Archive | juillet, 2015

Prix Jacques Douai 2015

27 Juil

Année faste qui voit deux lauréates chanteuses à ce prix remis à Barjac ce lundi 27 Juillet à Marie-Thérèse Orain, et Paule-Andrée Cassidy. Deux belles interprètes qui ont fait vibrer le Forum Léo Ferré et quelques autres salles où la chanson qui raconte  fait vivre des personnages tendres ou burlesques de notre monde plus ou moins en équilibre entre le rêve et la réalité.

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Les artistes et les papillons ont des points communs: le goût des couleurs qui font chanter la vie, et ce goût d’aller vers le but qu’ils ont choisi en improvisant le chemin au gré du bonheur des rencontres, des surprises, des chutes ou des virages. L’important, finalement, ce n’est pas le bout de la route, mais la route. Ce Prix Jacques Douai salue un parcours assez exceptionnel dans les arts de le scène, du cabaret à l’opéra, avec de très belles rencontres, qui ont illuminé sa vie, et en 2015, elle est « Intacte »…

La belle vie d’artiste de Marie-Thérèse Orain, c’est là en feuilleton, sur Résistance chanson.

 

PA Cassidy 4 Juin 2015  et Lou AAA 04-06-2015 22-48-35Et c’est Paule-Andrée Cassidy qui partage ce prix,

La gloire des interprètes… Dans le très riche répertoire de la chanson, il y a un choix très étendu de textes aux résonances intemporelles. Paule-Andrée Cassidy est une de ces interprètes, dans la lignée de Pauline Julien, ou de Catherine Sauvage, qui ont su trouver les pépites à découvrir ou à redécouvrir chez les auteurs les plus divers, à l’écriture exigeante. .

Et ressusciter des chansons qui malgré leur création il y a une trentaine d’années, sont de plus en plus actuelles, « J’coûte trop cher » dit une salariée de notre nouveau monde tout économique. « « Si on en croit les statistiques de notre monde économique j’coûte trop cher c’est ma seule et unique caractéristique j’coûte cher », Sophie Anctil (…) On peut paraphraser Moustaki, « Paule-Andrée Cassidy est l’auteur de pas mal de chansons qu’elle n’a pas écrites » Dans ce spectacle « Ombres et lumières » elle est accompagnée par Vincent Gagnon au piano.(…)

Spectacle qui a tourné en France au printemps 2015 (et en Suisse) et pour les passages printaniers de Mademoiselle Cassidy à Paris on en trouve les échos dans les archives du quotidien de la chanson , NosEnchanteurs. Creusez, et vous trouverez.

Le Prix Jacques Douai, remis à Barjac en ce lundi de Juillet du 20 ème anniversaire s’avère de plus en plus une œuvre d’utilité publique.

portrait jacques douaiLe Prix Jacques-Douai distingue depuis sa fondation en 2007 un artiste, une personnalité ou une structure qui, par son action ou son oeuvre artistique, fait vivre la chanson francophone, le répertoire et les idéaux portés par Jacques Douai : célébration de l’art de la chanson, respect et souci d’élévation du public, émancipation par la culture et l’éducation populaire.

Les membres du jury sont :
Ethery Pagava-Douai (présidente d’honneur), Michèle Bernard, Jacques Bertin, Jacques Bonnadier, Francis Chenot, Jean Dufour, Marie-Hélène Fraïssé-Bérimont, Elizabeth Gagnon, Philippe Geoffroy, Pierre Jobin, Jofroi, Cyril Lafaurie, Tariel Lourdin, Hélène Mathieu, Floréal Melgar, Jean-Claude Mézière, Christine Pagava-Boulez, Martin Pénet, Francesca Solleville, Jean Sommer, Anne Sylvestre, Jacques Vassal,
et Gérard Pierron (Prix 2007), Luc ou Sylvie Renaud (Prix 2007), Rémo Gary (Prix 2008), Hélène Martin et Philippe Forcioli (Prix 2009), Véronique Pestel et Bernard ou Dany Kéryhuel (Prix 2010), Gilbert Laffaille et Nathalie Fortin (Prix 2011), Claude Semal et Noëlle Tartier (Prix 2012) , Michel Bühler et Eric Nadot (Prix 2013), Michel Boutet et Thibaud Defever (Prix 2014) qui ont été invités à rejoindre le jury.

 

Norbert Gabriel

Photo prise  par un des amis d’Albert Weber lors de la remise des prix:

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Collège Aliénor d’Aquitaine : contre la destruction programmée de l’enseignement des arts plastiques, les élèves exposent leurs oeuvres

12 Juil

Le 26 juin dernier, le collège Aliénor d’Aquitaine à Bordeaux clôturait l’année scolaire par une exposition des œuvres de ses élèves, exposition qui avait été reportée d’une semaine, l’établissement ayant été endeuillé par le décès d’une de ses élèves, la petite Lilou, victime d’une chute mortelle au Cap Ferret, la veille du jour où devait se tenir initialement l’événement, et à qui ses camarades tinrent à rendre hommage.
Nous avions précédemment consacré un article à la lutte menée par les enseignants, parents d’élèves et personnels du collège contre la suppression à la rentrée prochaine d’une part des heures dédiées aux travaux pratiques d’enseignement des arts [https://leblogdudoigtdansloeil.wordpress.com/2015/03/08/une-mobilisation-contre-la-destruction-de-lenseignement-artistique-a-bordeaux/]. La spécificité de ce collège est en effet de proposer aux enfants un enseignement des arts de qualité unique dans la région à travers ses Classes à Horaires Aménagés Arts Plastiques (CHAAP). La décision administrative de réduire ces heures d’apprentissage cruciales pour les élèves constitue une rupture morale de contrat que nul ne comprend ici, et ne contribue qu’à saccager l’enseignement artistique au nom d’impératifs budgétaires et sans doute aussi idéologiques.
Assister à cette exposition de fin d’année nous semblait donc important afin de pouvoir nous rendre plus précisément compte de la richesse pluridisciplinaire existant dans l’établissement, des talents qui s’y expriment et d’en témoigner.

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IMGP3853Un étage entier du bâtiment, ainsi que sa cour hébergeaient dessins, peintures, réalisations artistiques en divers matériaux (terre, bois, carton…) et fabrications de l’atelier de mosaïque pour orner de grands pots destinés à accueillir des végétaux dans l’enceinte du lieu. IMGP3862Tous ont été imaginés et créés par les élèves autour de la thématique d’une visite à Barcelone effectuée l’an passé avec leurs enseignants. En voyant l’exposition, nous avons pu nous rendre compte de l’ampleur du travail des enseignants et des enfants. Ceux-ci ont par exemple eu la possibilité de travailler sur la représentation du corps sous toutes ses formes : le corps fragmenté, le corps de l’autre avec la participation d’un modèle qui a posé. Ils ont également travaillé sur leur propre image et leur personnalité en associant leur image au style graphique les passionnant (autoportraits sous forme de manga par exemple). Ils ont aussi pu développer leur imagination en créant de toutes pièces de formidables chimères parfois amusantes, parfois plus inquiétantes.

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Modernisme et classicisme se côtoyaient puisque les élèves se sont essayés à reproduire et à réinventer certaines des plus grandes oeuvres d’art de l’histoire en se réappropriant « Le Cri » de Munch , IMGP3863« La Liberté guidant le peuple » de Delacroix IMGP3861ou encore « La Grande vague » de Kanagawa d’Hokusai. Ce fut sans nul doute l’occasion de prendre connaissance de l’incroyable diversité des arts enseignés et pratiqués à Aliénor d’Aquitaine et de mieux comprendre la nécessité de défendre un tel enseignement qui permet aux enfants d’exprimer leur créativité et qui accompagne l’élaboration de leurs projets. Nul ne s’étonnera du fait que nombre des anciens élèves de ce collège aient poursuivi par la suite de hautes études artistiques et soient eux-mêmes devenus artistes.

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C’est pourquoi il nous semble d’autant plus inconcevable de rester sans réaction face à la disparition programmée de cet enseignement spécifique attirant, par sa qualité, les élèves de tous milieux sociaux, désirant se spécialiser dans l’étude d’un art, dans cet établissement, qui accueille en même temps les enfants du quartier populaire dans lequel il est situé, permettant en outre un brassage social bénéfique à tous et devenu trop rare en France. Or, bien que la mobilisation des acteurs du collège ait connu une ampleur certaine et obtenu le soutien de quelques responsables politiques locaux, suite à des rassemblements et à la remise au rectorat d’une pétition, aucune décision administrative ne semble mesurer la gravité de la situation et entendre l’appel de nos concitoyens, qui pourtant ne demandent rien de plus que le maintien des moyens actuellement octroyés à cet enseignement.
N’est-ce pas le sens de l’éveil aux arts et aux cultures que de permettre à chaque individu de devenir un humain digne, épanoui, conscient et apte à jouir de son libre-arbitre ? Où est donc la cohérence entre les beaux discours sur l’éducation à la citoyenneté et aux valeurs humanistes dont nous ont abreuvés les responsables politiques suite aux attentats de janvier et la politique de détérioration de la qualité d’enseignement dans l’éducation nationale perpétuée par les gouvernements successifs ?

 

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Pour rappel, vous pouvez soutenir la lutte des enseignants, parents d’élèves et élèves en signant la pétition suivante :

https://www.change.org/p/aux-parents-enseignants-%C3%A9l%C3%A8ves-et-anciens-du-coll%C3%A8ge-ali%C3%A9nor-d-aquitaine-bordeaux-pour-le-maintien-des-3-heures-d-atelier-d-arts-plastiques-en-6%C3%A8-5%C3%A8-4%C3%A8-et-3%C3%A8me-chaap-pas-de-libert%C3%A9-d-expression-sans-moyens-d-expression?recruiter=36101013&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=autopublish&utm_term=des-lg-share_petition-reason_msg&fb_ref=Default

 

 

Miren Funke

Nous remercions pour son aide et sa collaboration Aline Schick

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