Archive | septembre, 2015

Mon voisin, de Marie Dorléans, par Guillaume Gallienne

30 Sep
Mon V couvIl n’est jamais trop tard pour parler des belles choses…
« Mon voisin » est un livre disque sorti en 2012, écrit et illustré par Marie Dorléans, et interprété par l’excellent Guillaume Gallienne (de la Comédie Française et accessoirement aussi Jolitorax dans le film « Astérix au service de sa majesté » pour donner l’étendue de son talent)
Cessez donc de culpabiliser si ce soir vous préférez faire tranquillement votre vaisselle dans le silence ou regarder un épisode de Grey’s anatomy (ça marche aussi avec Homeland ou Downton Abbey) plutôt que de lire pour la énième fois le livre préféré de vos rejetons, en n’omettant aucune virgule et aucun travestissement de voix.
Mon v gallienneLaissez-les goûter au luxe de fermer les yeux et d’entendre Tonton Guillaume leur raconter son histoire.
Une histoire faite d’évocations sonores, où se mêlent réalité et imaginaire.
Celle d’un monsieur tranquille dont le nouveau voisin, quelque peu bruyant, est source d’innombrables rêveries et suppositions farfelues.
Le jeu d’acteur tout en nuance et subtilité emporte l’auditeur dans les frasques de son personnage.
La réalisation du disque, assez sobre et discrète, mélange les bruits de bouche et les bruitages.
Min v pieuvreSimplicité et sophistication sont au rendez-vous. D’ailleurs, les illustrations du livre sont parfaitement cohérentes avec l’impression ressentie à l’écoute du disque…
elles présentent à la fois des dessins classiques, qui feraient penser à des gravures en noir et blanc du 19ème siècle, et des couleurs vives et modernes pour symboliser l’imaginaire.
Mon voisinMention spéciale pour les bonus (marque de fabrique des éditions des braques), l’entonnoir et les rébus comme des petits jeux  pour compléter l’histoire qui, s’il faut lui trouver un défaut, aurait mérité d’être un poil plus longue !
En bref, un bel objet, un beau disque et un texte original qui désamorce avec le sourire les petites trouilles, les gros cauchemars et les fantômes sous les lits.
Solange Lebrun
Mon V couv
Mon voisin  ( 5-8 ans)     Coup de coeur Académie Charles Cros
Texte et illustrations Marie Dorléans
Raconté par Guillaume Gallienne de la comédie française
Editions des Braques

Festival de Marne vendredi 9 Octobre, Jérémie Bossone, Camélia Jordana

29 Sep

Bossone AAAA main tendue 16-01-2015 22-54-13Jérémie Bossone, une des plus fulgurantes révélations de ces dernières années dans le monde de la chanson, celle qui marie la force des mots chargés de TNT aux musiques nourries d’alcools distillés façon Apollinaire. Que ce soit en solo, en duo, ou en trio, Bossone uppercute et séduit le public qui a envie d’autre chose que de chansons sans calcium.*

Tout sauf l’indifférence, ce que démontre une éminente critique de Télérama, qui termine sa chronique par :  Jérémie Bossone s’emballe, avance sans se cacher entre flammes et cendres… La fièvre et la liberté semblent l’animer. Précieux moteurs . ( V.L)

Dans cette soirée, Jérémie Bossone sera en trio. (Avec Benjamin Bossone, et Daniel Jéa) Vous trouverez facilement sur le net quelques chansons à découvrir, si ce n’est pas fait, en attendant, je vous propose celle-là…

(avec Benjamin Bossone)

CaméliaC’est Camélia Jordana qui fera sa nouvelle star. La plus intéressante et la plus originale de toutes les créatures chantantes issues de télécrochets. Dès le début, Camélia Jordana surprend et séduit par ses variations vocales jazzy qui apportent un ton nouveau dans le convenu de la production habituelle de ces concours.

Ensuite, évitant l’écueil des fabricants industriels de chansons bien formatées prime time télé, c’est plutôt vers des créateurs comme BabX qu’elle évolue avec bonheur.

Et les voilà tous les deux, ne nous privons pas,

Ça se passe le 9 0ctobre à Villeneuve St Georges, pour la programmation totale du festival, c’est là : http://www.festivaldemarne.org/index2013.html

*Pour la chanson sans calcium, voilà ce que c’est, l’exact inverse de ce que propose cette soirée…

Norbert Gabriel

Festival de Marne 2015

27 Sep

Fest Marne

Presque 30 ans, c’est la 29 éme édition de ce beau festival qui offre une ribambelle de spectacles pour tous les goûts et pour tous les âges. Du 1 er au 17 Octobre, 21 villes du département invitent plus de 70 artistes.

  • Ceux qui cultivent les mots pour les faire chanter francophone: Dominique A, Camélia Jordana, Stephan Eicher, Bastien Lallemant, Oxmo Puccino, Dick Annegarn, Louis Chedid, Miossec, Albin de la Simone, Brigitte Fontaine La Grande Sophie, Jérémie Bossone, Abd Al Malik, Liz Van Deuq, HK et les Saltimbanks …
  • Ceux qui explorent les musiques métissées et plurielles : Orange Blossom, Flavia Coelho, Zoufris Maracas, Soviet Suprem, Bratsch, qui fait en 2015 sa dernière tournée, Souad Massi …
  • et du rock, et les refrains des gamins, des débats, des expos,

Attention, il y a plusieurs spectacles qui sont complets depuis quelques jours, voire quelques semaines, il est donc urgent d’aller voir tout le programme, sur le site du festival, les lieux, les dates, l’itinéraire, tout y est.

Voir ici: http://www.festivaldemarne.org/index2013.html

ImpressionA suivre aussi les actions et animations de la JIMI

SALON – DÉBATS – EXPOS – CONCERTS – SHOWCASES

La JIMI est le rendez-vous annuel des indés et de l’autoproduction. Elle met en valeur tous ceux qui, avec beaucoup d’énergie et de créativité, renouvellent et soutiennent la musique. Salon, débats, expos, concerts, showcases et concerts feront se rencontrer activistes, public et musiciens.
La JIMI est l’occasion de réfléchir et de faire le point sur les solutions et les modes alternatifs d’accompagnement, de production et de diffusion des artistes.

Le vendredi 09 et samedi 10 octobre circulez librement entre les différents lieux de concerts (Hangar, Tremplin et Théâtre Antoine Vitez – programmation ci-dessous) grâce au pass à 10€ par jour.
Le samedi 10, profitez gratuitement du salon à l’Espace Robespierre (Ivry-sur-Seine) pour vous informer et rencontrer les indés.
Informations complémentaires : www.jimifestivaldemarne.org

Premier rendez-vous, le 1 er Octobre avec Dominique A.  à Vincennes, mais c’est complet depuis pas mal de temps…

A vos agendas…

Norbert Gabriel

Milos Unplugged, « Awakening » : rencontre avec l’artiste en préparation de son 4ème album financé par le public

27 Sep

milos unplugged

Tout commença dans les années 2000 dans un bar de Bordeaux, « El Inca », dont la cave fut le foyer d’un foisonnement musical intense. A l’initiative de Milos, l’homme des lieux, « El Inca » participait activement à la vie culturelle bordelaise, si bien qu’en son antre se sont tissés des liens de confiance et d’estime réciproque entre les artistes jusqu’à constituer un véritable réseau d’amis et de contacts dont la solidarité perdure encore. C’est ce lieu devenu mythique qui vit éclore M. Botibol, les Cranes Angels et Pan Pan Master, offrit sa première scène bordelaise à Fránçois and the Atlas Mountain, et accueilli Amanda Palmer, de passage à Bordeaux, pour un concert totalement improvisé. cave de El Inca

La fermeture de ce repère des musicophiles amateurs de petites scènes et de rapports humains n’allait pas pour autant signer la fin de l’activisme artistique de Milos, passé derrière le comptoir de l’Apollo, autre café-concert du même quartier, investit dans la construction d’un studio d’enregistrement dédié au partage, Kitchen Records, et bien décidé à poursuivre son engagement auprès des artistes. Car artiste, il l’est lui aussi. Certes Milos est homme qui soutien les groupes, et a participé à diverses aventures musicales (O.P.A, Standard Flower Bomb, Tabl Najdi…), mais il est avant tout chanteur-auteur-compositeur ayant exprimé sa poésie folk engagée et humaine à travers trois premiers albums autoproduits. A l’instar de bien d’autres artistes que nous avons rencontrés, Milos Unplugged se tourne à présent vers le financement participatif par le public pour achever la production de son 4ème album, « Awakening », et éventuellement, selon le montant des dons, en réinvestir une partie dans le soutien d’une association de sourds et malentendants et des musiciens.
C’est à son domicile où nous avons eu le privilège d’une visite guidée du studio « Kitchen records » que l’artiste nous recevait cette semaine pour évoquer ce nouveau projet.

milos1– Milos, bonjour et merci de nous recevoir dans ton studio installé à domicile. Etait-ce une envie personnelle ou dans le but de mettre un outil au service d’autres artistes ?

Pas mal d’amis sont passés par ici. C’est le studio où a été enregistré l’album de Guaka avec « Chinoi » [NDLR Jean Marc André, dit « Chinoi » ingénieur du son et producteur], et actuellement le prochain album de Soul Revolution. A l’époque, la pièce était disposée différemment ; ça évolue tout le temps. J’y modifie le sont au fur et à mesure du temps grâce aux panneaux phoniques fixes et mobiles installés de part et d’autre du studio. Et puis un studio, c’est un investissement permanent pour acheter du nouveau matériel : on n’arrête jamais. J’utilise Protools en logiciel de mixage, mais je préfère de loin les prises live ce qui me permet d’arriver à un bon résultat en peu de temps. Kitchen studio fonctionne à la donation : il y a un abonnement à l’année (20€), et ensuite les groupes payent ce qu’ils veulent pour se servir des lieux à chaque session.

studio milosLe fait d’avoir un studio à la maison offre beaucoup d’indépendance : on s’en sert quand on veut, sans rendre de compte à personne. Si une idée vient, on peut l’essayer tout de suite et enregistrer directement. Je n’ai pas encore expérimenté cette immédiateté, mais c’est un privilège pour la créativité.
Le studio à été crée pour moi et les autres. Je sais ce que c’est de ne pas pouvoir enregistrer ses chansons faute de prix élevés. La mission Kitche Studio est de permettre a tout le monde d’enregistrer ses morceaux en fonction de son budget et non pas le contraire.

  • Tu es d’origine sud-américaine et tu as vécu en Orient avant de venir en France. Comment cette vie d’exil, nourrie d’une diversité culturelle riche a-t-elle influencé ta musique ?
  • Je suis d’origine péruvienne, même si ma mère est née ici. Mais je ne suis venu m’installer en France qu’à 19 ans. J’avais vécu mes 8 premières années au Pérou, puis 2 ans en France, avant de partir pour le Qatar, où on père avait un travail dans une société Qatari de réparation d’avions. Nous y sommes restés une dizaine d’année, jusqu’à la fin du contrat de travail de mon père. C’était un peu une vie de mercenaire ! J’avais fait un peu de piano à l’école, mais abandonné la musique jusqu’au lycée où j’ai commencé à jouer avec un ami et monté un groupe. J’ai vécu mon adolescence dans le désert, mais MTV était diffusée au Qatar, et nous avions donc accès au rock et à la pop internationale des années 90 : Nirvana, Tori Amos, Jeff Buckley, Megadeath, Alice in Chains, Iron Maiden, et d’autres variétés internationales moins pertinentes aussi. C’est donc cette musique qui m’a influencé, et bien sur aussi la musique orientale. D’ailleurs je joue lorsque je le peux avec un groupe de Paris, Tabl Najdi, au sein duquel joue mon ami du lycée, qui est également revenu vivre en France par la suite. C’est un peu de la Pop-rock noisy instrumental inspiré de rythmes orientaux ou pas.
    Pour ce qui regarde mes compositions personnelles, la chanson « Wall of shame » est basée sur une rythmique un peu afro. Et « Lorita » est inspiré de certaines musiques sud-américaines comme le Festejo, sauf qu’il n’y a pas de flute de pan sur l’enregistrement, parce que nous n’avons pas pu en mettre, mais ça se fera sans doute un jour. Ce sont à peu près mes deux seuls morceaux qui ont emprunté à des musiques traditionnelles autochtones, au « Tradworld ». La plupart des mes chansons ont une identité folk-pop, certaines un peu dans la veine de groupes comme Calexico, d’autres plus sombres, un peu influencées de Coldwave, sans toutefois verser dans l’Electro.
    J’ai finalement échoué à Bordeaux, car ma grand-mère habitait non loin d’ici, sur le bassin d’Arcachon, et j’ai fini par me plaire dans cette ville, qui recommence à bouger. Il est vrai que durant quelques années, le milieu des bars à concerts où s’exprimait avant toute une scène alternative, était devenu un peu moribond. Mais de plus en plus de petits lieux dédiés à l’expression artistique recommencent à ouvrir un peu partout. C’est en train de renaitre et j’espère que ça va tenir le coup. Bien sur c’est aussi à nous de faire attention à trouver des lieux bien adaptés, insonorisés comme il se doit, et à savoir gérer les gens qui y viennent aussi. Il y a en périphérie de Bordeaux de grandes salles de concert, sans trop de voisinage, qui n’ont pas le problème de devoir limiter les nuisances sonores, par exemple lors de la sortie du public. En ville, c’est plus compliqué, surtout depuis le passage de l’interdiction du tabagisme dans les lieux publics : les gens sortent fumer, parlent, et le bruit ne peut pas être contenu à l’intérieurs des bars ou des caves. J’ai aussi à l’idée de monter un nouveau lieu musical, mais dans l’immédiat, je me concentre sur l’album à venir.

milos par jj.rambeau

  • L’album, parlons-en. Quelle est son décor sonore ?

– Je compose les chansons avec une guitare folk au départ. Et je me suis entouré du groupe Cocktail Bananas, qui est lui-même un groupe folk-rock-pop, ce qui donne leurs couleurs aux chansons et fait ressortir cette ambiance dans les compositions. Il nous est arrivé de jouer plus rock par moment, ou plus intimiste, par exemple lors de concerts où tous les musiciens ne sont pas présents en même temps. Mais le groupe au complet dégage plutôt un univers sonore folk-pop.
Biens sur ma musique se nourri sans doute de tout ce que j’ai écouté depuis que je suis enfant, et de tout ce que j’écoute à l’heure actuelle, comme Chris Coen, Adrian Orange [chanteur du groupe Thanksgiving], Little Wing, Kings of Convenience, Vetiver, Kings of Leon, Efterklang, Other Lives… . Et puis il y a certainement aussi des influences du Rock, que je ne joue pas spécialement, mais que j’écoute beaucoup aussi.

– Tu communiques en anglais dans tes textes. Pour quelles raisons?
– Depuis que j’ai habité au Qatar, j’ai toujours parlé anglais, et ça me semble plus facile pour communiquer. Les paroles me viennent donc naturellement dans cette langue. En revanche, lorsque j’essaye de composer en Français, je sors des genres de comptines ; je ne sais pas créer de chansons françaises dans le registre folk indé que j’aime jouer. Ce n’est pas une musique que j’imagine avec des paroles en Français. Cela viendra peut-être un jour. Du coup j’ai deux comptines dans mon répertoire ; c’est mignon, mais ce n’est pas ce que j’aimerais faire vraiment. Avec l’Anglais, je peux exprimer ce que je veux dire en peu de mots, et cela me semble bien plus compliqué à faire en Français, qui est une langue qui se prête plus à de la création poétique et sans doute plus recherchée.

– Quelles sont les thématiques que tu aimes aborder dans tes chansons ?

– Les thématiques sont variées, et je ne les choisis pas a priori ; c’est selon les premières paroles qui me viennent. Le titre « God spell » par de la timidité d’une personne qui n’ose pas sortir de chez elle pour s’ouvrir au monde extérieur, de la difficulté de communiquer, que rencontrent notamment les malentendants, de la peur que créé la barrière de l’incompréhension. C’est pour cela que nous nous sommes faits aidés pour illustrer le clip de ce titre par l’association Rythme’n’Signes. La chanson « Loneliness » qui sera présente sur l’album aborde le sujet de la séparation et de la solitude de deux personnes se retrouvant seules après une vie de couple. Un autre titre, « Dig », parle des enfants qui travaillent dans les mines de diamant en Afrique. « The ending », dont nous avons tourné le nouveau clip au local de « Rock et Chanson » parle de la fin du monde, des guerres et des bombardements qui ont toujours lieu quelque part dans le monde ; c’est une sorte d’état des lieux. « Wall oh shame » n’est pas une allusion à un mur spécifique, même si beaucoup d’images peuvent se coller là-dessus, mais évoque le mur de manière abstractive et généraliste. J’aborde beaucoup de thèmes qui vont de l’esclavagisme des enfants, à la pollution de la planète, en passant par la guerre et tous les commerces qui peuvent se faire autour d’un conflit, et des thèmes beaucoup plus intimes. Mais en règle générale, je ne me dis pas au préalable que je vais parler de tel ou tel thème ; ce sont les premiers mots qui me viennent qui vont amener le reste.

milos band2– Tu as déjà sorti trois premiers albums autoproduits. Pourquoi t’être tourné pour ce quatrième vers l’appel au financement participatif via un site internaute ?
– En fait ce n’est pas la première fois que je fonctionne suivant ce principe. Pour le second album, nous avions mis en place un système de prévente, au bar « El Inca » où je travaillais : les gens achetaient l’album et le recevaient plus tard. C’était une sorte de site participatif à nous, à petite échelle. Pour ce quatrième album, c’est la première fois que je fais appel à ce type de financement en ligne, mais pour moi, cela relève de la même philosophie que celle qu’on avait déjà mise en pratique. Et puis l’avantage de Kiss Kiss Bank Bank est de proposer une meilleure lisibilité, en permettant à un projet de se faire connaitre en dehors des réseaux d’amis et d’habitués d’un artiste. Déjà le fait d’être sélectionné par le site signifie que le projet lui semble viable, et ensuite, quand les 60% de la somme demandée sont obtenus par un artiste, le site renforce la publicité autour du projet.
Pour ce qui concerne cet album, l’enregistrement et le mix sont terminés. Les finances dont nous avons besoin serviront au mastering et à la duplication des Cd et de vinyles, puis à la distribution de l’album via des disquaires indépendants, comme « Total Heaven » ici et d’autres que nous contacterons à Paris, Toulouse, ou encore Tours et d’autres villes. Voilà le lien de la page : http://www.kisskissbankbank.com/milos-unplugged-pop-folk-awakening-nouvel-album

milos unplugged– Peux-tu nous parler du groupe qui t’accompagne ?

– Nous sommes 5 musiciens sur scène : Julien Periguini à la contrebasse, Jessica Bachke au violon, Henri Caraguel au lapsteel, Hugo Berrouet à la batterie et moi-même au chant et guitares. Ces quatre musiciens forment le groupe Cocktail Bananas, qui s’est associé à moi pour l’occasion Il faut citer aussi Mathieu Hauquier qui m’accompagne toujours sur scène. Parfois nous ne jouons qu’à deux ou trois, ce qui propose des ambiances un peu différentes, plus intimistes ; on peut aussi jouer avec une chorale. Je l’avais fait par le passé avec les Cranes Angels , une chorale de Bordeaux d’où sont issus pas mal de musiciens, qui ont poursuivis chacun une route personnelle par la suite. Nous envisageons aussi peut-être des collaborations avec d’autres artistes. Pour l’anecdote, une compilation produite par les Hot Flowers va sortir avec Cocktail bananas et trois autres groupes, dont le principe est de faire jouer à chaque groupe les chansons d’un des autres, c’est le genre de projet qui me plait. D’une manière générale plusieurs artistes ont participé à leur façon à mon album.

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– Une tournée est-elle prévue ?

– Pour le moment j’essaye de trouver un maximum de dates dans des petits bars pour jouer nos titres, partout où on pourra toucher des gens et les inviter à participer à la souscription ; et par la suite, suivant l’accueil et les critiques qu’aura suscitées l’album après sa sortie, nous chercherons des dates de concert plus importantes un peu partout en France, éventuellement des sélections de festival, des tremplins. Nous avons déjà joué à Paris, Toulouse, Pau et dans quelques autres villes pour les albums précédents, pas tant que ça, parce que je travaillais dans mon bar, et je ne pouvais pas m’absenter à ma guise, mais quelques fois quand même.
Dans l’immédiat une Release Party est prévue à l’I-Boat le 27 novembre pour la sortie de l’album avec les groupes Guaka, Soul Revolution, The Lost Meridian et le Dj set de Vicious Soul. La soirée musicale sera accompagnée d’une exposition de dessins et d’une dégustation de vins. Et dimanche 27 septembre, je fais un petit concert dans un théâtre à Bordeaux, rue de La Rousselle [NDLR pour l’anecdote, rue historique du Bordeaux où vécu Michel de Montaigne], qui s’appelle le « Labothéâtre Larousselle ». C’est un petit lieu avec une trentaine de places où se font des spectacles de one man show, companies de théâtre et des expositions en journée… Un lieu très sympathique.

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Miren Funke

Liens :

page du financement participatif : http://www.kisskissbankbank.com/milos-unplugged-pop-folk-awakening-nouvel-album

site de La Cassette : http://www.lacassette.org/

facebook : https://www.facebook.com/milosunplugged?fref=ts

France Inter Partons en live avec …

24 Sep

La Grande Sophie trio avec Dédé

La Grande Sophie AAAAADeux heures de chanson française, en direct, avec un plateau à dominante féminine, c’est comme si on était revenu aux grandes heures de Pollen. La soirée était sous le signe de La Grande Sophie, pour une première heure de concert où elle a présenté toutes les chansons de son nouvel album, dans l’ordre de cet album. Depuis ses débuts avec la kitchen miousic dans la mouvance alternative La Grande Sophie AA-001de Life Life in the bar, elle a poursuivi sa route, albums, concerts en formations qui évoluaient au fil du temps, mais toujours avec cette joie de vivre et de chanter très contagieuse… Le dernier album « La place du fantôme » intègre quelques notes de mélancolie, la vie avance, avec ses surprises plus ou moins bonnes… Dans « Nos histoires », le huitième album, on trouve de ces chansons qui racontent des histoires de vie d’émotions, inspirées parfois par la lecture d’un roman, et c’est ce qu’elle raconte dans l’émission diffusée ce vendredi 25 Septembre, sur France Inter, à partir de 21 h. Il y aussi Jeanne Cherhal La Grande Sophie duo Jeanne AAAAcomplice et amie dans quelques aventures scéniques assez ébouriffées, Alex Beaupain est venu La Grande Sophie Alex Beaupain AApour présenter un nouveau projet une sorte de roman vrai musical parti d’une série de photos, il raconte très bien, avec un humour distancié nuancé d’une autodérision souriante… Ils ont fait des duos, et tout cela est à votre disposition en diffusion radio.

Avec un invité, un jeune artiste Mathieu Salkaly qui se lance dans la Mathieu Salkalycarrière , pas seulement chanteur, mais porteur de projets originaux, il a terminé la soirée.

Donc , rendez-vous vendredi 25 à 21h pour tout savoir sur le futur scénique de La Grande Sophie, de Jeanne Cherhal qui part en tournée avec son piano, et Mathieu Salkaly. Et retrouver deux heures de chanson française, ça ne se refuse pas… Et si ça se trouve, il pourrait y en avoir d’autres ? On a le droit de rêver…

André Manoukian et Didier Varrod se sont relayés pour présenter cette soirée, un seul mot  pour conclure , ENCORE !  L’adresse, c’est là pour les archives de l’émission: http://www.franceinter.fr/reecouter-diffusions/956770

Et un des beaux voyages de « Nos histoires »

Norbert Gabriel

Robyn Bennett, Bang Bang…

23 Sep

rb nbAux premières mesures on est d’emblée dans une musicale comédie quelque part à Broadway ou dans un cartoon jazzy fantaisie où la joie de vivre explose à chaque accord. C’ est lumineux, les notes et les mots dansent dans une irrésistible farandole comme savent si bien faire les swingmen US bands. Et les swing women, puisque que Robyn Bennet est une fille et qu’elle a écrit et composé avec Ben Van Hille

Album à mettre en boucle sur son Iphone pour les djeuns, sur une platine HiFi, ou sur un Teppaz pour les grands anciens qui ont connu presque personnellement Duke Ellington, Cab Calloway et Joséphine Baker. Voire Jelly Roll Morton.

Couv RBBang bang c’est la fiesta déchaînée qui sait aussi vous cueillir en plein cœur au détour d’une de ces ballades à émouvoir un bloc de basalte des Montagnes Rocheuses, OK ? All rigth, vous ne parlez pas l’américain courant, c’est pas grave, ça n’empêche pas de prendre le pas dansant de la caravane, et d’aller faire un voyage de la Pennsylvanie aux collines bleues de l’Amérique de Mark Twain.

Des cuivres éclatants, des guitares sensuelles pour un moment slow en lumières tamisées, et la voix enjôleuse de Robyn Bennet, elle est pas belle la vie en musique, to night ?

On y voit défiler toutes les légendes qui ont nourri notre imaginaire – je vous parle d’un temps où l’Amérique était l’Eldorado en technicolor Hollywood – les grands espaces, l’horizon toujours repoussé au bout d’une route qui ne finit pas… Selon vos références, vous entreverrez un poor lomesome cowboy dans le soleil couchant, ou une Marilyn nonchalante dans une Cadillac rose millésime 1955. En route vers la Californie. Tout le monde a envie de Californie.

Et c’est pour ça, pour voir s’ il n’y aurait pas un autre voyage qu’on repeat l’album.  Go West man, et Good night. Un voyage en Caravan, pas d’équipée sauvage, mais  une version de Caravan suave et envoûtante.

  Robyn Bennett, elle est pas Too much ?

Ce n’est pas sur l’album, mais c’est pas une raison pour s’en priver

Suivez Robbyn, sur les routes de France, de Navarre, ou d’ailleurs : www.robynbennett.com

 

Norbert Gabriel

Guakafonda, fête, musique et humanité à Bordeaux

20 Sep

affiche de Mauro Ceballos
Jeudi 17 septembre était organisé à la guinguette « Chez Alriq » à Bordeaux une soirée festive pour célébrer le 205ème anniversaire de l’indépendance du Chili, qui signait son acte d’indépendance le 18 septembre 1810 pour s’émanciper du joug de la couronne espagnole en 1818. La ville comptant une importante communauté chilienne, dont la plupart des membres sont venus trouver refuge il y a quarante ans, suite au coup d’état de Pinochet, communauté très impliquée dans le tissu associatif et artistique local, cette date est chaque année l’occasion de réunir autour d’un événement culturel, musical, et gastronomique les sud-américains de Bordeaux et leurs amis. Néanmoins, faut-il le préciser, il ne s’agit en aucun cas ici d’une célébration nationaliste, mais bien plutôt d’un prétexte pour se rassembler autour d’une date symbolique et faire la fête avec tous ceux qui veulent s’y joindre.

 

chez Alriq

La guinguette « Chez Alriq », avec son immense terrasse située en bord de Garonne, sur la rive droite du fleuve, s’était donc parée des couleurs nationales, et investie dans la préparation de plats typiques de la gastronomie sud-américaine , avec l’aide de restaurateurs chiliens de Bordeaux comme Tito et Angelica Lopez, qui ont redonné vie cette année au restaurant de leur sœur décédée «Chez Alicia», repère des artistes et des amis du peuple chilien. Tant qu’à parler musique, parlons aussi de ceux qui soutiennent les musiciens, les accueillent et leur permettent de s’exprimer dans leur lieu de restauration.

 

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Le programme de la soirée débutait vers 18h, avec des jeux pour les enfants et se poursuivait par des spectacles de danse de Cueca, la danse traditionnelle du Chili des « Huasos » (cowboys chiliens). cueca

Suivirent quatre concerts semi-acoustiques assurés par les groupes Los Marengos, Los Cuequeros, Empanadas Letales, et Guaka, pour s’achever tard avec des animations de DJ.Drego et DJ.Libertad. Ce fut l’occasion d’entendre des compositions originales, entre lesquelles s’intercalaient des reprises de chansons traditionnelles et de classiques du patrimoine musical chilien, le public étant convié à venir danser sur la piste face aux musiciens une Cueca ou un Merengue endiablé ou simplement à se lâcher dans une danse improvisée personnelle (spéciale dédicace au danseur de la rue Montfaucon). L’ambiance était à la convivialité et la bonne humeur, même si, sans nul doute, beaucoup avait en tête une pensée pour le Chili qui vient de vivre une nouvelle catastrophe naturelle. Aussi il ne fut pas rare de voir les musiciens d’un groupe venir jouer dans le concert d’un des autres groupes et lui prêter main forte.

Guaka
Le groupe Guaka, désormais familier du Doigt Dans l’œil, assurait encore une fois le concert final pour un feu d’artifice dans les oreilles et les cœurs (et sur la piste de danse) avec des chansons de son dernier album, des reprises de morceaux folkloriques, et aussi quelques unes de ses anciennes chansons, devenues des quasi-hymnes comme «666».

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La soirée fut une occasion de plus d’apprécier la pluridisciplinarité artistique par laquelle s’expriment les Chiliens de Bordeaux, et leur générosité. Car «chez ces gens là», pour paraphraser le grand Jacques, il n’est jamais question uniquement d’art : chaque spectacle est une affaire d’humanité, d’échange, de partage, de révolte, d’engagement, d’amour de la vie, et de politique aussi. Et c’est ainsi qu’on aime l’art, quand il rend à l’humain son droit au bonheur et sa dignité, en lui faisant vivre des émotions nobles et en l’invitant à une prise de conscience.

 

Miren

 

lien : Guaka : http://www.guaka.fr/

https://www.facebook.com/GUAKA-105715122132/timeline/

Chez Alriq :http://www.laguinguettechezalriq.com/

Chez Alicia : https://www.facebook.com/chez.alicia.5?fref=ts

Rue de la Belle Ecume, dernière semaine…

20 Sep

Rue de la belle écume sel montage

Emilu Pello 8Plus de 70 représentations au Dejazet, et plus que 6 jours pour ce superbe spectacle de chansons, emmené par Emily Pello et Laurent Viel, avec Roland Romanelli et Jeff Mignot.

D’emblée, j’annonce la couleur : c’est un des deux meilleurs spectacles autour de la chanson que j’ai pu voir depuis des années. A la base, une de ces idées qui rend jaloux tout plumitif ayant eu une vélléïté de créer un spectacle de chanson, ensuite il y a un casting impeccable pour concrétiser cette idée, au chant, Emily Pello et Laurent Viel, à la musique Roland Romanelli et Jeff Mignot,  auteur Christian Faviez, compositeur Philippe Brami. Voilà, les présentations sont faites…   pour la suite, voyez ici : https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2015/09/04/rue-de-la-belle-ecume/,  rien à ajouter d’autre, Rue de la belle écume Laurent Viel AAAAsinon l’envie irrésistible d’y retourner avec des amis à qui je veux du bien. Et je vais y retourner.  Pour Paris, il reste  5 jours, et 6 possibilités d’être éblouis, séduits pas la revanche de Félicie, émus par l’Egyptienne et Natalia, par le fils du déserteur, et la vieille folle… Je ne dirai pas tout, mais cette troupe qui a concrétisé l’idée de l’auteur dans une muse en scène collective, est la révélation de l’année.

C’est la Rue de la Belle Ecume, au théâtre Dejazet, Complément d’infos si nécessaire ici: wwwruedelabelleecume.fr

Norbert Gabriel


Voici le détail du calendrier : Mardi 22, Merc 23, Jeu 24, Ven 25 à 19h Sam 26 à 14h30 et à 19h. ET C’EST TOUT !

Béart, Ferré, Brassens, Gainsbourg, tous des ratés des arts majeurs…

19 Sep

guy-beart2 Gainsbourg P ClémenceTous des ratés des arts majeurs, Ferré, Brassens, Gainsbourg, l’un aurait voulu être Villon , l’autre Beethoven ou Mozart, le dernier Van Gogh ou Picasso, pour la gloire de son vivant, c’est mieux.

Art majeur pour mineures

Ce qu’il reste de cette soirée Apostrophes de 1986, c’est le numéro de com’ esbrouffe de Gainsbourg avec sa digression sur les arts majeurs « à initiation ». Quant à la musique et la chanson, elles ne seraient que des ersatz d’art accessibles à des imbéciles incultes car non initiés.

Dans le développement de son improvisation Gainsbourg se contredit en partie, en expliquant qu’il a atteint, frôlé Rimbaud dans quelques unes de ses chansons, qui seraient donc selon lui élevées au rang d’art majeur, puisque la poésie et la littérature sont des arts majeurs.

Lui, mais pas les autres.

On peut noter que selon ses diktats, le douanier Rousseau est un peintre mineur, puisqu’il n’a jamais été initié.

Son altercation avec Béart a laissé les autres intervenants muets, alors qu’ils auraient pu argumenter… Mais peut être que le contexte a été très largement responsable de ce clash, d’abord l’extrait pour bien resituer l’ambiance.

Et maintenant, l’explication de Louis Chédid sur ce qui s’est passé en coulisses, lors des répétitions d’une chanson que tous les invités devaient faire en choeur, accompagnés par Serge Gainsbourg au piano.

Ce qui s’est passé avant pouvant expliquer ce qui s’est passé pendant…

Lors de la répétition, il s’avère qu’il faut modifier la tonalité, et Gainsbourg, au piano, ne sait pas transposer, car c’est un autodidacte de la musique, et s’il sait jouer de « son » piano, (comme Barbara) il ne sait pas faire de l’accompagnement tout terrain. C’est donc Louis Chédid qui le remplace, on voit Gainsbourg en gros plan, et les mains de Chédid sur le piano… On peut imaginer que cette petite humiliation devant les invités a pu avoir une incidence en transformant le Dr Jekyll en Mr Hyde, ou Gainsbourg en Gainsbarre…

Quant à sa démonstration sur l’art du pianiste, c’est encore de l’esbrouffe, un effet pour le buzz, créer le scandale, car en effet, il y a un contentieux entre lui et Béart. Sa démonstration de la guitare sommaire est un peu pathétique, Ségovia et Django, sont là infirmer cette pantalonnade. D’autant que Gainsbourg s’est beaucoup servi dans les grands compositeurs pour trouver des mélodies, qu’il n’a pas composées alors que Béart est un mélodiste exceptionnel « qui trouve des mélodies qu’on a l’impression d’avoir toujours connues » (Souchon).

Ce qui conduira aussi Gainsbourg à revendiquer pour son art mineur, tous ses emprunts à la musique classique, avant qu’on ne lui en fasse le reproche.

On remarquera que l’un et l’autre ont laissé des chansons aux mélodies ancrées dans les mémoires, la différence est que l’un les a empruntées, l’autre les a composées. Et les deux ont fréquenté de grands auteurs qui ont bien nourri leur talent.

Mais encore avant, bien avant, fin des années 60, il y a l’affaire de « Je m’aime » A l’époque ils sont assez amis, et Béart propose à Jane une chanson délicieusement érotique qui plaît beaucoup à miss Birkin. Mais Serge met un veto absolu, pas question que « sa » Jane lui fasse une infidélité avec un collègue. Premier point de friction. Mais surtout il y a celle de l’emprunt-plagiat à un compositeur africain, que Béart lui a reproché, et que Gainsbourg n’a jamais voulu réparer . Au retour d’une tournée en Afrique en 1964, Béart y était, Gainsbourg s’intéresse à un artiste local , à qui il emprunte sans complexe, et sans créditer.. Il s’agit de pièces prises telles quelles de l’album « Drums of Passion » du percussionniste natif du Nigéria, Babatunde Olatunji.  Marabout est en fait Jin-go-lo-ba, Joanna contient Kiyakiya et New York U.S.A. n’est autre que Akiwowo.*

Le plagiat ne sera cependant pas passé inaperçu; il faudra attendre jusqu’en 1986 pour qu’Olatunji soit crédité sur les chansons.

Il n’est pas impossible que la juxtaposition de ce plagiat reconnu, la même année que cet « Apostrophes » ait fait de Béart le mauvais témoin exécré … Qui n’a pas évoqué  cette désagréable affaire.

et pour les autres inspirations http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.samples-en-talons.ch%2Fv2%2Findex.php%2FPop%2Fgainsbourg-genie-du-sample.html

Cette mise au point aujourd’hui est simplement dictée par le fait que nombre de médias, à la mort de Guy Béart,  ont remis à la une cette altercation d’Apostrophes, sans chercher plus loin que le débat sur l’art pour mineures, comme dira Serge Gainsbourg dans un autre débat. Gainsbourg était capable du meilleur Gainsbarre du pire. Et dans cette séquence, c’était Gainsbarre pas au mieux de sa forme.

Norbert Gabriel

*(Sources:Bertrand DICALE Les Miscellanées de la chanson française. Lonrai: Éditions Fetjaine, )

Autre source pour le plagiat et ses conséquences dans le commentaire de Fred Hidalgo (voir dans les commentaires)

Les tableaux sont de Patrick Clémence.

Et pour finir, un souvenir témoignage de Bernard Pivot :

L’animateur d’Apostrophes s’est exprimé au sujet de cette altercation dans une interview au Figaro. L’événement est encore intact dans sa mémoire: «J’en garde un très mauvais souvenir. Guy Béart avait été agressé par Serge Gainsbourg, donc il avait dû réagir et l’émission ne le mettait pas à son avantage.»

Tout feu Tout femme, Valérie Mischler, le retour…

18 Sep

Flyer VM Tout feuDans 15 jours, Valérie Mischler reprend ses soirées au Connétable dans un tout nouveau spectacle, dont vous avez quelques indications ci-dessus.

Il doit bien rester quelques places pour les derniers privilégiés qui seront à cette première.

Mais revenons à Octobre 2014, au Connétable quand Valérie Mischler y a fait sa série de soirées avec Bernard Dimey. Lors de la deuxième soirée un groupe de japonais était présent. Jusques là , rien d’extravagant, Le Connétable est un cabaret inscrit sur la liste des lieux à voir pour les touristes attirés par la chanson, et un certain folklore parisien . Ce qui est plus épatant, c’est l’appel téléphonique quelques jours plus tard, proposant une invitation au Japon pour Juin 2015. Car dans ce groupe, il y a un programmateur qui invite des artistes français depuis plus de 30 ans, Maurice Fanon fut le premier. Depuis, chaque année, il poursuit son œuvre de vulgarisation de la chanson française.

Glako VM affiche nagoyaComment ça s’est passé : Valérie Mischler a été invitée à participer à un spectacle dont Michel Glasko était l’invité principal. (Si vous ne connaissez pas Michel Glasko, c’est un des grands de l’accordéon contemporain, et c’est une vedette au Japon. Et heureuse complicité du hasard, il a accompagné souvent Valérie Mischler)  A qui on demandait 4 ou 5 chansons dans un spectacle collectif, Valérie Mischler 14 nov Dimey AAAA2dans un théâtre de Nagoya, environ 1500 places, avec un traducteur-interprète pour situer l’ambiance, car avec Dimey et quelques unes de ses envolées pittoresques, ce n’est pas superflu. Et ce fut un triomphe. La meilleure preuve étant que l’organisateur lui a proposé d’être la vedette-ambassadrice de la tournée en Juillet 2016. Cette première fut donc un coup de maître. Et il faut saluer cet organisateur qui n’hésite pas à inviter une artiste française en lui faisant faire la moitié du tour de la terre, pour 6 jours au Japon, dans un spectacle collectif, mais aussi une soirée cabaret « geisha » où la reine de la soirée, Valérie Mischler a reçu les hommages et les cadeaux de ses nouveaux  admirateurs, subjugués par sa prestation. Hommages qui annonçaient donc la tournée de 2016. Ces japonais font bien les choses, pas mal d’organisateurs pourraient s’en inspirer. Nous reviendrons peut-être sur cette belle aventure, partie du Connétable, et revenons-y, au Connétable, pour cette nouvelle saison, pour  ce nouveau spectacle de Valérie Mischler, l’amour « Tout feu tout femme » qui commence le 2 octobre, et ce sera un des événements chanson de la saison .

Réservation obligatoire, 06 03 22 02 88,  et début du spectacle à 19H30 pile.

Plus d’infos  www.valeriemischler.com

 

Norbert Gabriel

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