrait, la première chanson de l’album

Charlatan

Norbert Gabriel

Mère agitée, Ann’Clair

13 Fév
©Gaelle Leroux

©Gaelle Leroux

C’est une de ces flibustières de la chanson qui fait son chemin sur les sentiers où on cherche les fleurs un peu sauvages, celles qu’on ne trouve pas dans les grands magasins. Madame a la voix mutine et juvénile pour taquiner les mille et un aléas du quotidien. C’est à grand coup de rage et d’amour qu’Ann’ Clair chante à la vie et à l’amour, quand les temps sont difficiles. Toutefois, tant qu’il y a de vie, y a de l’espoir, et avec l’homme que j’aime, messieurs, vous avez des indices et des pistes pour tenter de conquérir cette mère agitée femme sauvage, qui n’est pas née pour être sage.

C’est tentant, n’est-ce pas ? Mais attention la barre est haute. Cet album sensuel et musicalement très riche d’ambiances colorées, de couleurs jazzy très raffinées, c’est la promesse tenue de délices affriolants… Je parle de chanson, quoi que… On peut extrapoler, et ma foi, on le fait volontiers. On retrouve aux musiques l’ami Eric Guilleton (oui, j’assume, ACI, et entre autres, mélodiste hors pair) en co composition avec Ann’Clair avec Gérard Gabbay, Christophe Devillers,  Franck Steckar. L’auteure des textes, on l’a connue sous le nom d’Anne Claire Marin, aujourd’hui Ann’Clair, précise et incisive, incroyablement charmeuse. Une écriture limpide, épurée, sans fanfreluches superflues, comme des dessous chics, classieux.

Couv ANN ClairÇa fourmille de vie tonique, de vie d’humaine résolue à ne jamais abdiquer devant les boiteries de la marche du monde.

Pour se plaire, laisser tourner les pages de l’histoire lentement dans le temps des amants…

L’allégorie de la poupée russe résume bien ce qu’il est de ces femmes multiples, poupée Barbie, la maman et la putain, la petite fille et ses refrains, parfois chagrins.  Mais la même à chaque fois, debout.

Il y a de quoi être séduit… et de mettre en pratique ces jolis principes, d’ailleurs, on est pile poil dans le tempo, demain c’est la St Valentin.

La maison d’Ann’Clair, c’est ouvert, et c’est là.

Et pour avoir l’album, c’est ici, envoyer un mail à: marinanneclaire@orange.fr Donnez votre adresse, vous recevrez le CD et la facture de 17€ (15€ +frais d’envoi) En attendant une distribution classique.

Norbert Gabriel

  • NB: on pourrait dire aussi « Une sorcière comme les autres »  ou une fée malicieuse, car cet album doit contenir un sortilège d’addiction, ça tourne, ça tourne, ça tourne, SOS docteur..

Soutien à La Clé des Ondes, dernière des radios libres de Bordeaux

12 Fév

la clé des ondes

 

 

Logique de restriction budgétaire -dont la culture et l’art sont toujours les premières victimes- oblige, ces dernières années ont vu chuter le taux des subventions publiques octroyées aux associations culturelles. Ces subventions sont pourtant le garant de leur indépendance, voire de leur survie. C’est l’existence de ces fonds publics, qui, avec les cotisations personnelles des adhérents, permettent aux associations de ne pas avoir à courtiser des mécènes privés -et pour ce faire incliner leur politique en ce sens- et de garder indépendance spirituelle et liberté de ton intactes. Tel est le cas de la radio associative girondine La Clé des Ondes, qui depuis sa création s’est toujours refusée à avoir recours à la publicité comme moyen de financement, pour ne pas céder à l’omnipotence du mercantilisme.

Fondée en 1981, dans le sillage de la libéralisation des ondes, La Clé des Ondes, au départ aventure entre quatre amateurs passionnés et animés de convictions, est, au fil des ans devenue, pour des générations d’auditeurs et pour les plus de 90 bénévoles qui aujourd’hui s’emploient à la faire vivre, le seul média local alternatif aux radios commerciales. Source d’éclectisme culturel, lieu d’expression libre et de débats sociétaux, force de soutien tant aux artistes semi-professionnels ou encore anonymes qu’aux causes défendues par des associations ou des mouvements politiques et syndicaux progressistes, La Clé des Ondes partage son temps d’antenne entre tribunes réservées aux associations (Secours Populaire, Planning Familial, Association de Soutien avec les Travailleurs Immigrés, Occitan , …), émissions d’actualités, programmes bilingues (Portugais, Espagnol, Arabe) à destination des immigrés, libre antenne pour les détenus et programmations musicales originales.  la clé des ondes tourne disque

Ayant résisté, alors que tant d’autres radios associatives disparaissaient les unes après les autres, elle demeure la seule fréquence dans une périphérie de 30km autour de Bordeaux sur laquelle on peut écouter de la chanson engagée, du Jazz, du Ska, du Reggae et des musiques métisses, ainsi que des artistes auxquels les autres médias ne s’intéressent jamais. C’est également la seule fréquence qui laisse volontiers la parole aux militants associatifs et politiques de gauche, sans toutefois privilégier de parti, dans un souci de pluralisme et de respect des diversités.

laclé 87

 

Alors certes, continuer d’assurer le bon fonctionnement d’un tel média radiophonique et la diffusion d’émissions de qualité a un coût. Certes la culture a un coût. Mais les temps actuels ne nous font-ils pas, parfois atrocement, prendre conscience du prix de l’ignorance ? Préserver l’existence des rares médias qui œuvrent encore à la propagation des connaissances, à l’enrichissement culturel et à l’ouverture d’esprit n’est pas un choix anodin.

Aussi, c’est par le biais d’un site de financement participatif (en paiement sécurisé) que La Clé des Ondes appelle à la contribution, même modeste, de toutes celles et de tous ceux prêts à un geste solidaire pour que continue de vivre un de nos derniers médias populaires indépendants.

C’est ici !

Miren Funke

remerciements à Aline Schick-Rodriguez

 

Lien :  le site de la radio.

 

 

 

Clarika, De quoi faire battre mon coeur…

12 Fév

dequoifairebattremoncoeur

 Je suis la force et la lumière

Je suis fragile et solitaire

Je suis fidèle et inconstante

Je suis toute la misère du monde et le bonheur à la ronde…

D’emblée, on retrouve tout ce qu’on aime chez Clarika, la douceur et la colère, la fraîcheur et la flamme de la vie, et cette sensibilité à fleur de mots qu’elle fait chanter dans des mélodies et orchestrations superbes. (Fred Pallem est aux commandes)

Dans les derniers arrivages d’albums qui vont faire chanter 2016, celui de Clarika va être au sommet de la pile, il y a en quelques autres, mais par ordre alphabétique, priorité à Clarika. Elle est dans la lignée des femmes qui chantent, leur vie ne peut se dissocier de la marche du monde, l’intime et le public se fondent dans une harmonie

©NGabriel

©NGabriel

discrète, on dit sans impudeur voyeuse ce que la vie trop conne finit toujours par tout gâcher. Ce sont toujours des albums personnels, les chansons de sa vie, graves ou espiègles, des tableaux de sentiments, de révolte, de douleurs, de questions multiples pour envisager sans trop de désespérance un avenir possible. Vingt cinq ans de compagnonnage et une page se tourne, rien n’est effacé, rien n’est oublié, on avance au mieux des possibilités… On feuillette l’album des souvenirs, on a fait tout ça, tout remettre à demain et après demain, mais le temps est parfois un peu chagrin…

Le choix, c’est une nouvelle approche du thème de « Bien mérité » et par les temps qu’on vit, ça vous percute droit au cœur. Sont-ils partis faire un tour, les beaux jours ? (…) Alors j’attends que soufflent les vents du bon côté...

L’album est arrivé, ce 12 Février, et La Cigale est annoncée le 12 Avril. On y reviendra, c’est une promesse de bonheur malgré tout, et  il ne faut jamais se priver de ce genre de promesse.

Extrait

(Il y a des invités venus faire des duos, Alexis HK, et  La Maison Tellier  dont, heureux hasard, un nouvel album est arrivé, il y a quelques semaines.)

La maison de Clarika, c’est là.

 

Autres femmes qui chantent…

gemmaGemma

Une des belles découvertes du radio crochet de France Inter, arrivée dans cette aventure avec une simple maquette, mais nous ferons bientôt le point sur la genèse de cette expérience. Depuis deux ans, Gemma a pris conscience et confiance dans son talent d’ACI, récemment, c’était une première partie de Jeanne Cherhal, pas mal, non? Ses premières chansons, c’était dans une ambiance piano-Barbara, la voix presque nue au service des mots. L’habillage musical est aujourd’hui plus étoffé, sans avoir perdu sa pureté originelle.

Et voici donc un premier essai discographique avec ce 5 titres très bien réalisé, pour montrer la gamme des émotions, la carte du Tendre bancroche * portée par une voix impeccable,

Claude Fèvre l’a présentée dans NosEnchanteurs, en évoquant Clarika, il n’y a pas de hasard, on lit ici.

C’est dans la lignée du chant des artisans qu’elle avance, avec Gemma Prod (!) dont voici la première production, et dans les crédits et mercis, Pauline Audigier, autre découverte du radio crochet,  voici de ses nouvelles ci-dessous, après le clip.

Revoir la mer… 

*Claude Fèvre dans l’article NE.

Pour suivre Gemma? C’est là.

Léopoldine 29 avrilAAA 2 profil DLéopoldine

Une autre des belles découvertes du radio crochet, Léopoldine, qui suit le même parcours que Gemma, un travail de création, en région comme on dit,  commencé presqu’en direct avec le radio crochet, où les filles ont été globalement plus créatives que les garçons. Le piano de Léopoldine est plus shellerien, elle est dans un univers onirique, avec des ambiances de ballades elisabethaines, des mélodies dansantes un peu irlandaises, des décors de brumes sur la lande… ou vers la vallée des Fades (les fées d’Auvergne) pays d’eaux claires et de forêts ombreuses.

Poétiquement musical, musicalement envoûtant, on a un aperçu de tout çà dans « Adieu canopée » en 6 tableaux.

Photo Léopoldine©NGabriel

C’est ici pour en savoir plus, et écouter.

Norbert Gabriel

  • (Merci  Danièle Sala, activiste soutien de Gemma et Léopoldine)

Dernière heure: au printemps, au printemps, les Trois Baudets accueilleront trois filles du radio crochet France Inter, Liz Van Deuq, Gemma et Clou, Léopoldine, qui était prévue,  a remis  à une autre fois pour cause de bébé printanier en vue…

Demandez l’programme !!

11 Fév

kal com  zebreKalimbo c’est aussi un spectacle , après un bel album,

(…) Dans ce conte, les musiques sont nimbées de sortilèges, cette touche nostalgique, envoûtante, majestueuse et magique… Comme un conte, magique et cruel parfois, profondément humain. Kalimbo, c’est la genèse du peuple du blues…

L’article complet ICI.  Spectacle jeune public et public jeune.

Le spectacle tourne aussi dans les départements, suivez le guide, c’est là.

 

Pour les jeunes de plus de 18 ans qui peuvent se coucher tard, voici une proposition honnête, quoi que…

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Pour en savoir plus….

 

Salut mec-001Et un rappel c’est lundi 15 Février 2016 que La Cigale bruissera pour Mec, Allain Leprest et Edward Perraud, de quoi est-il question ? Voir ICI.

 

Last but not least, vous avez des envies de chanson, de musique ? MistiMusicShop est ouvert jour et nuit, urbi et orbi.

Mistmusic

Norbert Gabriel

Je chante ! Depuis 25 ans….

10 Fév

Je' chante couv

Et s’il n’en reste qu’un ce sera celui-là ! Le dernier magazine chanson « de mémoire » et d’articles de fond comme on n’en fait plus. La petite entreprise associative se positionne résolument dans le donquichottisme cyranesque de l’édition, 81 pages sans aucune pub, et une parution irrégulomadaire.

Voici donc le 12 de la nouvelle série, centré sur la chanson francarabe.

Au premier abord, me suis-je dit, oui pourquoi pas… à l’occasion…

Mais en feuilletant rapidement, dès le premier coup d’oeil, j’ai revu mon approche distraite pour une lecture approfondie. Passionnante.

Un détail en particulier concernant Enrico Macias, parfois tellement caricaturé, cette anecdote rapportée par Francesca Solleville. C’était un temps où les chanteurs n’étaient pas reconnus comme intermittents, et demandaient les mêmes droits que les comédiens de théâtre. Lors de l’enregistrement d’une émission de télé, Francesca apprend que Macias en fait partie, elle demande à le voir, elle lui explique pourquoi elle et quelques collègues font grève, et immédiatement Enrico les suit « je fais grève avec vous »… L’émission a eu lieu, avec Stone et Charden, sans Macias. La conclusion de Francesca :

« J’en ai vu des chanteurs et pas des moindres que je croyais être des  nôtres, refuser de faire grève. Et d’autres qui m’ont étonnée, comme Enrico Macias, qui ne faisait pourtant pas partie de nôtre circuit. Je ne l’ai jamais rencontré depuis ce jour-là, mais je lui en suis restée très reconnaissante. » (Extrait de Je Chante N°4 toujours disponible)

Photo NGabriel

Photo NGabriel

Donc un dossier très complet sur Macias, Line Monty, Lili Boniche, tonton Raymond,  Reinette l’Oranaise,et d’autres personnages de cette culture musicale d’un pays qui fut français de 1830 à 1960.

Plus une dizaine de pages « coup de projecteur » sur l’actualité de la chanson, avec deux pages consacrées à Mr Poli et Sève, le duo le plus original de la chanson actuelle.

Et une interview de 2 pages de Guy Béart (par Michel Vial, en 2009)

Depuis 25 ans, un quart de siècle, Je Chante vit pour la chanson, allez visiter, et souhaitez lui Bon Anniversaire. C’est ICI.

Norbert Gabriel

Gabriela Arnon, Pyramid Lake.

9 Fév
©NGabriel Fev2016

©NGabriel Fev2016

Dans ce Pyramid Lake, et les champs de Perséphone, renait toute l’Amérique de nos enfances rêveuses, ce grand paradis sauvage aux espaces infinis. Le souffle du vent dans les plaines du Far West était toujours chargé de rires oiseleurs, et de musiques aux sortilèges délicieusement mystérieux. C’était le temps où on se prenait volontiers pour Daniel Boone, le coureur des bois, ou un héros solitaire, l’homme des vallées perdues, chevauchant dans le soleil couchant vers un nouvel horizon. A la façon des manouches, gitans, bohémiens, l’important c’est pas le bout de la route, c’est la route.

Gabriela Arnon AA 2276x2120Dans les chants de Gabriela, l’essentiel n’est pas d’avoir la traduction mot à mot, l’essentiel, c’est le voyage merveilleux, et le rêve. Oublier les pages sombres du quotidien pour se laisser séduire par le charme de ces voix et instruments en harmonies subtiles, raffinées.

Le spectacle comme l’album, génère un état d’apesanteur hypnotique, sereine, cet état de bonheur permanent, dirait Moustaki. Les voix, les instruments murmurent avec une grâce ensorceleuse des contes et poèmes musicaux qui esquissent les contours de paysages nimbés de soleils complices, de brumes amicales. On y verrait bien une biche danser avec un loup, on y voit toute la beauté du monde, et même si le monde n’est pas toujours comme ça, il le devient dans les champs de Perséphone qui sème des fleurs aux enfers. A défaut de paradis, mais on n’est jamais à l’abri d’une bonne nouvelle.

Au final, on met l’album, une fois deux fois, trois fois, ça tourne, et puis,

Aborder le rivage
Où rien ne fait semblant
Saluer le mystère
Sourire
Et puis se taire.*

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En scène, le spectacle est total, images en fond de scène, on voit le superbe clip d’Antoine Campo, (metteur en scène de ce spectacle) rien à ajouter.

Norbert Gabriel

*Il faut tourner la page ( Nougaro)

Et encore merci à Marilou Nézeys pour cette belle soirée, et cette belle découverte.

Le site de Gabriela Arnon.

 

Deux créations spectacles

8 Fév

L’actualité spectacle vivant est assez riche, envers et contre tout, la scène n’abdique pas face aux morosités du temps. Deux créations de belle tenue ces jours derniers.

Kamaieu Trio fin 3316x2442En premier, par ordre chronologique, Kamaïeu Les Cyclamens. Un trio emmené par Pierre Margot dans une parade de chansons…

C’est comme un jour de fête où chaque saynette pourrait être signée Tati -Jacques- et non le marchand de Barbès, ou par Pierre Etaix, Chaplin, ou Buster Keaton. Car Pierre Margot est un prestidigitateur, virtuose des émotions tourbillonnantes, du contre-pied narquois…  Sous le rire la tendresse, sous la flèche la caresse, avec en filigrane la petite voix du clown de Gianni Esposito, sa chute est une pirouette-cacahuète, même pas mal, le spectacle continue, et l’artiste vous salue bien.

On retrouve l’inséparable Glops, connu aussi sous le nom de Serge Duchesne, sorte de farfadet imprévisible, impassible ou vibrionnant, dont nous nous n’avons pas d’équivalence évidente, sauf peut-être à explorer la généalogie des héros genre Clarence Oddbody l’ange gardien de Capra. Pour équilibrer, Kamaieu 2 Jennifer 1979x2352Pierre Margot a invité Jennifer Quillet, poly-talentueuse, multi-instrumentiste, hyper expressionniste, passant dans la seconde du Droopy bougon à la charmeuse rayonnante, ce qui n’a pas échappé à l’éclairagiste du Forum, et ipso facto au photographe de passage.

Kamaieu 2 P margot AA 2605x2706Pierre Margot quand il n’est pas Grand Chambellan de la lune est clochard stellaire, comediante-tragediante d’une comedia del arte sans frontière. Auteur compositeur de ce futur album Les Cyclamens, suite du projet Kamaïeu, il donne rendez-vous en Mai ou Juin 2016 pour la sortie, et heureux lecteurs vous avez la possibilité d’être les mécènes privilégiés, elle est pas belle la vie en Kamaïeu ? Voyez ici pour les formalités,

Et en attendant quelques images pour vous mettre en appétit.

Kamaieu 2 sel montage 5120x4096

 

Pour le second spectacle, Gabriela Arnon, suite demain, trop de gourmandise nuit…

Gabriela Arnon Final penché AAA 3487x1536Norbert Gabriel

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